Mal de casque !

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Vieux, mais qui marche encore. Une balade à moto, d'une heure ou de 60 jours, et hop ! Je reviens avec une histoire, ou 60 histoires (je me limite à une par jour sur les longs voyages). Si tu me ... [+]


     — Et mon cheval ?
     Je voyais bien que le boucher s'en foutait. Il recousait, lentement, en faisant bien attention à ne pas piquer les doigts de l'infirmière qui nettoyait et graissait l'aiguille à chaque point. Elle n'avait pas de gants la pauvrette, mais sa main ne tremblait pas. C'est elle qui m'a répondu.
     — Le brancardier l'a achevé avec votre carabine, c'est un paysan de par chez moi...
     Le boucher l'a coupée, de sa voix monocorde tristement célèbre. Il a arrêté son geste.
     — Silence, mademoiselle, je suis à un millimètre de la fémorale, taisez-vous, pour une fois que le blessé ne hurle pas. Reprenons.
     Un paysan brancardier. Il a achevé Sidney proprement, adieu mon joli cob australien. C'est bien, il n'a plus mal, pas comme moi, sang dieu ! J'espère que le boche qui nous a mitraillés crèvera dans son abri, tout seul avec sa Hotchkiss. Et le ventre ouvert, salopard ! Le boucher aura bientôt terminé, il aura un peu de mon sang sur sa blouse, pour foutre la trouille au prochain blessé avant de le faire hurler.
     — Terminé. Terminé. Mademoiselle, allez nous chercher des cigarettes, je dois parler au caporal, vous nettoierez pendant ce temps-là. Et faites attendre.
     Il me tourne le dos, s'affaire à un lavabo, jette ses gants. L'infirmière revient, elle nous allume les cigarettes et nous les fourre au bec. Elle est fichtrement jolie maintenant que la lumière électrique la claire en plein. Le boucher s'assoit sur un tabouret, face à moi, je me redresse sur les coudes. Ça tire, bon d'là !
     — D'où êtes-vous, caporal ?
     — Aillevillers, en Haute-Saône, mais tout près de Plombières par les bois.
     — Je vois. Une vallée reculée au pied des Vosges, quelques fermes isolées et des mariages entre cousins ? Mademoiselle, utilisez ce produit anglais, là, la bouteille jaune, liqueur de lord Dakin, vous voyez ? Faites une irrigation de la plaie avec ça avant de panser.
     Elle répond docilement, sa voix adopte déjà le ton monocorde du boucher.
     — Bien docteur. Irrigation de la plaie.
     — Caporal, alors ces cousines ? Savez-vous si certaines ont la même chose que vous ? Sur les jambes ? Sur les cuisses ? Ne rougissez pas, nom de dieu ! Vous avez déjà vu leurs jambes, non ?
     J'avais même vu plus que ça de certaines, à la Semouse, et dans l'étang près des forges, au frais creux de l'été, et pis à la Chaudeau, sous le pont, avec la Parisienne de chez Lanker qui avait peur de la bête dans la rivière...
     — La peau de serpent ? Non, docteur.
     — Il n'y a que vous ?
     — Il y a mon oncle, oui, il en a sur les reins, le bas du dos. Quand ça le gratte il y met du saindoux, pis du miel, j'crois bien.
     — Intéressant. Et aucune femme n'en a ?
     J'ai pas répondu. Il aura qu'à demander au docteur Bolmont, il les voit lui les femmes d'Aillevillers. Toutes, comme il se vante au bistrot. L'infirmière, pas de sa faute, me fait un mal de chien, bon sang, ça doit se voir, vu comment le boucher me regarde.
     — Vous êtes caporal, donc vous savez lire. Je vais bientôt vous écrire, pour cette histoire de peau, ça m'intéresse. Vous irez voir les gens là-bas, et vous leur poserez mes questions. Vous rentrez à la maison.
     — Oye ouah ! Pas de ça docteur, j'aurai bougrement honte de rentrer avec juste une balle dans la cuisse, nenni ma foi ! Pas d'os, pas d'artères, bon dieu, je reste ici à me battre !
     Le boucher m'a regardé droit dans les yeux, j'étais grandement furieux, la fumée de la cigarette me revenait dans l'œil, en me piquant encore plus l'envie de me relever. Il avait déjà cédé, je le voyais bien. L'infirmière avait fini, il me restait à trouver un cheval pour reprendre ma sacoche d'estafette.
     — Bougre d'âne ! Comme vous voulez. Si le capitaine vous garde, ça le concerne. Je vous écrirai quand même mes questions. Voyez avec le sergent à la sortie, pour avoir un pantalon neuf.

