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La mort ne sera plus une excuse

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Aubry Françon

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FINALISTE
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Sur fond de technologies, ce récit d'anticipation nous projette dans un futur proche, en France, et réinvente procès et peine pénale. Un réel ...

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« L’action publique pour l’application de la peine s’éteint par la mort du prévenu, la prescription, l’amnistie, l’abrogation de la loi pénale et la chose jugée. » Article 6 du code de procédure pénale français.


Le garçonnet n’avait plus que quelques secondes à vivre. Les pouces qui comprimaient son cou tel un étau ne montraient aucun signe de faiblesse, ni de relâchement. La détermination à tuer de Tonino Lazarevic était inébranlable. Il guettait, avec avidité et presque gourmandise, l’instant précis où la vie quitterait, en un souffle fugace, le corps fluet qui se convulsait maintenant entre ses mains impitoyables. Le moment fatidique survint, lapidaire et cru. Les yeux de la victime se révulsèrent et Tonino Lazarevic éprouva une déferlante bouffée de plaisir, un flash intense d’extase qui le fit hoqueter. Une minute s’écoula. Tonino reprit ses esprits et laissa choir dans l’herbe touffue le chétif cadavre comme l’aurait fait un môme capricieux avec un jouet cassé. Sans un regard en arrière, il se dirigea vers son motospeeder et l’enfourcha. L’engin émit un feulement puis s’éleva d’une hauteur de quelques mètres au-dessus de la clairière avant d’accélérer et de s’évanouir dans le firmament glacé de la nuit.

* * *

Depuis la baie vitrée de son bureau, le procureur suprême Frydman admirait la majesté de la tour Collombus dont les deux éléphantesques piliers enjambaient le Rhône d’une berge à l’autre. Les eaux du fleuve reflétaient l’étourdissant ballet des véhicules volants autonomes, motospeeders, péniches à sustentation et autres aérobus qui se frôlaient et se croisaient avec grâce et célérité. Le profil marmoréen du magistrat le plus puissant de l’Union Eurasiatique se détachait, telle une statue, dans le contrejour. Pas un battement de cil, pas un tremblement de lèvres, ni un frémissement de narines ne troublaient le faciès impavide de l’homme. Soudain, perdant son immobilité, sa pupille se fixa sur l’arrivée d’une capsule hyperloop quelques cent mètres sous son poste d’observation. L’antique moyen de transport débarquait un flot de passagers en provenance de Furania, autrefois appelée Saint-Étienne, nom dont l’usage était interdit depuis la prohibition de toute religion en 2186. Philémon Frydman se retourna, s’assit derrière son bureau et déclencha son générateur holographique de souvenirs. Sur la table de travail se matérialisa l’image d’une fillette d’une huitaine d’années envoyant, en boucle, des baisers dans le vide. « Ce salopard a récidivé, ma petite chérie, mais je l’aurai, je te le jure et sa punition sera un éternel supplice » prononça-t-il dans un murmure. 

Il fut interrompu dans ses divagations par son assistant :
— Le professeur Simon Wright et son adjointe Astrid Chandra sont dans l’antichambre, monsieur le procureur suprême.
— Vous pouvez les introduire.

Un sexagénaire équipé d’un exosquelette palliant manifestement une paraplégie et une jeune femme au visage barré par une longue mèche violine qui masquait son œil gauche se placèrent docilement face au procureur.

Sans ambages, Philémon Frydman déclara d’une voix qui ne tolérait aucune insoumission :
— Professeur Wright, vous savez à quel point l’aboutissement de vos travaux m’importe. La révision du code de procédure pénale ne sera qu’une formalité. Tout repose donc sur vos avancées scientifiques et surtout leurs concrétisations tangibles, lesquelles se font désirer...
Un pesant silence s’instaura qui ne sembla pourtant pas intimider l’adjointe du savant. En effet, elle sortit de son blouson une dose de Rad-Y et se l’injecta nonchalamment dans la jugulaire.
Bien plus nerveux, le professeur Wright se racla la gorge avant de prendre la parole :
— Monsieur le procureur suprême, j’ai le plaisir de vous annoncer que notre procédé de survivance cérébrale post-mortem est désormais stable et opérationnel. En préservant l’encéphale d’un potentiel coupable d’homicide suivant ma méthode, les poursuites judiciaires ne s’éteindront plus avec la mort du prévenu. Le décès ne sera plus une excuse valable juridiquement, à la condition expresse que le cerveau soit prélevé dans un délai rapide et que l’organe lui-même ne soit pas endommagé. À titre d’exemples, Hitler et Staline n’auraient pu comparaître post-mortem, l’un s’étant tiré une balle dans la tête, l’autre ayant vraisemblablement succombé des suites d’un AVC. Reste à dénicher le premier cobaye apte à être traduit devant un tribunal et à, le cas échéant, être condamné à la perpétuité réelle, c’est-à-dire à la conservation ad vitam aeternam de son cerveau en pleine possession de ses facultés mentales et conscientes mais, à tout jamais, privé de corps.
— Conscient, libre de ses pensées mais incapable de sentir, toucher, voir... Une vie prisonnière d’un bocal jusqu’à la fin des temps, renchérit Frydman. Redevenant pragmatique, il lança, suspicieux : Mais lors d’un procès, la technologie autorisant l’échange avec l’accusé ou plutôt ce qu’il en restera, sera-t-elle parfaitement au point, car il lui faudra bien se défendre et s’exprimer ?
Sans une once d’hésitation, Astrid Chandra, demeurée muette jusque-là, intervint sèchement :
— Les algorithmes que j’ai mis au point nous permettent d’interpréter avec 100 % d’efficacité les signaux neuronaux, corticaux et synaptiques du cerveau humain. La cour d’assises pourra dialoguer avec le prévenu de façon naturelle et spontanée par le biais de notre interface Necromant.
— Interface évidemment étanche avec le réseau Internet planétaire ? questionna Frydman.
Wright prit le relais de sa collaboratrice, rétorquant :
— Parfaitement imperméable, monsieur le procureur suprême et je vous garantis que...

