La Dolce

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L'histoire de cette villa est bien portée par le style soigné de l'autrice. Sans en faire trop, quelques trouvailles de formulation sont

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"Pour moi ne comptent que ceux qui sont fous de quelque chose, fous de vivre, fous de parler, fous d'être sauvés, ceux qui ne bâillent jamais, qui ne disent pas de banalités, mais qui brûlent ... [+]

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Quand elles poussèrent le portillon moussu et grinçant, elles se sentirent immédiatement plongées dans leur enfance. De parties de cache-cache en courses au trésor, de constructions de cabanes éphémères en batailles de chevaliers et sauvetages de princesses, ce jardin avait été le théâtre des jeux qui remplissaient les dimanches après-midi tandis que les adultes finissaient le café sur des discussions politiques et les petits fours de la grand-mère, tranquillement installés sur le moelleux des canapés et les fauteuils de velours marron, les yeux gris des bons vins partagés. Aucun assurément ne se prenait au sérieux lors de ces échanges, mais tous partageaient l'envie de perpétuer l'idéal démocratique des grands-parents italiens qui avaient trouvé refuge au pays de Voltaire quand leur patrie s'était égarée sur les chemins de l'oppression. Il avait fallu attendre que la France elle aussi se réveille, mais le danger leur avait semblé supportable à Marseille. Puis quelques années après la paix revenue, ils avaient migré vers Étretat et avaient fait construire La Dolce, selon les plans de Claudio et les désirs de Chiara. L'atmosphère enfumée immanquablement achevait de faire fuir les enfants, en général, le trio s'éclipsait au moment où les parents se levaient de table pour glisser mécaniquement dans le salon. Elles étaient suivies par les cousins lorsqu'ils étaient présents, rarement, qui semblaient toujours attendre leur signal pour déserter la maison. Il y avait eu tant de rires, de chutes, de secrets en ce lieu, que l'écorce des arbres suintait de souvenirs et les pierres les avaient comme gravés à leur surface. Aujourd'hui, la cour à l'avant était à l'abandon, les haies n'avaient plus été coupées depuis des mois, aucun des parterres de fleurs n'était plus entretenu, les mousses et les mauvaises herbes avaient envahi les marches du perron. Les filles se dirigèrent vers le seuil et Philoé sortit le trousseau de clefs cuivrées de La Dolce, elle appuya avec son épaule sur le haut de la porte, comme Grand-Pa l'avait toujours fait. Le geste était inscrit dans son corps et elle s'attendait presque à entendre la voix bougonne, mais amusée de Grand-Ma en écho : « Cette porte est plus forte que toi, Claudio, tu vas y laisser tes articulations ! ». Ses sœurs la suivirent, la lumière de l'extérieur éclaira le vestibule au carrelage rose marbré, qui imitait les palais italiens dont les rêves de Grand-Ma étaient hantés. Chacune se rendit dans une pièce de la maison, ce fut un ballet parfaitement orchestré, chacune y avait sa place, car chacune, enfant, avait eu sa pièce préférée chez les grands-parents. Philoé alla dans la bibliothèque, Maguy dans le bureau et Louise dans la cuisine. Elles n'avaient pourtant rien décidé avant leur entrée dans la demeure. En voiture, elles avaient parlé de tout sauf de ce qu'elles allaient trouver en arrivant sur place. Elles avaient fait une pause pour admirer le panorama, comme des touristes, à l'endroit indiqué au bord de la route sinueuse pour prendre la plus belle photographie depuis la falaise noire. Elles avaient pris le temps de contempler la bâtisse depuis cette hauteur : La Dolce se distinguait par son aspect Art déco, son toit noir et sa palissade blanche qui séparait le jardin de la mer. Personne ne marchait en contrebas sur la grève, il était tard déjà dans la journée et en semaine, peu de visiteurs s'attardaient dans cette partie de la région à cette saison. Puis elles étaient remontées dans le véhicule et s'étaient garées juste devant la villa.
