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Jamais sans elle

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Pascal Gos

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La sonde bougeait doucement, s’arrêtait puis reprenait sa course précise. Seul le ronronnement de la machine me parvenait. Dans la pénombre, dodelinant sa tête, elle scrutait les images. Après quelques instants, pivotant sur son siège, elle orienta l’écran vers moi. Je pus enfin apercevoir quelques mouvements. Elle pointa son index.
- Regardez ! On voit bien son visage ! Et ses doigts, juste là !
La gynécologue détailla au fur et à mesure que le détecteur se déplaçait sur mon ventre : le crâne, le cœur, les membres, tout me fut commenté.
Les mensurations du fœtus enregistrées, elle conclut :
- C’est bon ! L’échographie du quatrième mois est parfaite !
Je me détendis enfin. Elle aperçut une larme sur ma joue. Sur un ton doux et réconfortant, elle ajouta en me serrant la main :
- Madame Desforges ! Votre bébé se porte à merveille. Vous devez juste vous ménager un peu ! Je vais vous prescrire des vitamines, une prise de sang et je vous revois fin août.
Les résultats du premier trimestre de ma grossesse nous avaient tant alarmés que je n’y croyais plus. Cela faisait trois longues années que nous espérions cet enfant. Je ressentais un immense bonheur. Je décidais de fêter cela le soir même avec mon mari.

Ce lundi s’annonçait sous les meilleurs auspices. Lucas me téléphona vers dix heures pour m’apprendre que « Médecins Sans Frontières » envisageait de lui confier une nouvelle mission.
- Je vais partir pour un mois en octobre au Mali. Ça va faire deux ans que...
- Dis donc Lucas, tu as oublié que j’avais rendez-vous chez la gynéco ce matin ?
- Ah oui ! Merde ! C’est vrai ! Comment ça s’est passé ?
- Tout va bien. J’ai entendu le cœur de notre bébé. Boum, boum... Boum, boum... Je suis heureuse.
- Je suis content pour toi et notre enfant. Elle a vu le sexe ?
- Oui ! Je n’ai pas voulu savoir. La prochaine fois, tu demanderas si tu y tiens !
- Non non ! De toute manière, je sais que c’est une fille ! Je le sais ! C’est tout.
- On déjeune ensemble et on en parle ? On se fait un ciné après si tu le souhaites ?
- Je viens juste de me réveiller. Je te rejoins vers midi.
- Bien sûr ! On se retrouve devant le cinéma des « Rives de l’Orne ». Je t’embrasse, mon cœur.

Il pleuvait sans cesse sur Caen depuis plusieurs jours. Les températures anormalement basses en cette fin de juillet ne favorisaient pas les promenades urbaines en amoureux. Après déjeuner, nous entrâmes dans la salle où déjà les spots publicitaires défilaient sur l’écran. Lucas regardait le sol en suivant les petites lampes qui délimitaient chaque marche. Je m’assis en premier, laissant mon mari sur ma droite. Après avoir ôté sa veste qu’il plaça sur ses genoux, il s’enfonça profondément dans son fauteuil. Le film commença. Lucas posa ses mains sur son crâne et se figea...


