Lost in train-slation

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Une île de caractère au milieu de la Méditerranée, sous le soleil, au bord de l'eau fraîche et salée. Le libecciu souffle sur le maquis, sur le lentisque et le cédrat. Du haut des monts Padro  [+]

Image de Été 2021

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Sous les rails, les traverses défilent à toute vitesse. Depuis Paris, je n'en détache pas mon regard. J'imagine que c'est ainsi qu'on découvre la mer. On est hypnotisé, longtemps. Je tente de réciter tout bas une prière ou un psaume, mais le va-et-vient des voyageurs me déconcentre. À Orléans, des voyageurs ont quitté le compartiment exigu et le train a redémarré dans le crépuscule. Un homme jeune, qui m'a saluée en s'installant au départ à Austerlitz, est resté assis dans le compartiment. Je suis seule avec lui. Combien de recommandations ai-je reçues à ce sujet avant de partir ? Pourtant, je ne peux m'empêcher de le regarder discrètement. Il est plus âgé que moi. Il a étalé des documents, ses longs doigts courent sur le clavier d'une minuscule tablette. Il ne me prête aucune attention. Tant mieux.

Il appelle de son portable dans une langue que je ne comprends pas, d'une voix douce. Je me rends compte de mon insistance lorsque je fixe son sourire. Qu'est-ce qui me pousse à me comporter de cette façon, à regarder outrageusement cet homme ? Je me cale au fond de mon siège, honteuse, le visage de nouveau tourné vers les voies. Son rire parvient à mes oreilles. Alors je récite « seule sur ton chemin, Seigneur » en boucle, pour me rassurer. Et pour détourner mon esprit de ce batifolage.

Mon unique aller-retour dans ce même train, de jour, date d'il y a quelques semaines. Deux « mères » de la communauté m'ont accompagnée jusqu'à Toulouse. Quelle découverte ! L'immense voûte de la gare, la voix dans le haut-parleur, puis une enfilade de banlieues, de villes et de campagnes. Aujourd'hui, je fais le trajet de nuit, seule. Dans un filet accroché à la cloison du compartiment, je découvre une couverture aux allures de sac de couchage, une bouteille d'eau, des bouchons d'oreilles et des lingettes nettoyantes. Le jeune homme se lève et quitte le compartiment, en poursuivant sa conversation. Ouf. J'en profite pour m'enrouler dans la couverture verdâtre.

— Mademoiselle ?

Le ton péremptoire du contrôleur moustachu me sort de ma torpeur. Je me suis assoupie.

— Nous sommes arrêtés en gare et pour un moment. Veuillez rester à bord de la rame, s'il vous plait, ajoute-t-il.

— Qu'est-ce qu'il se passe ? osé-je, mais le contrôleur se dirige déjà vers les compartiments voisins.

Je lisse ma longue jupe. J'espère qu'elle plaira à Joseph, car elle est un peu étroite et révèle mes hanches. Je remarque un coin de la doublure, décousu. Mes yeux tombent sur mon sac ouvert : ce serait le moment idéal pour choisir mes cantiques. Mais cet arrêt imprévu m'intrigue. Aussitôt, la voix émue de maman m'ordonnant de poursuivre mon étude biblique me revient. « Ta foi et ta nouvelle famille rendront ton éloignement plus doux », m'a-t-elle confié. Sur le quai d'Austerlitz, elle dissimulait mal son chagrin à l'idée de voir partir sa grande fille. Je revois son visage ridé et attristé et mes larmes surgissent, que j'essuie rapidement avant que le jeune voyageur ne rapplique.

Une secousse. La rame avance enfin. Le jeune homme est debout face à moi. La lumière crue du plafonnier révèle ses traits creusés. Sa main me tend un café.

— J'ai pensé que ça vous ferait plaisir.

Règle n° 1 : éviter le piège de la conversation, aussi futile soit-elle, avec « les gens du monde ».

— On aura du retard, poursuit-il. On pourra dormir un peu plus demain matin, ajoute-t-il.

