Poupée d'amour

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Un loft dans une mégapole du futur. Intérieur nuit

Un éclairage diffus laisse deviner un mobilier aux formes oblongues. Pas d’angles aigus. Ici tout est cocon, jusqu’au lit rond qui trône au centre de la pièce.

Un homme entre. D’une pression sur son smartphone, il modifie l’ambiance lumineuse qui passe du bleu nuit au rose de l’aurore.

On devine maintenant à la faveur de la lumière une forme féminine à demi-nue, alanguie entre les draps satin.

- Ma rose, tu est plus belle de jour en jour.

L’homme s'approche du lit et sa main caressante libère la belle endormie de ses derniers voiles, révélant un corps parfait qui appelle à l’amour.

D’une nouvelle pression sur son smartphone, l’homme déclenche la sono qui diffuse une agréable musique des sphères, puis agissant sur le rhéostat intégré, il fait en sorte qu’elle interagisse avec l’ambiance lumineuse.

Répondant aux caresses de son amant, la femme ploie, ondule, se cambre au grès de son plaisir.

L’homme se dévêt en prenant bien soin de ses vêtements qu’il dépose sur le valet. Avec des gestes tendres il rejoint la femme et l’accompagne dans sa quête.

Dans une même étreinte, un même tempo, leur plaisir monte en puissance et leurs mots se mêlent pour exprimer leur satisfaction.
- Comme tu es douce dans l’amour, ton corps me comble. Va doucement mon cœur, que cette nuit ne finisse pas.

De son côté, la femme exprime son bonheur par des petits cris inarticulés qui attisent le plaisir de l’homme. Quand soudain, sa jouissance ayant atteint son paroxysme, elle termine en apothéose sur un « Bzit, bzit » de court-jus électrique.

- Ah, merde ! s’écrie l’homme. Encore un circuit grillé. Décidément, elles sont de moins en moins fiables, ces poupées d’amour.
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