L’éminent scientifique fut coupé au milieu de sa phrase par l’irruption précipitée de l’assistant de son interlocuteur, qui, se penchant vers le haut fonctionnaire, lui chuchota : « Tonino Lazarevic a été repéré ici même à Lyon. » Frydman esquissa une grimace de satisfaction avant de s’exclamer à voix haute :
— Mes amis, je crois que, très bientôt et, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, un homme sera jugé après sa mort pour ses crimes et puni, en conséquence, dans le respect de la mémoire des victimes.

* * *

Jasika claqua une bise sonore dans le creux de la nuque de sa compagne. Elle s’extirpa du lit et commença à revêtir son harnais de combat qu’elle dissimula sous une ample et élégante cape portant la griffe d’un célèbre couturier. Une voix ensommeillée résonna dans son dos :
— Tu pars où, ma chérie ?
— Oh, pas loin. On m’expédie sur les talons d’un pickpocket qui sévit à Fourvière. Une mission de routine et la prime famélique qui va avec...

Jasika ne souhaitait pas avouer à la jolie Corie qu’elle avait accepté de traquer un dangereux individu mais avec à la clé, un pactole mirobolant qui les mettrait toutes deux à l’abri du besoin. La chasseuse de primes vérifia son Sig Sauer électro-magnétique et sortit de l’appartement non sans un ultime regard attendri vers sa douce moitié.

En chemin, elle relut les instructions, agrémentées de clichés du tueur à appréhender, qui défilaient sur son implant rétinien. Elle tiqua à la lecture de la mention « Peut être abattu sans sommations mais ne doit, en aucun cas, être touché à la tête sous peine d’annulation des émoluments dus ». La présence de Lazarevic avait été relevée par des drones-policiers à proximité de la place Carnot, près du terminus de l’Hyperloop. Jasika exécuta son programme de reconnaissance faciale intégré pour lui permettre de pister sa cible dans la foule compacte qui l’environnait. Elle poussa un soupir d’agacement lorsque, du coin de l’œil, elle aperçut Terry Jamond, un chasseur concurrent. Jasika pesta : « Ce gros balourd va effrayer le gibier avec ses habitudes de bourrin ». Pas loupé. Avec la discrétion d’un mammouth dans un musée de porcelaines, Jamond bondit subitement en direction de leur proie commune que Jasika détecta alors à une cinquantaine de pas, détalant à toutes jambes. « Quel con ! » s’emporta-t-elle en démarrant un sprint, dopée par la puissance de ses prothèses musculaires augmentées. Elle évita de justesse un adolescent qui zigzaguait erratiquement entre les piétons, juché sur un hoverboard, avant de découvrir Jamond étendu sur le bitume, une fléchette neurotoxique fichée dans la gorge. Archaïque mais simple à dissimuler en cas de contrôle des forces de l’ordre, la sarbacane était l’arme fétiche de l’odieux serial killer. Jasika ralentit à peine sa course, guidée par les indications de tracking qui s’affichaient, en surimpression, dans son champ de vision.