Ma curiosité finit par l'emporter.

— Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demandé-je.

— Un voyageur a eu un malaise. Malheureusement, c'était son heure, soupire-t-il. Il est mort. On est intervenu, mais pas assez vite. Je suis médecin.

— Difficile d'éviter la mort dans ce métier.

— Je crois qu'on ne s'y fait jamais vraiment, répond-il, soucieux.

Règle n° 2 : ne pas regarder les personnes de l'autre sexe avec curiosité ou envie. Mais là, c'est lui qui me regarde. À quoi pense-t-il au juste ? Que peut-il s'imaginer de cette jeune fille discrète aux longs cheveux roux et à la peau d'albâtre qui prend seule le train de nuit vers Toulouse ? D'habitude, on me « catalogue » assez vite à la vue de mes vêtements et on m'adresse peu la parole. Je dois rester simple, habillée de vêtements clairs et discrets. Pas de bijou, pas de maquillage. Rien d'ostentatoire.

— Je vous ai pris un déca. C'est moi qui aurai du mal à dormir, déclare-t-il en souriant.

Il me trouble. J'en ai presque oublié le voyageur décédé.

— Il était seul ? demandé-je.

— Oui. On a averti ses proches. Vous imaginez ? Votre père vous dit adieu sans le savoir sur le quai d'une gare et meurt en route, une heure après ?

Règle n° 3 : prêcher à toute personne en état de recevoir la Sainte Parole. J'aimerais oser. Mais pourquoi ça bloque ? Parce que je me sens tiraillée. Lui parler du Seigneur me rendrait ridicule.

— Il est peut-être parti en paix ? Vous l'avez dit... c'était son heure.

— Oui, enfin, j'ai dit ça comme ça. C'était juste une formulation.

— Une formulation ? demandé-je, une façon d'embellir sa mort ?

— Oui, dans mon propos il y avait une façon de lui témoigner du respect. Le pauvre homme a lutté contre un AVC, qui avait certainement débuté avant son départ.

Je réponds de façon un peu péremptoire :

— Peu importent les raisons de sa mort. Nous ne sommes rien, et nous n'y pouvons rien.

— Au contraire, nous pouvons beaucoup, répond-il calmement. Même si nous ne pouvons pas tout.

— Les gens n'ont aucune considération pour les autres. Ils ne s'intéressent aux autres qu'au moment de la mort, parce que ça leur fait peur. Quel monde d'hypocrisie et de vanités !

 

Le jeune homme se tait. Mon discours l'intrigue, je le sens. Il éteint le plafonnier et préfère la lumière plus intime de la fenêtre.

— On ne s'est pas présenté. Vous pouvez m'appeler Mihran, dit-il en me tendant la main.

Il allonge ses jambes sur la vieille banquette en Skaï. Je n'ai pas pu le quitter des yeux. Je vois ses gestes pour tenter de sauver le voyageur. Ce décès est-il porteur d'un message du Créateur ? Aucun frère, aucune sœur n'est à mes côtés pour interpréter cet événement étrange, cette saute d'humeur du destin. Mihran. D'où vient ce prénom ?

— Je suis Sophie.

Un sourire apparaît sur son visage.

— Vous allez visiter le sud-ouest ? demande-t-il.

Je baisse les yeux, traversée par une hésitation à l'idée de lui livrer ma vie. Mais pourquoi le cacher, finalement ?

— Je vais à Toulouse pour me marier, avoué-je.

— Oh ? Si jeune... et déjà presque mariée ?

Il a répondu très spontanément. Les yeux de Mihran se font interrogateurs.

— Je fais partie d'une communauté. Une de nos particularités est de nous marier jeunes.

— Si ça résulte d'un choix mûr et éclairé, commente-t-il.

— Nos usages ne sont pas forcément les vôtres... et inversement ». Je m'efforce de répondre sur un ton moins moralisateur.

— Une communauté, dites-vous ? demande encore Mihran. Quel est son but ?

