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La fin tragique de Jérôme

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Toute histoire commence un jour, quelque part. Né d’une mère du nom Mariette, Jérôme arriva au monde avec une corpulence si particulière. Mariette sa mère l’éleva et le suivit de près car elle ne comprenait pas le choix que fera son fils en terme de désir sexuel. Il grandit et à l’âge de 13 ans il vint auprès de son père Gaston à Kama, une ville située à 400km de son village natal, faire ses études. Il devint pubère à l’âge de 15 ans mais avait de préférence les amies filles. Ses caractères sexuels secondaires masculins tardèrent à apparaitre et Gaston son père s’inquiéta de la situation de son fils. Ses préférences pour fille comme amie lui couta car tous les garçons de son établissement commencèrent à lui renier et lui jeter des injures du fait qu’il eut des filles pour amies. Quelques fois, ses camarades arrachèrent ses cahiers et les déchirèrent. Il subit tout type de maltraitance de ses voisins du quartier et du collège. Les voisins du quartier l’appelèrent « Fatimé mara » qui signifia « Fatimé la fille ». Il ne joua ni au football avec ses camarades et ne se promena guère avec les garçons.
Informé de la situation, Gaston son père décida de faire appel à son fils ainé Paul qui sévit dans une autre ville différente de la sienne pour qu’il vienne à son secours et voir la situation de Jérôme son petit frère. Paul rentra deux jours après être appelé. Au lendemain de son arriver, il appela Jérôme et lui demanda à Jérôme de venir avec lui au bord du fleuve de la ville. Jérôme vint avec lui. Arrivé au bord du fleuve, il lui demanda de s’asseoir et ils s’assirent. Paul prit la parole :
Paul : Jérôme ! Connais-tu la raison pour laquelle je suis rentré ?
Jérôme : non grand frère.
Paul : ok mon petit. Notre père Gaston m’a appelé pour me faire part de ta situation.
Jérôme : de quelle situation parles tu grand frère ?
Paul : mon petit ne t’inquiète pas, parle-moi de ton problème, je suis là pour toi.
Jérôme : grand frère je vous dis que je n'ai rien. Si j’avais un problème, avant que papa ne t’appel, je te tiendrais au courant.
Paul : ok, dis-moi, as-tu une copine ? Partages-tu une relation amoureuse avec quelqu’un ? As-tu des amis ?
Jérôme : pourquoi me demandes-tu tout cela ? Je suis une personne normale, effectivement j’ai des amies, je partage une vie amoureuse !
Paul : ok. Veux-tu qu’on appelle le chat par son nom ? On le fera. Pourquoi on t’appelle au quartier « Mariam mara » ?
Jérôme : je ne sais pas grand frère. D’autres disent que c’est parce que j’ai assez des amies filles c’est pourquoi on me traite ainsi.
Paul : pourquoi n’as-tu que des amies filles ?
Jérôme : parce que je les aime bien grand frère ; et je sens qu’elles me ressemblent c’est tout.
Paul : qu’elles te font quoi ? Te ressemblent tu dis ?
Jérôme : oui grand frère
Paul : ferme ta gueule ! Abomination ! Les filles te ressemblent que tu es né fille ? Je comprends maintenant pourquoi tu es si diffèrent. Tu vas changer ton comportement et à partir d’aujourd’hui.
Jérôme : mais grand frère cela ne dépend pas de moi vous le savez très bien. Comment pouvez-vous me demander de changer ce que je ne peux pas changer ? Mes sentiments sont mes sentiments ; mes préférences sont mes préférences, comment pourrais-je changer ? Je ne peux pas grand frère.
Paul : mon petit nous ne voulons pas la honte dans notre famille, fais honneur à notre famille, si tu es un homme reste homme, si tu es une femme déclare toi femme et on verra ce qu’on fera avec toi, « imbécile » d’ailleurs tu ne serais pas de notre sang ; aller quitte devant moi « sauvages ».
Jérôme pleura amèrement.
Paul quitta devant Jérôme et lui abandonna devant le fleuve tout fâché. De retour à la maison, il convoqua une réunion avec son père et certains de ses frères pour partager la tendance de la situation avec eux. Pendant la rencontre, Gaston demanda à Paul :
Qu’as-tu trouvé d’étrange chez Jérôme et veux-tu nous en parler urgemment ?
Paul : du sérieux père.
A-t-il pu te dire pourquoi il se comporte de manière étrange à l’égard de ses compagnons garçon ?
Paul : mais ton fils si est cinglé père. Il affirme qu’il préfère avoir pour amie des filles que des hommes car les filles lui ressemblent dit-il père.
Gaston : ancêtre de mes parents ! Quelle étrange situation ? Un fils que j’ai donné ou un diable ?