* * *

     Patrouille de nuit, pas tout à fait dans le no man's land comme disent les Angliches. On a passé les ruines, les fils à ronces, mais là-bas c'est les gouillats et la rivière, et puis le pont, ou c'qu'il en reste, tenu par les Boches depuis ce matin. Ils ont foncé sur le derrière des « Sammies » et avec une grosse canonnade, les ont coupés de la ligne et rabattus vers les champs en haut de Fismette. C'était facile avec ces pauvres Américains qui veulent oublier leur guerre.
     Y a des blessés chez les gars de Pennsylvanie, de c'qu'on sait, mais il doivent passer par le pont pour rejoindre les ambulances avancées. On va aller voir si on peut chasser les Boches, cette nuit. Le lieutenant a combiné avec les artilleurs. Il a souvent les chocottes, mais c'te nuit il est avec nous. Il s'agit de ramper, et faut reconnaître que c'est un vrai serpent, il me suit sans plus de bruit qu'un orvet. On s'approche, on est dans la vue des sentinelles ennemies.
     C'est le moment pour les prises de guerre de se rappeler à mes bons souvenirs.
     Hier on a trouvé une cave sous une ferme en ruine, et des bocaux de haricots blancs, ceux que je préfère, les lingots du nord. Mais voilà, faut que les musiciens répètent, comme dit Thiébaud. De c'coup là, j'suis une vraie mitrailleuse, rien à faire. À chaque rafale, le lieutenant en rajoute une, et souffle :
     « Taisez-vous, mais taisez-vous, Baudouin ! »
     Je sens que Poinsard va éclater de rire. Heureusement, on arrive à « la carriole », un truc en béton qui vient sûrement du pont, quand le génie l'a fait exploser en 14. Le lieutenant regarde par-dessus ce parapet bien placé, je ne sais pas s'il voit bien les Boches, mais il a l'air d'avoir une idée.
     — Qui nage bien ? Vous, Baudouin ?
     — Oui, mon lieutenant, et je ferai moins de bruit qu'en rampant, pas vrai ?
     — Traversez, il faut savoir comment ils sont embusqués de l'autre côté. Et vous, Poinsard, arrêtez de rigoler et montez par les ruines, avec deux autres, ralliez les Amerloques et prévenez-les : À minuit pile, le sixième enverra trois ou quatre obus dans l'eau, à l'ouest du pont. Ce sera le moment. On prendra le pont avec les « Sammies ». Baudouin, avez-vous une montre ?
     — Oui, je la mets dans ma toile cirée, avec mon pistolet.
     — Bien, allez ! En chemise et grouillez-vous. Poinsard ?
     — On y va, lieutenant, on y va !
     La Vesle était froide, mais pas autant que la lune en hiver. J'ai remonté un peu le courant, histoire de me camoufler dans les remous du moulin. Je n'ai rien senti venir, mais d'un coup, elle était là, sinueuse et caressante, chuchotant dans mon oreille.
     — Tu as menti au docteur, paysan, cela va te coûter une vache.
     Je n'ai même pas sursauté. Elle s'enroulait autour de moi, plus fluide que l'eau, plus câline que l'été et plus douce que la blaude en soie de Besançon de ma mère...
     — Une vache ? Une bique, une géline, oui, même pas, un niaud ! Peute écailleuse, tu serais vite en cage s'il te voyait. Qu'est-ce que tu veux, la Vouivre ? On m'attend.
     Elle m'entraînait vers le fond, je distinguais par instant son corps ondoyant, ses courbes lascives, dans la lumière rouge venue de son front. L'eau était chaude, ses ailes incandescentes m'effleuraient, ses cuisses embrasées m'enserraient... Elle voulait encore et toujours la même chose, elle savait comment l'avoir, comment me posséder.
     — On m'attend, la Vouivre. Rends-moi mes habits et reviens demain...
     — Quand tu seras mort ?
     Elle me fixe de ses beaux yeux de perle, son escarboucle bat doucement, à la façon d'un cœur rouge, et sa bouche cherche la mienne...
     — On m'attend, rends-moi...
     — Oui, je t'attends, viens...