— Il existe plein de communautés. Ou des clubs. De macramé, de foot, des syndicats, ou des partis politiques, vous voyez ? Nous, nous sommes regroupés pour vivre notre foi et des valeurs communes.

— Je vois, répond-il, pensif.

Il masque à peine sa méfiance. Les responsables de la communauté m'ont prévenue à ce sujet. Nous le savons. Les gens du monde se montrent très frileux à l'évocation de nos préceptes, parce que ceux-ci les mettent face à leur manque de morale.

— Je peux concevoir beaucoup de choses, tant que ça résulte d'un choix libre, sans influence. Et s'il est possible de faire machine arrière. C'est un choix personnel de vous marier ? reprend-il.

— C'est mon choix de me conformer à ce que veut ma communauté. Je le fais avec joie et une entière confiance.

Il sourit et demande avec douceur :

— Et pourquoi vous ne vous feriez pas confiance, à vous ?

— Parce que j'ignore beaucoup de choses, je suis encore jeune. Je m'en remets à ma communauté.

— Sophie, me répond Mihran en soupirant, le but de l'éducation c'est d'être un adulte autonome, de savoir juger et de prendre ses décisions soi-même. Avez-vous déjà pensé que cette communauté prenait les décisions à votre place ?

— Ma communauté sait mieux que moi-même ce qu'il me faut.

Mihran semble hésiter. Il regrette sans doute d'avoir heurté mes convictions.

— Vous aussi vous appartenez à une communauté. À celle des médecins, des scientifiques. Avec vos règles à vous, que vous respectez, sans broncher.

Il secoue la tête.

— Vous allez vous marier, soit. Est-ce que vous vous êtes posé la question ; « pourquoi avec cet homme-là, maintenant ? Et pourquoi pas quelqu'un d'autre plus tard ? Ou même, ne jamais se marier ? ».

Je le regarde, totalement incrédule.

— Oh... je n'ai pas à vous juger, toutes mes excuses, je suis allé trop loin, dit Mihran.

— Je n'ai...

— Non, non, je n'aurais pas dû.... être intrusif, se confond-il. Désolé si je vous ai « malmenée ».

Je me laisse happer par la luminosité légère qui nous enveloppe d'une atmosphère étrange. Je l'observe un long moment, alors qu'il rassemble ses documents éparpillés. Se donne-t-il une contenance ? Pourquoi soudain ce long silence ? Sa conversation et son intérêt me manquent, brusquement.

— Et vous ? dis-je.

Il continue son rangement.

— Pourquoi allez-vous dans le sud-ouest ? Vous n'allez pas vous marier ? dis-je en plaisantant. Ma question ne le perturbe pas.

— Non, je pars travailler à l'hôpital de Toulouse. En traumatologie. Et j'adore la patrie de Nougaro et Magyd Cherfi.

Là, je me sens très bête. Les artistes sont déconseillés, voire critiqués dans la communauté. Je suis ignorante des références de ce monde.

— « Parfois au fond de moi se ranime, l'eau verte du canal du Midi... » entame-t-il, l'air rêveur.

— Vous ne connaissez pas ? dit-il devant mon visage surpris.

Il me présente un minuscule appareil appelé mp3 et me fait découvrir « Tu verras », « avec les anges » et « la pluie fait des claquettes ».

— Je suis un grand amoureux de la vie. C'est pour ça que je suis devenu médecin. Pour célébrer et protéger la vie.

Ces mots bizarres résonnent en moi. J'ai dix-neuf ans, je suis seule dans un train de nuit avec ce type, qui me désarçonne. Il est si différent de ce que j'imaginais d'un homme du monde. Ni Joseph ni moi n'avons jamais éprouvé cela l'un pour l'autre. Que m'arrive-t-il ?

— C'est vraiment dommage, déclare-t-il, si on avait pris le train de jour, je vous aurais invitée au wagon-restaurant.

Je suis désarmée. Il continue de sourire.

— Et comment rencontre-t-on son amoureux dans votre communauté ? demande Mihran.

