Le mystère d'une chambre

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C'est l'été, les vacances, le bon temps. Mais dans cette chambre, c'est la chaleur, l'errance, le sang. La chaleur, c'est l'essence de la chambre. L'errance c'était le gars qui gît sur le sol. Le sang, c'est celui du gars en question... plus exactement, c’était le sien. A présent, c’est un élément d’enquête.

Les deux enquêteurs se tiennent là, hébétés, près du cadavre. Au dessus du corps, une corde écourtée servant originellement à suspendre un vieux lustre. La chambre est pauvrement décorée : un lit, une lampe de chevet, une bibliothèque, une pendule renversée sur le sol, un coussin ou dort un vieux chat.
Pas de fenêtre, une seule porte, aucune trappe dans le plafond.

- C'est un meurtre ! La corde est tranchée, il aurait fallut un couteau pour la trancher aussi nette, elle ne peut avoir rompue d'elle-même.

- Un meurtre... Si ça peut vous faire plaisir... mais par qui ? Par laquelle de ses huit ex-femmes ? Par laquelle de ses maîtresse passée ? Par lequel de ses 14 enfants présumé non reconnu ? Par lequel de ses créancier ? Par lequel de ses vieux parent délaissé ? La liste des suspects est très longue et s'allonge à mesure que l'on en apprend sur la vie de ce bougre.

- Certes... chaque chose en son temps, nous établirons l'identité de l'assassin plus tard.

- Il y a une chose contre votre idée de meurtre : la porte a été fermée, la clef était à l'intérieure et toujours dans la serrure. C'est l'odeur qui à incité les voisins à nous appeler, des vieillards un peu sourds mais bien odorants. Votre assassin ne pouvait ni rentrer ni sortir.

- Il devait disposer d'un moyen de sortir que nous ne pouvons voir pour l'heure. En parlant d'heure, celle indiquée par la pendule brisée est de 3h, la victime est morte pendant la nuit.

- La pendule aurait très bien put tomber d'elle-même, l'heure affichée être fausse, la victime la casser pour arrêter le sons ou je-sais-pas-trop-quoi-d'-autre.

- L'heure indiquée par le légiste corrobore pourtant l'heure affichée comme étant celle de la mort. Un objet aussi lourd ne chute pas aussi facilement, et surtout pas, coïncidence inouïe, au même moment que celui de la tombée du lustre.

- Mouais... ou alors c'est la chute de la pendule qui a fait vibrer la pièce et fait tomber le lustre.

- Il me semble tout aussi probable qu'une dispute ai éclatée, ou que l'assassin l'ai renversée d'une façon ou d'une autre. Les objets parlent et celui-ci veut nous dire quelque chose des circonstances entourant le crime.

- Bhen tiens, ou alors : l'assassin était présent depuis le début sur la pendule ; en a sauté, ce qui l'a renversée ; puis a tranché la corde du lustre en vol ; et enfin, est resté dans la chambre sans qu'on le voie. Cette affaire n'as aucun sens... Il faut arrêter avec votre obsession du meurtre. C'est un accident, rien de plus.

- Et vous avec votre hâtiveté à déclarer toutes les morts comme accidentelles par paresse dès que l'affaire se corse.

- Je passerais bien mes vacances en Corse tient ! C'est l'été merde on a le droit de se reposer aussi.

- Celui-là repose à jamais et vous ne pensez donc qu'a fuir vos responsabilité.

Tandis que les deux inspecteurs se disputaient, aucun ne songeait à prêter attention au vieux chat dormant sur son coussin, ni à ses griffes sur lesquelles restaient des fils de corde tranchée.
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