Oiseau de proie

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Je ne pense pas être auteur mais écrire me fais du bien. Je pose sur ce site mes notes, idées, pensées, fictions, insomnies et autres. Ne me jugez pas à mon écriture et mes fautes s'il vous  [+]

Et on retourne courir, encore et encore, pour chasser la déprime, le blues...
Et cette fois encore, elle persiste, stagne dans la peau. On a beau suer et haleter encore et encore, elle reste.
Cette déprime, elle cache sous ses grandes ailes, un sentiment de solitude qui effraie réellement. Comme un oiseau charognard qui tourne et tourne au dessus de soi.
Il attend patiemment le bon moment pour descendre et picorer sa proie qui ne se débat pas, qui s'offre à lui.
Alors on court encore et encore.
Pour se prouver qu'on est vivant.
L'ombre du rapace ne nous quitte pas, alors on court pour lui montrer qu’il se trompe.

A un moment je vois sur l'autre rive du Lez un homme qui joue avec son chien.
Il lui lance une balle orange que le chien ramène encore et encore !
Le chien court, saute, se roule sur l'herbe avec toujours la même énergie et ramène cette balle orange fluo.
L'homme lui parle mais je n'entends pas.
Je m'assoie et les observe.
Le chien blanc et gris pose la balle, précautionneusement, guettant la moindre réaction de l'homme.
Soudain il saute et l'homme le prend dans les bras, ils stoppent, puis recommencent. Soudain l'homme lève la main et le chien zigzague entre ses jambes, puis il s’accroupie et le chien monte sur ses épaules et s'allonge. L’homme se relève, le chien ne bouge pas, l'homme se penche en avant et le chien saute.
Les tours s’enchaînent plus étrange les uns les autres dans un silence bercé par le bruit de l'eau et des canards.

J'ai trouvé ça beau.

Je me suis assis sur un banc au soleil et je les observe avec un sourire niais, un bonheur, jusqu'à leur départ.
Je me retrouve à nouveau seul sur ce banc.
Je l'ai toujours été : mon esprit c'est juste catapulté de l'autre côté du Lez.
Je reprends alors ma course pour rentrer chez moi, je ne sens plus l'ombre du rapace autour de moi.
J’ai retrouvé la vie, je suis vivant, je respire...
Sous le soleil retrouver, je vis ma journée.

Finalement on n'est plus seul quand on y pense plus.
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