En terrasse.

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Vieillie.
Voilà le constat que je fais quelque semaines plus tard.
Entre temps j’ai quitter la vie citadine, le stress, la folie, la médiocrité et je suis aller me cacher là-bas en Vendée.
Comme souvent quand on va mal, on se dit qu’il faut peut être changer d’air, que tout ira mieux après... j’ai eu la preuve du contraire.
Au départ j’étais heureuse de retrouver ma cachette secrète ( celle qui vient après tes yeux) mais très vite je me suis rendue compte que tu connaissais tout de mes habitudes là bas et que du coup je ne pouvais même plus me cacher de toi.
20h00 sur notre plage, je suis à notre rendez-vous et comme à chaque fois je suis le témoin presque muet de ton absence... je sens une bise, et je chuchote « mon amour... »... Je m’en veux pour ce côté incorrigible qu’est le mien et me répète « stop il ne t’aime pas, il es ailleurs, avec elle, avec eux. ».
Je me lève, je pars.
C’est ainsi que j’ai mis fin à cinq ans de rituel.
Du coup j’ai fais d’autres choses, découvert de nouveaux lieux dont jamais je ne t’ai parler, ou jamais je ne t’ai amener dans mes pensées et où même je t’ai chassé quand tu es venu comme ça à la dérobée au creux de ma poitrine.
Le manque, la douleur du manque, m’ont abîmé.
Alors j’ai combattu néanmoins.
J’ai continuer à manger,
À sortir,
À lire,
À vivre.
Ce n’est que quand ma plus jeune fille vient me demander « qu’est ce que t’as maman » que je réalise que je suis ailleurs, quelque part avec toi «  rien ma vie, pourquoi ? » -« tu es triste maman ».
Oui...
Mais je le tais. Je souris et je l’a prends dans mes bras en pensant que finalement grâce à toi on aura réussi à les protéger...eux.

Je lis beaucoup...
Et soudain mon esprit s’égare entre les mots. Je réalise que quoiqu’il arrive cet amour je le ressens, j’y peux rien. J’en vis... parfois j’en meurs, mais souvent la beauté de cet amour m’épanouis.
La vibration, l’écho de cette passion je ne l’échangerai pour rien au monde.
Ça m’appartient.
Tu peux partir, t’enfuir et tout « oublier »,
Moi je ne peux pas. Je dois apprendre à vivre avec.

Je lis « changer l’eau des fleurs » je découvre l’histoire (entre autres hein...) de Gabriel et D’Irène, c’est toi, c’est moi... pauvres de nous.
Peut être que seule l’Eternité nous sauvera.
Il nous reste le temps de vieillir et je constate que depuis le 23 avril j’ai du prendre au moins 10 ans. Tu me manques.
Mon visage triste grave cet instant avec des rides,
Mes yeux avec de la profondeur,
J’ai moi même du mal à reconnaître cette femme en face moi...

Je me souviens il y a 17 ans, nous étions en sortie et j’improvisai un poule renard vipère avec rien du tout.... J’étais souriante, pétillante, vibrante, j’avais confiance. Toi tu étais un beau brun mystérieux et un brin timide. Nous étions jeunes, plein de vie d’espoir et l’avenir devant nous. On avait le monde à conquérir, on à rien conquit du tout.
Alors un jour, alors que le monde est devenu fou je t’ai demander de réécrire l’histoire, pendant longtemps je t’ai soufflé la folle idée d’une page blanche...
Mais en bon garde-fou tu as refusé.
Point final.

En partant dans ma cachette, j’ai rien emporter.
Pas de mascara, de liner, ou de jolies robes.
J’ai emporter le strict nécessaire pour survivre, et je suis aller marcher.
Je revois encore cette merveilleuse cabane qui est apparut là comme hasard.
« L’hasard n’existe pas, l’hasard c’est Dieu qui se promène incognito »
Tout les ans je passe par ici, tout les ans je photographie, j’analyse, j’imagine les gens qui habitent ça et là... jamais je n’avais vu cette cabane. Pas aussi belle que celle que nous voulions, non. Mais elle était charmante. Rustique, chaleureuse. Peut être que c’est un clin d’oeil de la vie. J’ai penser à toi, à nous, à nos grandes tablées...et une fois encore j’ai chuchoté mon sempiternel « mon amour... »

Il va falloir que je change de destination.
Un endroit où je ne pourrais plus penser à toi,
Mais j’ai jamais rien pu te cacher ( sourire...).

Tienne.
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