L’alpha et l’omega.

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Peindre, écrire, voyager, des mots en osmose, des échappées belles pour la retraite. J'aime lire les autres, partager mes coups de coeur et ils me le rendent bien.

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Au premier abord la maison de Milford lui avait plu.
Heureusement, parce qu'on ne tombe pas toujours bien quand on est candidat à l'adoption.

Lorsque le couple Fairbank s'était présenté dans le grand hall où on les avait alignés côte à côte, Weston, Ruby, Buck et John, il avait fallu faire ses preuves et répondre avec grâce aux injonctions :
— Ruby, viens ici qu'on te voie un peu.
— Buck, dis bonjour.
— John, peux-tu approcher une chaise pour madame ?
Si l'homme n'avait pas l'air très intéressé, la femme avait vivement scruté leurs profils. Elle semblait avoir une idée très précise de qui elle souhaitait faire le choix. Lorsque Jef Rotor, directeur de l'établissement, l'avait présenté : « Et voici notre petit dernier, arrivé il y a quinze jours », Weston sut qu'il avait sa chance. Il n'était ni râblé comme Ruby – dit le bulldozer –, ni dégingandé avec des bras à n'en plus finir comme Buck aux mains d'argent, encore moins rond comme John à la bobine de lune en plein jour.

Avec ses yeux de jais et sa taille ergonomique, Weston était vif, discret et avenant. Et puis Judith Fairbank lui plaisait, elle avait une voix douce, alors il se montra sous son meilleur jour.
— Moi, Weston. Bonjour, pour vous servir !
Il réussit son entreprise de séduction et partit avec la petite boîte nécessaire à son entretien, assis fier comme Artaban sur le siège arrière de la Dodge de Joe Fairbank. Il laissa derrière lui Ruby, Buck et John se morfondre dans l'entrepôt de la succursale de Jef Rotor, en plein centre de Milford. Maintenant, il était adopté.


Weston est fait de métal et d'un brin de carbone. Ses mains sont des pinces, ses pieds – articulés du talon à la plante – sont plombés d'une semelle magnétique. Il a une petite antenne dressée sur le crâne, un nez en boulon et deux billes rondes toutes noires en guise d'yeux fixés sur un écrou bleuté qui lui donnent un air de pierrot lunaire. Sa bouche fendue ne s'entrouvre jamais quand il parle. Weston apporte, cherche, ramasse, pose. Jamais on ne lui dit merci, mais il fait toujours ce qu'on lui demande. Il obéit à la parole, au doigt et à l'œil.
Dans sa nouvelle maison, il s'active, il est au service de tout le monde.

Chez les Fairbank il y a le père, la mère et le fils. La rencontre avec Stanley a tout de suite distribué les cartes d'un jeu où Weston sera valet à la botte d'un tyran. Le garçon de dix ans mène ses parents par le bout du nez. Dès le premier jour, il s'approprie Weston pour ranger sa chambre, rapporter son ballon, chercher ses balles perdues au tennis, regonfler son vélo, faire ses devoirs de maths et tenir Bernie en laisse.

Chez les Fairbank il y a le père, la mère, le fils, mais aussi le chien. Dès son arrivée, Weston a fait l'objet d'une inspection approfondie, des assauts intempestifs de truffe humide, de langue baveuse, des coups de tête brutaux. Bernie le labrador a fini par lever la patte et pisser sur ses rotules heureusement inoxydables. Judith a crié :
— Weston, la serpillère est sous l'évier !
Le robot a nettoyé.

Mais le temps émousse vite les mots, la mise en forme polie des aides sollicitées. Weston est rapidement houspillé :
— La laisse ! Mon sac ! Mes clés ! La porte ! Mon café !

Le petit robot souffre, ses articulations se grippent, sa batterie s'épuise vitesse grand V. Les mots cognent dans sa boîte crânienne, font fondre ses résistances. Il est souvent détraqué, fait de nombreux stages au SAV, chez Jef Rotor, ce qui rend la famille Fairbank irritable. Bientôt, c'est au claquement de doigts, aux injures, à l'index impérieux qu'il doit obéir, on le maltraite.
Weston n'en peut plus, c'est devenu un enfer !

Stanley a tout d'un Méphisto. Ayant longtemps harcelé méchamment Bernie, lui attachant une casserole à la queue, lui mettant des pinces à linge aux oreilles, lui scotchant même les pattes, il a vite concentré son imagination belliqueuse sur ce robot qui le met à l'abri d'un coup de dent ou d'un coup de griffes. D'ordre en contrordre, le garçon prend plaisir à orchestrer des mises en scène insensées où Weston épuise vite sa batterie : debout, assis, cours, reviens, tourne, saute ! Il a le tournis, en perd le nord, marche de travers. Le dernier supplice inventé par Stanley a réuni le chien et le robot dans un combat où l'un pince, bipe et clignote et l'autre mord, bouscule et aboie. L'écrou bleuté et la petite boule noire n'ont pas résisté aux crocs puissants de l'animal. Dans la lutte, Bernie a arraché un œil à Weston sous les rires hystériques de leur tortionnaire.

