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Laurent, ravi, venait d’installer un nouveau fond d’écran sur son ordinateur. Celui-ci représentait une vue d’une station balnéaire. La montagne dominait une mer bleu nuit, magnifique et sereine. Un ciel paré de reflets pourpres, orangés et flavescents, exposait sa palette de couleurs. Des rochers étaient disposés çà et là, tandis qu’un joli escalier en pierre conduisait à une terrasse dotée d’une balustrade en fer forgé. Sur la corniche, quelques maisons aux fenêtres éclairées ajoutaient une touche de chaleur.
Laurent contempla le cadre enchanteur : peut-être la prochaine destination de vacances ? Il faudrait qu’il se renseigne pour savoir où se trouvait cet endroit de rêve !

On était samedi matin, et Carole dormait encore. Il s’était levé tôt pour lui faire une surprise : petit-déjeuner royal à base de café, jus d’orange, pain frais et viennoiseries achetés à la boulangerie... Tout était prêt pour passer une matinée tranquille, après la semaine épuisante qui venait de s’écouler.
Il se levait pour réveiller Carole, quand son regard fut attiré par un détail insolite : une vague venait d’effleurer délicatement un des rochers. Il contempla quelques secondes l’image, et le phénomène se reproduisit.
Intrigué, il toucha machinalement l’écran en se demandant s’il n’avait pas rêvé, lorsque sa main et tout son être furent brusquement aspirés à l’intérieur. Il plongea, la tête la première, dans une eau à dix-huit degrés. L’impact assez violent lui arracha un cri de douleur. Il battit des jambes pour remonter à la surface, mais la panique rendait les choses difficiles. Il but la tasse : salée, amère, immonde, et faillit mourir noyé.
Après quelques instants, il retrouva son calme et émergea enfin. Il toussa bruyamment puis inhala l’air frais à pleins poumons. Ses yeux fous cherchaient une issue de secours, et son esprit embrumé tentait de comprendre comment une telle chose était possible. Il ne rêvait pas ! Il était bel et bien au milieu de la mer. Il ne se voyait pas rester des heures dans cette eau glacée, et décida de nager jusqu’à la terrasse. Ses vêtements entravaient ses mouvements, et il lutta contre le froid et les crampes qui commençaient à l’envahir.
Dix minutes plus tard, il atteignit le rivage, et c’est en chaussettes trempées qu’il monta les marches. Ses pantoufles avaient disparu, emportées par le courant. Il était épuisé et se tenait fébrilement à la rambarde. Il fit un dernier effort avant de s’écrouler sur le ponton. Il sentit la morsure du froid qui s’insinuait dans tout son corps, tandis que ses vêtements agrippaient désagréablement sa peau. Il se releva, essora ses habits dégoulinants et se frictionna vigoureusement le corps pour se réchauffer, mais sans grand succès. Il avait l’impression d’être congelé, et sa bouche gardait une déplaisante odeur d’eau iodée, putride, qui lui donnait envie de régurgiter. Son cœur battait furieusement dans sa poitrine, et il éprouvait une peur viscérale qui montait sournoisement de son estomac pour se répandre dans chaque fibre de son être.
Il fit le point sur cette histoire qui rendrait fou n’importe qui. Il se pinça le bras pour voir s’il ne rêvait pas, et ressentit une petite douleur. Au moins, il n’était pas victime d’hallucinations et se trouvait bien dans le fond d’écran ! Il regarda au loin les maisons perchées sur la corniche, malheureusement inaccessibles. Il lui faudrait nager jusqu’au pied de la falaise et la gravir afin de pouvoir les atteindre. Une chose irréalisable !
Du côté de la mer, rien à signaler : aucun bateau, personne, rien ! Peut-être y avait-il des poissons, mais il n’avait aucune envie d’aller vérifier. Le plongeon spectaculaire et contraint lui suffisait amplement.
La situation était tragique. Il alla voir où menait le petit chemin adjacent. Il clopina prudemment sur le sentier défoncé, en faisant attention de ne pas se blesser les pieds sur les pierres qui jonchaient le sol. L’absence de chaussures accentuait le sentiment de vulnérabilité éprouvé.
Quelques minutes plus tard, il s’arrêta net, le cœur fracassé par l’effroi. Le chemin finissait brutalement. Encore un pas de plus et il serait tombé dans un abîme. Il regarda autour de lui et ne vit rien... que le néant !
En fait, le fond d’écran était une simple photo. Autour, c’était le vide absolu, sans la moindre issue. Une forte envie de pleurer le saisit à la gorge, et il hurla comme un damné...