— Je l'ai rencontré l'hiver dernier. Ma famille est allée passer des vacances communautaires dans les Pyrénées. Joseph était là-bas. Je l'ai revu à Pâques, chez lui, à Toulouse. Et vous ?

— Comment on rencontre une amoureuse dans ma communauté de scientifiques ? Son rire est franc.

— Pour être honnête, je me suis marié jeune moi aussi. Mes études de médecine et mon internat ont été difficiles. Et elle aimait voyager. Alors, mon couple a été le prix à payer. Mais j'ai compris ça trop tard.

— Je ressens de la compassion pour vous.

— De la compassion ? Il rit, mais toute naïve que je suis, je vois bien que ses yeux brillent.

— Je ne voulais pas vous mettre mal à l'aise. Dans ma communauté, on enseigne à témoigner de la compassion aux gens dans la peine ou l'épreuve.

— Vous savez, répond-il avec un soupçon d'agacement dans la voix, c'est une valeur qui est enseignée partout, c'est universel. Il n'y a pas que « chez vous » !

— Pourquoi vous dites ça ?

L'énervement me gagne aussi.

— Pour que vous cessiez de vous croire au-dessus des autres. Comme des « élus ».

Là encore, il me laisse sans voix. Et il reprend :

— Sophie, ce n'est pas parce que les gens ne partagent pas la même foi que la vôtre, ou ne sont pas croyants du tout qu'ils n'ont pas de valeurs.

J'avale ma salive. Je me sens rabaissée. Mais je ne veux pas en rester là.

— Mihran ? Je n'ai pas l'habitude de gens comme vous. J'ai été maladroite quand je me suis adressée à vous.

Il passe sa main, nerveuse, sur son visage.

— Vous êtes en âge de découvrir le monde, d'étudier. De vous amuser, de vivre, au lieu de vous enfermer.

— Mais qui vous dit que je ne vis pas tout ça ? Je ne me sens pas enfermée, cessez de prétendre ça !

— Dans une communauté religieuse ? Mais, ma parole, vous n'êtes pas libre, ni de vivre, ni de choisir, ni de penser ! Vous êtes bloquée dans votre bulle mystique, dans votre foi de petites bougies.

J'entends la raillerie dans sa voix. Et même de la colère.

— Et si ma communauté de « petites bougies » savait mieux que moi-même ce dont j'ai besoin ?

— Je vous l'ai déjà dit, c'est une attitude infantilisante. C'est à vous de décider de votre chemin, et à personne d'autre. Ne placez pas votre communauté au-dessus de tout !

— Ma communauté et ma foi, c'est ma seule famille ! Elle me protège et me nourrit. Qu'est-ce que je deviendrais, seule, abandonnée dans ce monde, livrée à toutes ces folies ?

— Vous deviendriez libre.

Je ne sais pas quoi répondre. On se regarde. Je le trouve beau. Il me tourmente. En sa présence, mon corps ressent un émoi totalement inconnu. J'abandonne la répartie un moment. Pour laisser retomber la tension. Puis, j'esquive et je détourne la conversation.

— Je vous ai entendu parler une autre langue ? D'où venez-vous ?

— De Roumanie. C'était un pays misérable aux mains de dictateurs et de miliciens. Mon pays a été privé de liberté très longtemps. Dans ce domaine, je sais de quoi je parle.

— Je ne comprends pas, Mihran. Comment vous pouvez comparer un groupe religieux à des dictateurs ?

— La pensée unique. La surveillance permanente, par ceux qui prétendent faire ça pour votre bien. L'oppression. Et l'opprobre qui vous tombe dessus si vous aspirez à autre chose.

— Je me sens bien dans cette communauté. Ils ont toujours pris soin de moi.

Mihran s'emporte et me coupe.

— Parce que vous vous conformez à ce que ces gens attendent de vous. Parce que vous n'avez pas conscience d'être endormie !

— Pourquoi une telle colère contre moi ? .

J'essaie de riposter à cette ire qui me semble injuste.

