La disparition

il y a
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Lauréat
Jury
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J'aime la solitude qui permet le rêve et l'évasion, les rencontres qui font grandir, la vie qui chaque jour me surprend. J'écris aussi parfois  [+]

Image de Eté 2016
Le sapin trône au milieu du salon.
Majestueux et plus enrubanné encore. Au fil du temps, le souvenir de mon frère s’estompe dans mes neurones, et la vie reprend sa place. Démesurément. Un goût de revanche sur le désespoir. Une pulsion de sève créatrice. L’impérieux besoin de ne pas laisser passer mon tour.
Cinq années. Il est parti. Personne ne sait où ni comment. C’était un soir de Noël, nous devions nous rendre à la messe de Minuit. Notre mère a appelé. Émile n’est jamais descendu. Il avait quinze ans. Moi huit. Il avait disparu.
Rien ne laissait présager la tragédie. L’adolescent discret – d’aucuns diront secret – et studieux, l’aîné raisonnable, veillait sur le petit que j’étais, le joyeux luron intrépide et farceur. Une protection parfois pesante qui confinait au contrôle. J’avais souvent le sentiment confus de faire l’objet d’une ronde lorsqu’il ouvrait la porte de ma chambre sous couvert de quelque objet égaré.
J’admirais ce grand frère. Je le craignais, aussi.

Durant la première année des recherches, les suppositions furent une épreuve obsédante de tous les instants. Une attente angoissée en demi-teinte jonchée de rêves et de désillusions, l’assurance succédant à la méfiance. La douleur, toujours. Intolérable.
Personne n’aurait compris le sens d’un geste délibéré. L’hypothèse d’une fugue, un soir comme celui-là, fut rapidement écartée. Aucun motif ne s’imposait. Quant à l’enlèvement… Nous n’étions pas fortunés. Alors le pire, la mort redoutée… Aucun corps dans le lac avoisinant, pas l’ombre d’un jeune homme dans les hôpitaux de la région. Les copains n’avaient pas vu Émile. Un soir de Noël, on ne sort pas quand on a quinze ans. Et les questions, toujours les mêmes, qui revenaient en boucle.
Mais, au moins, ce questionnement, c’était la vie.
Parce qu’après, ce fut le silence, un brouillard ouaté à travers lequel chacun évoluait de crainte de gêner l’autre. Peur d’attraper un chagrin contagieux en plus du sien. On se frôlait, on se taisait. Je marchais sur la pointe des pieds, moi qui aimais tant rire et jouer. Et être un enfant.

Quand, deux ans après la disparition, la police a déclaré l’affaire classée, notre mère s’est tournée vers la prière, essayant en vain de nous associer, mon père et moi, à la crécelle des litanies et psaumes qu’elle débite encore à longueur de journée. Le curé de la paroisse est devenu son confident, l’église, son havre, et, dans le petit cimetière qui la jouxte, ma mère se recueille au pied d’un cyprès penché à force d’être fouetté par le vent. Sans être une stèle – elle ne croit pas à la mort d’Émile –, ce reposoir l’aide à déverser sa souffrance de mère lorsque les larmes sont taries et sa foi chancelle.
Seul le soir de Noël, elle s’apprête un peu, revêt la robe bleue qu’elle portait ce jour-là et accroche un sourire sur son visage habituellement extatique, quand il n’est pas bouffi de chagrin.
Elle prend part à la décoration de l’arbre, alternant les boules rubis et les guirlandes lumineuses. Et place toujours l’étoile dorée à son sommet, comme un phare dans la nuit qui permettrait aux marins égarés de retrouver leur cap. Un signe mutique destiné à son seul fils bien-aimé.
Le 24 décembre, elle fait mine de s’égayer à l’idée du Jésus qui va nous arriver, entremêlant Émile bébé et le poupon joufflu allongé sur la paille de la crèche. Elle semble alors se remémorer le passé heureux, fauché le soir du drame, à moins qu’elle ne se réfugie dans l’espérance d’un déroulement auquel elle seule semble croire. De toute évidence, elle ne s’arrime jamais au présent, ce temps insupportable qui s’égrène dans le néant de sa vie amputée.

