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Ça part du ventre...

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Nino

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J’en retrouverai plus... j’en retrouverai plus... non !

Il y eut cette période où je fus en proie à de bruyantes incantations qui lui permettaient de m’expédier illico finir ma nuit dans le salon ; ma femme devait se lever tôt pour « assurer », ce dont – selon ses propres termes –, j’étais devenu parfaitement incapable.

Lorsqu’elle m’avait quitté, je n’avais pas eu d’autre choix que de reprendre ma chambre dans le vieux pavillon en pierres meulière où vivait encore ma mère. Un drôle de flashback sur ma jeunesse...

Là, j’avais tout retrouvé !

Le même mobilier, le buffet et la table en formica, la toile cirée à carreaux, les mêmes odeurs de cuisine mêlées à celles du détergent et de l’eau de javel. Ah ça, on peut dire qu’elle tenait son intérieur ! Traquer la poussière, son combat quotidien. Je la vois encore, bien penaude et les joues en feu, toute recroquevillée qu’elle était dans ces moments-là, avouer à son ordure de mari s’être fait refiler un aspirateur à cinq cents balles par un démarcheur très persuasif. Une faiblesse qui lui avait occasionné quelques ecchymoses... « Cinq cents balles... On voit bien que c’est pas toi qui les gagne ! »

Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’allait pas m’emmerder question boulot, si peu concernée qu’elle était par tout ce qui pouvait m’arriver. En l’occurrence, toutes mes démarches et candidatures avaient abouti au mieux à des réponses courtoises teintées de faux regrets, évoquant de vains espoirs et me souhaitant bonne chance, les fumiers !

Fatalement, je commençais à m’habituer à cette nouvelle vie. La générosité de l’Etat me permettait d’aller me distraire au bistrot et de me payer une pute de temps en temps. Les repas étaient préparés et comme il faisait gris et doux, je passais mes après-midi au parc des Closiers.

C’était une brune assez quelconque au débotté, mais si le regard s’attardait un peu, on finissait par lui reconnaître un charme étrange, légèrement suranné. Elle m’avait adressé un petit signe de tête car on se voyait tous les jours depuis le début de la semaine. Elle lisait sur son banc dans une posture sage et tranquille, j’étais assis dans l’herbe avec ma grille de mots croisés, séchant sur une définition tarabiscotée.

Jocelyne, car il ne fallait pas compter sur moi, avait fini par engager la conversation exprimant à haute voix « qu’au vu des nuages noirs s’amoncelant, fallait partir fissa avant que ça dégringole ! »
Ce à quoi j’avais rétorqué :
— Oui vous avez raison, de toute façon il est tard. Mais dites-moi, vous aimez la tête de veau ? C’est le plat du jour à « L’Ardoise ».

Certes, comme approche c’était brutal mais ma gaucherie ne n’avait jamais facilité le contact avec les femmes. L’effet de surprise passé, elle avait fini par accepter ! Elle n’avait pas dû crouler sous les invitations ces derniers temps...
Nous avions échangé diverses banalités durant le trajet et il me semblait déjà connaître l’essentiel... Maintenant que nous étions face à face dans ce restaurant, je me demandais bien ce que je foutais là !

— Vous la trouvez comment ?

J’étais totalement absorbé par le fin duvet qui ourlait sa lèvre supérieure et tentais péniblement de soutenir la conversation.

— Quoi ?
— Votre tête de veau !
— On s’habitue...

Hormis cet échange à la spontanéité rafraîchissante, Jocelyne se racontait facilement et ça m’arrangeait bien, même si j’avais eu droit à un condensé affligeant qu’elle aurait bien fait d’embellir d’un mensonge ou deux, merde ! Ça m’aurait aidé !

Elle avait un boulot de réceptionniste chez un concessionnaire automobile. Oh, rien de bien folichon, un salaire minimum et le devoir de calmer les clients difficiles et les râleurs patentés. Elle habitait un deux pièces perché au cinquième sans ascenseur dans un immeuble ancien donnant sur la rue principale. Peu de relations, une vague copine qu’elle avait rencontrée lors d’un voyage en Tunisie, une semaine dans un hôtel-club deux étoiles, un rêve de pauvre, réalisé grâce à une offre promotionnelle qu’elle avait réussi à payer en trois fois sans frais. Elle en avait encore plein la tête de sa semaine à Djerba, à se brûler les pieds et les yeux à cause du soleil et de son éclat sur le sable blanc. A se remémorer la soirée d’adieu et le dîner spectacle autour de la piscine où un couscous royal – rendez-vous compte, royal ! –, leur avait été servi par des filles bien grasses, parées de bijoux lourds et grossiers et qui, sur des musiques lancinantes, ondulaient frénétiquement du bassin à chaque fois que le responsable de l’animation leur en intimait l’ordre. Enfin voilà comment moi je voyais les choses ! Et peu m’importait si elle préférait en conserver un souvenir délicieux !

