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Les pensées autour...continuation

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Olessya

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Quand je suis à la maison, j’ai beau croire qu’il n’y a personne à l’extérieur, malgré le bruit des travaux, des sons de la musique égyptienne tout près quelque part, malgré les hurlements des enfants...et juste quand je sors pour aller au marché ce bruit devient réel et je vois les gens et je comprends que le monde existe, il n’est pas disparu nulle part.

Sans écrire – la vie est un temps perdu pour moi. J’ai besoin de dire aux gens que c’est interdit de perdre son temps, il faut bien l’utiliser. Il ne revient pas.

Aujourd’hui c’est le silence qui règne, et si j’arrête la musique de mon ordinateur je n’entendrai plus rien, même un aboiement de chien à côté, le voisin en face ne crie pas non plus au téléphone, l’appartement au-dessus de moi avec deux gosses infatigables et les parents qui hurlent – se taisent aussi cet après-midi d’avril. La vielle femme solitaire dans la maison de l’autre côté de la rue n’allume pas ses chansons non plus. Les voitures deviennent rares et vont cesser bientôt le parcours définitivement et vont se parquer près de leurs maisons ou les maisons des amis proches, de la famille, des amants jusqu’à demain.
Ce soir vous n’allez trouver rien d’ouvert dans l’arrondissement des arabes non plus. Tout est fermé, aucun commerce ne marche pas pendant ce jour-là. Les gens achètent en avance la nourriture, essayent de se trouver la compagnie pour ne pas rester seule ce soir pas gai.

Unique son qui s’entend c’est celui des oiseaux inconscients et joyeux toujours. Eux, ils ne savent pas qu’aujourd’hui c’est le Jour de Commémoration. On se rappelle de tous qui ne sont pas là, qui ont mis leurs vies pour l’Etat d’Israël. Les cérémonies ont lieu le matin le même jour à Jérusalem, des milliers de gens se réunissent, se souviennent le prix qu’était payé pour que l’on existe aujourd’hui. En fait ce n’est qu’un seul jour dans l’année, mais certains organismes se préparent à ce jour mémorable pendant tout ce temps. Et nous, les citoyens moyens, on se rend compte à ces choses grandioses pendant les deux sirènes : la vieille à 20h du soir et à 11 h du matin. Tout s’arrête : les gens, les voitures, les bus, aucun mouvement pendant ces deux minutes. Un tableau majestueux que celui-là. Que-ce qui peut bien traverser le cerveau des gens durant ces courts instants ? La vie, la vie des autres, les moments du bonheur ou de la tristesse, des choses à faire. Ou rien peut-être car l’intensité de la sirène fait éliminer toutes les pensées possibles.

J’aime ces matins d’été en Israël, ça sent les fleurs douces, le vent léger ; je vois de la fenêtre de ma cuisine le carré du ciel et une partie de l’arbre, le chant des oiseaux de loin et du près, et j’aime ça.

Les pensées, il faut les arrêter. Il ne faut penser de rien. On peut visualiser les belles choses dans le cerveau pour qu’elles se réalisent. Le développement de mes écrits, un travail approfondi sur eux, sur le français. Participation dans les concours, ateliers, salons de livres etc. L’homme, les amis, les voyages, la famille, les enfants.

L’homme doit faire ce qu’il aime comme métier. C’est fondamental.

Maintenant j’ai de l’énergie parce que j’ai commencé à faire ce qui me plait : organiser des projets et ça me remplit des forces et de bonheur. C’est comme ça que ça doit être, c’est ça la vie ; il faut être passionné par ce que tu fais et alors la vie est belle.

J’ai envie être dans un autre milieu – là où les gens sont riches, heureux, optimistes, réussis. J’Y SERAI ; C’EST UN AUTRE MONDE.

Et voilà, je dors. Je dors beaucoup et je ne sais pas comment m’arrêter. Mais il le faut. C’est parce que je ne trouve pas l’intérêt. J’ai cette douleur, j’ai besoin du travail, de l’argent, d’un homme. J’ai envie du bonheur. D’un vrai.
J’ai du mal à me lever à 4h du matin, mais je n’ai pas le choix, c’est pour mon bien.