Notre père n’est que l’ombre de lui-même. Voûté et blême. Pour donner le change, il s’est travesti en robot domestique. Il fait tourner ce qui reste de la maisonnée, gagnant notre pain quotidien et m’accordant l’attention minimale que je revendique chaque soir, pour lui permettre de surnager.
Il n’espère rien d’autre que de pouvoir avancer, un pas succédant à un autre pas, qui finira par l’amener au bout du bout. J’ai la conviction qu’il fait comme si Émile était mort, ou plutôt comme s’il n’avait jamais existé. La douleur est trop violente pour qu’il s’autorise la moindre attente, a fortiori la plus petite perspective teintée d’optimisme.
C’est ainsi que nous avançons tous, cahin-caha.

Pour ma part, j’ai l’instinct de vie chevillé au corps. J’affirme mon existence. Dans l’océan de ma solitude, je reproche à mon frère de me dérober l’amour de mes parents. À leurs yeux, je n’existe pas. J’imagine parfois qu’ils auraient préféré que je disparaisse à sa place. Il était le successeur de la dynastie. Je ne représente qu’un pâle reflet du fils idéal qu’ils ont perdu. J’ignore où il s’en est allé, ce soir fatidique, mais je sais qu’en s’évanouissant, il a ravi mon innocence et le doux cocon qui était le mien.
Lorsque ma colère s’apaise, je suis soudain effrayé à l’idée d’oublier ses traits. Il m’arrive alors de me lover sur son lit, resté intact depuis cinq ans, pour puiser sa force et les talents qui me font défaut. La nuit, je me plonge dans les albums de photos que ma mère ne prend plus la peine de refermer, prenant les poses de l’aîné, redressant les épaules, dégageant une mèche pour me fondre dans ce personnage de légende.
Je n’ai plus besoin d’un frère puisque je deviens Émile. À mes yeux, seulement. Les autres ne me voient pas grandir.
Je ne ressens pas même la nécessité d’une famille, celle-ci n’en est plus une. Je veux devenir l’homme qui est en moi. On dira que ces pensées sont bien profondes pour mon âge ; c’est que j’ai beaucoup mûri, à force de survivre.
Dans mon esprit, un univers se façonne où Émile n’a plus sa place. J’irais jusqu’à considérer que son retour me serait un fardeau.
Je ne suis pas devenu et ne serai jamais un fils unique. Je suis pourtant unique et revendique ce que je suis devenu.

Je veux t’adresser ces quelques mots, Émile.
Désolé, je ne prie ni n’attends secrètement ton retour comme le fait Maman. Je ne m’étiole pas de chagrin à l’instar de notre père qui ne tardera pas à te rejoindre, si c’est là-bas que tu es.
J’aspire à te nier. J’ai appris à vivre sans tutelle. J’avance sur mon chemin. N’encombre pas ma route. Mort ou vivant, ne me fais plus d’ombre. Je veux sentir le soleil sur ma peau. Je suis un être libre.
Où que tu sois, restes-y, c’est le seul espoir qui me fait vivre.

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Un petit mot pour l'auteur ? 104 commentaires

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Elisabeth Milliot · il y a
j’ai tout particulièrement apprécié votre écrit. La force des personnages rend le tout vivant et douloureux, nous ressentons le désarroi de ce petit frère, grandissant dans l’ombre.
Ce fut un plaisir.
Elisabeth

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Michu Brochel · il y a
J'ai aimé ce frère d'Emile qui s'accroche!
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Albane Charieau · il y a
beau texte sur l'absence, et la douleur qu'elle engendre. Il n'est pas évident pour les parents qui ont perdu un enfant de passer à autre chose mais les enfants qui sont encore là peuvent être un formidable soutien parole de mère.
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Utilisateur désactivé · il y a
Je vois que vous avez un chouette palmarès à S.E. avec des textes recommandés par eux ; c'est mérité , mais je suis déçue de toujours rencontrer un peu le même genre de tableaux avec des gens pas très passionnants ; m'est avis que votre plume est jolie sauf qu'elle mérite un coup d'ailes . Plus haut plus loin, mais du potentiel ; et je suis qui pour juger ? Ben personne en fait…
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Chantal Sourire · il y a
Ce sont justement les gens ordinaires qui m'intéressent...et puis vous n'êtes pas personne puisque vous prenez la peine de me lire...A bientôt et belle soirée !
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Louise Calvi · il y a
Nier pour vivre. Dur ! Bravo pour ce texte

Peut-être aimerez-vous lire mes 2 textes en compétition pour l'automne ?
http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/petit-detour-avant-le-paradis
http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/la-vespa-rouge

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Jeanne Djoumpey · il y a
Très bon récit, tout est parfaitement dosé.
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Jeanne Djoumpey · il y a
Je relis et regrette mon chétif commentaire , car ce texte est vraiment excellent.
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Chantal Sourire · il y a
Il n'est jamais trop tard ! Merci Jeanne
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Sandra Dullin · il y a
Un beau texte que je découvre. Merci.
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Virgo34 · il y a
Bravo, Sourire !
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Richard · il y a
c'est une bonne chose, félicitation
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Brigitte Prados · il y a
Mes félicitations, Sourire !
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Fred Panassac · il y a
Le jury ne s'y est pas trompé ! Je savais bien qu'il était très beau, ce texte !!
Félicitations Sourire !