Après ses vocalises sans effet, il inspira et expira plusieurs fois afin de retrouver un semblant de quiétude. Heureusement qu’il n’avait pas choisi un fond d’écran de style jungle Amazonienne, volcan en éruption, ou vue de la lune...
Le jeune homme rebroussa chemin et regagna la plateforme. Là, une belle surprise l’attendait. Le jour commençait à poindre, et il assista au lever du soleil. La mer revêtit sa robe émeraude, tandis que le ciel se drapa de bleu cyan. Les lumières des maisons et des réverbères s’éteignirent, et une brise marine caressa doucement son visage.
Une pensée triste traversa son esprit : c’était peut-être la dernière fois qu’il voyait le jour se lever. Comment pourrait-il survivre, prisonnier d’une image, sans eau, sans nourriture, sans portable et sans toit pour s’abriter ?
Carole se demanderait : « Où est-il parti ? »)Il avait laissé toutes ses affaires, son blouson qui contenait son portefeuille avec ses papiers d’identité, son téléphone portable, ses clefs de voiture... Elle verrait la table, dressée avec soin pour le petit-déjeuner en amoureux qui n’aurait pas lieu... Elle alerterait ses parents, ses amis ou encore la police. Mais il voyait mal les policiers chercher sa trace dans cette image.
Des questions le tourmentaient : était-il visible sur l’écran ? Pourrait-il réintégrer le cocon protecteur de son appartement et de sa vie, par la même occasion ? La société "Fonds d’écrans réels" était-elle au courant ? Et si oui, quel était l’intérêt de kidnapper des personnes ? Était-ce un nouveau concept pour tester les produits avant l’achat ! Si c’était le cas, l’expérience était exécrable. On aurait dit un scénario concocté par Hitchcock !
Il avait beau réfléchir, il ne trouvait aucune réponse cohérente à ses interrogations. Il ne comprenait pas pourquoi on l’avait choisi, et était épuisé de chercher à interpréter l’inexplicable. Il avait hâte de quitter cet endroit maudit qui finirait par avoir sa peau.
Il se remémora le message publicitaire de ce matin, qui annonçait que ces nouveaux fonds d’écrans étaient plus vrais que nature. Il avait pu juger de la véracité de l’un d’entre eux, mais que les concepteurs ne comptent pas sur lui pour laisser un commentaire positif sur leur stupide création. Des idées de slogans incongrus traversaient son cerveau dérangé :
1 - Vous vous ennuyez dans la vie, partez pour une destination d’enfer !
2 - Comment mourir de façon originale ?
3 - Voyagez gratuitement via notre fond d’écran : dépaysement assuré !
La folie commençait à le gagner, et il chassa les mauvaises pensées qui le hantaient. Ses vêtements avaient un peu séché mais restaient humides. La faim et la soif le tenaillaient, et un sérieux mal de têtemenaçait de le tuer avant l’heure.
Il s’avança sur le ponton pour regarder au loin. Ses mains agrippèrent la balustrade, et il se pencha en avant pour examiner attentivement les composants du décor. C’est alors qu’il l’aperçut : une petite maison se tenait discrètement en bas, à gauche. Il ne l’avait pas vue, tout à l’heure, à cause de la pénombre.

Il dévala l’escalier pour aller voir si la maison était réelle et s’il pourrait y entrer. Il emprunta une allée parsemée de dalles blanches et de petites fleurs colorées. Un massif de roses rouges, blanches, fuchsia... accrochait le regard et embaumait l’atmosphère d’un doux parfum aux notes fruitées. Celui qui avait imaginé le paysage avait fait preuve de délicatesse en peignant ce que la nature offrait de meilleur. Le cadre était somptueux et, n’eut été sa position délicate, il aurait savouré l’habile association des éléments et des couleurs.
Laurent s’approcha de la maison de plain-pied. Elle était en briques, solide, peinte en blanc avec des volets verts, et avait un accès direct à une petite plage.
Le jeune homme écouta à la porte d’entrée pour savoir s’il y avait quelqu’un. Il n’entendit aucun bruit. Il n’y avait pas de sonnette. Il frappa donc timidement à la porte. Après avoir patienté quelques minutes sans obtenir de réponse, il tourna la poignée.
La porte s’ouvrit sur une grande pièce à l’intérieur rustique. Il fit le tour du propriétaire : il y avait une table, deux chaises, un lit, un placard mural et un coffre en bois posé sur le sol en chêne foncé. La maison était propre : on aurait dit qu’elle venait d’être nettoyée. Une petite alcôve au fond abritait un lavabo et des sanitaires. Laurent en profita pour aller aux toilettes et se rafraîchir un peu.
Dans le placard, il trouva des biscuits, une corbeille de fruits, du chocolat et quelques bouteilles d’eau minérale. Il dénicha un pantalon noir en lin et un pull gris chiné dans le coffre. Il se changea ; les habits étaient un peu grands mais ils avaient le mérite d’être secs. Il étendit ses vêtements mouillés sur les chaises. Il prit ensuite de quoi se restaurer et s’assit à la table pour déguster la collation inopinée. Les fruits étaient délicieux et variés : clémentines, muscat noir, pommes... Les biscuits et le chocolat étaient excellents. Il but de grandes gorgées d’eau qui apaisèrent sa soif. Il sentit son énergie revenir, tandis qu’un mince espoir s’insinuait dans son cœur.