« Scène en plan large : c’est un jour de fête, un jour de liesses et de joie. Les clients dans la salle tournent, pirouettent, et virevoltent au son des flonflons. Soudain, tout s’arrête.
Scène en gros plan : un vieillard pénètre dans le café, s’installe au bout du bar et commande un “Pacific”.
Atmosphère pesante, lourde et transpirante.
La musique redémarre tel un disque vinyle avec une vitesse trop lente. Et tout le monde reprend la danse.
Le patron prépare la boisson anisée, interpelle l’individu et lui envoie sur le zinc.
- Attrape ça ! Mets-toi ça dans le gosier !
Scène en travelling : Lucas, assis sur le flipper, saute à terre et se précipite. Il court. La chope de “Pacific” glisse, glisse, glisse sur le comptoir.
Zoom sur le verre puis sur le visage grimaçant de Lucas !
Lucas s’interpose au “Pacific” qui frappe son bras et se renverse.
- Non ! hurle-t-il, si fort que toutes les clientes et tous les clients le regardent et s’immobilisent.
La scène, filmée sous plusieurs angles, se répète, la dernière défilant dans un ralenti interminable.
Rien n’arrête le Pacific qui se déverse, formant une vague puissante, déferlante et impétueuse. Tout craque, s’écroule, se rompt et s’écrase.
Les danseurs sont emportés sans résister dans une tourmente dévastatrice. Lucas tente de s’échapper en empruntant le long couloir derrière le bar. Rien n’y fait, il accomplit un demi-tour. Il se heurte au vieil homme.
- Quel est ton nom ?
- Je suis le patriarche Noé ! Créateur d’arche ! lui lance-t-il avec grandiloquence, le regard empreint d’une telle bonté que Lucas ne peut que lui sourire.
Gros plan sur le visage de Lucas, gros plan sur le visage de Noé.
L’horloge parlante fixée au mur, remuant une bouche immensément rouge, annonce vingt et une heures.
- Appelez les secours et Dieu ! prône Noé en levant ses mains, paumes tournées vers le ciel.
Lucas ouvre la porte du bar. Le Pacific déferle à l’extérieur, brisant tout sur son passage.
- Où mène cette ruelle, crie Lucas ?
- Elle va vers l’Atlantique, répond Noé !
- Atlantique ! Pacifique ! Mais c’est le Cap Horn, nom de Dieu ! vocifère Lucas.
Voyant les corps emportés, Lucas plonge dans l’onde jaune et bouillonnante. Il tente de retenir une fillette ballottée sur les flots incessants tel un pantin désarticulé. Il frappe un rocher saillant. Il lâche sa prise. Nul n’entend ses hurlements. Il se débat. En vain ! Tous sombrent ».


Le générique de fin défilait sur l’écran noir. La lumière de la salle revint brutalement, éblouissante. Je secouai doucement Lucas qui émit un grognement.
- Je ne te demande pas si tu as apprécié ce film ? lui lançai-je en souriant.
- Je n’ai pas aimé le déferlement du Pacifique, bougonna-t-il en se levant difficilement de son siège tant il y était nonchalamment ancré.
- De quel Pacifique, de quel déferlement parles-tu ? m’inquiétai-je en le regardant. Tu trouves que c’était un bon titre, « le cap Horn », pour cette histoire d’amour ?
Il ne répondit même pas. Il enfila rapidement sa veste, remonta l’allée qui menait vers la sortie de la salle.
Nous arrivâmes sur l’esplanade Léopold Sédar-Senghor. Le soleil brillait sur le pavé mouillé, nous aveuglant de ses reflets. Notre horizon visuel se limitait à quelques mètres. Nos premiers pas sur le trottoir nous furent pénibles.
Un carrousel multicolore rempli des rires et des cris d’enfants tournait face à nous. Ses clochettes tintinnabulaient, résonnant sur toute la place.
Je saisis Lucas par le bras et le serrai contre moi.
- Lucas, on va danser ? Il y a une nouvelle guinguette au bord de l’Orne.
Il refusa tout net.
- Tu sais bien que je déteste, le cha-cha-cha, les pirouettes et le tango, grogna-t-il tout en faisant signe au taxi qui passait.
- Non ! Pas de taxi. Il nous reste des tickets ! râlais-je, vexée par son refus.
Je l'astreignais à rejoindre l’arrêt de bus tout proche. Déçue, je ressentis un mal-être profond. Il devenait odieux, rejetant toutes mes demandes, quelles qu’elles soient. Depuis quelque temps, il se renfermait, taciturne et indifférent. Son mal réapparaissait, ce mal qui le rongeait depuis plusieurs mois déjà. Je le savais et sentis mes larmes monter. Cela recommencerait-il ? Il semblait si fatigué et si absent !
J’observai la foule qui arpentait le bitume. L’esplanade, en cette fin d’après-midi, vivait inconsciente des âmes qui la parcouraient.
Il grimpa le premier dans le bus et nous nous installâmes derrière le chauffeur. Je me tournais vers Lucas. J’avais envie de lui parler de sa future paternité. Mais il appuya son front sur la fenêtre et regarda, hagard, les vitrines des magasins. Ses yeux bougeaient rapidement au rythme du défilement de la rue. Je lui pris la main et la posai sur mon genou gauche.
- Lucas, ça va ?
Retirant sa main de la mienne, il pressa ses tempes et grimaça. Des images déferlaient et s’entrechoquaient sous son crâne...