Elles ouvrirent en grand les volets et les rabattirent sur les côtés. Le soleil du soir brusquement redécouvrit les parquets et les moulures, se répandit sur les tableaux et les tapis, rendit vivante la poussière en l'éclairant de ses faisceaux obliques. Le trio se retrouva dans la salle à manger telle une volée d'hirondelles jouant avec les souffles du vent et se dispersa à l'étage. De minute en minute, tout parut s'éveiller, elles ôtèrent les draps blancs qui couvraient les meubles et les bibelots, rien n'avait disparu, ni des murs, ni des espaces, ni de leur mémoire. Même le piano de Chiara et le violon de Claudio trônaient côte à côte dans le petit salon de musique... seules les partitions éparpillées sur le parquet témoignaient de la reddition de la musique face au silence de la mort. Quand elles se retrouvèrent dans le salon, elles partirent d'un éclat de rire spontané en constatant qu'elles étaient couvertes d'une couche grise et duveteuse des cheveux aux chaussures : comme de minuscules souris passées sous des armoires abandonnées, elles avaient de leur corps essuyé la poussière. La nuit imperceptiblement était tombée, elles avaient pensé à prendre des bougies en quantité, ne sachant pas si elles trouveraient encore des lampes en état, de l'électricité même... elles les allumèrent et la villa prit une tout autre allure : il y avait dans ces flammes un éclat chaleureux qui enveloppait le mobilier d'ombres amicales. D'un même élan, elles allèrent dans la cuisine, elles y avaient déposé des paniers remplis de quiches faites maison, de cakes salés et sucrés et de bouteilles de cidre. Louise ouvrit le tiroir encastré sous la table, en sortit un petit couteau tandis que Maguy attrapait trois assiettes dans le placard au-dessus de l'évier. Les années n'avaient pas non plus effacé les emplacements des objets. Philoé déballa un des cakes et elles emportèrent une fois découpées, les parts dans les assiettes. Elles voulaient manger dans la grande salle, profiter du calme avant l'arrivée des cousins le lendemain matin.
Après tant d'années de conflits, il était temps enfin de se réapproprier cet endroit. À la disparition brutale des grands-parents dix ans auparavant, les deux fils s'étaient comme acharnés sur ces pierres dont ils héritaient pourtant à parts égales : l'aîné, Antoine, voulait vendre la maison, le terrain, voulait profiter de l'engouement des citadins pour le grand air, l'air iodé... les derniers confinements dans le monde avaient accéléré les envies de quitter les villes surpeuplées. Mais Gabriel, leur père avait obstinément refusé cette vente, cette maison, c'était ses vacances normandes, celles de ses amours adolescentes aussi. Puis après son mariage et les naissances de ses filles, la maison de la falaise était devenue l'écrin confortable des grandes vacances comme des petites, le plaisir partagé de la voile et les soirées jeux de société près de la cheminée, les parties de rami, entrecoupées des discours de Claudio et des histoires ensorcelées de Chiara. Ses filles avaient appris le maniement de la barre et le déploiement des voiles, à observer le sens des vents et la couleur de l'eau sur cette côte avec Chiara et Claudio. Évidemment, les étés amassés n'appartenaient pas à leur oncle : avec son épouse et ses trois fils, ils avaient toujours déserté la maison familiale. Qu'en avaient compris les filles à l'époque où elles s'amusaient sur la plage attenante ou dans les étages de la maison ? Peu de choses à part le sentiment inconscient qu'une concurrence maladive, une jalousie d'enfance se jouait là, dans ces refus de se réunir tous dans le même lieu en même temps. Pourtant, aux rares occasions où elles retrouvaient leurs cousins, la concession d'un Noël, un anniversaire particulier, les enfants se retrouvaient comme s'ils s'étaient vus la veille, ils partaient à l'assaut du jardin, des dunes et du vent. Quand tous avaient subi le choc de la disparition en mer de Claudio et Chiara – ils n'avaient jamais cessé de naviguer ensemble, se plaisaient-ils à fanfaronner, quel que soit le temps ou l'océan ! — pourtant, une alliance fraternelle semblait s'être recréée. Le temps de l'enquête, des expertises de l'épave renvoyée par la mer, les fils s'étaient unis dans l'attente d'une explication rationnelle à cet accident... néanmoins après l'acceptation et le deuil, plus difficiles sans les corps, Antoine, sous l'impulsion de sa colère et de son chagrin avait annoncé vouloir se dessaisir de La Dolce. Gabriel et lui avaient engagé une lutte fratricide par avocats interposés, qui n'avait mené finalement nulle part, l'héritage en suspens. La seule conséquence immédiate fut que personne ne se rendit plus dans la maison. Les années avaient filé, toute discussion était rompue entre les deux frères, leur animosité avait entraîné le silence maladroit des cousins.
