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Qualifié

Le soleil dardait ses flèches en ce dimanche. En longeant la départementale, des planchettes en bois clouées sur les écorces pelées des arbres annonçaient une brocante ; quoi de plus réjouissant ! Je venais d’emménager. Quelques pièces rares originales pourraient garnir mon nouvel intérieur. On entendait les mouettes criailler. On les voyait s’attarder sur les linteaux des gouttières. Les clients des bistrots et des troquets de ce petit village les connaissaient bien ; ils leur lançaient des bouts de galette au sarrasin. On sentait l’air iodé ; le sel du large venait s’échouer sur la grève rapportant dans ses cristaux les histoires des marins. Les coquilles de la petite faune piétinée sur le sable au milieu des brindilles portaient autant de contes à couvrir d’écume. Ceux qui se laissaient enivrer par la voix des sirènes se laissaient prendre dans la quête d’un au-delà qu’un aède aurait chanté à grand renfort de notes métalliques.

Je voulais me frotter à toute cette fièvre brûlante de légendes soporifiques quand je décidai de suivre le chemin de cette brocante parée de ciel gris bleu et secouée de noroît. Je suivis le silence des stèles sur la lande sèche, je reconnus la bruyère dans les encoignures des grottes et des dolmens. Les menhirs avaient sur moi un pouvoir de fascination qui se livrait par colis ficelés dans ma boîte aux énigmes. Lorsque je pris les allées encombrées d’étals, dans la musique d’un air de bourrée qui m’appelait, des bidons en fer blanc, et des timbales en inox, des cruches et des jarres en grès m’accrochèrent au sol aussi sûrement que les bonjours, les saluts et les degemeroù. Des vareuses, des St James, des bottes, des cirés, des casquettes mais pas de parapluie ; on ne vend pas de parapluies dans les brocantes à Plougastel. Les parapluies, on s’en sert. On voulait bien se débarrasser des vastes manteaux à capuche, des capes aux lourds blasons pour s’en offrir d’autres qu’on mettrait longtemps à apprivoiser. Tous parlaient de leur terre, je les comprenais sans comprendre ; c’était mon premier pas, je m’étais dit que j’irai jusqu’au bout de Crozon sans jamais avoir à dire un jour un kenavo. J’avais l’âme qui m’agaçait à vouloir m’entraîner dans des trémolos répétés. Les pichets de lait, les fers à chevaux, les mannequins s’étalaient dans ce frémissement invisible mais bien réel, caché dans cette terre chauffée au soleil, âprement négocié, qui, en ce jour, glissait ses rayons parcimonieux sur les stands achalandés. Et je vis cet homme.

Un vieil homme en veste bleu marine. Il marchait lentement, voûté, je venais de le voir alors que je ne voyais rien que la foule de badauds dans cette foire aux antiquités où l’on y déversait son âme et tous ses atours mais, soudain, je trébuchais sur cette silhouette.
Le vieil homme soulevait une relique, la lumière attaquait les friselis dorés de ce vieux livre, de ce genre d’opus qui ne pouvait qu’attirer les regards et le mien ne s’y est pas dérogé sans que je comprenne mon subit intérêt pour ce livre et son personnage. J’avançai lentement ; je me dis qu’avec un peu de chance, je pouvais espérer qu’il lâchât l’affaire et continuât son chemin. Mes espoirs furent vains. Le vieil homme s’en était emparé. Je l’avais vu cet ouvrage usé mais dévoré d’or et de lacis enchevêtrés dans des couleurs et des géométries d’arabesques qui m’avaient saisie. C’était déjà ma première impression quand j’avais aperçu l’ouvrage au premier tour de sentier, et là ce fut un autre choc qui m’ébranlait comme un rappel de binioù, un son de corne, la corne de brume ; il y avait ce bleu apaisant, un bleu saphir ; un paysage de village avec la mer et l’église au-delà d’une côte déchiquetée, paysage miniature peint en safran et bleu. De voir le vieil homme soupeser la vieille antiquité, virer son regard dessus me rendit la pièce plus précieuse encore. L’appel était devenu une envie ; l’ouvrage, je le voulais. Je ralentis mon pas, me cachant tremblante derrière des groupes de personnes joyeuses comme des passereaux et piaillant comme des milans royaux. Les conversations tournaient autour de tourtes et de palourdes ; je guettais l’autre échafaud où la tête du livre était mise à prix. À cet instant, je vis le vieil homme repartir de son pas lent si absorbé avec un paquet sous le bras. Je fis quelques écarts de mes épaules de danseuse, je parvins à l’étalage et demandai à brûle-pourpoint :
— Avez-vous encore d’autres ouvrages du genre que vous venez de vendre à cet homme ?
— Eh non ! C’est Michel qui a pris le seul, l’unique ; il s’y connaît en reliques. Mais prenez cette assiette, de la faïence pure. Il y a un dessin presque identique, une peinture authentique.
Il l’emballa avec une précaution vertueuse. Le papier kraft, il le plia avec un soin d’orfèvre, je remarquais ses mains calleuses, fortes, creusées de sillons comme si dans chaque ligne était inscrite la mémoire de chaque saison.
— Et vous savez si votre Michel va me laisser voir son livre ?
— Oh ! Chez lui, c’est une caverne. Il vous la fera découvrir si les elfes vous déposent en même temps que leurs récoltes dans toutes les pièces de sa maison. Il vit déjà au milieu de tant de trophées rapportés, il vit dans une guérite, au-dessus de ses souvenirs, là où fuit la terre. Il cherche une charrette, celle qui l’emmènera plus loin, et il l’a trouvée, donc il n’a plus besoin d’autre chose.
Le gars fit une moue qui m’intrigua.
Je remerciai rapidement ; dans le coin, on disait les gens peu loquaces mais j’étais tombée sur un aventurier des mots. Très sensible à fertiliser sa marchandise. Il y avait un phare sculpté de toute beauté, il avait vu mon regard accroché à ce phare. Il proposait déjà tout de go :
— Je vous fais un prix. Deux euros, ce n’est rien.
— C’est du bois de vos forêts ; c’est vous qui sculptez ainsi ?
— Oui, à mes heures creuses.
— Il était intéressé aussi, le vieil homme ?
— Plus rien ne l’intéresse ! Il a trouvé l’objet de son intérêt ! S’il le pouvait, il me prendrait tout mais il ne voit que la mer et la mer, on ne la prend pas. Elle est là, il suffit de la voir.
— Je prendrai bien votre phare.
— Ma petite dame, j’ajoute ce tableau ; vous l’aimerez car la mer si on la dessine c’est parce qu’on ne peut pas l’attraper. Comme vous, on la sent pleine et entière, grondeuse, débordante mais aussi furieuse et c’est tout cela que vous verrez dans ce tableau.

