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HERITAGE PARTIE 3

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J.Z

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A la prononciation du nom de famille de l’homme recherché, le visage de la Dame changeait radicalement, son air doux et paisible avait laissé place à un regard froid et sévère et surtout des paroles plus sèches.
- Vous lui voulez quoi à Monsieur HIRSH.
- Je recherche quelques chose, un objet qui lui aurait appartenu dans le temps, rien de plus madame, je ne cherchais pas à vous déranger ni vous vexer.
- Mon défunt mari nous a quitté il y déjà vingt ans, vous deviez être bien jeune à l’époque mon cher Monsieur. La seule chose que mon mari m’a laissé, ce sont des problèmes financiers, cette demeure et de nombreux objets exotiques qu’il a amassé au cours de ses voyages. Voilà ! Alors si vous êtes l’un de ses créanciers, je n’ai rien pour moi et encore moins pour vous. Bonne journée Monsieur !!!
- Non Madame attendez, je ne suis pas ici pour des problèmes d’impayé. Je n’étais pas en affaire avec votre époux, cependant je suis employé par un membre de votre famille. Je me nomme FRES Nicolas. Je suis enquêteur privé.
- Vous dites FRES, le même FRES qui fut jadis notre voisin.
- Je ne sais pas, mais ce n’est peut-être pas impossible Madame. C’est en partie pour en avoir la certitude que je recherche votre mari.
- Venez Monsieur FRES, donnez-vous la peine de rentrer, s’il vous plait.
Nicolas passait le pas de la porte d'entrée, la vieille dame lui emboité le pas. L'intérieur de la maison était des plus sobre, les meubles qui s'y trouvaient, devaient dater depuis l’acquisition de cette dernière. Une odeur de vieux bois et de journaux moisis arrivait aux narines de Nicolas. Les murs étaient recouverts de vieilles tapisseries de couleur rouge foncée, qui avec le temps devenaient noires. La vieille dame conduisait Nicolas jusqu'à la salle principale ou se trouvaient deux énormes fauteuils en cuir noir et placé jus entre eux, une très belle table basse en bois. La vieille dame montrait à Nicolas les fauteuils face à lui et elle lui demandait de prendre place.
– Désirez-vous boire quelque chose Monsieur FRES.
– Non Madame merci, si vous me le permettez, j'aimerai aller droit au but. Quels sont vos souvenirs en ce qui concerne le monsieur FRES qui fut jadis votre voisin.
– J'en sais suffisamment jeune homme, pour vous dire que la boite qui est l'objet réel de votre visite n'est rien d'autre qu'une chimère. Elle n’a aucune valeur, que ce soit sur le plan historique, religieux ou monétaire. Rien, vous m'entendez.
– Comment savez-vous que je recherche une boite. Je ne comprends pas Madame.
– Chimère Monsieur FRES ! Je vous dis simplement que si on vous a demandé de trouver cette boîte sois disant magique, maléfique comme il est expliqué dans les courriers qu’on vous a fait parvenir. C’est pour une seule et bonne raison Monsieur.
– Mais comment êtes-vous au courant des documents que j’ai reçu à mon domicile.
– Car il s'agit de mes documents Monsieur FRES, ils appartenaient à mon mari et j’ai demandé à mon fils, votre employeur de trouver un subterfuge assez original et convaincant pour que vous puissiez accepter de retrouver cet objet, le fait que vous ayez des problèmes financier à grandement facilité la tâche Monsieur FRES. Comprenez vous ce que je vous dis Monsieur FRES. C’est moi et moi seule qui vous ait fait venir ici, moi seule! Oui Monsieur FRES Nicolas, descendant direct de l’individu qui se trouvait être notre voisin et qui après avoir commencé à pratiquer la magie noire, a enlevé mon mari une nuit afin de l’offrir en sacrifice au diable Monsieur FRES.
Oui le diable, est-ce que vous comprenez cela, votre arrière grand père était un monstre, un vrai démon. Il avait pactisé avec le malin pour que lui ait la vie éternelle et soit riche jusqu’à la fin des temps, mais voilà il a été trompé par le même diable qu’il vénérait.
Savez vous pourquoi Monsieur FRES, on lui avait demandé de prendre la vie et l’âme de mon défunt époux.
En même temps qu'elle continuait son monologue, les yeux de la vieille dame semblaient sortir de leurs orbites, sa bouche était couverte de bave et son visage devenait rouge écarlate. Plus elle parlait, plus son état physique se dégradait. Nicolas restait sans voix devant un tel spectacle. La vieille dame venait de terminer son oratoire et elle se laissait tomber dans le fauteuil qui se trouvait devant elle. Les traits de son visage redevenaient peu à peu doux et agréables. Elle était épuisée, le rythme de sa respiration restait encore élevé. Nicolas s'approchait prudemment d'elle, il voulait s'assurer de son état physique. La vieille dame allait bien, Nicolas se décidait à ne pas la ménager. Il voulait obtenir des réponses.
