Vanité (extrait d'Irrégulières)

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Des fois j'écris aussi du long, j'appelle ça des romans : http://chloege.com  [+]

Adélaïde regardait avec beaucoup d’intérêt son visage dans le grand miroir de la coiffeuse. La jeune femme se trouvait belle ainsi encadrée d’or. Avec lenteur, elle fit glisser ses doigts légèrement polis par l’eau savonneuse sur les cosmétiques devant elle. Sa bouche serait jolie, soulignée par ce rose à lèvres... Ce fard affinerait son visage et lui donnerait un teint de poupée... Cette broche, en relevant élégamment ses cheveux bruns bouclés, dévoilerait le grain de beauté caché haut sur la nuque... Finalement, la main gracieuse s’arrêta sur une bouteille de parfum d’exception, aux fragrances douces de lilas et de jasmin, créée par la couturière Gabrielle Chanel l’année de la naissance d’Adélaïde. Elle prit le flacon ciselé aussi délicatement que s’il s’était agi d’un oiseau. Elle le porta contre ses lèvres et inspira le suc enrobant le bouchon. Quelle merveille...
– Adélaïde ? Tu es là-haut ?
La voix qui appelait venait du rez-de-chaussée. Avec délicatesse, la main reposa le parfum, replaça la chaise. Elle avait juste repris son balai quand la fille des Demoustier, ses patrons, entra dans la chambre.
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Noëlle Guillot · il y a
Je reconnais ces mots qui introduisent si superbement le roman de Chloé "Irrégulières " et campent d'une manière magistrale et originale le personnage d'Adélaïde. Adorable!
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Antoine Finck · il y a
Belle scène !
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Chloé Guillot Elouard · il y a
Merci Antoine !

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