Abîmée...Destroy

il y a
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Je croyais aller mieux.
Naïve comme d’habitude. Les sons que j’écoute explosent dans ma poitrine et je t’en veux.
Tu sais pas à quel point.
Tu as laisser en moi de la noirceur, de la tristesse, une béance, un manque.
Tu me parle:
«  ça va? »
Mais t’es sérieux là?
Comment tu peux penser que je vais bien?
J’ai besoin de cette scène de ménage ou je te dirai tout.

À quel point tu m’as déçu...
Tu as tout pris de moi.
Nos rêves.
Tu t’es foutu de moi, tu as utiliser ma sensiblerie, ma douceur, mon sourire. Tu m’as laisser un stylo bic que de toute façon je t’ai voler.
Je me déçois...
Je me rends compte que ce deuil je ne pourrais pas le faire tant que ma colère ne s’éteindra. ( si un jour elle s’éteints).
Je tais ma colère parce que je ne peux pas l’hurler.
Mais je viens.
En même temps aimer son boss et souffrir de son abandon laisse peu d’option.
En réalité y’en à qu’une.
M’endurcir. Parce que je ne partirai pas.

Je dois faire quoi? Dis moi?
As-tu seulement conscience de ce que je dois détruire actuellement? Tout ce qui faisais que cet amour me faisait avancer, tenir, aujourd’hui je dois le démolir.
J’démolis pas comme toi moi.
J’prends mon Time. Et ouai...
Comme un môme qui pièce par pièce enlève chaque pièce de lego et pourtant Dieu qu’sa construction était belle. Kiffante.

J’suis pas prête.

Tu m’as abîmé.
Cassé.
J’en veux plus de ce que tu laisses.
Des morceaux de nous.
Dans les couloirs,
Dans les escaliers,
Dans les toilettes,
Dans le secret.

Mais je devais porter cette putin de robe blanche.
Je devais bercer notre enfant.
Je devais cuisiner pour nos grandes tablées.
Je devais te rendre heureux,
J’avais de grands et beaux projets que tu as réduis en fumée.

Mais bon...
Je me console en me disant que malgré les souffrances et les cicatrices tu as sacrément perdu de ta grandeur.
J’ai eu de mal à te reconnaître tantôt...
Tu es arrivé devant moi tout petit, hésitant, et là... j’étais grandiose dans mon rôle de j’men foutiste.
Je redeviens petite uniquement l’espace de cette page.
Là j’ai le droit.
Demain face à toi, ça sera l’Himalaya. La muraille de chine.

Bref, je t’aime.

Tienne.
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Nicolas Auvergnat · il y a
Juste un truc : Ce qui ne te tue pas te rend plus fort. ( Nitsch ). Et aussi, ( celle là est de Romain Gary, lors d'un dîner avec le Gal de Gaulle.) '' ma manœuvre militaire préférée? Oh, la fuite bien entendu ! Elle conduit à la victoire autant qu'une autre manœuvre...''
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Caroline Kipik · il y a
merci :)
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Lea Prinnseth · il y a
"une béance," j'avais oublié comme ce mot est beau

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