– Madame, vous dites que les lettres que je viens de recevoir ce matin même sont fausses, que votre défunt mari a été la victime de la folie religieuse de mon arrière grand père. Comment pouvez vous affirmer de telles choses. Si je comprends bien, l'histoire de la secte est fausse, tout ceci n’est que mensonge c'est ça, l’histoire de la boite, son parcours à travers le monde, «Nino» le paysan, tout. Pourquoi avoir monté toute cette histoire, si le seul but était de retrouver la descendance des FRES, pourquoi.
– Vous ne comprenez donc pas, Monsieur. A l'époque, nous avons acheté cette demeure quelques jours avant votre arrière grand père. Il avait essayé bien avant nous d’acheter ce bien, mais les personnes qui occupaient la maison, avaient refusés à plusieurs reprises de lui vendre. J'imagine que vous vous posez la question, pourquoi. Tout simplement parce que votre arrière grand-père était connu des gens de cette ville, ils savaient tous qu'il faisait parti d'une secte vouée au diable. Tout le Monde avait peur de lui, il connaissait les secrets les plus intimes de toutes les personnalités de l’époque, personne osait le défier. Notre demeure l’intéressée, car dans notre sous-sol était enterrée une amulette, une idole satanique, elle était la vraie représentation de Satan. Votre arrière grand-père était prêt à tout pour la récupérer, seulement l’œil humain ne pouvait voir ce visage sans y laisser sa vie. Il était d'une telle horreur, qu’aucun être vivant doué de bon sens, n’aurait voulu devenir le disciple d’une telle abomination. Quiconque possédait la boite, avait la possibilité par le biais de prières sataniques, de faire apparaître en personne le maitre des ténèbres. Il était alors possible de demander à ce dernier, ce que l’on désirait le plus au monde. En retour il était dit que la boite devait être remise à Satan, après quoi les propriétaires des murs actuels devaient être sacrifiés afin que leur sang puisse souiller les murs de la maison, afin que leurs âmes soient prisonnières jusqu’à la fin des temps, même dieu lui même ne pouvait rien devant un tel pouvoir. Voilà ce qui c’est passé ici, Monsieur FRES. L’avidité de pouvoir, immortalité et de richesse de votre arrière grand père, ont causés la mort de mon mari ainsi que la désolation au sein de ma famille. Le terrain qui entoure ces lieux appartenait à l’église catholique il y a de cela plusieurs siècles. C’est pour cette raison que les démons ne peuvent y pénétrer. Satan avait besoin d’un être de cher et de sang pour s’introduire à l’intérieur et récupérer la boite. Vous comprenez toujours pas Monsieur FRES, votre arrière grand père devait prendre toutes les dispositions nécessaires afin de pénétrer à l’intérieur de notre demeure, prendre la boite, assassiner les propriétaires des lieux puis donner l'objet à Satan après l’avoir fait venir dans le monde des hommes. Vous ne comprenez toujours pas Monsieur FRES.
– Votre arrière grand père dérangé dans son action satanique par mes soins, n’a pu mettre fin à la cérémonie. Malheureusement pour moi, mon mari était déjà mort et son sang était répandu sur le sol. A cause de lui, l’âme de mon bien aimé et regretté mari, ère dans le sous sol de cette maison. Il ne pourra jamais trouver la paix et monter au paradis, sauf si l’un des descendants de la famille FRES est retrouvé puis sacrifié à son tour, sur le sol même ou a eut lieu la première cérémonie.

La vieille dame arrêtait de parler, au même moment, surgissaient de nulle part, deux hommes au physique vraiment imposant, ils étaient tout de noir vêtus, leurs visages étaient recouverts d'une cagoule. Une fois arrivé à la hauteur de Nicolas, ils empoignaient ce dernier par les bras et se dirigeaient avec lui vers la porte qui donnait accès au sous-sol de la maison.
Nicolas ne pouvait se défaire de cette emprise. Il semblait comme anesthésié, il ne pouvait opposer aucune résistance contre ces personnes. Aucun son ne sortait de sa bouche, son regard était aussi vide que celui d’un mort. Nicolas ne réagissait toujours pas, ses yeux restaient blancs, toute vie semblait avoir quitté son corps.
