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Tempête de neige

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Robert Patte

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8

Tempête de neige
effet de vague aveuglant
blizzard blanc linceul

PRIX

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Image de Blizzard
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Image de Didier Poussin
Didier Poussin · il y a
A l ' aveuglette , tu avances
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Image de Bruno Teyrac
Bruno Teyrac · il y a
Très bien, la musicalité ainsi que l'impression transmise par les mots bien choisis. +1
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Image de Lucie Sedraine
Lucie Sedraine · il y a
Belle prestation pour les étendues glacées !
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Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Bravo pour cette jolie image polaire! Mon vote!
Il ne nous reste que 2 jours avant la Finale!
Mes trois poèmes, “Un linceul blanchi”, “Hurlements glacés”
et “Crachins de glaçons”, sont en compétition pour le Prix
Haïkus d’Hiver 2016. Merci de les lire et les soutenir s’il vous plaît!
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/linceul-1
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/aquilon
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/vent-du-nord-1

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Image de Zutalor!
Zutalor! · il y a
Un condensé de votre série sur le même sujet. Bravo !
Petit voyage dans le temps et l'espace :

"Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre :
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts ; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient ; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours ! la froide bise
Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des cœurs vivants, des gens de guerre ;
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sous le ciel noir.
La solitude vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul.
Et, chacun se sentant mourir, on était seul. "
;-)

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