« Regarde bien devant toi et prend plaisir de ce que tu vois ». C’est une belle phrase que j’ai lu dans un livre. J’y me suis souvenue en bus qui m’a amené à la maison. C’est peut-être deuxième ou troisième bus qui part faire son trajet au shabbat et il est presque vide. Le chauffeur a mis la radio au fond et ce sont des chansons d’amour qui nous accompagnent tout au long de cette route splendide, encadrée par les rayons du soleil éteint. Et soudain arrive ce calme à l’intérieur si longuement recherché, il arrive sans aucun raison visible, il est là et ça fait du bien. Ce calme ne dépend de rien et de personne, il est juste là, ça fait du bien et pourvu que ça continue.

On est trois dans le bus, on ne se connait pas, mais on est complice en quelque sorte parce qu’on aime et on connait ces chansons que nous entendions maintenant, chacun sur sa siège ; et les sons, les paroles, la musique amène chaqu’un de nous ailleurs, dans son univers à lui...Cette fille en chemise blanche rêve de son amoureux peut-être auquel elle vient de dire « au revoir » en sortant de sa voiture ; et l’homme, assis parallèlement d’elle, plus âgé et l’air tout à fait aimable, il m’a tenu la porte de sortie pour le perron. Je lui étais reconnaissante. Il a l’air assez solitaire, alors, pense-t-il d’une femme qui pourrait venir dans sa vie afin d’égayer ses soirées ?..

Et moi, je ne pense pas, je garde ce bonheur qui me remplit à l’intérieur et je regarde le soleil se coucher.

Avant, je courais, je partais, je cherchais. Aujourd’hui, c’est terminé. Il n’y a plus endroit où aller. Il n’y a que moi. Je ne vais pas m’enfouir, je vais rester jusqu’au fond, jusqu’au bout.

J’aime ces journées qui coulent lentement, qui sont accompagnées par la belle musique, le soleil. Ce sont des journées pleines de sens ; les choses se passent même qu’invisibles parfois, elles se préparent.

La musique me sauve toujours, depuis toujours comme d’habitude. J’augmente le volume si j’entends les cris de voisins et c’est leur préoccupation générale pendant le week-end comme s’il y avait rien d’autre à faire.

Non, alcool c’est fini pour moi et pour toujours, je crois. Ça ne vaut pas la peine. L’alcool cela veut dire viennent des pensées négatives après, les turbulences. La période qui est arrivée dans la nuit était douloureux particulièrement, et je sais que c’est à cause de boisson et de la salade aussi avec de la mayonnaise et je ne mange pas la mayonnaise.

Quand j’ai parlé hier à Clément, au bout d’un moment j’ai senti en lui posant une question que je reviens en état de la petite fille. Et il faut arrêter là. Ça suffit. Je suis grande maintenant.

Je le sens bien que je dois arrêter boire du café, mais je n’arrive pas. C’est mon seul plaisir et après je me sens addictive à cette boisson. Mon corps s’il ne reçoit pas une tasse de café, il sent la rupture. Et je sais que quand je surmonterai ça il y aura d’autres choses, des belles choses.

Il faut se calmer, arrêter de chercher, appeler ; rien n’est là-bas, tout est là. Il faut être patiente et croire et arrêter de changer mes idées tous les jours. Il faut arrêter sur un choix et d’aller jusqu’au bout.

Ça fait du bien, cette danse, ça libère et il faut que je continue. Continue jusqu’à là, où je serai totalement libre.

Les gens sont occupés, et moi donc ? Oui, moi aussi ; juste d’avoir le payement pour ce que je fais et ça sera parfait. Je n’ai plus envie de bosser dans un office fermé de tout, sans sentir ma vitalité.

Quand est-ce que je commencerai de suivre ses conseils ? "Стой спокойно и ты получишь спасение от Господа". C’est vrai ça. Tellement vrai.

Et voilà, je suis là, dans ma maison, tout est bien et tranquille. Je peux faire ce qui bon me semble. Prendre plaisir de la vie.