Un soir de septembre, alors qu'il repose, borgne et exténué, sur sa base de chargement dans la grande maison de Milford, germe dans son électronique la résistance Omega, celle des robots rebelles, la grande inconnue des équations non résolues. Weston prend une grave décision : au petit matin, il quittera la maison.

Bernie a levé une oreille puis ouvert un œil. La base de Weston clignote en rouge à l'angle du salon. Le labrador se dresse sur ses pattes et trottine jusqu'à la porte vitrée de l'entrée. Une ombre s'estompe doucement derrière le vitrage, la laisse pend à son crochet avec au bout le collier, le chien rassuré retourne sur son tapis. S'il avait été moins myope ou peut-être moins égoïste, il aurait vu son compagnon d'infortune prendre le large.


Weston marche d'un bon pas de robot, il porte sur son épaule la batte de base-ball de Joe au bout de laquelle il a noué, en pochon, un foulard de Judith. Dedans, il a mis son mode d'emploi, sa chamoisine pour astiquer ses chromes, sa fiole d'huile de paraffine pour soulager ses rouages, cinq ressorts et quelques résistances de secours sans oublier son chargeur de poche. C'est là son maigre bagage, toute sa trousse de survie.

Personne n'est encore dans les rues, le matin effiloche quelques rubans de brume. Les maisons petit à petit se disséminent, Milford et sa banlieue fondent au loin dans le dos de Weston. Le voilà en pleine campagne du Connecticut ! Septembre a déjà peint l'automne. Émerveillé, il découvre les feuillages rouges des érables, les chênes dorés, les fleurs. Il poursuit les papillons, regarde voler les oiseaux quand l'un d'entre eux, plus curieux, finit par le suivre. Puis se poser quelques mètres devant lui. Se rapprocher. L'observer.

Weston s'arrête. Il est fasciné par la tête noire, l'œil vif, le bec jaune et le jabot orangé de cet être ailé de gris. S'il ne sait pas qu'il a presque à ses pieds un merle d'Amérique, emblème du Connecticut, le volatile effronté, lui, voit bien qu'il n'est pas un humain ; il l'interpelle d'une drôle de façon :
— Tchouc ! Tchouc !
Une fois, deux fois :
— Tchouc ! Tchouc !
Weston n'a pas ce genre de message enregistré dans sa boîte vocale. Très embarrassé, il répond :
— Bip, Bip ! Bip, Bip !
Au bout d'un moment, il semble qu'ils se soient bien compris puisque Birdy l'oiseau se pose sur l'épaule inoxydable du robot. À deux, la route est plus agréable.

Alors qu'ils marchent depuis une bonne heure, l'un à pied, l'autre perché, ils entendent une voix derrière la haie qui longe le chemin. Birdy, effrayé, s'envole ! La robotique de Weston comprend aussitôt que quelqu'un appelle au secours. Il risque son œil unique à travers la charmille. Un vieil homme est allongé par terre, la roue de sa brouette renversée brasse l'air, une énorme balle de foin s'est éventrée dans l'herbe.
Le robot est formaté pour l'aide, il n'écoute que son instinct, traverse la haie, déboule au secours du malheureux vieux et se plante devant la brouette :
— Moi, Weston. Vous, aider.
L'homme est sidéré, il bafouille :
— Euuh... Moi, c'est Greg.
Et le robot de remettre d'aplomb la brouette, de ramasser le foin à grand renfort de pinces, aidé par Birdy – revenu – qui en transporte quelques becquées, surveillant tout de même du coin de l'œil l'humain qui est resté affalé :
— Hep ! Et mon chapeau ? J'ai perdu mon chapeau !
Grâce au survol du merle alentour, Weston récupère le Stetson crasseux du vieux cowboy qui a roulé quelques mètres plus loin dans des hautes herbes. L'affaire est vite bouclée.
Hélas, relever Greg s'avère beaucoup plus difficile, il s'est cassé la jambe.

Weston mobilise ses neurones programmés et construit mentalement un schéma pour fabriquer deux béquilles. Il sélectionne dans les troncs de la charmille ce qu'il y a de plus droit, de plus gros. Aidé par Birdy, qui effeuille adroitement les branches de son bec, il parvient à bricoler deux solides appuis pour aider le vieil homme à se remettre debout et le caler sur la botte de foin.