Dans cette succession d’infimes événements, je ne me souvenais plus pour quoi j’étais venue mais je repartais avec une assiette, un phare et un tableau représentant un ciel couvert de nuages. Un ciel couturé de flocons se couchait dans une mer démontée ; j’ai accepté le tableau pour orner un des murs de mon salon. Le phare était de la couleur d’un bois ocre et veiné par endroits, creusé de meurtrières avec une silhouette penchée sur le bord crénelé tout en haut semblant contempler la mer du haut des remparts. C’était ce qui m’avait intriguée. Je continuai à déambuler au milieu du bleu en profusion, du vermillon en ébullition et de l’ocre des sédiments.

C’est alors que je le revis, le vieil homme, en veste marine, appuyé sur un autre étal de livres. Il feuilletait un livre orné d’une lettrine calligraphiée de cette écriture médiévale caractéristique du lent travail des recopieurs de manuscrits. Je m’arrêtai près de lui, je voulais pouvoir atteindre ce livre, éviter qu’il ne m’échappât une nouvelle fois. J’étais attirée par la lecture de ce que le dessin finement peint laissait entrevoir. À une époque où l’instruction et le maniement des lettres n’étaient dévolus qu’aux gens de lettres, aux moines et aux seigneurs, le dessin compensait le manque de lecture, le dessin disait tout, livrait tout, envoyait tout, le dessin parlait, racontait une histoire. Michel l’achetait déjà ; encore une fois, je perdais mon livre.
Je résolus d’ouvrir et de courir lire la page du destin.
— Bonjour. Je vous ai vu sur l’autre étalage.
— C’était écrit dessus, que je ferai une rencontre aujourd’hui. Bonjour et bienvenue par ici.
Il eut ensuite une quinte de toux telle qu’il ne put s’arrêter ; une horde de personnes que je n’avais pas vues la seconde auparavant se mit en cercle autour de lui. La petite tribu de saltimbanques le prit aux épaules et je perdis de vue le vieil homme ; il disparaissait encore. Il s’estompa dans le fin ruban discret de l’après-midi.

