deux broques

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deux broques

je l'aie remarqué au jardin public, belle femme aux longs cheveux de feux, roux, rependus sur le dos, rare à notre époque, l'enseigne des salons de coiffure signale coiffure "mixte' ; femmes et hommes en sortent identique...plus les "jeans" s'en est fini de la féminité...
Je la suis sur le large trottoir du boulevard,lunette noire aux yeux ,elle a une démarche de Reine, fière,raide.
Je l'aborde devant la vitrine d'un sex shop
Bonjour! vous aussi vous vous intéressez aux babioles ?
-Bah! je passais, par curiosité, monsieur
-Tenez! regardez celui-ci...je lui désigne un énorme gode de nègre
-Bonne mère ! quelle horreur! met sa main devant ses yeux
-Oh! pétard! une compatriote de Marseille ?
-Voué! d'Endoume, dit telle.
-Oh! putain! moi aussi! fatche denti de fatche de con ! en haut ou en bas ?
-Tout en haut, pardi! on voit la mer, peuchère! vous habiter en bas ?
-Et qu'est-ce vous branlée à Paris chez ses têtes de chien ?
-Je me fais caguer...
-Venez! allons prendre un verre
-Vous buvez quoi, vous? du pastis? ça fait honte ici, moi aussi j'en bois
-Au bistro ,avec les amis ?une bonne vingtaine par jour...
-Moi! non! Moinsse ! dit telle
-Ont s'en bat les couilles des têtes de chien et du PSG, pas vrai ?
-Mon Dieu! Bonne mère! qui aurait pu dire que dans cette ville de fada je rencontre quelqu'un de chez nous ! figurez-vous que pour venir ici j'ai emporté mon passe port, on ne sait jamais, un pays si loin...
-Çà! C'est bien vrai! j'étais en train de me dire, une Marseillaise ici ! on ne se quitte plus et que déguns nous fassent chier, pas vrai ?
Après un apéro d'enfer, s’être disputé avec tout le monde , un couloir sombre, crado , mais pas cher nous reçoit .
Je l'aie poussée tout le long des escaliers mes mains sur son derche, je n'ai pas fait gaffe sur le coup, j'ai touché quelque chose de dur... Assis sur le rebord du lit ,un sourire béat sur les lèvres ,un peu fatiguer ,les yeux en papillote je la regarde se déshabillé, alors là...une métamorphose incroyable se produit devant mes yeux pleins d’alcool, Je rêve ou quoi ?La Marseillaise a enlevé ses cheveux, jetée sa perruque sur le lit ,des cheveux noir presque ras apparaisse ôter ses lunettes foncées, penchée sur le lavabo, ôte un œil de verre , s'assoit sur la chaise paillée, dévisse à partir du genou sa jambe, le corsage enlevé, manque un sein,tout soûl où je suis, prend la fuite,dégringole les escaliers,l'entends crier
-Remonte une bouteille de pastis...J'en ai jamais plus entendu parler JJS
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