Mais cela devait cesser : l'hiver précédent, Gabriel était parti s'installer à Milan avec leur mère, un aller sans retour pour combler une absence qui obscurcissait trop les années de retraite ; Antoine était interné depuis quelques mois dans un établissement de santé en région parisienne qui gérait tant que possible la maladie dont il souffrait maintenant de façon irréversible : son cerveau confondait les identités, les visages, il vivait dans un flou abyssal qui l'enveloppait davantage jour après jour... des souvenirs heureux qu'il aurait pu se forger, mais qu'il avait refusé, il ne serait rien resté finalement. Et ses fils pris au dépourvu devant cette disparition ne pouvaient que culpabiliser de leur impuissance à retenir dans la mémoire de leur père ces lambeaux de leur vie propre. Les filles prenaient donc les choses en main en réaffirmant un droit inaliénable : faire vivre ce refuge où, chéries par leurs grands-parents, elles avaient grandi par intermittence. Ce début de printemps, elles le désiraient synonyme d'une renaissance.
Le vent qui s'était levé en début de soirée hurlait maintenant en rafales. Le heurt des vagues fracassées sur les roches au bout du jardin s'immisçait dans les interstices des fenêtres. Les filles n'avaient pas voulu refermer les volets, voulant admirer le ciel d'orage, les étoiles qui parfois se dévoilaient des nuages dans la lueur de la lune. Après le dîner partagé, elles s'étaient emmitouflées dans les duvets qu'elles avaient dans leurs sacs et avaient soufflé les dernières chandelles.
Elles s'étaient partagé les canapés, les sofas et les fauteuils du salon et tentaient de trouver le sommeil, impatientes et excitées comme des enfants d'être au lendemain matin. Dehors les goélands, de plus en plus nombreux sur les côtes normandes, revenus des migrations se faisaient entendre ; ils ne cessaient pas leurs appels la nuit, le repos des hommes ne leur importait guère et les filles qui avaient oublié la puissance de leurs cris comprirent qu'il serait vain de chercher à s'endormir tant qu'ils tourneraient autour de la maison. Après quelque temps, Philoé se releva et se dirigea vers l'escalier. Ses sœurs la suivirent jusque dans la chambre de Chiara et Claudio. Elles se placèrent derrière la grande baie vitrée et admirèrent ce que la nuit acceptait de révéler du paysage. En journée, le décor alentour paraissait dessiné par un peintre amoureux des contrastes : d'abord la terrasse blanche, minérale et mate, puis le jardin et ses herbes folles qui tanguaient au gré des bises et des bourrasques, ensuite les roches noires et le sable crème, enfin la mer irisée aux reflets d'émeraude ou de saphir selon les saisons. Mais la nuit, on ne percevait plus que les mouvances des ombres, les ondulations sans cesse recommencées des vagues.
— Vous pensez qu'ils nous en veulent ? interrogea Louise. Philoé se tourna vers sa sœur.
— Qui ? demanda-t-elle.
— Grand Pa et Grand Ma, chuchota Louise.
— Qu'ils nous en veulent de quoi ? s'étonna Maguy.
— D'avoir mis tant de temps à revenir ici...
— Ne sois pas bête Louise ! Qu'est-ce que tu racontes ?
Maguy haussa les épaules, serra son duvet contre elle davantage.