« L’autobus fait une embardée. Il projette les voyageurs et leurs effets dans tous les sens. Lucas saute de son siège et tente de retenir une fillette qui glisse dans l’allée centrale. Il l’agrippe par la manche de son manteau. Le bus zigzague encore, percutant les véhicules en stationnement. Son visage frappe violemment la vitre. Il lâche sa prise. Il hurle ! Nul ne l’entend. La petite fille disparaît dans l’amas de ferraille ».


- Lucas ! Lucas ! Ça va ? répétai-je en lui saisissant les mains.
Le bus s’arrêta à la station, tout près de notre maison. Il sortit et m’interpella :
- L’ont-ils conduit à l’hôpital ? Je dois aller la voir. Elle ne sait pas nager et...
- Que veux-tu dire ? Allez ! Viens ! On nous regarde ! Rentrons !
Je savais ce qui le rongeait. Je me sentais tellement impuissante !

Deux ans auparavant, nous vivions à Mayotte. Au lendemain du « oui » au référendum, cette terre de l’océan Indien devint le cent-unième département français. Pour les habitants d’Anjouan, située à soixante-dix kilomètres au nord-ouest, notre île devenait un « eldorado ».
Nous étions envoyés en mission par « Médecins Sans Frontières » et Lucas dirigeait à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte, le centre de santé installé près des bidonvilles dans le quartier de Kaweni. Le nombre de personnes en situation de précarité ne cessait d’augmenter. J’étudiais les dossiers relatifs aux nouveau-nés anjouanais. Le capitaine du port de Mayotte, à plusieurs reprises, nous emmena de nuit sur sa vedette pour observer l’arrivée des migrants.
Leur traversée sur des kwassa-kwassas (1) présentait des risques considérables. Ces frêles esquifs de huit mètres de long, chargés jusqu’à la gueule et dont le plat-bord frôlait l’eau à quelques centimètres, étaient à la merci du moindre grain, de la moindre houle. Ces barques de douze places transportaient souvent plus de trente personnes. À condition de ne pas sombrer en route, les passeurs amortissaient en un aller-retour leur navire, fabriqué en toute impunité. Les réfugiés abordaient les plages du nord de Mayotte. Beaucoup étaient reconduits à Anjouan par les gendarmes maritimes, mais bien d’autres réussissaient à débarquer et à se fondre parmi la population mahoraise. Sur la terre de France, les femmes venaient donner le jour à leur enfant, le droit du sol leur conférant ainsi la nationalité française.

Ce fut par une nuit sans lune, une nuit si noire que la mer se colorait d’encre, une nuit où nul oiseau marin ne s’aventurait au large préférant se nicher dans les falaises, une nuit de grand vent qui soulevait les vagues et les estomacs des matelots aguerris, que Lucas embarqua.
Ce qu’il vit, ce qu’il accomplit, laissera à tout jamais une profonde cicatrice dans sa vie. Des hurlements à tribord lui percèrent les tympans. Une embarcation de réfugiés, à quelques encablures de là, risquait de se rompre sous les assauts répétés des remous et des bourrasques. Lucas la vit se renverser, abandonnant à la mer une trentaine d’âmes. Beaucoup de mères et d’enfants criaient avant de se taire pour toujours. Le navire s’avança vers la chaloupe retournée où quelques personnes se cramponnaient. Une vague plus pointue, plus haute, plus forte, plus meurtrière, projeta par le travers la barque sur la coque de la vedette, écrasant trois corps qui sombrèrent instantanément. D’autres naufragés qui flottaient encore s’approchèrent. Lucas attrapa une femme et l’aida à grimper à bord. Elle cria pointant l’index vers son fils qui dérivait à quelques mètres de là. Sans même réfléchir, Lucas plongea dans l’écume. Il nagea vers le garçon, qu’il tira et hissa sur le pont. De nouveaux appels lui parvinrent. L’eau tueuse et assassine lui brûlait les yeux et les poumons. Une petite fille sombrait à quelques mètres. Luttant contre les éléments, il réussit à saisir le tissu de son vêtement. Mais le démon se déchaînait tant qu’il lâcha sa prise. L’enfant disparut dans l’abîme. Dans le bruit de ce tumulte, Lucas poussa un cri que nul n’entendit. Le capitaine lui lança une bouée à laquelle il s’accrocha. L’onde enragée le projeta contre la coque du navire. Son corps et sa tête frappèrent si fort, qu’il perdit connaissance.