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Chantal Sourire · il y a
Encore merci, Fred...
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Nastasia B · il y a
Toutes mes félicitations Sourire.
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Utilisateur désactivé · il y a
Félicitation Sourire!
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Emma A · il y a
Félicitations !
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Nadine Gazonneau · il y a
Toutes mes félicitations Sourire!
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Utilisateur désactivé · il y a
Bravo pour ce prix !
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Fleur de Tregor · il y a
Félicitations Sourire. Je vous souhaite bonne chance pour une belle suite, en recueil !
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Chantal Sourire · il y a
Merci à tous ceux qui m'encouragent ...
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Lulla Bell · il y a
Félicitations !!!
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Joëlle Brethes · il y a
Et... une médaille d'or pour décorer votre sapin ! Félicitations, Sourire !
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Chantal Sourire · il y a
Merci pour vos encouragements permanents !...
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Keith Simmonds · il y a
Que de beaux sourires! Félicitations, Sourire!
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Lammari Hafida · il y a
Félicitations Sourire!
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Bruno Teyrac · il y a
Félicitations, Sourire !
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Chantal Sourire · il y a
Merci à vous tous, c'est une première chez SE et je n'en reviens pas ...!
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Fred Panassac · il y a
Un texte cruel, admirablement écrit et qui entre dans le vif du sujet. Ça fait mal et c'est poignant jusqu'au bout.
Mon vote.

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Sylvain Le Loarer · il y a
La volonté de vivre plus forte que le malheur. Mon vote.
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Virgo34 · il y a
Bonne chance !
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Utilisateur désactivé · il y a
Bonne chance Sourire, pour la finale ! J'espère que nous nous croiserons à nouveau sur SHORT : à bientôt ! Marie.
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Juliette Marjani · il y a
J'aime beaucoup la fin de ce texte, le message affirmé du narrateur à Emile: surtout, que les fantômes du passé ne reviennent pas ! Merci pour cette lecture.
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Catalina Gimenez · il y a
Mon vote... Chacun sa route, chacun son destin... Bonne chance Sourire. J'ai une nouvelle courte en finale...
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Christiane Tuffery · il y a
Je confirme mon vote et bonne chance !
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Bonois CHARDON · il y a
Chacun doit suivre son chemin
Tracé par le destin
Ou pris sur les lignes de la main
Pour vivre le présent et aller vers demain…

Vote
Merci
Amitiés
Bonois

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Ab Boum · il y a
Bien mené! Merci.
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Nastasia B · il y a
Fort, très fort. J'aime.
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Beryl Dey Hemm · il y a
Une oeuvre qui ne peut pas laisser indifférent. Je vote.
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Lammari Hafida · il y a
Félicitations pour ce beau et émouvant texte! +1 Je vous invite à lire mon poème < Voyage > en finale sur ma page et merci!
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Jean-Luc Ithié · il y a
Texte très fort de sens ! Vous avez décrit avec justesse le désastre qui ravage cette famille !
Bonne chance pour la finale...

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Chantal Sourire · il y a
Un grand merci, Marc !
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Utilisateur désactivé · il y a
Je ne trouve pas de mots assez réconfortants qui pourraient soulager pareille perte.
Bravo pour cette histoire très bien écrite.
Et n'oublions pas ces familles qui devront vivre, ou plutôt survivre, à ces disparitions malheureusement encore trop fréquentes , et incurables.
Bonne chance!

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Chantal Sourire · il y a
Merci pour votre empathie !
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Hamza DIB · il y a
Une tragédie pour la mère et le père. Cette disparition a complètement chamboulé son jeune frére. Je ne souhaite à personne pareille histoire écrite dans un style et un ton très justes. Je félicite l'Auteur et je vote pour son oeuvre.
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Chantal Sourire · il y a
Merci pour votre vote et votre commentaire qui me touche
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Marcel en selle · il y a
A tous ces enfants disparus au coin de la rue !!!
Mon vote

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Fergus · il y a
Bonjour, Sourire
J'ai connu une telle disparition par personne interposée : un collègue dont le fils, parti en balade, s'est évaporé dans les Alpes un... 14 juillet. Par chance pour ses parents, son corps a été retrouvé 18 mois plus tard. Il n'avait pas de petite sœur, mais j'imagine aisément qu'elle aurait vécu les mêmes tourments.
Merci à vous.