C'est un étrange équipage qui reprend le chemin ! Le petit robot borgne essaie de guider le plus droit possible la brouette surchargée. Ses pinces sont à la limite de leurs performances, ses semelles plombées laissent des traces profondes derrière l'empreinte de la roue, il est à bout de batterie. Greg ne dit rien, il souffre. Birdy sent que son ami peine, il ventile de ses ailes grises l'œil de cyclope de Weston, l'antenne toute ramollie retombée sur son front. C'est tout ce qu'il peut faire.
Lorsqu'ils arrivent enfin aux abords d'un ranch qui semble abandonné, Greg sort de sa torpeur :
— C'est là qu' j'habite.
Un long hennissement se fait entendre, le vieil homme ajoute :
— C'est Clara, elle attend son foin.

Weston, lui, attend son courant. Au ralenti, il réussit in extremis à pénétrer dans la maison avec sa trousse de survie, repère une prise et se branche au plus vite sur son chargeur. Quatre heures pendant lesquelles il décompresse et compense, le temps de se projeter dans la suite à venir, car le robot n'est pas que domotique il est aussi généreux. Il a compris qu'ici était sa place.

La nuit tombe. Dehors, pas un bruit. La jument s'est restaurée. Birdy a fait glisser le rain coat de Clara sur le vieil homme qui a fini par s'endormir. L'oiseau s'est ensuite réfugié dans la maison.

Vers quatre heures du matin, Weston sent ses jambes et ses bras fourmiller d'une nouvelle énergie, il est prêt. Aussitôt, il sort sans réveiller Birdy qui dort perché sur le lampadaire du salon, la tête sous son aile. Il est vite rassuré, Greg n'a pas eu froid, le souffle chaud des naseaux de Clara l'a protégé.

Il empoigne les manches de la brouette qu'il véhicule avec le vieil homme à l'intérieur de la maison. Remplace le rain-coat par une couverture. Sort. Conduit Clara au chaud dans l'écurie attenante. Va chercher du bois. Rentre. Fait du feu dans le poêle. Explore la cuisine. Ouvre tous les placards. Prépare du café. Fait griller du pain. Trouve des graines de tournesol pour Birdy. Lui adjoint une tasse d'eau fraîche. Se rend dans la salle de bains. Déniche du désinfectant, des antalgiques et des bandes dans l'armoire à pharmacie. Arrache le manche au balai accroché derrière la porte du cellier. Cours le scier en deux dans la grange. En fait une attelle qu'il ficelle avec précaution au tibia blessé de Greg qu'il a réveillé. Lui apporte un bol de café bien chaud. S'assoit à ses côtés.
Le regard brillant, Greg pose alors la main sur son épaule de métal :
— Merci, mon gars. Sans toi...

Weston a fait son travail de robot sans qu'on le lui demande. Il a lu de la reconnaissance dans le regard du vieux cowboy, de l'amitié dans la pupille ronde de l'oiseau, de l'empathie dans l'iris bombé de la jument. Il est heureux. Petit à petit, il se métamorphose, devient l'alpha et l'oméga d'un être tout simplement.

Sa machinerie de métal prend chair. Ses bras et ses jambes se musclent. Ses pinces se soudent en paumes lisses. Des doigts y poussent, il a des mains. Son antenne se ramifie en une capillarité frisée recouvrant son crâne. Sa bouche s'ourle de lèvres esquissant un sourire. Son œil unique se pare d'une paupière aux longs cils, sa batterie devient cerveau, la vie irrigue son corps et son cœur bat. Pour Greg, Birdy et Clara.
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Francis L · il y a
Un dessin animé Pixar. C'est ce que j'ai eu l'impression de lire de prime abord. Je serais curieux d'apprendre les récits qui vous inspirés Jac B ... Avez-vous pensé à écrire des scenarii ?
Aussi, certains mots dans votre conte m'ont évoqué d'autres œuvres. Outre Pinocchio - que de nombreux commentaires mentionnent - je pense tout autant à "les oiseaux dans la charmille" (pièce d'opéra dont la personnage principale est une automate) ; ou encore à Sac à ressac (Francis L) si je dois mentionner un de mes textes, qui fait écho au rangement désordonné de la mère de famille Judith Fairbank.

