Parfois il ne se passe pas grand chose

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Pour vivre heureux, il faut vivre caché. Donc, pour ce qui est de ma biographie, c'est fait.  [+]

C'était un jour, dans la soirée. J'étais là, tranquille, en train de glander dans ma tanière. J'avais de la Heineken plein le frigo et j'écoutais la seule émission radio digne de ce nom : "Bring the noise" sur OÜI FM [1]. Bref, tout allait pour le mieux. Mais tu ne peux pas rester pénard très longtemps, il y a toujours quelqu'un ou quelque chose qui vient te les briser menu.
Au deuxième coup de sonnerie, j'ai ouvert les yeux ; au troisième, j'ai fini ma bière ; au quatrième, je me suis levé de ma chaise à contrecœur et le cinquième n'allait pas tarder à me cisailler les tympans quand j'ai ouvert la porte d'entrée.
— Ça va le génie ? A demandé Florence avec comme une pointe d'ironie dans le sourire.
Florence, c'était un petit cyclone blond d'environ vingt printemps qui débarquait comme ça, de temps en temps, à n'importe quelle heure.
— Que me vaut l'honneur ?
— Rien de spécial... ou plutôt si, a-t-elle répondu avec un clin d'œil. J'ai une envie folle de !
Ma question était purement rhétorique. Je savais pourquoi elle venait me voir. Pour la même raison, d'ailleurs, qu'elle allait voir ses autres amants. Contrairement à beaucoup de nanas, Florence n'avait pas un mec attitré plus ou moins épaulé à son insu par quelques amants, non, elle n'avait que des amants. D'après elle, le couple était une sorte de carcan anachronique dans lequel une femme ne pouvait pas s'épanouir. Elle avait donc décidé de faire sa petite révolution personnelle et, comme je n'avais aucune raison pour ne pas la soutenir dans son combat émancipateur, elle était toujours la bienvenue. Un 90C quand même !
D'un geste genre courtois, je l'ai invitée à entrer céans. Elle a fait un pas et s'est arrêtée net.
— Je t'ai téléphoné trois fois aujourd'hui, a-t-elle reproché. Jamais tu réponds ?
— Ah ! merde ! Quel con... J'ai laissé mon téléphone en mode avion toute la journée. Désolé.
— Dis donc, il est toujours aussi pourri ton ascenseur.
J'ai eu un geste évasif.
— Il monte et il descend. Qu'est-ce que tu veux demander de plus à un ascenseur ?
— T'as des yeux tout drôles, a-t-elle enchaîné en fronçant les sourcils. Je suis sûre que tu as encore pris des saloperies.
— Florence, tu sais quoi ?
— Non.
— Moi aussi, je suis content de te voir !
Elle a haussé les épaules et est entrée dans l'unique pièce de mon palais. Elle s'est dirigée droit vers la table qui me servait de bureau. Florence avait un beau cul [2]. Ouais, bien sûr, je l'avais déjà vu. Mais un miracle, ça reste un miracle, non ?
— Tu écris encore des trucs bizarres ? A-t-elle demandé en regardant le bordel de paperasses qui recouvrait la table, tout autour de l'imprimante.
— Ouais, encore.
Elle a pris une feuille et a commencé à la lire, mais elle a tout de suite laissé quimper.
— C'est de plus en plus bizarre, a-t-elle conclu en reposant le texte. Pourquoi est-ce que tu n'écris pas plutôt un roman ?
Elle n'avait toujours pas compris que j'étais le dernier des vrais poètes mais, comme mon cœur d'homme était grand, je lui pardonnais un peu. Et comme elle avait vraiment un beau cul, je lui pardonnais tout à fait.
— Parce que je n'ai pas envie d'écrire un roman. Et ça tombe bien, je ne suis pas certain d'en être capable.
— Personne n'aura envie de lire tes trucs.
— Peut-être mais c'est ce que, moi, j'ai envie d'écrire.
— Ça ne me viendrait jamais à l'idée d'entrer dans une librairie pour acheter ça. Je peux prendre une douche ?
— Primo, je n'ai jamais dit que j'avais l'intention de me vendre et, deuzio, pour la douche, tu peux.

