9
min

La fille du lac

Image de Drpopox ........

Drpopox ........

14 lectures

0

Je ne sais comment je suis allongé là, posé sur le sol de petits galets. Je ne suis pas à la mer car je n'entends pas les remous des vagues, le soleil me tape sur le corps, ma tête est à l'ombre.
Une odeur d'humidité reste sur le sol, mais ce qui me surprend le plus c'est le silence, je n'entends rien, rien sauf le battement des ailes des libellules qui volent au-dessus de cette eau claire. Si je ne me trompe pas, je suis autour d'un lac bleu, un petit recoin qui mélange sable épais et cailloux.

Le sol a une couleur ocre et tranche avec l'eau transparente qui captive.
Je suis seul, personne en vue sur des kilomètres, pas de route, pas de voitures, pas d'habitation, seul le sentier passe sur ce petit espace de vie que je me suis attribué à cet instant. Je m'y sens bien, en confiance, je me sens si bien que je suis là, allongé, nu comme un ver au soleil qui réchauffe mon corps de la fraîcheur du fond de l'air. Mes chevilles sont dans l'eau saisissante de froid, et ma tête à l'ombre d'un arbuste.

J'aime ressentir le soleil glissé sur mon corps, j'aime sentir les petites rafales de vent légèrement piquantes. Là, à ce moment de relâchement absolu, j'entends des pas qui se rapprochent, d'abord des pas feutrés, puis légèrement plus marqués dans le sol. Une silhouette s'approche, une femme, elle porte une robe longue d'été, très fluide, d'un bleu nuit mélangeant intensité et profondeur, un sac en bandoulière sur l'épaule, des tropéziennes aux pieds, une coupe moderne mélangeant le long et le court, module sa chevelure brune.

Il me faut quelques secondes pour voir que c'est toi, souriante, fluide et pleine de vie. Tu sors de ces quelques branches qui tapissent une séparation entre le monde réel et l'irréel que m'offre ce lieu.

Après de longs sourires et quelques mots où je semble comprendre que cela fait longtemps que l'on ne s'est pas vu, tu t'approches de moi, tu tires un joli tissu de ton sac, que tu installes juste à mes côtés. Tu retires tes chaussures et tu t'allonges à mes abords.
À l'instant suivant, je sens tes doigts qui effleurent mon crâne rasé, tes mains glissent sur mon visage, du bout de tes doigts tu dessines ses traits. Tes doigts parcourent mon torse, glissent sur mes hanches et soulignent la présence de mon sexe, nu et chaud sous la chaleur du soleil. Tout doucement, tu me soupires:
« ho! Je ne l'avais pas vu celui-ci", tout en riant ».

J’entrouvre les yeux et je te regarde fixement. Je plonge dans tes yeux, un long silence s'installe, tu ne tiens pas mon regard, mais tu laisses le tien détailler chaque expression du mien. Calmement, je te demande ce que tu désires, et après une courte réflexion qui m'offre une petite moue de tes lèvres, tu me réponds :
" je veux avoir froid, chaud et froid !"

À la fin de tes paroles, j'avance vers toi comme les hommes le faisaient pendant les périodes de guerre froide, armé de détermination, la peur au ventre de ne pas être à la hauteur, saisissant leur expérience à bout de bras.

Je prends contact avec tes lèvres, ma langue chaude et invasive glisse entre tes lèvres, rejoint la tienne, comme un couple de danseurs, elles se touchent, se frottent et entrent dans une danse qui donnerait le tournis à n'importe qui. Là, tu laisses tes mains s'agripper à mon visage, pendant que je te saisis ta nuque, mon corps se rapproche de toi, armé de sa seule défense.
Je fais glisser cette robe sur tes cuisses, et tu saisis l'instant pour m'enjamber. Je suis là, allongé sous toi qui me domines par cette position en hauteur, ma main gauche fermement verrouillée sur ta nuque pour ne te laisser aucune chance de t'enfuir ou même de respirer. Tes mains s'affolent par mon assaut et essayent de trouver un point d'attache à mon corps.
Elles s’agrippent à mes épaules, mon corps doux et souple est loin des hommes forts du monde moderne, mais celui-ci mélange douceur, souplesse et puissance. Sur le moment, cela te fait peur, car tu n'arrives plus à trouver de l'air, tes mains ne trouvent aucune prise et mon étreinte vers ton corps se rapproche comme le mouvement lent et sournois d'un boa.