Bien sûr, elle avait fini par me poser quelques questions auxquelles j’avais répondu de manière laconique, pressé que j’étais d’en finir, jusqu’à ce qu’elle me suggère le tiramisu de la maison : « Excellent j’ai déjà testé ! »

Je lui racontais alors ce qui me revenait en tête, va-t’en savoir pourquoi ! En un mot, l’histoire de cette recette riche en crème que l’on prescrivait aux vénitiennes suite à l’accouchement, afin de les remettre sur pieds, leur redonner des forces, les tirer vers le haut, en italien... tira... et ce jusqu’à ce qu’elle repose brutalement sa cuillère et qu’interloqué, je m’interrompe.

Elle me regardait bizarrement, les yeux légèrement embués, le teint pâle et par contraste, l’empreinte du cacao autour de sa bouche lui conférait une expression tout à fait grotesque, un rien pathétique. Ce barbouillage enfantin aurait presque pu m’attendrir et cette fêlure me donner envie pour la première fois de la prendre dans mes bras et la serrer très fort...

Nous sommes remontés vers le centre-ville, drôle d’appellation pour une simple artère bordée de magasins de vêtements aux vitrines de soldes, quelques cafés où des hommes en essaims sirotaient des bières et s’évertuaient à défaire un monde qui n’en avait pourtant plus besoin. L’agence bancaire et l’assureur, l’opticien et la pharmacie occupaient les angles du carrefour et s’en était fait de la commune. Au-delà on arrivait vite à la périphérie hideuse, la zone d’aménagement concertée, le résultat classique de combinaisons politiques et de marchés truqués qui avaient abouti notamment à la construction d’immeubles au milieu desquels, sur une dalle bétonnée, s’épanouissaient les rejetons des nouveaux propriétaires d’emprunts à taux d’intérêts progressifs.

En chemin, elle m’avait fait promettre de se revoir car j’avais payé l’addition et, bien sûr, la prochaine fois ce serait pour elle. Parvenus devant la porte de son immeuble, je redoutais qu’elle m’invite à boire un dernier verre mais lorsqu’elle m’en fit la proposition, je n’eus pas la force de refuser.

Nous avons grimpé les cinq étages et je suis arrivé le souffle court. Je me suis rencogné dans le canapé recouvert d’un tissu en chenille beige très laid. Elle s’est absentée quelques minutes et j’ai laissé errer mon regard, repérant sur un buffet bas une photo insérée dans un cadre à chevalet ou l’on pouvait la voir, vraisemblablement avec sa compagne de voyage, juchée sur un dromadaire et arborant un sourire crispé. Il y avait aussi une télévision placée au centre du mur et sur le côté une mini chaine hi-fi ainsi qu’un stock de trente-trois tours. Elle a posé deux verres ainsi qu’une bouteille de scotch sur le guéridon et s’est assise en face de moi. J’ai remarqué qu’elle avait dû retoucher un peu son maquillage. Au bout du deuxième verre, alors que s’égrainaient les notes d’une chanson que j’aimais beaucoup, elle a fini par me livrer ce qui devait être le terreau de sa mélancolie et vraisemblablement le point d’ancrage de sa résignation, d’une vie sans fantaisie, ponctuée de rêves si étriqués que j’en aurais presque chialé.

Cela commençait par un début d’histoire d’amour tout de même et ce n’est pas rien, j’en sais quelque chose...

Elle m’avait donc relaté sa liaison avec un homme rencontré lors d’une soirée organisée dans la concession, à l’occasion de la sortie d’un nouveau modèle qui portait le nom d’un peintre ! Décidément on ne recule plus devant rien depuis bien longtemps. Passés les premiers mois où ils avaient pu juger d’une communion de corps et d’esprit, ils s’étaient projeté à deux puis avaient même envisagé une progéniture. Sûrement de quoi légitimer l’acquisition de cette merveille de monospace, symbole dérisoire de l’accès au modèle sociétal en vigueur et qui devait garantir la promesse d’échappées familiales en bord de mer.

Cette mer, ils ne l’auront jamais vue...

A sept mois et demi, un violent mal de ventre la conduira aux urgences. Le monitoring de contrôle révèlera un placenta décollé, le bébé en manque d’oxygène et le coeur qui s’arrête. Jocelyne, malgré la morphine, souffrira, elle souffrira bien au-delà de la douleur irradiant son corps et surtout ses reins.