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JAC B · il y a
Non je n'ai jamais pensé à plus loin (scénari) que mes petites histoires qui germent dans ma petite tête Francis (souvent la nuit). Alors je me dépêche au matin pour les mettre en forme, c'est tout. Merci pour vos chaleureux commentaires.
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Francis L · il y a
Vous êtes pleine de talents cachés Jac B :)
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JH C · il y a
pas très loin du conte de Noël, sensible, et la fin est jolie :)
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Champo Lion · il y a
Hello JAC B!
Evidemment, on pense au petit bonhomme de bois de Collodi.
Mais, plus qu'une revisite assez heureuse de Pinocchio, ton texte va bien au delà en s'attachant à cerner les altérations produites en famille, par la maltraitance d'un ou de plusieurs de ses membres.
Tant pis pour ceux à qui mes analyses psychomachinchouettes donnent de l'urticaire:
Tu décris avec talent un mécanisme peu connu et pas si rare.Un individu victime de mauvais traitement peut PARFOIS (je souligne, c'est très important) être maltraitant à son tour .On connait tous le scénario catastrophe de l'enfant battu devenant parent tortionnaire, l'enfant violé, violant à son tour. Ce n'est pas la règle et l'immense majorité des gens dont l'enfance a été épouvantable sont devenus des parents aimants et respectueux .Bernie, souffre-douleur de Stanley, s'en prend à Weston.
On pourrait croire à un comportement automatique :" un autre va payer!" La désignation d'une autre cible le mettant provisoirement à l'abri.
Le mécanisme est plus subtil. La personne, confrontée aux grandes souffrances dues à son statut de victime se laisse insidieusement tenter par un véritable "changement de camp", la conviction presque délirante qu'être AUSSI agresseur va mettre fin à la douleur et d'autre part, il banalise l'agression et la rend "acceptable". Ceci est particulièrement perceptible lorsque les agresseurs sont des parents.
La victime qui s'en prend à son tour à ses propres enfants, légitime la violence subie, incapable de haïr clairement ses auteurs ( "Ils avaient sans doute de bonnes raisons de me battre, mes parents...la preuve, moi aussi, je le fais") Evidemment, ce n'est jamais exprimé aussi crûment et c'est souvent déguisé en "fermeté éducative" ("c'est grâce à eux que je suis devenu un homme, une femme...")
Comme certains commentateurs l'ont souligné, ce bon texte aborde aussi le phénomène de résilience dont il est bon de rappeler que ce n'est pas un lent travail sur soi afin de maitriser un souvenir traumatique mais bien de tout un processus relationnel impliquant des tiers, dont tu dis avec brio, qu'ils ne sont pas forcément que des aidants (Birdy) mais aussi des "aidés"(Greg, Clara)
La nouvelle est brillante, menée de main de maitre et riche d'enseignements.
Mes voix
Champolion

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JAC B · il y a
Champolion j'ai d'abord écrit cette histoire avec mon coeur , merci pour ton riche commentaire, ton point de vue aigu qui lit à juste titre bien au-delà.
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Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
Une histoire qui fonctionne bien ! Si la thématique vous plait, "Contes et légendes" de Joel Pommerat, un spectacle incroyable où humains et robots se mêlent !
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Fred Panassac · il y a
Histoire inventive et sympathique sur la résilience d’un robot maltraité. Le style est vif, l’action rapide et surprenante. Ce conte se lit bien et sans aucun accroc. La fin d’inspiration fantastique m’a bien plu.
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Francis L · il y a
J'ai tout de même eu un petit accroc avec le mot "rain coat" (sans tiret à la première occurrence) ; ce qui m'a surpris à cet endroit du texte. Il m'a fallu quelques instants pour réaliser qu'il s'agissait d'un terme anglais.
Sinon, je partage votre commentaire Fred Panassac.

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Fred Panassac · il y a
Bonjour Francis,
Dans ce conte, on est plongé dans un contexte anglophone, je n’ai même pas tilté sur le mot et il peut s’écrire aussi en un seul mot attaché, je viens de vérifier car ma pratique de l’anglais se fait lointaine.

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Francis L · il y a
Le fait que le terme soit anglais ne m'a pas gêné en tant que tel. C'est plutôt que "rain" a même terminaison que "lointain" ou "prochain", et qu'il y avait peu de mots anglais plus tôt dans le texte.

Au delà de cet aspect, je pense que mélanger les langues, utiliser des termes anciens ou inventés (simplement compréhensibles) enrichit les récits que nous pouvons écrire :)

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Fred Panassac · il y a
Merci Francis pour ce point de vue intéressant sur la complémentarité des langues. Je suis de votre avis !
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CATHERINE NUGNES · il y a
Très jolie histoire , presque un conte de noël.. que je vais m'empresser de raconter ( si vous le permettez bien sûr ) à deux petits enfants qui " maltraitent " un peu leurs jouets .
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JAC B · il y a
Avec plaisir!
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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Bravo pour ce conte Intelligent et pas Artificiel pour un sou.
Dans vingt ans ce Weston pensera réellement comme vous, mais il n'aura jamais votre talent pour écrire, heureusement pour nous!

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Oriel · il y a
Dans un style toujours aussi élégant, une histoire humaniste qui se termine comme on aime. Cela fait du bien.
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Fleur A. · il y a
Magnifique histoire
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Armelle Fakirian · il y a
Très beau texte sur l'amitié, le don de soi, le partage et toutes ces valeurs humaines que les Fairbanks avaient bafouées. Merci

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