Michka ou course à pied dans la neige

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Figée… tourmaline… La Bièvre
Déroule une cadence feutrée
Lacis d’empreintes émiettées
Dans l’infini du signe martelé
Au tambour de la terre…
Entre deux appuis compactés
L’air halète une course enrobée de silences
Pointillé de pas confisqués de leurs traces…

Forçant la solitude des nuits de plume
Un chant d’une seule venue
Fend la coupole fraiche des vallons
Un même élan…
Jaillit… gerbes de cristal
Saupoudré de paroles étouffées
Quand s’abaissent les lointains...

Joyeux hippogriffe lancé de nos corps
Aux ailes encapsulées de bulles d’énergie
Survole de vastes amplitudes à la consistance des sables…
Où se moule la régularité soyeuse de nos efforts

Les maisons d’onyx au front glacé
Cèdent leur somnolente vigilance
À la forêt des contes…

Au loin se devine l’arrondi d’une oreille peluchée
Celle d’un petit ours moqueur…
Égaré parmi les coureurs…
Précédé de son rire…
Perce…
… Neige !
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