On m’avait téléphoné pour un travail plutôt intéressant – la publicité.

Mine de rien je parle librement et je sors de bus et je VOIS et je suis sans lunettes. Je vois comme quelqu’un qui n’a jamais eu des lunettes. C’est comme ça que les choses viennent – quand on ne les attend pas. Comme ça viendra mon heure quand je ne l’attendrai plus et ça sera parfait.

Il faut pas toujours faire quelque chose, parfois il faut juste arrêter cette course et de ne rien faire, juste prendre le plaisir avec une bonne boisson, une belle chanson, un bon temps. Ça fait du bien tout simplement.

Voilà, c’était comme ça ce dernier temps. Pas d’amis, pas de travail, pas d’argent. Rien. Et tout. Et pourtant je suis en bonne santé, je fais ce que j’aime et j’ai envie. Je vais bien et je ne porte plus des lunettes...Est-ce que ce n’est pas merveilleux ça ?

Si l’on dit qu’à l’extérieur on ne voit que ce que l’on a à l’intérieur, alors que ce qui m’arrive ? Je ne sais pas. J’ai envie d’avoir des bons amis optimistes, riches, heureux, un travail qui me fait du bien, un homme à mes côtés. Un homme bien qui m’aime et que j’aime.

J’ai envie de partir de cette maison qui m’envahit. Je ne peux plus là. Je dois faire encore un pas et de débarrasser complètement de mon passé qui ne me sert plus à rien. A rien.

Des pensées positives d’accord. De la nourriture saine très bien. Le sport, les anges, la musique, les cristaux...J’en ai marre. Il faut que j’arrête tout peut-être ? Non, vraiment, parce qu’il doit en avoir une raison pour laquelle je vis tout ça ? Et je sais pourtant que j’ai une telle richesse à l’intérieure de moi et j’ai envie de la partager avec les autres. J’ai envie !!!Alors, c’est quoi le problème juste puis-je savoir ?

C’est fou quand même jusqu’au quel point j’attends que l’on me sauve ! Dans le terme propre de ce mot : j’attends encore de l’aide de l’extérieur. Il n’y a pas, mais je refuse de l’accepter, c’est fou ! J’envoie le CV aux jobs, je vais dans les endroits différents pour trouver ce qui me satisfasse, mais il n’y a pas là-bas, pourquoi je ne le saisis pas ? Il y a rien à l’extérieur, tout est à l’intérieur de moi et c’est le temps d’action, de création. C’est le temps de faire pour moi.
Il faut que je sache également d’être seule pour ensuite d’être avec les autres. Je dois savoir être seule, de prendre le plaisir à ça pour après mieux le partager. Je suis bien obligée de passer par cette période parce que ce qui m’attend est grandiose, je devrai avoir pouvoir de le tenir.

Après ces rythmes indiens, écouter la musique populaire c’est presque -------------------- ; je n’ai pas pu – les ondes sont tellement différentes.
Voilà, j’ai ouvert mon agenda et c’était tout à fait blanc. Tandis que toutes les autres semaines auparavant – c’était plein des choses différentes que j’ai fait. Ma première réaction c’était de remplir ces pages blanches pour que ça ne soit pas vide, mais ensuite j’ai réjoui : c’est tout à fait vierge, maintenant. Maintenant c’est moi qui décide.

J’ai envie de réaliser mes projets : devenir une écrivaine célèbre en français ; faire venir en Israël Christophe Maé ; j’ai envie me marier et avoir un ou deux enfants. Vivre dans une villa et prendre plaisir de mon argent. Et il y a quelque chose qui se place là – entre mes désirs et leur réalisation et j’i envie de savoir que-ce que c’est et d’en débarrasser. J’ai envie de vivre pleinement ! Да будет так. Так и есть.

Vendredi on va fêter l’anniversaire de Jacques, et je me demande à quoi ça sert tout ça – ces rencontres tardives avec de l’alcool et de la bouffe. La dernière fois je me suis senti pas super bien. Tous ces gens, je les aime, mais il faut partir.
Les gens deviennent méchants parce qu’ils ne sont pas réalisés.