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Chantal Sourire · il y a
Vos propos me touchent au plus profond. Même si je n'ai pas été concernée personnellement par ce genre de tragédie, je suis sensible à ces disparitions inexpliquées, jamais élucidées, ou le deuil est impossible.
Encore merci !

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Fergus · il y a
@ Sourire
Cela se passait en 1996. Ce jour-là, il avait fait un temps épouvantable avec des chutes de neige importantes au cœur de l'été, à tel point que l'étape du Tour de France avait été en grande partie neutralisée, avec annulation de la montée au Galibier, totalement impraticable. Partir en balade dans ces conditions sur un sentier escarpé avait été une imprudence fatale. Les parents en paient aujourd'hui encore le prix.
Bonne journée à vous.

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JadeGo · il y a
La douleur de cet enfant m'a serré le cœur... Très beau texte.
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Chantal LE GUILLOU · il y a
Une très belle écriture, un ton très juste.
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Dominique Hilloulin · il y a
Mon vote , Sourire ! Accompagnerez vous mon poème en lice pour sa dernière ligne droite? http://short-edition.com/oeuvre/poetik/la-pomme-au-compotier merci
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Lagantoise · il y a
Je ne peux que féliciter cette plume qui a su avec des mots adéquates nous entraîner avec force et minutie au sein de cette histoire...Mon vote++...Bravo et bonne chance...
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Chantal Sourire · il y a
Un grand merci pour vos encouragements !
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Jean Calbrix · il y a
Que dire de plus que Fleur ? Bravo, Sourire, d'avoir su si bien transcrire le drame familiale qui intervient lorsqu'un enfant disparaît et qui par ricochet frappe les autres enfants car bien souvent, les parents ne sont plus disponibles ceux-là ! Vous avez mon vote.
J'ai une nouvelle elle aussi en finale : http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/la-societe-fait-un-carton

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Chantal Sourire · il y a
Merci, j'ai lu votre nouvelle avec plaisir et j'ai voté !
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Jean Calbrix · il y a
Un grand merci à vous, Sourire !
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Fleur de Tregor · il y a
Vous signez Sourire... même si cette histoire ne s'y prête pas ! Quel talent pour dire les choses telles qu'elles sont : si justes, si poignantes, si tristes. Votre nouvelles est "renversantes. Félicitations ! J'ai voté, bien sûr !
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Chantal Sourire · il y a
Merci pour votre commentaire, je suis touchée...
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JPM · il y a
Je revote aussi !
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Bruno Teyrac · il y a
Je renouvelle mon vote pour ce texte fort que j'ai beaucoup aimé.
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Utilisateur désactivé · il y a
Félicitations ! Mon vote ! J'étais persuadée d'avoir voté une première fois : "que nenni" !.
Vous avez soutenu mon texte "le coq et l'oie" une première fois. Le soutiendrez-vous à nouveau ? Merci !

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Keith Simmonds · il y a
Félicitations! Mon vote! Mes deux haïku,
BAL POPULAIRE et ÉTÉ EN FLAMMES,
sont en FINALE pour le Grand Prix Été 2016. Je vous
invite à les lire ou les relire si le cœur vous en dit, merci!
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes

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Myl Lacroix · il y a
Bonne route en finale ; mon vote
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Lange Rostre · il y a
Je découvre ce texte très fort. Je vote.
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Chantal Sourire · il y a
Merci, c'est la première fois que vais en finale chez SHORT...affaire à suivre !
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Utilisateur désactivé · il y a
J'ai beaucoup aimé. +1
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Michèle Thibaudin · il y a
Je découvre ce texte fort, je suis touchée! +1
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Chantal Sourire · il y a
Merci pour votre émotion...
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Richard · il y a
félicitation
re mon vote ;-)