* * *


     — Tu vois. Sans moi tu serais mort, regarde bien !
     Les Boches sont là, vingt soldats tout en noir, serrés en bloc, avec leurs casques recouverts de toile, la tête de mort, les lettres KPz... Les soldats d'élite du KronPrinz. Et avec eux, six hommes en longs manteaux plus clairs, dispersés alentours, portant une lance au bout enflammé et une grande bouille dans le dos, comme pour le lait. Mais j'avais vu ça sur des dessins interdits venus en douce de Vauquois, c'est du feu grégeois, un lanceur de flammes mortelles.
     Ma compagne serpentine me remet la tête sous son aile, et nous glissons vers la Vesle, invisibles dans les joncs et le coassement lancinant des grébeusses. Elle m'a tout enlevé, ma chemise, mon ceinturon, ma montre et mon pistolet. Je sens l'eau atteindre mes jambes.
     — Arrête voir, arrête voir ! Mes copains, Poinsard, Thiébaud et les autres ! Rends-moi mes habits ! Il est tard si faut ! J'ai meilleur temps de mourir ! C'est la minuit, la Vouivre, dis-moi ? Tu sais le temps des hommes ! Dis-moi ?
     — Oui, c'est la minuit, mon dernier né, tu veux mourir et me laisser seule ?
     — Non, je veux... Je sais pas, des hommes vont mourir par ma faute, d'où je suis qu'un beuillot sous tes caresses.
     Un coup de départ nous arrive, les obus montent. Un tir plongeant. Compte à trois et ils seront là, sur nous !
     — Trop tard, laisse-moi maintenant, je dois les sauver, je sais pas comment !
     Je vais me jeter sur eux comme le tavin sur le taureau, leur prendre une arme pour piquer au mieux. Je cours vers le pont en breuillant, le premier obus arrive, il fait un long feu dans l'eau. Tout soudain un droit-vent me plaque au sol, et ça passe au-dessus de moi. Une flamme terrible, avec le bruit d'un gros foyard qui s'abat ! Le pont explose, les obus du sixième tonnent en chapelet. Je m'envole et je me sens projeté dans l'eau, dans la Vesle. Tout au fond. Ça me fait mal dans la poitrine comme la beugne d'un sabot...

* * *


     — Bon dieu, qu'est-ce tu fous à poil ? Habille-toi, c'est pas fini !
     La voix est lointaine, mais familière, l'accent de chez nous...
     — Thiébaud ?
     La voix se rapproche.
     — Non, chaud busard, c'est Clémenceau ! Les Boches se sont fait sauter, on sait pas quoi ! Ils sont retranchés autour du moulin d'aval. Le lieutenant m'a envoyé t'chercher pasqu'il t'a vu tomber à la flotte.
     — Oui, je...
     — Allez, tout ton barda est là, rejoins-nous fissa, paysan !
     Et il s'enfonce dans la nuit. La bataille crépite de l'autre côté du pont. Le feu n'est pas éteint. Je retrouve mon ceinturon, mon pistolet, mes croquenots, il me faut du temps, mes oreilles sifflent et j'ai les doigts naisis. J'coiffe enfin ma bourguignotte en grimpant sur les débris du pont. Deux « Sammies » sont là, planqués derrières des tas de pierres. Ils me regardent en rigolant, ils ont l'air fin avec leurs casques plats achetés aux Angliches. Des balles passent au-dessus de nous, je me jette à l'abri.
     — C'est toi, homme poisson. On attend toi. Suis-nous. Suivez-nous ?
     — Je vous suis, les gars.
     Sur le tablier du pont, on a de l'eau jusqu'aux mollets. Mon pied se prend dans quelque chose de chaud. Devant moi, les Pennsylvaniens ne bougent plus.
     — Es-tu mort, mon dernier né ?
     — C'est toi qui...
     Bien sûr c'est elle, la Vouivre, qui d'autre vole et crache le feu. Le lieutenant m'a vu tomber à l'eau, l'a-t-il donc vu aussi, c'te serpentine ?
     — Tu vois, la Vouivre, je suis pas mort, tu m'as sauvé. Comment te remercier ?
     — Tu l'as déjà fait, tu m'as ouvert les yeux. Adieu.
     — Adieu ? Mais où tu vas ?
     — Là où l'homme ne sait pas que le monde est à lui.
     L'eau s'est refroidie d'un coup, les soldats ont trébuché en jurant. La guerre les appelait, je les suivais. On a rejoint des uniformes, là, en retrait derrière un pan de mur. Le lieutenant avait remisé sa bourguignotte pour coiffer son képi.
     — Baudouin, nom de dieu ! Qu'est-ce que vous avez foutu ? Vous avez fait sauter les Boches ? Vous étiez à poil !
     — Mon lieutenant, j'ai été pris dans des remous, j'ai perdu mes affaires. J'ai fait comme j'ai pu.
     — Bon, le régiment arrive, on est relevés en attendant de partir sur la Marne. Rejoignez Poinsard au moulin d'aval. Et...
     Il se cale face à moi en rebeuillant que les sous-offs n'entendent pas. Je le devine qu'il va parler. Il a vu quelque chose.
     — Baudouin, j'ai vu... j'ai cru voir... Avez-vous vu quelque chose ?
     — Mon lieutenant, je n'avais plus d'arme, j'ai couru pour en voler une, et je crois qu'un obus du sixième a touché des munitions sur le pont, de ce coup là.
     — Vous croyez ?
     — J'suis un caporal, mon lieutenant. Et ma foi je crois en Dieu.
     — Foutu Comtois ! Allez rejoindre Poinsard qu'on en finisse avec les Bavarois.
     Les Bavarois en question s'étaient laissé prendre en ratte par les deux sergents et nous autres, et depuis la voie de chemin de fer par une compagnie du dix-septième chasseurs. Ils voulaient pas se rendre, comptant sur les hommes en noir, p'têt bien. Alors j'ai réfléchi, et c'était pas difficile, j'ai breuillé vers Wetzell, l'Alsacien.
     — Wetzell, dis leur qu'les soldats noirs du Kronprinz ont bresillé !
     — Quoi ?
     — Ils ont brûlé !
     Et j'ai pris un coup sur la caboche, un t'ché coup qui sonnait comme le grand bourdon de Luxeuil.