Elle est sortie de la salle de bains un quart d'heure plus tard. Pendant qu'elle était allée se rafraîchir le rez-de-chaussée, je m'étais assis à mon "bureau" et j'avais commencé de feuilleter une bière et de siroter un bouquin. Ou le contraire. Bon enfin, j'étais là avec ce livre dans les mains quand elle est venue s'asseoir à côté de moi et m'a demandé ce que c'était.
— L'écume des jours de Boris Vian.
— C'est bien ?
— Prodigieusement fantastique, ai-je attaqué façon homme de lettres. Mais ça ne te plairait pas. C'est une histoire d'amour qui finit mal. Et puis il y a une petite souris intelligente et des vitres brisées qui cicatrisent toutes seules. Non, ça ne te plairait pas.
— C'est vrai que ça a l'air un peu spécial.
— Il y a un passage, quand Colin danse avec Chloé pour la première fois, qui pourrait justifier le livre à lui tout seul : « Il se fit un abondant silence à l'entour, et la majeure partie du reste du monde se mit à compter pour du beurre. » C'est beau, hein ?
— Je trouve surtout que c'est un peu niais.
Je me suis levé pour ranger le livre sur une étagère.
— Je le clouerai demain... Ai-je dit à mi-voix pour faire comme si je me parlais à moi-même.
— Tu vas faire quoi ?
— Le clouer ! À partir de maintenant, je vais clouer tous les bouquins qui m'auront plu sur un grand panneau de bois que je vais fixer ici. Lui ai-je répondu en désignant un vague endroit sur le mur.
— Complètement malade !
— Pourquoi est-ce que je serais malade ? Il y a plein de gens qui font ça avec des papillons. Moi, je vais le faire avec des livres. Je vais les clouer ouverts et sur le dos, avec un seul clou au milieu de la reliure. Comme ça, de loin, chaque livre ressemblera à un gros papillon rectangulaire avec tout plein d'ailes. Ça va faire joli, non ?
Pendant un court instant, Florence a paru un peu décontenancée, hésitante, puis elle a froncé les sourcils.
— N'importe quoi ! Je suis sûre que tu es en train de me prendre pour une quiche.
— T'es vachement perspicace ce soir, c'est impressionnant. Tu t'es dopée avant de venir ?
— Mais qu'est-ce que tu peux être con quand tu t'y mets !
— N'empêche que tu y as cru.
— Et, en plus, tu as l'air content de toi.
Effectivement, j'étais assez satisfait de ma petite impro. Je lui ai fait un grand sourire. Elle a bondi de sa chaise et m'a poussé de toutes ses forces pour me faire tomber sur le lit. Je m'y suis affalé sur le dos comme une bouse. Elle est aussitôt venue s'asseoir à côté de moi et s'est mise à me dévisager en silence avec un petit air contrarié. Mais je voyais bien que c'était bidon. En fait, elle attendait que je la prenne dans mes bras. Au lieu de ça, tout en restant silencieux moi aussi, je me suis abîmé dans la contemplation des richesses architecturales de mon plafond. C'était juste pour continuer à lui faire monter un peu la température, je trouvais qu'elle était encore plus belle quand elle était énervée.
— Il faut que je t'envoie un bon de commande ? A-t-elle grogné au bout d'un petit moment.
— Pour ?
— Pour que tu me prennes dans tes bras.
Quand je te disais que c'était ce qu'elle attendait !
Je l'ai donc prise dans mes bras et on a fabriqué du plaisir une petite partie de la nuit. On n'a peut-être pas inventé grand chose mais c'était très bien quand même. Il faut dire que j'adorais faire l'amour avec elle. Ouais, bien sûr, avec n'importe quelle autre nana aussi, mais encore plus avec elle. Florence était vraiment une affaire.