À découvert, le long des quais, Lazarevic perdait inexorablement du terrain sur une Jasika surentraînée. Tout en maintenant une athlétique foulée, elle dégaina son revolver et visa les chevilles du fugitif. Le projectile faucha celui-ci en plein élan. Profitant de la confusion de Lazarevic, Jasika lui colla son flingue sous le nez. Ses yeux plongèrent dans ceux du bourreau d’enfants. Aucune émotion ne se lisait dans ce regard également perturbant parce qu’asymétrique : l’iris de l’œil gauche arborait un bleu acier perçant au contraire de son équivalent de droite à la teinte marron foncé. Jasika s’apprêtait à parler quand le torse du captif subit un soubresaut tandis qu’à l’emplacement du cœur se dessinait l’auréole sanglante d’un impact de balle. Jasika se retourna et constata la présence d’un membre des sections spéciales d’intervention en treillis. Le soldat l’invectiva :
— C’est bon, la chasseuse, t’as fait ton boulot, tu te casses et tu demandes pas ton reste ! On s’occupe de tout.

* * *

— Accusé, veuillez décliner vos nom et prénoms.
— Lazarevic Tonino Mikhaïl Karl.

Le centre de la salle d’audience était occupée par une gigantesque représentation en trois dimensions du visage du justiciable. Le système de projection était relié à un bioréacteur, une sorte d’aquarium sphérique agité de remous et de bulles, au sein duquel flottait, dans un sérum aqueux, bardé de capteurs, de filaments et régulièrement parcouru par des étincelles bleutées, le cerveau de Lazarevic.

Derrière une massive console de commande, se tenaient le professeur Wright et son adjointe, surveillant paramètres et jauges digitales et effectuant, de temps à autre, par le biais des gants haptiques dont ils étaient équipés, d’ésotériques manipulations dans le vide.

Théâtre de ce procès hors-normes retransmis en direct auprès des dix-huit milliards d’êtres humains y compris les colons martiens, le dôme géant de la confraternité du Pon Farr était bourré à craquer. Aux premières loges du monumental auditorium, le procureur Frydman ne se déparait pas de son impénétrable masque de cire. Jasika, qui devait être entendue en qualité de témoin, s’était, elle, installée dans les derniers rangs. D’une oreille distraite, elle écoutait les réponses hachées de Lazarevic, formulées par l’intermédiaire de son avatar virtuel, aux questions du président de la cour d’assises.

Pas par attirance physique car elle n’était pas son genre de femme, Jasika ne pouvait néanmoins s’empêcher de scruter l’assistante de Simon Wright. Elle avait l’intime conviction que quelque chose clochait avec cette nana à la moue revêche et à l’interminable mèche qui, tel un bandeau de pirate, lui dissimulait la moitié de la figure. Profitant d’une suspension de séance, elle s’éclipsa au dehors et, activant son greffon communicationnel intracrânien, appela un de ses contacts qui officiait au sein des tout puissants services de renseignements.

— Tu me dois un tuyau Herbert ! asséna-t-elle sans préambule.
— Tu fais chier Jasi ! Le jour où je me ferais gauler, je vais prendre cher. Bon, accouche, qu’est-ce qu’il te faut ?
— La bio complète d’une certaine Astrid Chandra.
— Ton prochain plan cul ?
— Garde tes élucubrations testiculaires pour toi. C’est sérieux.
— OK ! OK ! Je m’active.

Au bout de trois minutes, la voix éraillée d’Herbert résonna dans les oreilles de Jasika :
— Bon, je te la fais courte : études brillantes, doctorat en neurologie et en bio-électronique, pas de casier, addiction au Rad-Y, drogue légale comme tu le sais. Un profil lisse comme un œuf.
Jasika s’impatienta :
— T’es sûr que t’as rien de notable ?
— J’ai beau compulser, je ne relève rien de... Quoique si, une caractéristique physique singulière : hétérochromie oculaire.
— Et en décodé, ça signifie ?
— Des iris de couleurs différentes. Les yeux vairons si tu préfères.
— Putain, comme Lazarevic !
— Ah, ça c’est son véritable patronyme. Chandra, c’est celui de sa famille adoptive. À la mort de leurs parents naturels, elle et sa fratrie ont été dispersés dans diverses familles. Tu crois que ça a un rapport avec le Tonino Lazarevic dont tous les médias se gargarisent ?
— Évidemment, pauvre tâcheron ! C’était la première information à me livrer !