Soudain ma main libère ta nuque. Aussitôt réactive,tu me fixes du regard, la bouche encore entrouverte, tu saisis cet instant pour reprendre ton souffle, reprendre tes esprits. Seulement voilà, mon corps s'est placé de façon à te faire basculer sur le côté, et dans un mouvement rapide et déstabilisant, tu te retrouves sous moi, et dans une légère ondulation, je me glisse entre tes jambes.

D'abord réticentes, tes jambes se savent condamnées à mon invasion, mes genoux frottent le sol, déplacent des pierres, dessinent les limites, mon étreinte se referme sur toi.
Tu commences à enrouler tes jambes autour de moi et à serrer cette partie de toi qui te démange tant, tout contre moi, tandis que simultanément tes mains s'agrippent à mon dos. Là je marque un temps d'arrêt pour plonger mes yeux dans ton regard... Il est important pour moi de voir si tu me désires vraiment, car cela ne sera pas possible pour moi de faire les choses à moitié.
Par cet acte, je m'ouvre complètement à toi, je me confie, je ne te mens pas, je te montre juste qui je suis, ce que j'aime et qui est cette partie de moi que je cache et garde en moi éternellement. Je ne peux donc faire de demi-mesure.
Et là, en posant mon regard sur le tien, je voie tes yeux, légèrement plissés, bleus, profonds, tu es là devant moi, allongée, pleine de vie, pleine de désir, ton corps me crie des mots que seul moi je perçois. La honte d'une telle expression de ton corps pourrait venir te gâcher le moment, mais ce n'est pas le cas, tu es là, bien là, vivant le moment présent, et à cet instant, la seule chose qui a de l'importance dans ton regard, c'est que tu es à moi et rien qu'à moi.

Je prends donc le temps lentement de faire remonter le reste de ta robe jusqu'à tes épaules, légèrement croisées au-dessus de ta tête. Je stoppe mon geste afin de maintenir tes bras liés entre eux par la robe. Tout doucement tu ondules ton corps, d'une main je retire ce petit bout de tissu qui renferme cette partie de toi que je désire tant. À cette dernière initiative tes joues s'empourprent, ton regard se referme et ta bouche s’entrouvre, car tu sais très bien ce que je vais venir chercher en tout premier. Tu sais comment je suis, tu sais que te faire l'amour où te baiser j'en ai très envie, mais tu sais précisément que mon plus grand plaisir est de voir ton corps se mettre à vibrer aux portes de l'orgasme. Je ne sais pourquoi, j'aime autant voir le corps se contracter sous le passage éclair du plaisir ultime.

Je viens donc déposer mes lèvres sur ta bouche, et j'entre comme un snowboardeur professionnel dans un ride ultime, où mes lèvres humides tracent et réveillent chaque terminaison de ta fine peau. Ma langue aide celles-ci à sensibiliser mon passage et aucune ligne de ton corps ne m’échappe. Tes seins se dressent à la simple contraction de tes mamelons qui sentent m'approcher, ils savent eux aussi que je me rends sur leur chemin. À mon approche, ils sont raides comme de vraies perles de culture, froids, lisses, doux, et du bout de ma langue, je les réchauffe, avant de les prendre entre mes lèvres chaudes et humides. Aussitôt tu cambres ton dos en m'offrant ton buste, comme pour me faire comprendre que c'est tout ton corps que tu veux que je réchauffe. Mes mains viennent saisir tes seins dans un mouvement tendre et ferme à la fois, afin d'augmenter la congestion de ta poitrine. Puis je laisse glisser le bout des doigts sur ta cage thoracique, ce qui provoque un irrésistible frisson. Ta peau sensible frémir comme de l'eau et devient encore plus sensible, cette fois il est clair que tu m'exprimes ton envie en laissant échapper un souffle...
" Arrête, et mange-moi, je n'en peux plus !"
...
"chuuut, j'arrive..."


