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C"est toi l' enfant !

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MCTLH

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Si il y a ceux qui nous prêtent leurs traits, indéfectibles ombres à porter en écho à leur vie reléguée dans l’au-delà et qui viennent lécher l’insondable de nos élans pas encore affirmés pour nous propulser dans notre destinée.
S’il y a ceux qui croient que nous sommes habilités à assister à leur fin,
Et ceux qui nous survivront ici-bas en témoins éplorés.
S’il y a ceux que nous inventons mimétiques compagnons pour nous rassurer,
Ils ne sont ni d’avant ni d’après, ils nous incluent dans le grand bain de l’humanité, ils sont la masse informe et brûlante qui affecte notre périmètre de sécurité, et nous prive de l’effort à envisager notre élan hors des zones de confort.
S’il y a ceux qui sont loin ou si près qu’on en oublie de les citer, en médaillon arboré pour les garder jalousement à nous.
Tous sont l’envers de notre endroit et tout à la fois la voie où nous refusons de nous aventurer, pas de temps, sale temps, en temps et en heure, bon an mal an, trop présents, si absents, ils sont là, les êtres qui ont une place dans nos vies.
Et ce ballet de riches, douces ou rêches rencontres, nous rend opaques ou diaphanes
d’un sang mêlé. Sur ces hasards bien orchestrés nous ne cessons de défendre âprement notre identité.
TOI, je t’ai voulu libre, et libre tu t’improvises... mais tu n’as pas compris.
Rien ne pouvait t’être imposé, rien à te refuser, pourquoi t’empêcher, je t’ai juste donné le temps qui t’appartient. Ce n’est pas un nœud gordien.
C’est une belle symbiose, un tout à considérer, à distance ou en fond d’œil, sans fusion ni séparation, une évolution constante, une maturité qui infuse en silences tonitruants, en paroles muettes, dirigeable gonflé d’atouts coeur, en égo chercheur de mots clacqueurs de portes, frôlements à jamais imprimés de tendresse innée.
Ton regard me le dit et aussi renie cette évidence. Le vide n’est rien sans l’autre qui se mire en nous sans permission. Ineffable incursion qui nous enfante. Comment y renoncer au nom de la liberté, la tienne et la mienne, un extrait du pire pour le meilleur.
Même si seuls à deux, on s‘est loupé
Même si on revendique une légitime originalité
Même si nous sommes semblables et si différents
Pourquoi, ne serais-tu que le produit d’une somme et pas unique comme tu en as le droit. Pourquoi devrais-tu passer après pour attendre ton tour ?
Seul tu peux te donner tes droits...
Oui seul toi l’enfant tu décideras d’être le centre qui relie et donne à chacun sa place.
Prend ton rang d’à part entière.
Si marcher sur la plage ne m’enchante plus, c’est que sur ce rivage ta trace ne s’est pas imprimée parallèle à la mienne. L’écume des vagues se serait pourtant chargée d’en garder le secret dans son incessante marée. A coup de mots j’ose évoquer mon indéfectible attachement et mon attention particulière au monde que tu t’es construit. Quelques bribes de nouvelles auraient suffi et inlassablement pourtant tu t’évertues à m’en priver.
Ainsi s’échafaudent les murs impénétrables de ton intimité et mon esprit en imagine tous les contours pour ne pas abandonner le lien qui nous relie.
Hier, aujourd’hui, demain peu importe, il s’agit juste d’avoir des instants à partager. Si mes mots n’ont pas d’impact, leur écho devient assourdissant lorsqu’ils se cognent sur les parois de ton univers clos.
Je ne me hasarderai plus à m’insurger contre tes silences puisque c’est ton choix.
Est-ce une attitude qui t’est imposée, une solution pour t’assurer que tu existes bien ou le fruit de divagations qui te hantent ? Si tu veux m’épargner de quelques reproches, tu te trompes. Tout a sa raison d’être. Triste “Pile“ ou joyeuse “Face“ ne font qu’une vérité, monnaie d’échange si tendre.
Il suffit de demander et ainsi on se libère des doutes qui nous encombrent. Il ne faut pas renoncer surtout ne pas redouter de livrer sa réalité. Je suis prête à entendre et comprendre, depuis le premier jour qui nous a faits mère et fils, ce que tu éprouves ta rage ou tes peines, tes joies ou tes attentes.
Qu’importe ma souffrance ! Elle n’a pas de place. Tu la trouves arrogante peut être face à la tienne. Qui sait si ton refuge n’est pas un nid de malheurs, même si je ne puis me résoudre à cette idée. Comme tu ne dis rien alors j’ose imaginer que tu vis le vrai bonheur, celui qui te convient.
Je t’aime sans jugement, sans restriction, je t’aime simplement.
Si tu savais comme c’est formidable d’avoir en soi ce sentiment ! Je le couche sur le papier et un jour peut être tu y gouteras et on en rira, on le fêtera.
Divine filiation, implacable cordon qui laisse flotter ce merveilleux cerf-volant,
Toi l’enfant tu le laisses s’effilocher pour ne pas le regretter.
Comme tu as raison.
Il n’a été que le moyen d’insuffler une palette de couleurs sur la toile de ta Vie.
Tu en uses sans malice en gommant leur origine.
Tu vois tu es libre. C’est ton œuvre.
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