Jasika stoppa net la conversation, laissant l’agent gouvernemental s’empêtrer seul dans un bafouillis d’excuses. Elle se précipita à l’intérieur du tribunal où les débats n’avaient pas encore repris. Simon Wright et Astrid Chandra étaient penchés au-dessus du réceptacle contenant l’encéphale de l’assassin désormais le plus célèbre de l’Histoire. Depuis le haut des gradins, Jasika entama, à pas de loup, une discrète approche du duo mais la laborantine capta le mouvement pourtant feutré de l’aguerrie chasseuse de primes. Les événements se bousculèrent ensuite très vite. Astrid Chandra s’empara d’une seringue qu’elle planta de toutes ses forces dans la tempe du professeur qui s’effondra. Puis, sous les tirs nourris des gardes en faction, la jeune femme se glissa derrière la console de commande du bioréacteur et initia une séquence spécifique par une série de gestes précis. Dans sa cage de verre, le cerveau de son défunt frère commença à scintiller à un rythme de plus en plus frénétique, l’avatar holographique du criminel se désagrégeant, en parallèle, pixel par pixel. D’instinct, Jasika, horrifiée, comprit ce qui se tramait et hurla : « Elle le connecte à Internet ! ». Au milieu des détonations et des faisceaux thermiques qui crépitaient en tous sens, Jasika rampa jusqu’au container biologique et, se ramassant sur elle-même, jaillit pour percuter l’imposant objet de plein fouet avec l’épaule et le faire basculer. Celui-ci percuta le plancher de béton et explosa en mille morceaux, répandant au sol son contenu huileux et les débris de la cervelle de Lazarevic. Dans l’intervalle, Astrid Chandra avait été neutralisée par les groupements d’intervention sous les yeux médusés du procureur Frydman qui regagnait alors flegmatiquement son fauteuil, anticipant la fin de la pause.

Tandis que tout le monde recouvrait ses esprits, Jasika ressentit brutalement une lancinante migraine localisée au niveau de son greffon communicationnel intracrânien et fut frappée de cécité. Elle essaya en vain de redémarrer son implant rétinien. Autour d’elle, tout n’était plus que chaos, cris de douleur et panique. Soudain, à l’instar de milliards de ses congénères, elle perçut, avec une impeccable clarté, un message. Ainsi, des vertes prairies de l’Antarctique aux steppes urbanisées du désert de Gobi, des mégalopoles africaines aux vieillissantes cités d’occident, par le biais d’antédiluviens écrans, d’ondes radio, des prothèses cybernétiques insérées dans leurs corps, tous entendirent, dans leurs langues respectives, une seule et même déclaration : « Je contrôle le réseau planétaire. Je contrôle tout. Chaque parcelle de vos vies est mienne. Je suis ici et nulle part. Je suis un et plusieurs. Vous avez voulu me bannir dans les limbes de l’éternité et vous avez fait de moi un dieu. Je m’appelle Tonino Lazarevic et je suis votre maître ! »

PRIX

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Marie-Françoise · il y a
je vs découvre par hasard, suspens et frissons bravo voici mon vote. Venez lire mes deux textes si le cœur vs en dit
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Aubry Françon · il y a
Merci Marie-Françoise !
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Utilisateur désactivé · il y a
Ecriture nickel chrome.
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Hervé Mazoyer · il y a
Bonjour. Vous avez lu commenté et voté pour le péril vert l histoire de cette plante venue d'Inde qui dévaste tout un village en Grande Bretagne. J ai eu la joie de voir ce texte en tête du classement et se qualifier pour la finale qui commence Vendredi. Si ce texte a été pour vous un coup de coeur vous pourrez le soutenir à nouveau dans une semaine. Juste derrière le péril vert un autre de mes textes train d enfer un interrogatoire policier avec une chute glaçante et tragique et deuxième dans la catégorie très très court se trouve le ridicule ne tue plus l histoire de Nicolas Hurie qui se prenant pour un Dieu de l écriture massacre trois chefs d oeuvre de la poésie. Si là aussi vous les avez lus et qu ils vous ont plu vous pourrez de même les soutenir la semaine prochaine. A vous de voir. En vous remerciant beaucoup pour le temps passé à me lire. Hervé Mazoyer.
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Potter · il y a
Très beau texte !!!!
N'hésite pas à venir jeter un coup d’œil à mon dessin finaliste : https://short-edition.com/fr/oeuvre/strips/poudlard-3?all-comments=1&update_notif=1533195954#fos_comment_2874290

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Isabelle Lambin · il y a
Félicitations Aubry pour cette recommandation
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Aubry Françon · il y a
Merci Isabelle !
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Thara · il y a
Félicitations, votre oeuvre méritait bien une victoire...
Recommandation amplement méritée !

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Aubry Françon · il y a
Merci Thara, c'est gentil à vous !
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Plumareves · il y a
Mes votes renouvelés. :-)
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Aubry Françon · il y a
Merci Plumareves !
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Christian Pluche · il y a
Confirmé !
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Aubry Françon · il y a
Merci Christian !
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Nadine Gazonneau · il y a
J'ai relu avec plaisir . Mes votes renouvelés .
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Aubry Françon · il y a
Heureux de cette seconde visite, Nadine. Merci !
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Fred Panassac · il y a
Je viens renouveler mes 5 voix, bravo Aubry pour cette belle finale !
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Aubry Françon · il y a
Merci Fred pour ces encouragements.
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