Ce que j’ignorais, c’était que, dans ces villages, les brocantes commençaient et ne finissaient pas, de sorte que, le lendemain, je me retrouvai encore à déambuler entre les étals et les présentoirs toujours bien achalandés d’objets étranges, nouveaux , rapportés cette nuit, des objets que je n’avais pas vus la veille et qui semblaient être descendus de greniers poussiéreux. Le vieil homme aussi était descendu de sa guérite ; penché sur des livres et des cartes, on ne voyait que son casque de cheveux blancs, un regard doux derrière des lunettes aux lignes pures posées sur l’arête d’un profil romain, des gestes lents, assurés, ramenés des quotidiens passés à la lenteur des feux de bois ; je le voyais bien remuer des bûches sur des chenets rougeoyants, je voyais un visage masqué de lumière stellaire.
Je le saluai d’un sourire timide d’abord. Il me fit un sourire ébloui, je dis :
— Bonjour comment allez-vous ? 
— Mieux. Vous aimez les livres ?
— Oui, je les fréquente beaucoup.
Et le rire qui suivit signa nos deux destinées. Nous achetâmes des livres tout en suivant le chemin des farfadets ; je m’enfonçai dans les forêts de Brocéliande. Ce n’était pas seulement pour revoir Morgane et Lancelot que je me laissais porter par cette curieuse visite, j’en avais brassé des meules de fougères à la cabane des plantes médicinales. C’était juste que la mandragore nous prenait à la gorge. Il était si à l’aise, Michel, et je le suivais si confiante sachant que ce chemin pouvait se terminer au val sans retour, là où tous les greniers s’ouvrent et déversent des chiffons entassés dans les genêts et les ajoncs ; j’entendais une fontaine clabauder sa plainte ; elle n’avait rien de monotone, elle était le vent qui chuchote à l’entrebâillement des portes qui savaient garder leurs malles disjointes mais pleines de déchirures, piquetées d’enluminures, de fils dorés ; la porcelaine bleue inaltérable, même ébréchée s’étageait de piles en piles ; les allées serpentaient, des buvettes s’installaient devant les portes de garages. On nous proposait des verres et ce n’était jamais de l’eau mais de l’absinthe des bois au goût d’ajonc.

— Michel, allons, c’est jour béni et la dame, il faut bien l’accueillir la jeune dame ! Viens te prendre la houle en pleine patouille !
Le beau vieillard me coula un œil discret. C’était peut-être trop pour la nouvelle venue qu’il voyait pour la première fois. Tous les visages comme les figures de proue avaient leur silhouette. Celle-ci, c’était une figure inhabituelle ; c’était comme si sur la mer, son vieux rafiot avait croisé une corvette.
Le vieil homme avait en main un livre qui me plaisait aussi. Un livre rare, presque féerique parlant de légendes sur fond de ciel bleu et de mer, luisant de nacre. La couverture renvoyait un bleu aussi fougueux, impétueux que le bleu de l’assiette en faïence. Mais le plus étonnant, c’était le tableau que je vis à l’étalage voisin. Un tableau où le bleu glissé par le peintre sur une toile ravagée par la crête des eaux en furie retint toute mon attention pour ne plus m’en éloigner. Michel s’en aperçut et brusquement il dit au vendeur :
— Ce tableau, tu ne vas pas me dire que tu le vends à ce prix, mon Justin !
Je vis bien que le regard qu’il adressait au Justin était très appuyé. Je ne compris pas tout de suite. J’étais prise dans un tourbillon. Justin était en train de dire :
— Pour toi, ce sera presque rien. Tiens, prends-le ! C’est la tournée des korrigans aujourd’hui !
Michel se retrouva avec la belle gravure entre les mains.
— Ce que j’aime dans les brocantes, c’est qu’elles me font visiter les années passées : les coffres, les malles, les étoffes anciennes, les dentelles, le lin jauni, comme une nappe qui a servi à faire vivre une tablée joyeuse d’enfants frondeurs, agités et malicieux.
— Je vous aide à ramener chez vous toutes ces belles affaires. Qu’en pensez-vous ?
— Volontiers, je pense que se rencontrer deux fois en deux jours, c’est le signe d’un destin.

Je le suivis, le tableau dans un étui, et les quelques autres pièces de fredaines que je me suis accordées. Michel, lui, serrait son livre contre son cœur ; quelques mètres de balade et j’avais déjà raconté la moitié de ma vie. Il s’arrêta devant une jolie maisonnette avec portail, cloche et panneau de bienvenue « degemer mat », un petit jardin, une allée bordée de bruyère et de thym. La lavande remontait ses bras d’améthyste. Il ouvrit sa maison et je me retrouvai assise dans un salon chaleureux à siroter une tisane fumante que je n’avais pas osé refuser tant il avait mis d’amour à la préparer. J’étais envahie par une douce torpeur, comme si je naviguais sur une barque poussée par d’étranges créatures dans les brumes lointaines sans savoir quelle destination j’allais atteindre. Je lui dis que je venais de loin, que je n’avais jamais pu me poser réellement dans cette région qui m’appelait. Au fur et à mesure que j’écartais les branches de ma généalogie, il eut un air surpris, son visage se creusa d’une ride nouvelle au-dessus des rides installées. Cette nouvelle ride palpitait. Sa voix chevrotait, une corne de brume qui s’animait, renvoyait le son qui libère les intimes impressions. Je vis s’ouvrir les forêts, les sentiers, les tapis de campanules, les ajoncs, les feuilles rousses. On m’avait déjà parlé de ces chemins qui tremblent d’avoir porté les pas des pèlerins inquiets, explorateurs des ivresses insoupçonnées. Il me parlait de la terre, il me parlait de la mer, de ces rochers qui pointent et vont à la rencontre de la tempête. C’était ma région qui se découvrait à moi, entière, généreuse, ardente ; elle me montrait ses arches, ses colonnes, ses voûtes. Moi qui ne suis pas entrée dans un sanctuaire, je me délectais d’entendre parler de cairns et de dolmens. La lande ondulait, sèche, brisante, sauvage, échevelée, striée d’arbrisseaux rustiques ; des vibrations remontaient des grottes cachées, se levaient des stèles, s’envolaient les corneilles, les toits des buissons, palpitaient là où se logeaient les elfes.