* * *


     Ça m'arrive encore d'y penser. De regretter de ne pas lui avoir demandé. Pas faute d'en avoir envie, comme ce matin, quand on est allé tous les deux ramasser les sacs de phosphate en bas de la haie. Il y en avait deux un peu plus loin, pris dans les fils de ronces et détripés par la rosée. J'ai vu qu'il avait ce regard clair braqué sur l'horizon, sur des choses qui me dépassaient, qui m'auraient sans doute envoûté. Sûrement.
     Mais il a parlé, en se baissant à ma hauteur, et en levant à demi le bras, pour désigner d'un index crochu les deux sacs.
     — T'sé, ça me rappelle les Allemands morts dans les barbelés, au Markstein.
     — C'est toi qui les avait tués ?
     Il s'est redressé, les poings aux hanches, il gardait la tête baissée, comme s'il vérifiait la bonne répartition des grains de phosphate semés la veille.
     — Non, pas ceux-là. Mais une fois avec Sidney, c'était mon cheval, un joli cob australien...
     — Comme le Gamin ?
     — Non, bien plus petit que le Gamin, et bien plus rapide, je portais des ordres dans une sacoche, pas loin de Reims et puis j'allais vite, ensuite j'allais doucement, tu vois, et puis je tirais à droite, je feintais à gauche. T'as d'jà vu les chevreuils ? Ah non, t'es trop petit. Parfois ça sifflait. Des balles. Et une fois, juste devant moi, dans le même chemin, pfiout ! Aux oreilles ! Sidney a fait un écart pour éviter le tireur, c'était un jeune homme, du coup, une estafette comme moi mais à vélo. Il était tombé. Et il réarmait pour me reviser ! Mais moi j'avais pas besoin de réarmer, et c'était lui ou moi, tu comprends ?
     — Un duel, grand-père ?
     — C'est ça. Et Sidney il comprenait ça, il se tenait droit, sans bouger d'un poil, comme s'il visait lui aussi. Après ça j'ai pris le coup de carabine du jeune homme, mais c'était rien, dans le gras des côtes du bas. J'ai pris aussi son courrier et j'ai filé.
     — Et la balle dans ta tête ?
     — C'était plus tard, j'en ai aucun souvenir. La balle, elle est pu là, mais j'ai un bout d'acier de casque entre l'os et la cervelle, comme qui dirait un de ces éteuillons sous la laine des moutons, t'sé ? Ça me donne un drôle de mal de casque.
     Il s'est passé la main derrière l'oreille, glissant les doigts sous sa casquette.
     — Quand ça m'greville là-d'dans, j'ai l'impression que je vois des choses, des belles choses étranges...
     Il regardait vers l'ouest, par delà les bois du Lyaumont, non, un peu en-dessous, vers les forges ou vers la Chaudeau. Une petite cloche a retenti, ding, ding, du côté de la ferme.
     — On remonte, c'est le dix-heures. Du lard, des œufs, un coup de vinaigre dans la poêle, et du gros pain. Pis si la Marie sort aux poules, on piquera un coup de rouge, tout petit.
     — D'accord !
     — Et après on descendra beuiller les vaches à la mouille, pis on ira à la Chaudeau.
     — Ça s'appelle comme ça parce qu'il y a de l'eau qui est chaude ?
     — Ça arrivait, avant ta grand-mère. Je te montrerai la source chaude. Tu prendras ta besace, pour si t'as faim. Et puis on prendra aussi une lampe et on attendra la nuit, pour voir...
     — Pour voir quoi, grand-père ?
     Il s'est arrêté. Il souriait, puis il s'est baissé pour se gratter la jambe avant de repartir.
     — Pour voir si quelqu'un vient.
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Philippe BAST · il y a
Belle histoire très prenante ! (Tout cela grâce à la peau de serpent). J'ai aussi aimé le style résolument positif du texte qui respire la volonté de vivre.
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Philippe Aeschelmann · il y a
Merci pour ce commentaire, je transmettrai si je la revois !
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Aldo Rossman · il y a
Cette façon d'entrer directement dans les dialogues et les situations, on dirait que vous l'avez fait cette guerre, et on a vraiment l'impression d'y être aussi. Le dialecte comtois renforce encore ce sentiment de proximité, avec une belle connaissance de l'histoire. C'est un sacré style pour une superbe nouvelle, mi-historique, mi-fantastique. Ce texte a presque l'ampleur d'un roman dont il pourrait constituer un extrait. Bravo.
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Philippe Aeschelmann · il y a
Merci beaucoup pour ce commentaire qui me touche beaucoup.
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Daisy Reuse · il y a
Ce texte écrit dans un style convenu de l'époque mêlé de patois et cet hommage à votre grand-père est très réussi !
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Philippe Aeschelmann · il y a
Merci pour ce gentil commentaire, très touché.
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Chateau briante · il y a
très bel hommage à votre grand'père !
vous savez écrire les horreurs de cette satanée guerre (les autres aussi...) avec truculence
j'ai senti beaucoup de tendresse pour votre grand'père aussi
j'ai aimé beaucoup de choses mais là j'ai éclaté de rire : "Mais voilà, faut que les musiciens répètent, comme dit Thiébaud." je ne connaissais pas c't'expression, dam !
je suis d'Redon, pure bretonne du pays gallo mais j'eu ben compris vot' parler
Marie Christine