Le lendemain après-midi, Lucas se réveilla à l’hôpital de Mamoudzou, allongé sur un lit blanc, immobile et la respiration courte. Seuls ses yeux pouvaient balayer l’espace de la chambre. Il découvrit le plâtre qui bloquait son bras gauche de l’épaule au poignet et sa jambe droite entièrement bandée. Tournant encore un peu sa tête vers la droite, il me vit assise près du lit.
- Qu’est-ce que je fous là ?
- Bonjour, mon cœur. Comment te sens-tu ?
- Qu’est-ce que je fais ici ? Qu’est-ce qu’il m’est arrivé ? Mon bras ? Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai ?
Il voulut bouger, mais une douleur dorsale insoutenable lui interdit tout mouvement.
- Reste calme, Lucas ! Je vais t’expliquer. Tu ne te souviens pas ?
Lucas leva les yeux et secoua la tête.
- Rien !
- Tu étais avec le capitaine du port. Tu es sorti en mer !
J’attendais un instant avant de continuer observant ses réactions.
- Rien ne te revient ? La tempête, les migrants ?
- Non ! Rien j’te dis ! C’est le noir le plus complet. Je me souviens de mon arrivée à Mayotte, le dispensaire, c’est tout.
- Tu t’es blessé lors de ton périple avec le capitaine du port. Tu as risqué ta vie pour sauver une femme et son enfant.
Lucas me fixa. Il respirait difficilement.
- Et ma jambe ? Mon dos ? J’ai mal.
- Une belle éraflure, vingt-cinq points de suture sur ta cuisse. Ton dos est tout bleu, mais t’as rien de cassé.
- Et maintenant ? Qu’est-ce qu’on va faire ? Je sors quand ?
- Dès que cela sera possible mon cœur. Repose-toi désormais !
Sous l’effet des calmants, il se rendormit.


La mission terminée, nous étions revenus en métropole. J’attendais notre enfant et j’espérais que Lucas récupère toutes ses facultés. Il avait retrouvé la mémoire du naufrage. Il venait juste reprendre son travail. Un psychiatre l’aidait régulièrement à se souvenir et à extraire de son cerveau les ouragans qui s’y déroulaient. Dès que ses yeux se fermaient, il était confronté aux tourmentes marines, aux accidents divers dans lesquels il demeurait impuissant. Une douleur traversait ses tempes de part en part. Le médecin, par la parole et les médicaments prescrits, participait à équilibrer sa vie. Je subissais ses sautes d’humeur répétées. J’étais devenue, au fil de ces années, son infirmière plus que sa femme. Je vivais difficilement ses troubles. Réveillée en sursaut lors de ses cauchemars, j’endurais souvent ses cris. Je me sentais prise au piège. Il était malade et je ne savais plus que faire. J’espérais désormais qu’avec la reprise de son travail et l’arrivée de notre enfant, il retrouverait un équilibre.
En cette fin de journée du vingt-cinq juillet, alors que je préparais notre diner d’amoureux, j’entendis une détonation. Je me précipitais dans le garage. Lucas gisait au sol. Sa main ne tenait plus le pistolet qui avait effacé à tout jamais les hurlements, le mugissement des orages, les cris qui résonnaient dans sa tête. Les yeux ouverts, il souriait, blême, libéré.
En pleurs, agenouillée près de lui, je découvris un mot griffonné :
« Je la rejoins, je vais la voir ».
Je fus seule à en comprendre réellement le sens.

Aujourd’hui, c’est Noël, je donne la vie à notre enfant.
- Respirez, respirez ! Bloquez ! Poussez, poussez, poussez, poussez, poussez ! Encore, encore, encore ! Je vois la tête.
La douleur du bonheur m’envahit. La délivrance met fin aux souffrances de l’enfantement.
- C’est une jolie petite fille, madame.
Les cris de mon bébé posé sur mon ventre me rassurent. Je l’observe. Ses petites mains bougent. Elle dévore déjà la vie.
Je ne peux retenir mes larmes. Lucas me manque douloureusement.
La sage-femme s’approche de moi. Elle me regarde et me sourit :
- Quel prénom avez-vous choisi ?
Malgré mon immense joie, je pense cet enfant sans nom dont Lucas n’avait pu préserver l’existence.
Je pose les mains sur notre fille. Je la protège. Je la retiens.
- Elle s’appelle : Victoire.


