Ghetto

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Jury
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Pourquoi on a aimé ?

Dans ce poème en prose qui sonne comme un croquis philosophique, la poésie côtoie réflexions et questions sociales. Pour autant, l’émotion

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Image de Automne 2018

Bagage adulte, ce corps lourd, ramure utile. Une lumière furtive l’éclabousse, éprouve sa voussure. Nous avons l’âge de nos raisons inavouées.
Un enfant me sourit, qui vient de loin, sait mon histoire ; mais ses mains sont trop blanches, il ne saura plus m’émouvoir. J’ai assez de ton enfance à toi, qui me défie.
Sourire d’un enfant de mai...
Franchie la passe des saisons, je retrouve le ghetto au cœur battant, où le gargouillis de la misère pousse ses fleurs rouillées. Et nul ne me croira si je dis que je l’ai aimé. Nul ne comprendra la griffe de ces murs, sordides et déserteurs. Simplement, ce chemin cent fois refait garde son parfum de tendre désespoir, de révolte blessée. Je m’y retrouve, allant d’une porte d’immeuble aux vitres éclatées à une fenêtre où la cretonne dit l’histoire millénaire des chaleurs égarées, des fuites impossibles.
Cœur à vif d’une civilisation condamnée...

Univers de portes closes, derrière et devant soi, qu’on ne peut ouvrir que pour les claquer, sans retour. Univers de silence qu’on ne peut briser que par le cri, sans écho.
Celui qui ne sait pas le sens de sa révolte finit toujours par devenir son propre bourreau.

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