Le lendemain, vers midi, je me suis réveillé un peu après Florence. Derrière le brouillard de sommeil doré qui embuait encore ses jolis yeux, elle m'observait en souriant vaguement.
— Ça fait longtemps que tu admires le plus beau de tous les mutants humanoïdes de la galaxie ? J'ai marmonné en me serrant contre elle.
Elle sentait bon. Ça sentait plein de fleurs. Et son cœur battait. J'aurais aimé être gentil avec elle, genre tendresse et tout, mais comme je ne savais pas trop quoi faire et qu'en plus j'avais envie de pisser, je n'ai rien fait, ou plutôt presque rien : je lui ai proposé un petit déjeuner au plumard.
— T'es un amour, a-t-elle minaudé.
— Non... Serais-je enfin pressenti pour être élu "Meilleur sextoy du mois" ?
— Juste pour un petit déjeuner au lit ?
D'accord, je l'avais chambrée et je me prenais un accusé de réception en pleine tronche. C'était de bonne guerre.
En fait, elle aimait ça. Ouais, elle aimait bien qu'on se bouffe gentiment la gueule pour meubler le silence entre deux séances de carambolage. Florence était agressive et totalement décomplexée. Avec elle, nos discussions ne s'engluaient jamais dans des mièvreries fadasses. Non, les entractes ne sombraient pas dans la monotonie. Je crois que c'était aussi pour ça qu'elle me plaisait.