— Je m’en souviens. On me parlait ainsi. Je vous assure quelqu’un m’a parlé de ces terres peuplées de petits bonhommes ; j’en avais un que je gardais dans mon lit et la voix de ma mère me disait que sa mère lui racontait cette histoire qui frappe les imaginations.
— Est-ce celui-ci le petit être qui vous a suivi dans votre enfance ? demanda soudain Michel en sortant un petit poupon tout mâchouillé. Une petite figurine sans grand attrait sinon celui de la vie.
— C’est le mien !
Ce fut un cri que je ne pus retenir, un cri qui devient déchirant quand il déboule ainsi du cœur. Une sorte de personnage en chiffon, des cheveux roux, une bouille rieuse, des oreilles pointues et coiffé d’un bonnet doté d’une longue, très longue traîne pointue maintes fois tortillée. C’était quasiment le même personnage ; le mien ne dort pas au fond d’un tiroir mais au fond de mon lit sous mon oreiller.
— Il a toujours été dans nos familles. Tant d’enfants sont venus jouer par ici ; je n’ai posé qu’un seul interdit, qu’il ne quitte pas cette maison.
— Pourquoi ?
— Je savais au fond de moi qu’il attendait son véritable maître. Il en avait assez de mourir chez lui. Il attendait de revenir se blottir dans les bras de son confident.
— C’est la légende de l’Ankou ; quand on meurt ici-bas, on rejoint Avalon ; mais quand on meurt à Avalon, on revient ici. Il me semble avoir entendu cela quelque part.
— Vous lui donnez un nom à votre personnage ?
— Oui il s’appelle Korrie ! Ils sont farceurs, ils sont capables de tout, ces petits êtres !
— Ils nous ont mené déjà à nous croiser. Il y a un ancêtre ou un korrigan chez vos aïeux ?
— Sûrement ! Je finirai par y croire !
— Regardez ! La couverture de mon livre : elle se met à briller !
— Regardez la lettrine ! C’est un « G » finement dessiné et accroché sur la hampe, un korrigan qui ressemble au personnage en chiffons !
Je regardai abasourdie l’enluminure du livre et plantant mon regard dans celui de Michel, je dis :
— Je m’appelle Garance.

PRIX

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Robert Grinadeck · il y a
Je me suis un peu perdu dans cet univers que je ne connais pas, mais cela a son charme et l'écriture est belle.
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Ginette Vijaya · il y a
Il y a le ciel, le phare et la mer. ...et beaucoup de trolls farceurs qui agitent leurs crayons de couleur .
Merci d'avoir fait le détour .

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jusyfa *** · il y a
Contes et légendes de Bretagne couchés par une plume de talent.
Bravo Ginette, +5*****
Julien.

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Ginette Vijaya · il y a
Merci beaucoup Julien .
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La luciole · il y a
Merci pour cette belle évasion Ginette :) ***
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Ginette Vijaya · il y a
Merci La luciole .
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Lyne Fontana · il y a
Une écriture tout en enluminure pour ce cheminement passionnant dans les allées d'une brocante, à la poursuite de ses origines, entre autres.
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Ginette Vijaya · il y a
Merci beaucoup, Lyne , d’être passée me lire .
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Alain.Mas · il y a
Félicitations, un conte très passionnant. C'est magique. Mes voix.
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Ginette Vijaya · il y a
Merci beaucoup d'avoir apprécié le conte .
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Rupello · il y a
Un récit qui ne manque pas de couleur. Mes voix.
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Ginette Vijaya · il y a
Merci Rupello
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Jo Kummer · il y a
Bonne chance pour le grand prix d'été! bien-sur mes vis! Jo.
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Ginette Vijaya · il y a
Merci Jo d’être passé me lire .
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Liviu Surugiu · il y a
Cela me laisse perplexe. J'y reviendrai assurément, car après avoir été enchanté, j'aimerai comprendre.
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Ginette Vijaya · il y a
La magie des légendes !
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