— Parce que vos paroles me rappellent mot pour mot le discours officiel roumain que j'ai entendu pendant des années. Mes parents le refusaient en partie. Ils n'étaient pas de farouches opposants au régime, mais ma mère a été arrêtée. Mon père a juste eu le temps d'organiser notre fuite, avec mon frère. Je me souviens surtout des nuits froides cachés dans la voiture, dans des endroits paumés. Avec la peur au ventre.

— Et votre mère ?

— La Securitate l'a exécutée. Une nouvelle vie, difficile, mais libre, a commencé pour moi, en France. C'était comme une deuxième naissance.

 

C'est le milieu de la nuit. Le train franchit des gares sans âme qui vive, à toute allure. Le compartiment est éclairé par saccades par les réverbères des quais. Nous avons à peine grignoté, tant la tournure de notre échange est devenue passionnée. Des zébrures tranchent le ciel. Un orage approche. Les premières grosses gouttes s'écrasent contre la vitre et s'étirent en filaments sous l'effet de la vitesse. Mihran s'est finalement endormi le premier. Ses paroles reviennent en boucle. Je les confronte aux préceptes de ma foi, dans une tentative brouillonne et contradictoire. Rien n'en ressort.

 

« Arrivée en gare de Toulouse-Matabiau dans dix minutes »

J'entends la porte du compartiment s'ouvrir discrètement. Je me redresse, groggy. Mihran est prêt, il m'offre un jus de fruits et un croissant. Un timide lever de soleil éclaire son visage.

— Bonjour.

Il griffonne quelque chose sur un bout de papier qu'il me tend. Ses yeux verts happent mon regard.

— Je sais que c'est affreusement conventionnel de faire ça, dit-il. Si vous voulez reprendre plus calmement cette conversation, ou... si vous avez besoin de quoi que ce soit. J'ai été véhément cette nuit. J'aimerais... Au revoir, Sophie.

 

Il est déjà parti. Son léger bagage à la main, sa veste sur l'épaule, Mihran descend sur le quai et disparaît dans un escalator. Du même côté, j'aperçois Joseph et ses frères, qui m'attendent et me font signe. À la hâte, j'intercale le papier de Mihran dans la couverture de mon livre de cantiques. Non. Pas assez discret. Je me ravise, et le glisse finalement dans la doublure de ma jupe.

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François B. · il y a
Passionnant ! Cette confrontation m'a rappelé (même si c'est très différent) le film Witness. Le cadre est très bien trouvé, les personnages sont attachants, le débat est très intéressant, les émotions sont bien retranscrites. Bravo, tout mon soutien
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Carl Pax · il y a
Original et bien écrit ce dialogue entre une novice et un médecin, c'est fluide et pousse à la réflexion, tout en restant dans une certaine mesure qui permet de comprendre les deux points de vue. J'ai beaucoup aimé le thème et l'écriture, très soignée.
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Kruz BATEk Louya · il y a
Hum!
Que pouvait-il bien se cacher dans ce papier de Mirhlan?
Mon soutien.

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Randolph B. · il y a
Une conversation à bâtons rompus dans le compartiment d'un train de nuit, des échappées quasi métaphysiques, le tout présenté par une écriture maîtrisée. Un très bon texte !
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Doria Lescure · il y a
récit bien écrit et bien construit, avec une histoire originale dense et plutôt prenante. les deux personnages apportent toute l'épaisseur à cette histoire de foi et de conviction. C'est fluide, plein de relief et on entre très vite dans ce compartiment de train de nuit pour un bon moment de lecture.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Une rencontre au cours d' un voyage de nuit ..... et au matin , il ne reste qu'un papier griffonné .
Un récit inhabituel qui laisse songeur .
On ne peut pas dire qu'un ange est passé ....mais une ombre sûrement .

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Lyne Fontana · il y a
J'ai bien aimé cette rencontre dans un train de nuit, avec une ouverture à la fin, même dissimulée dans l'ourlet d'une jupe.

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