Quand je suis revenu de la cuisine, elle était assise sur le lit. J'apportais un plateau sur lequel il y avait deux bols de café au lait arrosé d'essence d'orange, quelques tartines de pain grillé et tout un tas d'autres bordels indispensables à la cérémonie. Je me suis assis à côté d'elle, le plus près possible, et j'ai posé le plateau sur nos jambes, à cheval entre nous deux.
— C'est quoi ? A-t-elle fait en désignant un pot de confiote sans étiquette.
— De la marmelade d'ananas.
— Où est-ce que tu achètes ça ?
— Je ne l'ai pas achetée, on me l'a donnée.
— Une nana ?
J'ai cru déceler comme un soupçon de reproche dans le ton de sa question. Adepte très pratiquante de nomadisme sexuel... et jalouse ? Non, je devais me planter. Ou alors elle avait quelques neurones qui commençaient à faire du hors-piste.
— Avec le nombre de mecs que tu te tapes, tu ne vas quand même pas me faire une crise de jalousie ?
— Bien sûr que non ! A-t-elle riposté en se marrant. Mais un sextoy, c'est comme une brosse à dents, ça ne se prête pas.
— Joli coup de fusil ! Là, tu m'épates. Si j'avais moins peur du ridicule, j'irais même jusqu'à dire que j'en suis ébaubi... Maintenant, pour ton information, c'est effectivement une nana qui m'a offert la marmelade. C'est ma voisine de palier qui me l'a donnée pour me remercier de lui descendre ses sacs poubelle.
— Mais quel gentil voisin plein d'attentions ! Comme c'est touchant, a-t-elle ironisé... Alors vous, les mecs, on vous voit venir de loin avec vos gros sabots. Je te parie une fellation contre un cunni que tu lui rends service uniquement pour avoir des occasions de lui parler et de la draguer.
— C'est aussi parce qu'elle a quatre-vingt-deux ans et que ça ne me coûte pas grand chose de descendre ses sacs en même temps que les miens.
Elle a affecté une petite mine déçue. Mais très surjouée.
— Aïe ! On dirait bien que j'ai perdu mon pari.
Là, j'ai merdé grave ! J'ai vraiment manqué de réflexes. Se faire souffler dans la cornemuse quand tu viens de te réveiller, c'est juste d'enfer. Ça te met de bonne humeur pour toute la journée. Comme un con, au lieu de lui dire « Ouais, t'as perdu » et de lui réclamer la petite gâterie promise, j'ai contre-attaqué :
— C'est ça, prends-moi pour une bûche. Si je t'avais dit « pari tenu », t'aurais été gagnante quel que soit le cas de figure. T'aimes autant les deux ! T'es aussi friande de la canne à sucre que du broutage de minou.
— Alors ça, tu vois, c'est un truc que j'aime bien chez toi.
— Quoi ? Le fait que je te connais par cœur ?
— Non, j'adore tes expressions à la con ! A-t-elle répondu en se foutant carrément de ma gueule.
— Ah ouais ? Dis-toi que je pourrais facilement faire pire si je le voulais. Mais quand je m'adresse à une nana, même si c'est un cageot ou si elle a une tronche à caler des roues de corbillard [3], je m'efforce toujours de rester dans des tons pastel. Question de principe.
— Tu trouves que je suis moche ? S'est-elle exclamée à la fois surprise et incrédule mais quand même très légèrement inquiète.
— Mais non ! Je parle des nanas en général. Toi, t'es tellement craquante que quand tu regardes un mec, pour peu qu'il ne soit pas de la fanfare, il a tout de suite Coquette qui se met au garde-à-vous.
Il ne faut jamais perdre une occasion de répéter à une nana qu'elle est belle. Même si c'est vrai.
Florence m'a fait une bise sur la joue. Ouais, c'était gentil mais c'était à peine le minimum syndical. Je venais quand même de lui dire qu'elle était belle au point de faire bander tous les mecs. Ça méritait un peu plus qu'une bise, non ? Je suis objectif, côté technique pure, elle était imbattable mais, pour ce qui était de la créativité, il faut admettre qu'il y avait encore un chouille de marge. Là, par exemple, elle aurait pu glisser une main téméraire dans mon slip et me demander en souriant si j'avais bien dormi. Enfin un truc sympa, quoi.
Tout en essayant de ne pas renverser trop de café, on a attaqué les tartines à l'arme blanche.
— C'était comment hier soir ? Lui ai-je demandé.
— Quoi ?
— T'ai-je convenablement baisée, ô mon petit bonheur à temps très partiel ?
Elle a esquissé comme un projet de grimace.
— Je ne voudrais pas te vexer mais c'était un peu moins bien que la fois d'avant.
— Évidemment, j'étais cassé ce soir-là.
— Et alors ?
— Alors, quand j'en ai un léger coup dans le piège, j'arrive à bander mais pas à conclure. Ça fait que je peux te ramoner le chaudron pendant une petite éternité.
— Me ramoner le chaudron !? Heureusement que tu t'efforces de rester dans des tons pastel, hein ?
Bon, je reconnais que ça manquait peut-être un peu de romantisme et que je n'avais même pas essayé de trouver autre chose. Mais comme l'honnêteté est presque toujours la pire des stratégies, j'ai évidemment opté pour la mauvaise foi.
— S'efforcer de faire quelque chose, ça n'implique pas qu'on réussisse tout le temps.
— Mais bien sûr ! Tu mens tellement bien que j'ai presque envie de te croire... Maintenant, quand tu prétends que tu arrives à bander mais pas à conclure, est-ce que ça, au moins, c'est vrai ?
— Je le jure, lui ai-je répondu en levant la main droite. Mais ça dépend de la dose d'alcool. Il faut juste ce qu'il faut. Suffisamment mais pas trop.
Elle a eu l'air de réfléchir.
— La prochaine fois, je viendrai avec une bouteille de vodka, a-t-elle conclu avant de dévorer une tartine.
Excellente idée. Toutefois il n'était pas question que je lâche l'affaire.
— En attendant, dans un élan de compassion, tu ne m'accorderais pas la faveur d'une session de rattrapage ?
Elle me l'a accordée. Remarque, le contraire aurait été plutôt surprenant, ce n'était pas pour lire mes poèmes qu'elle venait me voir.
Donc, après le petit déjeuner et une douche rapide, une fois de plus, on s'est mis en harmonie avec le restant de l'univers. Je peux t'assurer qu'on n'a pas fait semblant. C'est simple, quand on a sifflé la fin du match, j'étais complètement lessivé. Sur les jantes, le sextoy. Pourtant, avant même que j'aie le temps d'en placer une, Florence a imité le regard du Cocker bredouille et m'a déclaré :
— Ne t'en fais pas. Ça sera sûrement mieux la prochaine fois avec la vodka.
J'ai un peu hésité entre l'étrangler tout de suite ou lui laisser cinq minutes de sursis. Mais, comme un gentleman se doit de rester zen en toutes circonstances, finalement je me suis levé et je suis allé m'ouvrir une bière.