Il s’allongea sur le lit pour se reposer. Il pensait à Carole qui lui manquait terriblement. Ils s’étaient rencontrés quatre ans auparavant, lors d’une soirée organisée par une amie commune, et ne s’étaient plus jamais quittés. Pourtant, le mariage heureux menaçait de sombrer. Tout ça à cause d’un sujet épineux qui revenait souvent et qui empoisonnait leur existence. Carole voulait un enfant, et pas lui. Il souhaitait profiter de la vie à deux, avant d’affronter les responsabilités liées aux enfants. Au début, Carole avait été patiente et compréhensive, mais plus le temps passait, plus il repoussait l’échéance. Cette attitude désinvolte et immature avait fini par rendre la jeune femme furieuse contre lui.
À présent, il comprenait qu’il avait eu tort, et qu’il s’était montré égoïste. Il n’avait vu que son bien-être et ne s’était jamais remis en question. Il revoyait son regard envieux quand elle croisait un couple avec un bébé, ou des enfants qui jouaient dans le parc. Elle avait été bouleversée d’apprendre qu’une amie allait devenir maman. Lui riait en lui disant que son tour viendrait un jour, mais n’était pas plus affecté que ça.
Il pensait avoir le temps et s’apercevait qu’on ignore combien de crédit « temps » il nous reste. C’est le destin qui est maître en la matière. Une main glacée étreignit son cœur. Il avait donné à Carole son amour, sa confiance ; il avait partagé avec elle ses espoirs, ses projets, et elle avait su en être digne. Ils étaient heureux ensemble, mais Laurent n’avait pas su comprendre son désir d’enfant. À cet instant, il voulait lui dire : « Je t’aime et je suis prêt à fonder une famille avec toi ». Malheureusement, il n’aurait pas l’occasion de lui dire quoi que ce soit. Il allait mourir ici ! Déprimé, il se leva et sortit de la maison pour faire taire sa peine.

Dehors il faisait beau, et il s’assit sur le sable blanc de la plage déserte. Une brise légère jouait dans ses cheveux, et des petites vagues venaient chatouiller ses pieds nus. Il ne savait pas quelle heure il pouvait être, et s’en fichait. Il pensait à ses parents qui se faisaient vieux et qu’il ne reverrait plus : son cœur se serra. Il se rappela les bons moments passés en leur compagnie, les barbecues improvisés sur la terrasse familiale, les vacances en Égypte, au pied des pyramides... Tous les souvenirs enfouis éclaboussaient son esprit : les dîners entre amis, les soirées romantiques avec Carole, leur dernier séjour à Venise... Fichue vie ! Si belle, si tendre et l’instant d’après si cruelle !
Non, il n’avait pas le droit d’abdiquer et devait se battre pour sortir d’ici ! De là-haut, il aurait une meilleure vision et pourrait peut-être repérer quelque chose. Il se leva et monta les marches pour rejoindre l’esplanade.
Alors qu’il scrutait le ciel, il reçut un choc terrible ; il apercevait nettement l’écran de son ordinateur et Carole, installée tranquillement devant. Il se mit debout et commença à gesticuler dans tous les sens, à hurler qu’il avait été capturé par le fond d’écran.
— Oh mon Dieu, Laurent, ce n’est pas possible ! C’est bien toi ? Je t’ai cherché partout...
—  Tu m’entends ?
— Oui, je t’entends parfaitement ! Comment as-tu réussi à faire ça ? C’est un nouveau gadget virtuel ?
— Non, c’est la réalité... euh plutôt l’enfer. Ne touche surtout pas l’écran, et écoute-moi !
Laurent commença à résumer la situation. Au fur et à mesure qu’il parlait, il sentait le visage de Carole devenir de plus en plus livide, tandis que des larmes perlaient au fond de ses yeux. Lui aussi était bouleversé ; sa voix tremblait et son cœur cognait fort.
Carole proposa d’appeler la police. Laurent n’était pas contre, mais il avait peur que l’image ne disparaisse et l’emporte avec lui. Il lui demanda d’aller chercher la grosse corde qui servait pour leurs randonnées en montagne. Elle pourrait attacher un côté à l’espagnolette de la fenêtre du salon et lui envoyer l’autre.
Elle lança la corde en prenant soin de viser juste. Laurent l’attrapa au vol et entoura son corps en faisant un solide nœud de huit. Carole empoigna le cordage à deux mains et se mit à tirer de toutes ses forces en mettant tout son poids. Laurent prit appui sur la paroi rocheuse et commença à l’escalader. La falaise était glissante. Ses mains et ses pieds souffraient atrocement...
***
Laurent se réveilla en sursaut, il avait froid, et ses membres étaient fourbus. Il était couché sur le sable et il se releva difficilement. Il s’était endormi sur la plage et avait rêvé les événements liés à Carole. Il comprit qu’il n’y avait aucun espoir de retour ! Il balaya du regard le sublime paysage et constata que les lumières étaient allumées. La mince lueur d’espoir s’éteignit dans son cœur tandis qu’il hurlait.
Il n’avait pas l’intention de mourir sans réagir : il allait saccager cette infecte image. C’était peut-être la dernière chose qu’il ferait dans sa vie, mais il allait assouvir sa colère et sa frustration. Enragé, il ramassa des pierres et les jeta avec force sur les éléments du décor...