Paul : vous êtes tenus informé de sa situation père. Moi je ne peux continuer à rester ici pour des futilités. Si je savais que c’était pour m’informer qu’il n’était pas homme, je ne quittais pas mon service pour être ici.
Gaston : mais les voisins ont raison ! Ses camarades de l’école ont raison ! Y compris le nom qu’ils l’ont attribué ! Non ! Je doute qu’il soit mon fils ! Depuis les ancêtres de mes ancêtres, il n’y a jamais eu ces genres d’individus dans ma lignée. Cela ne signifie pas que j’ai été maudis par mes ancêtres, je n’y crois pas. Il viendra me trouver ici. D’Alleur la réunion a pris fin, repart chez toi Paul, aller dispersez-vous.
Paul quitta le même jour pour se rendre dans son lieu de service. La famille étant informée de la situation, garda sa position et attendit fermement le retour de Jérôme à la maison.
À la tombée de la nuit, Jérôme rentra et ignora la tendance de la situation qui l’attendit. Lorsqu’il fut son entré dans la maison, son père Gaston étant assis au centre de sa concession, lui interpella :
D’où viens-tu ? C’est avec tes amies filles là ? Tu es né fille ou garçons ? C’est aujourd’hui que je me sais que tu n’es pas mon fils. D’où ta maman t’a trouvé ? Mes fils ne se comportent pas comme toi. Bientôt tu repartiras d’où ta maman t’a trouvé.
Jérôme ne comprit rien de tout ce qui se déroula. Son propre père le chassa et lui insulta comme un chien. Quand il quitta pour aller dormir avec ses frères dans sa chambre, il constata que tout était divisé dans la chambre et même son couchage. Ses frères de sang murmurèrent à son propos quand ils le vit. Personne n’osa l’adresser la parole, tout le monde lui dit :
Vas dormir dans la chambre des femmes, car ta place n’est pas ici.
Jérôme pleura toute la nuit.
Haït par son propre père, ses frères et insulté par ses camarades et ses voisins, Jérôme se sentit seul dans son quartier et dans son établissement. Il devint une honte pour tous ceux qui s’approchèrent de lui.
Les années passèrent, il subit sa maltraitance mais évolua dans ses études malgré tout.
Un beau jour, un soir, au niveau de l’auberge dans un autre quartier, un cousin à Jérôme partit se désaltéré avec sa copine, constata une présence étrange de Jérôme qui fut son entré dans l’enceinte de l’auberge avec un monsieur qui tint sa main. Le deux se dirigèrent vers le gérant de la chambre et demandèrent une chambre où ils allèrent passer le temps. Quand son coussin observa cela, il fut saisi d’étonnement et ne put plus bouger du lieu où il était arrêté et suivit la scène. Jérôme et son amoureux furent leurs entrées dans la chambre où ils passèrent des beaux moments. Son cousin ne put se remettre de la situation, s’approcha du gérant et lui posa des questions :
Gérant, connais tu ces deux monsieur qui venaient de faire leurs entrés dans la chambre ?
Oui, dit le gérant.
Où as-tu pu les connaitre ?
Gérant : ce sont mes clients de très longtemps. Ils ont l’habitude de venir ici passer leurs temps, quelques fois la nuit.
Ne me dis pas ça ! Je rêve ou c’est une réalité que tu me raconte là ?
Gérant : si vous n’y croyez pas, revenez ici souvent et vous les verrez dès la prochaine fois.
Non gérant, je ne peux voir deux fois ces genres d’abomination ! C’est maintenant que je comprends pourquoi on parlait de lui au quartier.
Gérant : de quoi on parlait de lui ?
Non, merci, cela ne te regarde pas.
Son cousin quitta l’auberge précipitamment sous l’étonnement, rentra auprès de sa femme et cogita toute la nuit.
Le lendemain matin, il quitta le chez lui, se rendit chez Gaston et lui informa de la scène qui eut lieu à propos de son fils. Gaston s’évanouit. Ses enfants l’amenèrent à l’hôpital. Après qu’il eut sa santé, on lui ramena chez lui. Les nouvelles se propagèrent de bouche à l’oreille et tout le quartier apprit que Jérôme fut homosexuel. Ses frères refusèrent de partager la chambre avec lui, ils l’abandonnèrent devant le repas et mangèrent guère avec lui. À chaque contact avec son père Gaston, il lui chassa comme un chien. Jérôme ne put plus marcher dans le quartier. Les enfants et les jeunes de sa génération l’insultèrent constamment à chaque rencontre. Il quitta l’école car les nouvelles gagnèrent son établissement. Ses camarades filles refusèrent de marcher à ses côtés lorsqu’elles apprirent qu’il était homosexuel. Jérôme fini par s’isoler et pleura permanemment car tout le monde l’abandonna. Il fut singleton comme un sorcier dans son quartier. Son père, ses frères, ses sœurs, ses camarades et ses voisins lui haïrent. Mariette la mère de Jérôme en ce temps, vit à Roussa au village de Gaston. Quand on lui rapporta la nouvelle concerna l’état homosexuel de son fils Jérôme qui eut de rapport sexuel avec des hommes dans des auberges, elle demanda qu’on lui ramène son fils à ses côtés. Gaston lui demanda de venir elle-même chercher son fils. Et affirma que celui-ci n’était pas son fils. Pendant que Mariette se prépara à venir chercher son fils Jérôme, dépassé par la manière dont on lui traita à la maison à l’école et dans son quartier, il disparut du quartier.
