On retient notre souffle...

Du 24 au 27 mars dernier, vous avez été 662 auteurs à relever le défi du Prix 72h. Cette première édition a été un franc succès, et nous tenions à tous vous remercier pour votre implication dans cette petite parenthèse chronométrée.

Il est désormais l’heure d’ouvrir grand nos fenêtres, de prendre une bonne bouffée d’air printanier et d’hurler sur tous les toits la liste des textes primés, au risque de passer pour un allumé du bocal auprès des trois badauds présents dans la rue et de perdre définitivement toute crédibilité auprès des voisins d’en face, ceux qui vous observent tous les soirs à 20h quand, accoutré de vos sublimes claquettes, chaussettes, short et pull en laine, vous applaudissez vigoureusement les soignants. Ne vous inquiétez pas, on comprend, on est tous passés par là.

Alors, sans plus attendre, place au plus aérien de tous les Palmarès !


Félicitations aux trois Lauréats !


  • JACB, pour le Prix du Public avec Anastasia
    Les lecteurs ont particulièrement apprécié ce texte, qui retrace avec justesse la cohabitation forcée entre deux êtres que tout oppose. L’autrice parvient, avec finesse et humour, à rendre ses personnages attachants et incarnés. Une lecture agréable !

  • Blandine Rigollot, pour le 1er Prix du Jury avec Chez la mercière
    En voilà une charmante histoire ! Ici, pas de pression, l’autrice prend son temps. Le temps de travailler ses descriptions, de s’arrêter sur le fumet des plantes, sur la sensation d’un instant. Le temps de créer une relation entre ces trois personnages, à l’intersection les uns des autres. Le temps de se poser, d’observer, et d’apprécier les petits plaisirs quotidiens. Alors nous aussi, on a ralenti, et on a apprécié le voyage !

  • Elena M, pour le 2e Prix du Jury avec À l'air, libre
    Dans ce texte, l’autrice fait briller son esprit de synthèse : tout est court, simple, efficace. Pas de mot en trop, on va à l’essentiel. Et c’est justement la force brute de cette dystopie qui a su nous séduire : la douleur et la solitude du personnage transpirent à chaque recoin du texte, ajoutant à ce paysage de désolation un côté insupportable. C’est noir, c’est maîtrisé, et ça fonctionne !

Enfin, une œuvre a particulièrement retenu l’attention du Jury qui a souhaité lui accorder une mention spéciale :

  • Sébastien Jousset, Coup de cœur du Jury pour Un ptit coin de doute
    Qui n’a jamais été dans cette situation de honte atroce ? Qui ? Levez la main ! Personne ? C’est bien ce qu’on se disait… Ne rougissez pas, c’est pour cela que ce texte fonctionne aussi bien : l’auteur s’empare de ce vécu solitaire inavouable, de ce sentiment de malaise universel et… pouf, grâce à un ton maîtrisé, à des tournures de phrases au scalpel, nous propose une expérience cathartique dont on ignorait avoir besoin !

Les histoires que nous recommandons

Au-delà du Palmarès, de nombreuses œuvres de qualité ont été remarquées par le Jury. Il leur a parfois manqué un petit rien ! Nous avons tenu à les recommander pour les raisons que vous pouvez découvrir en vous rendant sur chaque œuvre. Bonne lecture !

Big Bang de Laureline Maumelat, Westwind de Zago, Sous l'océan de Mathilde Jauré, Élémentaire mon cher Mage Sohn de Maria, Un sale petit bruit de mort de Cyrille Conte, Airbag de Alice Dumontier Loiseau et L'air du pays de A. Nardop.



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