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Fol la foudre

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Pierre

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À toi fol, la fougue ! La fureur, la fièvre et la foudre ! For, fier, infatigable mon frère le feu de fer, franc terreux de belle terre, file ta vie de fuite foudreuse, d'eau folle et d'or lumineuse !

Astre errant à l'âme de grand phare, pousse ta chansonne chambard et bastonne, crie, ô ta vie, génie de l'énergie ! Mon alter clair, mon frère blanc le puissant, sacré ying angélique ! Bel ingénu au yang famélique et la langue pas bégueule, t'es jamais piano pour l'ouvrir et courir après le fabulo !

Les dents taillées pour croquer l'imagine et les faces des mondes invisibles, avec du rêve, du rêve à fleur de paupière, du fort et du fusant puisant forces sans fanant, le fanion de l'explosion scotché sur le nez tel un culot d'éternel zef jamais fané.

Allons enfant de la folie, le jour sans noir est arrimé ! Toi fonceur devant l'éphémère avec du clair au fond des yeux et la bière amère des matins venteux, éternel insomniaque les nuit sont trop longues pour toi ogre fou du monde ! Ô mon frère l’échalas tombé d'un monde où les gens ne dorment pas, flux barré de flou arti, tu t'es vu comme t'écoules ? Jamais tu t'écroules, las, de bonne guerre juste un pète, encore un verre et la fête continue. Avec toi la vie est une rue de saltimbanques qui font crédit sur tout à taux tout doux, un sourire pour les intérêts et c'est tout !

Des gars comme toi font comme des trous dans les murs et tout devient plus sûr, paix au vagues de belles volontés, la folie accrochée aux tripes pas de place pour la mesure. C'est une vire de voltes, un rêve qui sonne sans aucun mal, contre le grain au moral tu danses, grand diable !

Quant tout le monde se repose tu exploses, eux prennent la pause mais toi tu t'exposes, ils filent au taf pendant que tu joues les sans soif, courbant au vent alors que tu regardes devant. T'as la vie t'as la rage eux ils sont moroses, les fadasses, tous vous oppose, leur trouble-jeu au pays des abrutis fourbe ces âmes meurtries, mais tu l'as pas vue, toi, la tromperie, tu sais juste dire oui, mon grand, oui et à chaque fois tu grandis !

Le temps de tourner la tête t'es déjà reparti, y'a comme un courant d'air ta vie la furie, du vent tout autour et toi tu cours. Toujours.



Tu t'écroules ?
Tu perds la boule ?

Trompe la foule, fol,
fourvoie,
le vieux monde aux putois !

T'es fort, toi,
alors,
fais nous rêver
et

envole toi !
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jusyfa *** · il y a
J'ai déjà apprécié votre plume avec " Quelle connerie ", bravo, je vote.
Julien.
Si je ne l'ai pas encore fait, je vous propose de découvrir "Sofia" une nouvelle en lice du GP été :
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/sofia-4
à bientôt peut-être.
Julien.

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Hermann Sboniek · il y a
Bonjour Pierre. Lu une deuxième fois à haute voix façon rap :-) Ca le fait !! Bravo.
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