                                                                                                                 FIN


Note (1) : le « kwasa kwasa » est le nom d’une danse congolaise connue pour être très rythmée et saccadée. Dans l’archipel des Comores, le terme « kwassa-kwassa » a fini par désigner des pirogues légères, du fait qu’elles tanguent énormément. https://fr.wikipedia.org/wiki/Kwassa_kwassa_(Comores)
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Pascal Gos  Commentaire de l'auteur · il y a
J'aimerais que vous lisiez cette nouvelle et que vous me laissiez votre commentaire. ;=)) J'ai tant aimé l'écrire.
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Jarrié · il y a
Nouvelle douloureuse qui nous rappelle hélas tout ce malheur qui nous encercle. Belle lueur d'espoir pour conclusion.
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André Page · il y a
Une histoire forte comme les vents et les vagues de ces océans qui reprennent des vies... et fort bien mise en scène et écrite, bravo Pascal :)
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Julia Chevalier · il y a
Bonjour Pascal
J’ai eu personnellement un peu de mal à entrer dans l’histoire. J’ai trouve la première incursion dans l’inconscient de Lucas un peu long par rapport aux autres. Peut-être pourriez-vous mettre plusieurs courtes incursions dans sa folie...
Par contre j’ai adoré votre écriture, qui sait se faire brutale, incisive dans le naufrage. ( vous arrivez à nous faire vivre ce moment) et tendre à d’autres moments.
Bravo

·
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Julia Chevalier · il y a
Oups le message est parti trop vite, je continue. Je disais que j’avais Eu un peu de mal à entrer dans l’histoire mais après la scène du cinéma j’aI été emportée par votre écriture, j’ai été émue, admirative du courage tout en pudeur de l’héroïne. Vous avez réussi à la rendre attachante, à la mettre au premier plan tout en la laissant en second plan, presque transparente ( elle n’a pas de prénom). Elle est là aux côtés de son mari, elle endure tout mais elle est transparente pour lui, l’image de la petite fille étant trop prégnante.
Encore bravo

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Véro Des Cairns · il y a
Un récit prenant et bien écrit, malgré un démarrage déconcertant (je n'ai pas compris tout de suite ce qui arrivait à Lucas au cinéma). Je ne suis pas experte en psychologie, mais j'ai l'impression qu'il illustre assez bien la notion de résilience ou de son absence, selon le bagage personnel et l'environnement de chacun. Bravo Pascal.
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RAC · il y a
Bonsoir Michel ! J'ai déjà aimé il y a 24 jours et ne peux pas re-cliquer, désolée ! (Au fait sympa TA - je progresse hein ?! - nouvelle photo, y'a un truc de changé mais pas le joli sourire !)
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Samia.mbodong · il y a
Le naufrage est vraiment bien raconté et terrifiant, vous avez une belle écriture et vous savez nous captiver quand vous ne nous égarez pas avec les épisodes sur les folies de Lucas.
La fragilité et le romantisme du personnage de Lucas sont très touchants, la dureté de l’Afrique est bien esquissée.
Votre texte aurait largement pu être retenu et faire un beau parcours, peut être que SE vous en donnera les raisons.
Bravo et merci
Samia.

·
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Pascal Gos · il y a
Merci Samia pour ton commentaire. Peu importe pour la sélection ou pas de ce texte. Il t'a touché, cela me plait. J'apprécie ta critique bien sur. Pour les parties sur la folie de Lucas, je t'invite à lire les explications que j'ai données à JACB juste un peu plus bas.
Autre chose Samia, j'ai tenté un poème sur un ami de la rue que j'ai perdu. Dis-moi ce que tu en penses. J'espère ton soutien https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-gobelet-du-pere-la-chaise

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Artvic · il y a
Vous l'avez écrit avec votre coeur ! et ça se sent !! bravo !!
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Line Chatau · il y a
Je m'associe tout à fait au commentaire de Dominique Coste , je ne comprends pas pourquoi ce texte a été rejeté. Il est émouvant et bien écrit. Il faut lui donner une deuxième chance!
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Pascal Gos · il y a
Bonjour Line, j'ai tenté une poésie sur un ami de la rue que j'ai perdu.
Je vous invite à lire mon petit poème https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-gobelet-du-pere-la-chaise
A bientôt

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Pascal Gos · il y a
Bonjour Line.
Ah ? Comment, une deuxième chance ?

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Zouzou · il y a
Vous n'arrez avec beaucoup d'émotion... j'aimerais pouvoir faire aussi long que vous dans le genre....
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