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Philippe Aeschelmann · il y a
Merci beaucoup pour ce sympathique retour, et oui, j'aimais fort mon grand-père, et je suis content que cela se sente dans ce récit.
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Gali Nette · il y a
Un texte vivant, haut en couleurs, entre réalité et fantastique, belle écriture.
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Philippe Aeschelmann · il y a
Merci beaucoup, tu n'es pas en reste côté écriture. À bientôt.
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Patricia Destrade · il y a
Un texte qui laisse de belles images en tête. La vouivre, je le sens, me poursuivra aujourd'hui, ainsi que Poinsard, Baudouin, Thiébaud et les autres. Et Sidney aussi.
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Philippe Aeschelmann · il y a
Ah merci beaucoup, la vouivre vit dans le cœur de moult comtois. Chez nous autres, nul besoin de dragons inventés !
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Patricia Destrade · il y a
Je connaissais l'animal chez Chrétien de Troyes où il apparaît sous le nom de guivre, il me semble. J'ignorais qu'il hantait toujours certaines de nos régions!
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Joan E. · il y a
Cette note fantastique à travers la Vouivre, ajoutée au contexte de la guerre, donne à cette nouvelle un tour surprenant.
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Philippe Aeschelmann · il y a
Merci beaucoup. Le plus "rigolo" c'est que cette histoire est partie d'un post FB à propos d'un film SF pour ados dans lequel le "super-héros" à une puce téléphonique dans le cerveau suite à une blessure par balle ! Mon grand-père à surgit aussitôt pour en rire avec moi. Bon, comme il était un peu "va-t-en-guerre", je lui ai mis la vouivre dans les pattes, sinon tout est vrai, mais ça faisait un peu trop Tom Clancy...
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JH C · il y a
J'aime bien ça Philippe. les histoire de Vouivre ça faisait longtemps. Bravo :)
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Marie-France Morel · il y a
Ah ! toi aussi tu as rencontré la vouivre ! mais quand on ne lui pique pas son escarboucle, on ne risque rien (paraît-il)
Très vivant ton récit - des dialogues bien menés et très naturels.

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Philippe Aeschelmann · il y a
Merci pour ton appréciation ! Pour la vouivre, bâ en Franche-Comté, je ne suis qu'un demi-sang adopté (père Alsacien), alors pas sûr qu'elle me voie, mais j'ai plaisir à l'imaginer dans l'Allan, dans la Douce, dans la Savoureuse...
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M. Iraje · il y a
Un grand vrai bon moment de lecture.
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Philippe Aeschelmann · il y a
Merci pour ton appréciation.

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