— Je ne sais pas ce que tu veux dire Louise. D'abord, on n'est pas revenu avant parce qu'on nous l'avait interdit. Ensuite, là où ils sont, je ne crois pas que Chiara et Claudio puissent en vouloir à qui que ce soit ! ironisa Philoé pour dédramatiser ce qu'elle avait perçu de douloureux dans la question de Louise.
Puis elle posa le front contre la vitre et ferma les yeux un bref instant. Mais Louise s'obstinait.
— Moi je pense qu'on aurait dû revenir ici il y a des années. On n'aurait pas dû accepter tout ça ! Si nous nous étions plus imposées, il y a longtemps qu'on aurait pu se retrouver comme avant...
Maguy ne la laissa pas argumenter.
— L'essentiel c'est qu'on soit ici de nouveau ; demain, avec les garçons, on fera le tour des réparations et des aménagements à prévoir pour cet été. On s'organisera pour les semaines de juillet et d'août en fonction de nos plannings et on bloquera des week-ends pour revenir avec les loulous. On n'a pas perdu de temps Louise, tu sais, je pense qu'on a attendu le bon moment, eux comme nous, il nous fallait ce temps pour ne pas raviver les problèmes des parents et pour envisager de nous créer de nouveaux souvenirs sans Grand Pa, sans Grand Ma.
Philoé avait rouvert les yeux, elle entendait la discussion de ses sœurs, mais elle ne voulait plus y prendre part. Elle aperçut au bout du jardin une masse sombre, ou plutôt deux silhouettes indéfinissables. Elle ne distinguait pas de visages, il faisait trop sombre évidemment. Mais elle était certaine d'une présence. Elle redescendit, prit son imperméable, enfila ses bottes et, munie d'une lampe torche, elle sortit et se dirigea vers le portillon de derrière et vers la plage. Une fois sur le sentier qui menait dans la crique, elle eut l'impression de ne plus être seule. Certes, l'air humide et salé imprégnait ses vêtements aussi sûrement qu'un brumisateur géant, elle sentait les respirations de la mer batailler dans ses cheveux longs, mais étonnamment, elle n'avait pas froid. Elle scruta l'horizon et les ténèbres, cherchant dans le halo flamboyant de sa lampe à retrouver les contours opaques entraperçus depuis la villa. Et elle cessa tout mouvement lorsqu'elle comprit que les présences énigmatiques devant elle craignaient davantage une réaction de peur que sa présence.
Ses deux sœurs n'avaient pas tout de suite saisi ce qu'elle faisait, elles la virent franchir la palissade, tel un feu follet, le faisceau de sa lampe cahotant et rapidement disparu. Elles décidèrent de la rejoindre. L'idée de sortir en pleine nuit, en pleine tempête ne leur posa aucun problème. Elles voulaient seulement rejoindre leur aînée. Lorsqu'elles arrivèrent sur la grève, elles n'eurent aucun mal à la retrouver, elle était juste à quelques mètres de la propriété, elle leur tournait le dos, elle fixait l'écume et les vagues qui se jetaient immenses, vivantes et pugnaces contre les rochers. Louise se plaça à sa droite et Maguy s'intercala entre les deux. Il y avait toujours eu entre elles ce placement instinctif, comme la volonté de respecter l'ordre naturel de leur histoire commune ou le sentiment inconscient d'un lien unique entre elles trois, une cordée de survie. Chiara le répétait à qui voulait l'entendre d'ailleurs : « Mes petites filles, elles sont comme le Soleil, la Terre et la Lune : elles se tournent autour, font leur révolution, sont indépendantes les unes des autres, mais toujours assemblées et sont toutes indispensables à l'humanité ! ». Le trio avait toujours adoré en secret cette définition de leur grand-mère. Philoé semblait absorbée par le spectacle furieux et sa voix fut pratiquement couverte du fracas qui se jouait à leurs pieds.
— Ils sont là encore, je les ai vus !
— Qui ? s'enquit Louise.
— Les grands-parents, ils étaient au bout du jardin et sont repartis sur le sable vers la mer.