Le couple n’avait pas tenu. L’incompréhension et la rage avaient fait place à une immense détresse, une période où la charge émotionnelle encore bien trop lourde les avaient éloignés.

Chacun possède sa propre recette, son kit de survie.

L’homme s’était réfugié dans une activité professionnelle intense, Jocelyne avait eu beaucoup plus de mal à renaître et aujourd’hui, même si le souvenir s’estompait, si le temps avait fait son oeuvre, elle portait encore viscéralement cette souffrance...

« Cet enfant que je t'avais fait, pas le premier mais le second, te souviens-tu ?
Où l'as-tu mis, qu'en as-tu fait, celui dont j'aimais tant le nom, te souviens-tu ? »

Elle s’est levée pour interrompre le disque puis m’a rejoint sur le canapé, très proche. Peut-être voulait-elle simplement baiser – ce dont j’aurais sûrement été incapable vu qu’elle m’avait invité à me servir et que, pour m’étourdir, j’avais descendu la moitié de la bouteille –, mais ce que j’avais surtout redouté, c’est qu’elle me réclame juste de la tendresse, un peu d’affection car de cela, c’est sûr, je n’en avais jamais été capable...

J’étais terriblement mal à l’aise ; arguant d’un improbable rendez-vous tôt le lendemain matin, tout à ma honte, je me suis quasiment enfui.

De retour au pavillon, trop ivre pour me coucher, je me suis installé dans l’immonde fauteuil crapaud que j’avais malgré tout adopté puisque c’était le siège de l’ordure et que j’éprouvais une certaine jouissance à m’asseoir dessus. Plus tard, j’ai regagné ma chambre en proie à des images obscènes, telles des visions délirantes où s’imbriquaient des têtes de veaux roulées ressemblant à des foetus d’enfants, des plages où d’infâmes rombières adipeuses, échouées sur le sable chaud engloutissaient des tiramisus qui finissaient par leur ressortir par tous les orifices et tant et plus qu’elles en auraient crevé.

J’avais une bonne gueule de bois au matin et, comme aucune raison ne me venait à l’esprit pour m’inciter au réveil, je somnolais et repiquais jusqu’au début de l’après-midi.

Je descendais au moment où ma mère s’apprêtait à sortir pour faire quelques courses.
Ma mère, je ne l’avais donc jamais intéressée, aucune marque d’attention, nulle manifestation d’amour. J’étais l’accident, l’incarnation de sa faute, le fardeau.

Tout y était passé, son instinct maternel aussi...

Mon père, je ne l’ai jamais vu, pas même en photo.

Elle m’avait mis au monde discrètement et avait dû chercher rapidement le moyen de subsister – ce qui malgré les aides de la collectivité s’était avéré incroyablement difficile. Seules quelques heures de ménage glanées ici et là, quelques services rendus et un logement, dont elle avait pu bénéficier gratuitement au vu de sa condition, lui avaient permis de traverser cette misère.

De ces années je n’ai aucun souvenir, les premiers me ramènent au moment où l’ordure est entré dans nos vies et où nous sommes entrés dans son pavillon...

Au début, il y a bien eu une période d’embellie, j’avais enfin une chambre et ma mère appréciait de ne plus avoir à faire le ménage pour les autres.

Il n’a pas donné tout de suite sa pleine mesure.

C’est progressivement, insidieusement, que les choses se sont faites, soir après soir, chaque jour un peu plus mauvais, un peu plus vache de mois en mois, prenant plaisir à la contraindre, à la soumettre, à l’humilier.

Bien plus tard, lorsqu’il m’était arrivé de la questionner, elle m’avait répondu invariablement : « Quand t’es au bord de la noyade, la première bouée qui passe, peu importe la couleur, tu l’empoignes et tu t’accroches !! »

Elle se foutait de moi comme de tout, sauf peut-être de son « petit chez soi » qui valait mieux « qu’un grand chez les autres ». Foutaises ! Car durant toutes ces années, du moins jusqu’à ce que l’ordure lui fasse la bonne surprise de rater un virage et de s’encastrer dans un mur, elle n’avait pas été chez elle mais bien chez lui, nom de Dieu !

Il détenait un poste de responsable dans un supermarché, une promotion obtenue grâce au zèle dont il faisait preuve et une attitude obséquieuse qui plaisait beaucoup à ses supérieurs. En prime, lorsqu’il s’était agi de dénoncer les rares emprunts d’un manutentionnaire ou les articles qu’une caissière distraite avaient omis de compter, il n’avait pas molli, bien au contraire...