Pendant que ma bouche remercie l'offrande de ta poitrine, je lance une de mes mains à la conquête de ton sexe. Le chemin fut court et facile, rien sur son passage n'offrait résistance, bien au contraire, il fut facile de glisser comme sur une dune d'un désert du bout du monde. À mon arrivée, la surprise est grande en y découvrant une véritable oasis de plaisir. Cette jolie fleur auparavant bien emballée, était à cet instant fraîche comme de l'eau qui lèche mes pieds, ouverte comme un tournesol au soleil, et juteuse comme une pêche blanche d'été.

Un léger sourire de ma bouche amplifie le pourpre de tes joues. Il était temps pour moi de passer à mon plaisir personnel.

Face à moi, une parfaite orchidée. Je prends donc le soin de l'approcher en douceur afin de savourer lentement l'extrême douceur de ta peau. Ici pas un pli, pas une gêne, nous sommes en terrain sainte, la douceur est comparable à un drap de soie, la texture charnue me met en appétit, c'est mon moment préféré. Après que mes lèvres aient eu le temps de réchauffer les lieux, je peux autoriser ma langue à prendre contact avec un bouton d'or. Tout d'abord humide et glissant, celui-ci prend confiance et se remplit d'envie sous les passages lents de ma langue chaude.
Chaque centimètre carré de ta peau est conquis par ma bouche, une bataille infernale prend place entre mes lèvres, ma langue et mes dents, pour être responsable de ton plaisir. Il en est une question d'honneur, et c'est à corps perdu qu'ils s'appliquent à faire monter le frissonnement qui saccade ton souffle.
Frissonnement qui est vite dépassé, comme à mon désir. Tu enlaces ma tête entre tes cuisses tremblantes, tes phalanges se mettent à tracer des sentiers sur mon crâne. Je sens tes talons battre la rythmique de cette course effrénée dans mon dos, à l'arrivée explosive. Ton souffle s'entrecoupe d'inspirations profondes, de pauses et d'expirations bruyantes.
À cet instant, tu ne sens plus rien, ni la fraîcheur de l'air, ni la chaleur qui nous est imposée par le soleil, même les déformations du sol imposées par les galets, ne te dérangent plus.
Il peut débarquer n'importe qui sur cette plage éphémère, que la seule chose qui compte, c'est les quelques mètres du sprint à ton arrivée. D'un seul coup, l'eau du lac se met à porter un bruit court et puissant à la fois. Le poids exercé par tes jambes fines, m'indique la raideur de ta contraction. À cette seconde je te sens crispée, immobile, le souffle coupé, à l'arrivée de celui que tu voulais tant.

C'est avec un sourire que je libère ma tête de ton étreinte imposée par tes cuisses, un sourire collé sur mes lèvres humides d'acidité orgasmique.

Je prends la fuite en me laissant glisser trois secondes comme un animal dans l'eau fraîche en dessous de moi. C'est pour toi, tes 3 secondes de calme, celles où tu vis le plaisir, la montée et la descente de ton orgasme.

Aussitôt ressorti, je m'approche de toi en pleine forme, le plaisir assouvi aux lèvres, il ne me reste plus qu'une nouvelle conquête à réussir, faire le triplé.

Armé de ma seule arme, je me blottis contre toi, froid et humide. Ton premier geste est de me repousser. Comme par défense tu replies tes jambes, les genoux sur ta poitrine en guise de menace.
J'ajuste mon approche en saisissant tes hanches entre mes mains.

Ma pénétration est douce et profonde, un premier temps d'arrêt est marqué avant de rentrer dans une longue série de va et vient, lents et de plus en plus profonds. Je pris le temps de te réchauffer et c'est une fois tes jambes complètement dépliées que je saisis l'extérieur de tes genoux afin de pousser l'articulation de ton bassin à son extrême ouverture.
L'idée étant de te faire ressentir chaque centimètre d'insertion en toi, je veux que tu puisses ressentir mon désir par la sensation de la pénétration large et forte que je t'exprime.

Là, sur un souffle coupé, je t'embrasse, ma bouche aspire littéralement ta langue et c'est sous l'étreinte de mes dents que je te garde près de moi une fraction de seconde. C'est avec la lèvre inférieure légèrement gonflée que tu me vois prendre position en aplomb sur toi.

Autre position ! Autre rythme ! Le temps des découvertes est fini, c'est l'heure de la deuxième conquête à assouvir.