Évidemment, à cette réplique dans un récit, n'importe qui aurait souri de cette fumeuse histoire de revenants — des fantômes dans une vieille bicoque ! trop facile ! N'importe quel lecteur aurait pensé que Philoé était trop impressionnable, trop de lectures fantastiques avaient nourri son cerveau et son imaginaire... rationnels et définitivement fermés à la continuité des vies, empêtrés dans nos rythmes de vie trépidants et saccadés, limités à des existences pixellisées et à des instants vécus à travers des écrans froids, une telle interprétation des ombres du jardin nous aurait laissés perplexes, voire inquiets, pour la santé mentale du personnage. Mais Maguy et Louise, elles, ne doutèrent pas une seconde de la véracité des propos de leur sœur. Bien sûr ! Claudio et Chiara se devaient d'être là pour ouvrir les bras à leurs petites princesses, ils avaient certainement espéré ce moment longtemps, souffrant même au-delà des vivants de la désertion de La Dolce. Et cette nuit, ils leur signifiaient par leur présence ni souffrances ni errements, uniquement la bienveillance pour leur projet ; ils accompagneraient encore les filles pour ressusciter les dimanches après-midi et les vacances en famille : la cuisine bientôt sentirait bon les crêpes et les tartes aux pommes de Louise, le petit salon de musique résonnerait de danses hongroises, de morceaux de jazz et de "Lettre à Élise" toujours recommencées sous les petits doigts des arrière-petits-enfants à venir, le bureau accueillerait les dessins d'architecte de Maguy et la bibliothèque féconderait les nouveaux romans de Philoé. Les cousins râleraient devant les tuyaux à souder et les haies à tailler, perpétuant ainsi les plaintes de Grand Pa : « Et ça se dit féministes ! Mais ça reste bien au chaud pendant que les hommes suent à l'extérieur ! ». Mais Louise dirait : « À table ! » et tous lâcheraient leurs occupations pour se réunir dans la salle à manger ou la terrasse dans la minute ; les discussions immédiatement coloreraient les joues et s'encanailleraient au fil du repas. Les enfants déserteraient la tablée pour jouer au fond du jardin à cache-cache, impatients de construire des cabanes et de s'enfuir sur la plage y creuser des barrages et un château de sable, que déjà dans leurs jeux, ils ne pourraient que baptiser : La Dolce.
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CATHERINE NUGNES · il y a
Je ne connaissais pas vos écrits, j'aime beaucoup ce que je viens de lire. Vous avez mes voix.
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Prisca Emelian · il y a
Merci Catherine.
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Utilisateur désactivé · il y a
Texte nostalgique que j'aime. Mon soutien !
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Ralph Nouger · il y a
Une nostalgie dans la douceur du temps qui passe.
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Prisca Emelian · il y a
Merci de votre soutien Ralph
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Frédéric Gérard · il y a
Je n'avais pas encore eu l'occasion de vous lire, j'aime les instants de vie qui plongent dans la nostalgie. Bravo, bonne finale, mon soutien.
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Prisca Emelian · il y a
Merci Frédéric
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Fred Panassac · il y a
Votre beau texte reçoit mon soutien renouvelé, bien que mon commentaire et mes voix aient disparu. Belle finale !
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Prisca Emelian · il y a
Merci Fred, il est vrai que cette disparition d'abonnés et de commentaires nous a tous désagréablement surpris...mais je constate que les lecteurs reviennent et les auteurs aussi. Là où l'imagination trouve un terrain de jeux, elle résiste aux assauts des pirates😁
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Choubi Doux · il y a
J'y reviens, comme un souvenir enfoui sous le sable de la plage avec la grâce du sourire de l'enfance évanouie
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François B. · il y a
Mon soutien renouvelé pour ce très beau texte
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Françoise Cordier · il y a
Comme vous faites joliment revivre ce paradis d'enfance magnifié par la présence intemporelle des grand-parents.
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Prisca Emelian · il y a
Merci Françoise!
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Mireille Bosq · il y a
Beaucoup de charme dans ces bâtiments et traditions anciennes.

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