Au final j’ai eu de la chance, je ne l’intéressais pas non plus, je n’existais donc pour personne ! Il faut dire que j’avais développé une stratégie de l’évitement très au point. Je savais m’effacer, disparaître, j’étais devenu presque invisible ! Ne pas traîner après les repas, ne jamais contrarier, filer dès les prémices d’une nouvelle crise et surtout bien avant que le ton de sa voix n’enfle jusqu’à dérailler comme dans ses plus grands soirs... Ça commençait souvent comme ça : « J’ai suffisamment d’emmerdements au boulot... Je vous nourris... Je vous loge... Vous n’allez pas me chier dans les bottes plus longtemps hein !... Je vais finir par vous foutre dehors moi, j’en ai marre de me crever le cul pour rien, pour une bonne femme qu’est même pas foutue de me préparer correctement à bouffer ! Tu m’entends, dis ! C’est encore trop cuit merde ! Combien de fois faudra-t-il que je te le dise ! J’aime la viande saignante, pas cette semelle que je vais finir par te foutre sur la gueule si tu continues à te dandiner comme ça ! »

La pauvre n’arrivait plus à se tenir, elle se tortillait, se tordait les mains dans une supplique désordonnée, moi j’entendais tout ça du fond de ma tanière, le pire étant que je ne ressentais guère de tristesse...

Je l’ai vue revenir, les provisions à bout de bras, affublée de la coiffe ridicule qu’elle portait pour dissimuler sa chevelure éparse – on aurait dit une meringue avachie, d’un blanc passé à liseré brun qui lui aurait coulée sur le crâne –, vêtue d’une veste de teinte indéfinie où de ridicules boudins de fourrure synthétique accrochés au col pendouillaient lamentablement.

J’ai passé une bonne partie de la soirée dans le salon jusqu’à atteindre encore cet état d’hébétude dans lequel le scotch me plongeait, jusqu’à refaire tout le sale voyage.
Mes premières années d’école, livré à moi-même car ma mère entamait déjà son calvaire. L’absence de copains où seule, parfois, la compagnie d’un gamin un peu plus triste, un peu plus solitaire que les autres rompait mon isolement. Le début du collège où j’ai commencé à entendre parler d’orientation, la voie professionnelle puis rapidement les travaux pratiques... Je me souviens de ces heures au garage, du cambouis, des odeurs d’huile, de la basse besogne et des brimades des plus anciens. L’ordure connaissait le gérant d’un atelier de mécanique et avait obtenu ma place d’apprenti en échange de menus services. Il voulait bien sûr s’y retrouver et dès que possible m’avait chargé du petit entretien de son véhicule... Je me souviens tout particulièrement et dans les moindres détails de cet après-midi que j’ai passé sur son break à vérifier les freins...

J’ai songé aussi à ma femme, je savais depuis peu qu’elle avait rencontré quelqu’un, je n’en éprouvais aucune jalousie, je n’avais jamais vraiment réussi à l’aimer.

J’ai pensé à Jocelyne, privée du don de vie...

J'ai pensé à ma mère et son déni...

J’ai pensé à lui...

Puis j’ai continué à boire, boire jusqu’à vider complètement cette bouteille, jusqu’à en perdre le sens du réel, l’esprit hanté par toutes ces réminiscences, ces instantanés douloureux, jusqu’à ces visions où leurs visages déformés se répondaient, s’imbriquaient comme dans un horrible kaléidoscope d’images qui me déchiraient la tête. J’ai eu mal, mal à supplier, à implorer la fin.

Elle était à moitié endormie dans le canapé du séjour, il a fallu que j’attende qu’elle se réveille un peu...

— Tu sais Maman – c’est bizarre ce mot dans ma bouche... « Maman », je crois que je ne t’ai jamais appelé « Maman »... Non, tu ne sais pas... mais je voulais tout de même te dire avant de partir...
— Partir... Tu vas où ?
— Tu te souviens lorsque j’ai fait mon apprentissage, à quinze ans ? Non tu ne souviens pas... Mais cela avait été une bonne chose, même si j’ai changé de métier et qu’aujourd’hui, je n’ai plus de travail...
— Qu’est-ce que tu racontes ? Qu’est-ce que t’as ? T’as bu ?
— Oui... mais ça me fait du bien de te parler... Tu sais, je n’en referai pas de la mécanique, c’est trop sale !
— Qu’est-ce que tu veux dire, enfin ?
— S’il te plaît Maman, aide-moi ! Je t’en prie, dis-moi seulement que j’ai bien fait, que c’est ce que tu voulais...
— Jean arrête !
— Non ! Il le faut ! Je veux t’entendre me le dire, aide-moi ! Je n’en peux plus de porter cela seul, c’est trop lourd... Tu le sais bien dis, que cet accident, c’est moi qui l’ai provoqué... Tu le sais... dis-le moi !
— Jean je t’en prie... Tais-toi !