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Brigitte Prados · il y a
Très beau texte à qui je souhaite bonne chance pour cette finale ! Bravo, Sourire ! Je confirme.
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Chantal Sourire · il y a
Merci Pradoline, je suis moi-même surprise d'être en finale...
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Miss Free · il y a
Bon courage pour la finale!
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Brigitte Prados · il y a
Texte poignant qui m'a chamboulée. Après une telle disparition, difficile de trouver sa place et ses repères face à des parents qui ne vous voient plus, absorbés qu'ils sont par leur peine. Les émotions sont très bien rendues. Cette phrase à elle toute seule résume l'atmosphère du récit : " ... j'ai beaucoup mûri à force de survivre". Merci, Sourire.
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Bruno Teyrac · il y a
J'ai trouvé votre texte vraiment magnifique. L'histoire est très sombre, dure, et le point de vue narratif nous plonge dans le vécu terrible du jeune frère et ses sentiments inavouables sont exprimés avec une grande force. En plus, vous avez une belle plume. Mon vote enthousiaste, en souhaitant à votre texte beaucoup de succès, il le mérite.
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Miss Free · il y a
Un texte à la fois dur et émouvant. Difficile de trouver sa place au milieu de tels drames, la tentation étant de se tourner et se complaire dans les souvenirs en oubliant d'avancer malgré tout.
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Naliyan · il y a
Un sujet difficile abordé avec force et justesse du point de vue de celui qui reste. Bravo.
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Francesca Fa · il y a
Encore un texte d'une force inouïe, je suis admirative, Sourire ! +1
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Chantal Sourire · il y a
Merci pour tous vos commentaires si élogieux !
C'est très encourageant pour la jeune auteur que je suis...

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JPM · il y a
Il faut une bonne dose de courage pour réussir à finir ainsi !
Je parle de la chute de ton texte.
Ce que j'aime bien, c'est l'absence de jugement de l'auteur sur les différentes attitudes, la mère, le père, et enfin le petit frère.
Juste une description.
The show goes on !

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Utilisateur désactivé · il y a
Très dure cette vie par procuration. On n'existe pas réellement, on devient le faire valoir.
"Je ne suis pas devenu et ne serai jamais un fils unique. Je suis pourtant unique et revendique ce que je suis devenu.". L'ambiguïté de cette phrase illustre bien la douleur de cette réalité.
La finesse et la précision de ce texte va à l'essentie. Bravo Sourire pour cette prouesse!
Cécel

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Christiane Tuffery · il y a
ll y a dans ce texte des expressions puissantes de l'absence, du chagrin. L'enfant disparu qui fait de l'ombre à celui qui reste. Et, au final, la chute n'en est pas moins forte. Tout est bien exprimé. Mon vote
http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/clostridium-botulinum

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Chantal Sourire · il y a
Merci pour votre vote, je vais de ce pas lire votre texte !
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Bisaigue12 · il y a
Que les grandes douleurs s'expriment bien! je suis admiratif devant ce texte qui décrit si bien la profonde tristesse et la souffrance.
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Joëlle Brethes · il y a
Le chagrin des parents qui perdent un enfant est toujours immense, mais ce n'est pas une raison pour "tuer", d'une certaine façon celui qui reste... Les propos de cette petite fille sont terribles mais n'est-ce pas une façon pour elle de se protéger ?...
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Chantal Sourire · il y a
C'est drôle, je pensais plutôt parler d'un garçon mais effectivement rien ne le précise...
Quoiqu'il en soit, merci pour l'attention que vous portez à mes textes

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Joëlle Brethes · il y a
Tu as raison et c'est ce que j'ai pensé en lisant ton texte : j'ai commis un lapsus (révélateur de quoi ?...) en écrivant mon commentaire... :-)
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Korete · il y a
Texte très émouvant. Le personnage tiraillé entre ses sentiments en est presque palpable. Mon vote
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Chantal Sourire · il y a
Merci pour votre vote et votre commentaire élogieux!
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Korete · il y a
J'ai oublié de vous proposer un petit passage sur un de mes textes qui met aussi en scène les liens fraternels, si le coeur vous en dit. http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/le-cadet-de-ses-soucis
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Keith Simmonds · il y a
Un récit bien écrit, triste et émouvant! Bravo, Sourire! Mon vote!
Mes deux œuvres, BAL POPULAIRE et ÉTÉ EN FLAMMES, sont en lice pour
le Grand Prix Été 2016. Je vous invite à venir les lire et les soutenir si le cœur
vous en dit, merci! http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes

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Chatsometimes · il y a
Terrible et fort, un texte prenant... merci :-)
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Br'rn · il y a
A la fois réaliste, dur, et logique, si l'on veut grandir sans le joug permanent de cet autre disparu et très très présent...
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Chantal Sourire · il y a
Merci pour votre commentaire étayé
C'est vrai que l'instinct de vie est très fort chez cet enfant

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