Séance de bricolage

il y a
1 min
22
lectures
5

"Les cons ça ose tout. c'est même à ça qu'on les reconnaît. " Michel Audiard. Loin d'être un con, mais un peu quand même, je me lance à écrire, j'ose. Je ne me prend pas au sérieux. La vie  [+]

Jean-Pierre, dans le magasin de bricolage, se dirigea vers le rayon des perceuses.
Le choix était difficile au vue des multiples machines qui trônaient sur les étagères. Celles à percussion ne l’intéressait pas, il en voulait une maniable, légère et sans fil. Il demanda conseil au vendeur qui lui fit un rapide "topo" sur leurs qualités.
Il trouva la machine idéale pour ses besoins.
A coté, se trouvait une multitude de forets. Il en voulait un, diamètre 10. Ici encore, le choix n’était pas aisé. Il en prit un pour le bois, matériau tendre.
Un marteau et quelques pointes lui seraient utiles.
Au rayon "revêtements de sol", il opta pour un rouleau plastique, 10m x 3m, un peu grand, mais ce n’était pas grave. Il doublerait l’épaisseur lors de l’installation.
Au rayon "peintures", il prit des gants de latex et une combinaison jetable de peinture.
Il fit une dernière vérification de sa check-list. Rien ne manquait.
Il se dirigea vers les caisses et fut excédé d’y voir beaucoup de monde. Ça allait durer des heures.

Après le magasin de bricolage, il alla au débit de tabac et y acheta des cigarettes (lui qui ne fumait pas) un briquet et le journal. Les nouvelles étaient bonnes.

De retour chez lui, il s’octroya une pause, à l’ombre de la pergola, pour boire une bière fraiche tout en lisant le journal, avant de se mettre au travail. La tranquillité de la montagne, face à lui, le rassérénait. Il retourna à sa voiture et déchargea le matériel qu’il descendit à la cave.

Il mit la perceuse à charger. Pendant ce temps, il couvrit le sol de la bâche plastique qu’il fixa au bas des murs par du ruban adhésif. Il se vêtit de la combinaison et enfila les gants de latex, mit une table et deux chaises au centre de la pièce et y plaça le matériel de bricolage et les cigarettes pour continuer sa besogne.

Tout était en place.

"Je peux aller le chercher maintenant" se dit Jean-Pierre, intérieurement.


- Tu te souviens de la fille que tu as violé, avec tes copains, il y a six mois!
- ....
- Eh, bien, c’était ma femme. Elle en est morte de vos conneries.
- ....
- Tu es le premier que j’ai retrouvé. Pour tes copains, ça ne serait tarder.
- ....
- Je t’ai muselé le clapet, c’est pour ne pas entendre tes balivernes.
- ....
- Et dans l’état où les flics l’on retrouvée, elle n’était pas jolie à voir. J’ai vu les photos, elle a souffert le martyr.
- ....
- Maintenant, c’est ton tour, dit Jean-Pierre en actionnant la perceuse.
5
5

Un petit mot pour l'auteur ? 6 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Chateaubriante
Chateaubriante · il y a
une vengeance implacable à la hauteur de l'horreur !
efficace !

Image de Joëlle Brethes
Joëlle Brethes · il y a
J'avais déjà repéré cet adepte de Dexter grâce à ses divers achats : brrrrr ! Sa vengeance est terrible même si on la comprend !
Image de M BLOT
M BLOT · il y a
oooupps ! c'est une histoire où on se laisse imaginer une fin toxique! la vengeance sera terrible .. bravo pour cette lecture. amicalement
Image de Jeanne en B
Jeanne en B · il y a
Rude
Image de Doumé76
Doumé76 · il y a
Merci Jeanne d'avoir pris du temps pour me lire.
Image de Jeanne en B
Jeanne en B · il y a
Pas de quoi. Je ne m'attendais pas à la seconde partie... et pour la fan de polars que je suis... j'ai aimé ce texte. Bonne journée :-)