Elle en tremblait... alors je lui ai pris la main et, pour la première fois, elle m’a regardé comme elle ne l’avait jamais fait auparavant, comme on regarde son tout petit...

Je me suis serré contre elle, l’ai embrassée, nous sommes restés longtemps unis dans cette étreinte, puis je l’ai laissée gagner sa chambre. Il nous fallait maintenant partir, j’ai arraché le tuyau de gaz de la cuisinière, ouvert la vanne et j’ai rejoint l’étage, je lui ai jeté un dernier regard, elle semblait dormir, je me suis étendu et j’ai fermé les yeux, apaisé, enfin...

PRIX

Image de Printemps 2017
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anonyme · il y a
Très bien écrit avec de belles réflexions qui nous emmènent loin de notre vie quotidienne pendant 10mn. Merci!,je vote! Je vous invite à lire ma ttc en concours, merci d'avance et bonne journée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/les-inventions-naissent-mais-les-hommes-meurent-1

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Marie Quinio · il y a
Franchement on ne sent pas les 10 minutes de lecture, on est ce narrateur, il nous emmène dans son triste monde jusqu'à la fin. Et votre titre est parfait. C'est très bien écrit, je ne comprends pas que vous n'ayez pas plus de voix sur cette nouvelle...
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Guy Bellinger · il y a
Magnifique. Un regard tendre, sans mièvrerie, mouillé d'empathie communicative pour les laissés-pour-compte de la vie (le narrateur, sa mère, Jocelyne) et de révolte contre ceux qui la pourrissent (dans un couple, dans la famille, au travail : j'en connais dans chaque catégorie !). Le commentaire social révèle une belle lucidité de votre part et le ton désenchanté colore douloureusement le propos. L'humour ne vous est pas inconnu non plus, ce qui ne gâte rien. La fin est tout simplement (notez que je ne dis pas "juste") bouleversante.
En échange de cette belle découverte, j'aimerais vous faire découvrir ma page, en commençant par exemple par "Zéro à l'oral" (http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/zero-a-l-oral). En espérant être à la hauteur de votre nouvelle.

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Nino · il y a
Merci Guy, j'ai rarement reçu de commentaire aussi élogieux ! sans fausse modestie je ne pense pas que ce texte en mérite autant. Je me suis d'ailleurs rendu compte de certaines améliorations possibles, d'éclaircissements nécessaires...En tout cas vous m'avez fait un grand plaisir. Pour finir, j'ai lu votre texte, bien différent du mien et vous félicite. Ne parlons pas de hauteur, de hiérarchie ! chacun d'entre nous fait de son mieux et vous vous êtes, comme moi, engagé à fond pour le plaisir d'écrire et d'être lu. N'est-ce pas là l'essentiel ?! Bonne continuation et au plaisir de vous lire.
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Korete · il y a
D'un réalisme poignant jusqu'à la nausée. Un bon moment de lecture, non mais un moment de vérité en tout cas.
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Nino · il y a
Merci de votre visite Korete et du commentaire.
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Geny Montel · il y a
Très émouvant ☺
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Nino · il y a
Merci, ravi que vous ayez apprécié ! je viens de vous lire dans le concours St valentin et vous félicite pour cette finale. J'avais également participé mais ma "Valentine" n'a pas rencontré le même succès !
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Geny Montel · il y a
Merci également à vous Nino !
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Isabelle Lambin · il y a
Eh ben, quel récit ! On ne sort pas indemne de cette lecture.
Bravo !

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Nino · il y a
Merci de votre visite !
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Chtitebulle · il y a
Emouvant ....
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Nino · il y a
Merci de votre visite Chtitebulle
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Jean-Jacques Michelet · il y a
Mon vote, évidemment !! je vous invite quant à moi à découvrir "Bien fait !" sur ma page.
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Keith Simmonds · il y a
Une belle écriture pleine de tristesse ! Bravo ! Mon vote !
Mes deux œuvres, AUBAINE et LUCKY LUKE, sont en FINALE.
Merci d’avance de venir les soutenir si vous trouvez le temps !

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Pierre Priet · il y a
Efficace ! Belle écriture ! Mon vote! Je vous invite si vous avez le temps a lire ma nouvelle 'Blizzard' :)
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