Les amants

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Soixante dix ans, l'impression d'avoir vécu plusieurs vies déjà et d'en avoir rêvé tant d'autres ... Et cette furieuse envie d'écrire ! Vous me trouverez aussi sur mon blog  [+]

Image de Eté 2016
Je ne peux que l’appeler Elle...
Il ne lui va aucun autre nom et lorsqu’au bord du fleuve
Elle entend le bruissement des couleurs,
Que le couchant mène du pourpre au bleu de la nuit,
Son âme glisse lentement,
Au fil des instants de sa vie,
Étincelants ou de morne ennui,
Bleus pétillants ou d’acier luisant,
Que l’astre nocturne recouvre d’ivoire.

Elle !
Si belle dans la douceur des courbes d’une chaude maturité
Qui appellent la caresse d’une brise marine
Pour tendrement les polir encore.

Elle !
Qui se demande si Tristan est toujours ce chevalier
Qui fait jaillir le sang noir des dragons
Mais apaise aussi les nuits d’Yseult...

Elle !
Que l’art rend éternelle
Comme ces amants d’autrefois
Dont le souvenir berce les instants de ses nuits.

Lui !
Qui veut se perdre dans cet infini

Lui !
Qui cherche l'éternité de l’instant

Lui!
Le passant, poète vagabond

Lui,
Qui de ses mots esquisse une clairière,
Où une orchidée lascive,
Plie et se tord sur un lit de verdure,
Semé de coquelicots et de bleuets d’antan...

...Et là-haut, la colline qui les regarde,
Bleue,
Dans l'horizon d'un crépuscule qui s'étend lentement,
Rythmé par les quarts d'heure
Que sonne, Dans une lointaine salle dallée,
Une horloge Westminster.

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