Une violente poussée le propulsa à travers l’écran de son ordinateur qui venait d’apparaître. Il bascula de l’autre côté, directement dans son salon, et mit ses mains en avant pour amortir sa chute. Heureusement, le large fauteuil, qui faisait face à l’ordinateur, atténua un peu son éjection forcée. Il se retrouva allongé de façon biscornue, le visage écrasé contre le coussin vert, un peu sonné, mais en un seul morceau.
Il était heureux de réintégrer sa vie et impatient de retrouver sa femme. Il remercia Dieu qui avait permis ce miracle. Étrangement, l’appartement était désert et la table telle qu’il l’avait laissée ! Laurent cherchait son téléphone portable pour contacter Carole, lorsqu’un message apparut sur l’ordinateur :
Nous sommes désolés de voir que la Journée Découverte n’a pas été appréciée ! Nous avons pourtant tout fait pour que les choses se passent au mieux, exemple : la petite maison qui n’existait pas initialement...
Nous pensons que l’expérience est trop novatrice pour vous et que vous tenez trop à votre confort personnel pour savourer pleinement l’aventure proposée.
Bonne soirée !
Les créateurs du site.
Le fond d’écran se désinstalla comme par enchantement, et l’image antérieure refit surface.

Laurent était ahuri par le toupet des gestionnaires ; il avait cru un instant à un message d’excuse, et au lieu de ça... Pourtant il reconnaissait que cet événement imprévu l’avait fait mûrir. Il se sentait enfin prêt pour la plus belle des aventures : devenir papa et vivre des instants précieux aux côtés de Carole.

La porte d’entrée s’ouvrit sur sa femme. Son regard triste et perdu s’illumina dès qu’elle le vit, puis se figea d’horreur. Laurent avait vieilli de vingt ans... en quelques heures !
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Joëlle Brethes · il y a
Waouhhh ! j'avais zappé ce texte (9mn annoncées pour la lecture, c'est long pour la femme occupée que je suis ;-) , je suis donc ravie de l'avoir découvert aujourd'hui… :) Bises…
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Ratiba Nasri · il y a
Merci Joëlle d'avoir pris le temps de me lire :-) Pas facile avec le temps qui file à la vitesse de l'éclair. On se croirait dans le prix Quiqui 'Vroum'
hi hi ;-) Bisous

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Keith Simmonds · il y a
Bravo, ratiba, pour ce périple si bien organisé ! Vous avez soutenu
“Didi et Titi” une première fois. Une invitation à renouveler vos voix
et merci d’avance ! Bonne journée !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/didi-et-titi

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Ratiba Nasri · il y a
Merci Keith.
J’ai déjà voté à nouveau pour Didi et Titi :-) Bonne chance à eux pour la finale !

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Keith Simmonds · il y a
Je vous remercie infiniment de votre soutien sympathique , Ratiba !
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Ratiba Nasri · il y a
Avec plaisir :-)
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Nora · il y a
Une tres belle histoire joliement ecrite qui nous fait voyager et que j ai dévoré car impatiente du suspens. Un beau retour à la réalité pour apprécier ce qu' on a déjà et que la vie est belle et que parfois on n en prend pas conscience. Bravo à toi.
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Ratiba Nasri · il y a
Merci Nora pour ce commentaire détaillé et pertinent qui me fait plaisir. Parfois la vie est facétieuse et vous donne une leçon salvatrice :-) Bonnes vacances et à bientôt !
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Fred Panassac · il y a
Un voyage magnifiquement écrit, et qui nous fait partager toutes les émotions de la « victime » de ce piège ! Bravo Ratiba !
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Ratiba Nasri · il y a
Merci Fred pour ce très beau retour qui me touche beaucoup ! A bientôt sur ta page :-)
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Olessya Mendelevich · il y a
Adorable!!
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Ratiba Nasri · il y a
Merci Olessya pour votre lecture :-) A bientôt !
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