Notes
[1] Aurélie, surtout ne change rien !
[2] Le cul, c'est la première chose qu'un mec regarde quand une nana marche devant lui. Et il n'y peut rien, le mec. C'est instinctif. À ce propos, je me suis toujours demandé à quoi pensait réellement Boileau quand il a écrit "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage".
[3] L'expression "avoir une tronche à caler des roues de corbillard" est un classique du genre. Je ne l'ai jamais comprise mais je trouve qu'elle cartonne bien.


© 2021, Coutumier du Fait

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Brigitte Bardou · il y a
Excellent ! J'ai ri à chacun de vos textes ! Je m'abonne.
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Coutumier du Fait · il y a
Merci beaucoup.
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Eve Nuzzo · il y a
Super, bonne petite fabrique à plaisir (de lecture).
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Coutumier du Fait · il y a
Mais tout le plaisir est pour moi.
Merci d'être passée.

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Gilles Pascual · il y a
En effet, il ne se passe pas grand-chose du côté du récit. Du côté du lecteur, en revanche, des sourires en pagaille !
Merci M. du Fait. ;)

... et, euh, on écrit "J'apportAI un plateau".

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Coutumier du Fait · il y a
"En effet, il ne se passe pas grand-chose du côté du récit."
Je n'ai pas eu trop de mal à trouver le titre. :-)

"... et, euh, on écrit "J'apportAI un plateau"."
Ici, l'imparfait est acceptable. L'action d'apporter le plateau, de la cuisine à la salle principale, dure un certain temps. Je pourrais écrire "j'étais en train d'apporter un plateau". En plus, là, ça ne se voit pas mais le personnage marche très lentement. :-)
Si j'avais été obligé d'utiliser le passé simple, j'aurais cherché une autre tournure de phrase. Le style que j'utilise est impitoyable. Il m'interdit l'emploi du passé simple (sauf, peut-être, dans les expressions préfabriquées ou les dictons).

Merci pour votre passage.

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Gilles Pascual · il y a
lol++
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Demens · il y a
Je ne connaissais pas l'expression [3], je vais la caser dans un de mes textes, je l'adore !
Excellent, j'ai beaucoup ri. Nous, les mecs, sommes un peu pathétiques, non ?

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Coutumier du Fait · il y a
Et même un peu beaucoup ! :-)
Merci d'être passé.

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Jeanne en B · il y a
un bon délire qui m'a bien amusée !
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Coutumier du Fait · il y a
Mais ce n'est pas que du délire, certains passages sont autobiographiques. Je vous laisse deviner lesquels... :-)
Merci de votre passage.

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Jeanne en B · il y a
Autobio, comme ouvrir une bière ? :-)
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Jean-Yves Duchemin · il y a
Quelle idée de ramoner un chaudron ! Vous avez essayé la cheminée ?
Oups !
j'ai bien aimé, merci :)

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Coutumier du Fait · il y a
"Vous avez essayé la cheminée ?"

Oui mais j'ai trouvé que le connoté de 'chaudron' était beaucoup plus subtil. :-)
Merci d'être passé.

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Jean-Yves Duchemin · il y a
Pensez aux ramoneurs de chaudrons :)
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Ombrage lafanelle · il y a
J'aime votre écriture, déjà j'aime bien les textes au présent et ensuite les textes qui ont quelque chose à dire. Donc voilà j'aime bien
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Coutumier du Fait · il y a
Merci. C'est gentil.
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Djenna Buckwell · il y a
Je découvre et j'ai beaucoup aimé. Ça m'a rappelé Philippe Djian.
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Coutumier du Fait · il y a
Merci beaucoup.

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