Dans un rythme plus rapide et beaucoup plus percutant, je t'incruste dans le sol humide.

Sur le coup, surprise, tu me fixes d'un regard paniqué, et au bout d'une trentaine d'assaut, tu finis par fermer les yeux. Ton visage exprime une autre sensation, ton souffle est aussi rapide que le mien, des mots sortaient de ta bouche, mais trop doux pour que je puisse les comprendre.

À cet instant, je stoppai net, me retirais et te fixa d'un regard froid. Je pris le temps de passer un grand coup de langue humide sur ton toi intérieur, puis je repris de plus belle, cette fois-ci moins percutant, mais plus vite.
Mes pénétrations sont complètes, tu ne parles plus, tu ne respires plus, un son continu exprime ton ressenti, un son composé de notes variantes d'une gamme à l'autre.

Nouvel arrêt brutal. Tu te figes et sur la fin de ton souffle me dis:
" Non, mais pourquoi ?"

Le silence marque une nouvelle visite de ma langue, plus généreuse en surface et en profondeur sur ton orchidée lisse à en mourir. Je décide de m'allonger à tes côtés en te laissant prendre la domination.
Assise sur moi, tes mains rivées à mon cou, tu m'embrasses fougueusement. En appui sur tes pieds, tu entres dans un mouvement du bassin lent et profond d'avant en arrière, tu repousses les limites de ton ouverture naturelle, tu te frottes à moi comme ce n'est pas possible. Contraint de voir ta domination t'offrir du plaisir, je marque un arrêt par un son inhabituel, un claquement chaud et fort, fendant le silence du lac.

À cet instant ton sang se vivifie sur tes fesses où ma main est venue les claquer. Tu comprends qu'il est temps d'arrêter de jouer et que tu devras gentiment te bouger. Tu prends un rythme effréné sur ma verge, complètement tendue à ton appel. Au bout d'un moment nous avançons vers une nouvelle délivrance.
C'est alors que je te saisis par les cheveux, et en te fixant d'un regard pénétrant, je te sollicite d'en finir, de venir me rejoindre. C'est dans le balancement de tes seins que je compris le plaisir assouvi.

Là nos corps sont figés par le temps, le froid nous a conquis, nos muscles se relâchent et un instant de douceur nous réchauffe. Un échange de regards me donne rapidement un aperçu de mes conquêtes, le bilan était positif mais pas complet.

Tu m'aides à reprendre vigueur en laissant courir tes lèvres sur mon corps quelques secondes, et rapidement tu saisis ma seule arme dans ta bouche. Lentement, puis puissamment, tu exerces une pression sous forme d'aspiration de mon moi, je sens tes lèvres encercler ma verge, la chaleur de ta langue tranche avec la fraîcheur douce de tes lèvres. Je te jette un regard conquis par tes prouesses, et avec ironie, tu tapotes mon sexe sur ta langue. Tu me fixes d'un regard de domination tout en laissant courir tes doigts sur moi.
Au bout de quelques minutes, je suis vivant et remis pour ma dernière croisade. Tu te retires de cette superbe fellation que tu m'as offerte.

Je prends donc la place de ma verge par ma langue dans ta bouche suave, et tout en t'embrassant pour t'exprimer le plaisir que tu viens de m'offrir, je te fais rouler sur le ventre. Là suspendue en appui sur tes poignets et tes genoux, tu entrouvres de nouvelles explorations en soulevant ardemment ton fessier. Celui-ci m'offre une entrée plus intimiste, je saisis donc cette envie par une douce pénétration, mon gland passe le col serré de ton petit cul délicieux et celle-ci est à elle seule un instant de plaisir.
La pénétration est longue et lente, car ici nous ne cherchions pas un point G souvent bien plus prêt et bien sensible aux assauts complets. je t'offre donc un rythme progressif mais en gardant l'idée première de profondeur.
Après un court instant de sécurité et d'encouragement de ta part, tu saisis ma nuque en jetant tes mains derrière ma tête. Ainsi collé à toi, je ne pouvais faire autrement que d'entrer en toi avec force et profondeur, cette fois, la sensation était bien différente, et si d'habitude le corps de la femme se raidit sur lui-même en courant vers le plaisir, il en est différent de cette conquête.
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,