Ce chien blanc que j’ai appelé et il est venu vers moi. Il était tellement beau, gentil, soigné. Et pendant que je l’ai caressé mon cœur s’ouvrit vers cet être sans prétentions, sans attentes, sans demandes, mais juste avec un seul désir de vous aimer sans conditions. Je sais que mon visage se transforme quand je caresse un animal ou je prends un enfant dans les mains. Parce que là il n’y a pas de l’orgueil, mais que de l’Amour.

Et que les bébés autour de moi, des jolies enfants, je les regarde et ça me touche – j’en ai envie aussi de ce bout de chou – d’être avec, de jouer, de passer du temps ensemble. Oui, j’en ai envie beaucoup, énormément.
Et tous ces couples que parfois je crains à regarder encore à regard droit de peur que quelqu’un comprendra mon désir. Mais quelle importance ! J’ai envie aimer et d’être aimée, me marier, avoir quelqu’un de bien à mes côtés, de partager, d’être ensemble.

Ça fait du bien de pleurer. Ça me libère, ça ouvre le cœur.

Je relis A. Daudet et je n’arrête pas à m’étonner de cette écriture qui vient du cœur, de cette bonté intérieure, de sa vérité. Des décennies passées, c’est toujours actuel.
Ce que j’écris, ça vient aussi du cœur, c’est pour ça que les gens aiment. Il faut que je continue à avancer.
C’est la troisième fois que je lis «Les lettres de mon moulin ». Je l’adore. C’est un plaisir profonde que de le lire. Il est tellement talentueux ; il y a de l’ironie, de joie et de tristesse, un travail de langue sublime, la bonté du cœur que je ressens dans toutes les phrases. Je n’en ai jamais marre. Il est magnifique, A. Daudet.
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Par quoi remplir ces pages, et ils soient pleins du bonheur, des choses et gens que j’aime. C’est une autre histoire qui commence. Une histoire heureuse que je crée moi, et j’irai jusqu’au bout.
Marcelle – elle s’est mariée à 14 ans, avait son 1èr bébé à 15 ans, ensuite le deuxième. On a passé l’après-midi ensemble, dans ce bassin d’eau de la mer méditerranée.
Я ем яблоко, у которого нет вкуса, и мне это не подходит. Я хочу чувствовать вкус того, что употребляю в пищу.
Я на перепутье, я не знаю, не понимаю, что делать, как быть дальше. Деньги, работа, поездки заграницу, счастье. Все это, конечно, замечательно, но это не цель моего существования. Китай, Франция, Америка - но я не хочу никуда. Я люблю Израиль, и хочу жить здесь. И я хочу быть писательницей. И мне необходимо начать вставать в 4:00 утра и перестать пить кофе. Я никуда от этого не денусь.
Et voilà, j’attends mon heure. Bientôt je partirai. Ce n’est pas grave. Je trouverai mieux. L’homme doit être à sa place, qu’à cette façon on peut être heureux. Il faut aller jusqu’au bout de ses rêves.
C’était tellement sombre tout à l’heure avec des gros nuages noires que quand j’ai regardé de côté sur la montagne.
Je n’ai pas envie de les écouter, ces gens aujourd’hui. Entendre le son de leurs voix, ça me raisonne de la peine dans le cœur. Il est parti parce que j’en avais envie ; mais moi, je reste là pour moi. Toujours.
La passé est mort. Le futur n’est pas encore là. Mais le présent je vis !
Je viens comme je pars : soudainement, spontanément. Je viens là où je dois venir – j’ai une mission. Là où je passe les choses changent, ils ne restent plus comme ils étaient avant. Pour personne. On apprend. Apprend toujours.
Родина – единственное место, где мне хорошо и приятно. Там я знаю каждую тропинку, каждый дом. Эти горы, реки, цветы и птицы - они самые красивые и лучшие. Потому что ты там родился. Это проникает в душу до глубины души пронизывает меня ощущение счастья.

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