Trois jours après sa disparition, la famille de Gaston constata son absence. Son père Gaston et ses frères commencèrent à s’inquiéter. Lorsqu’ils l’appelèrent sur son portable, son téléphone ne passa point. Après cinq jours de recherche, on rapporta à Gaston que Jérôme son fils fut pendu sur un arbre en brousse. La nouvelle fut grandiose. Gaston et ses enfants émus de la mort de Jérôme par pendaison, ne purent se remettre. Sa mère Mariette arriva après que son fils fut décédé. Elle pleura amèrement sur le corps sans vie de son fils et mourut elle aussi après une crise cardiaque. Gaston organisa la cérémonie du deuil et de recueillement de son fils dans sa cours et on l’enterra dans un cimetière de la ville une nuit après sa mort à côté de la tombe de sa mère.
Saisi de la nouvelle du suicide de Jérôme, les policiers de la ville de Kama commencèrent l’enquête à fin de connaitre la cause du suicide de Jérôme. Ils débutèrent leurs renseignement auprès de ses camarades de l’école, puis de ses voisins du quartier, et conclurent en ce terme : après avoir mené l’enquête auprès des camarades de salle et auprès des voisins du quartier de Jérôme, il ressort de l’enquête que Jérôme fut un homosexuel. Lorsqu’il a été surpris en flagrant délit dans une auberge de la place avec un homme par son cousin, les nouvelles se sont propagées au quartier, dans son école et chez son propre père. Suite à cela, il s’est trouvé renié par tous ses amis, ses voisins, ses frères et son propre père. Navrer, il ne supporta plus vivre, raison pour laquelle il est allé se pendre et donc s’est suicider sur un arbre.
Après ce rapport déposé par les policiers sur la cause du suicide de Jérôme, le commissaire de la ville interpella Gaston son père pour écouter sa version des faits. Lorsqu’il fut arrivé, le commissaire lui reçut au bureau pour des interrogations :
Commissaire : monsieur Gaston, c’est donc vous le fameux père du défunt Jérôme ?
Gaston : oui mon commissaire.
Commissaire : votre fils était mort par suicide, c’est ça ?
Gaston : oui mon commissaire.
Commissaire : après le rapport de l’enquête menée par mon commissariat, il ressort de l’enquête que votre fils était homosexuel !
Gaston : oui mon commissaire.
Commissaire : il a été surpris en flagrant délit avec un homme dans une auberge de la place par un de ses cousins !
Gaston : oui mon commissaire.
Commissaire : suite à cela, les nouvelles se sont répandues dans le quartier, dans son école et à la maison, raison pour laquelle tout le monde lui a détesté y compris vous son propre père !
Gaston : exactement mon commissaire.
Commissaire : comme il ne pouvait plus supporter le comportement de tous ceux qui l’entourent, il finit par aller se pendre !
Gaston : oui mon commissaire.
Commissaire : et dont c’est vrai qu’il est homosexuel à ce que je sache ?
Gaston : oui mon commissaire.
Commissaire : pourquoi donnez-vous ces genres d’enfant dans notre société ? Mais c’est normal que la société le déteste ! Vous êtes sûr qu’il n’y a plus ces genres d’enfant parmi vos enfants ?
Gaston : non mon commissaire, c’était lui seul. D’ailleurs je doutais même qu’il soit mon propre fils parce que mes enfants ne sont pas comme ça !
Commissaire : mais il faut discrètement faire disparaitre ces genres de personne de notre société, d’ailleurs il a pris de l’avance de partir avant que je ne le sache, sinon c’est moi qui allait le faire partir. Rentrez chez vous monsieur Gaston, le dossier est classé. Nous avions perdu les moyens pour mener l’enquête inutilement !
Gaston rentra chez lui sans être poursuivi par la loi car l’autorité, la famille nucléaire, les voisins du quartier, les camarades de Jérôme, bref la société de Kama resta homophobe à l’égard des homosexuels jusqu’à ce jour de la nouvelle ère.
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Vandy1611 · il y a
La vache, sacré texte. Je te donne mes 3 voix et tinvite à voter mon texte.

https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/de-lautre-cote-59

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