Un de ses agresseurs relâchait son emprise sur lui, il fut ainsi projeté dans les escaliers par le deuxième individu. Nicolas roulait littéralement sur lui-même, la réception fut violente. C’est au moment de l'impact que Nicolas reprenait ses esprits. Cependant ses yeux devenaient de plus en plus blanc, ils n'exprimaient que le néant. Nicolas se redressait avec difficulté, il tournait la tête et dans son sillage, il apercevait les deux colosses qui descendaient l'escalier, juste derrière eux la Vieille dame. Tout les trois faisaient face à Nicolas, dans le même temps, la vieille dame reprenait son oratoire.
– La seule chose de véridique dans ces courriers Monsieur FRES, se sont les deux démons que mon mari ne cessait de voir du haut de notre fenêtre. Ce créatures de Satan que votre arrière grand père avait fait venir des enfers afin qu’ils puissent l’assister dans sa tâche. Heureusement pour nous cette demeure fut construite sur une terre sainte, ce qui limité l'action de ces démons.
Nicolas ne semblait pas avoir écouté ces paroles, il inspectait tout autour de lui afin de trouver une sortie autre que l'escalier. Le sous sol représentait une grande salle avec un faible éclairage, l'endroit paraissait vide, rien n'y était entreposé, ni étagère, ni matériel de jardin ou outils quelconque. Il scrutait les ténèbres, au bout de quelques secondes a essayé de percer dans le noir, il croyait apercevoir quelque chose au fond de la pièce. Nicolas revenait cependant à ses affaires, à savoir, essayer de ce sortir de ce mauvais pas. Il devait à tout prix gagner la confiance de la maitresses des lieux, l'identité des deux molosses étaient pour le moment quelque chose de secondaire.
– Madame, les différents que vous avez eut avec mon arrière grand père, bien qu’ils aient été dramatiques ne me concerne pas, je suis tout simplement un de ses descendant, je n’ai fait aucun mal à votre famille. Ne me rendez pas responsable de votre malheur passé.
A peine venait-il de finir sa phrase, qu'il ressentait une vive douleur à l'arrière de son crâne. Un des hommes à la cagoule venait de le frapper avec violence. Sous la puissance du choc, Nicolas se retrouvait genoux à terre, malgré la fraicheur ambiante du sous-sol, son front perlait de transpiration. La douleur était telle, qu'il n'arrivait plus à parler. Il plaçait sa main gauche sur le point d'impact, le coup avait porté avait sa chair et il saignait abondamment. Nicolas était impuissant, il se retrouvait à la merci de cette terrible assemblée. La vieille dame reprenait la parole.
– Je suis désolé jeune homme, je n’ai dans l’absolu rien contre vous, mais il est de mon devoir de permettre à l’âme de mon mari de rejoindre le paradis. Il ne me reste que très peu de temps à vivre voyez-vous et j'aimerai quitter ce monde en sachant que je vais le rejoindre dans l'autre. Monsieur FRES, je constate que votre intérêt se porte sur le fond de la pièce, je vous informe que votre esprit ne vous joue pas de tour. Il s’agit bien des deux personnages décrits dans les lettres, j’avais trouvé cela plus honnête de vous décrire sur papier vos futurs bourreaux. On peut dire que j’avais anticipé les présentations. Je vous dit adieu jeune homme je vous laisse aux bons soins de ces êtres.
Nicolas faisait face aux deux êtres, ces derniers se rapprochaient lentement de lui. Les traits de leurs visages de non humains, donnaient à ces derniers un air menaçant. Nicolas n'arrivait pas à tenir le regard face à de telles choses.
Le premier d'entre eux qui se présentait à Nicolas, avait la bouche déformée, d'un coup d'un seul la chose poussait un cri strident si puissant, si aigu, qu'il perforait de part sa puissance le crâne de Nicolas, ce dernier commençait à saigner. Des filets de liquide rouge se répandaient sur son visage.
Nicolas ressentait une vive douleur, cependant pour une raison inconnue, il n'arrivait pas à sortir le moindre son de sa bouche. Le deuxième être quant à lui se trouvait à la droite de Nicolas, il tenait son bras tendu et il pointait son index en direction du visage de Nicolas. Dans le même temps la bouche grande ouverte, il poussait un cri similaire au premier être.
Nicolas ne pouvait plus supporter la pression qui était exercée sur son crane. Nicolas lâchait prise, son esprit venait de le lâcher, il souffrait trop. Il ne pouvait plus combattre. Il laissait agir ces êtres. Il venait de comprendre que rien ne pouvait le sauver, il allait mourir. Nicolas portait son regard en direction du sol qui été recouvert de terre. Malgré le sang qui lui troublait la vue, il apercevait deux mètres plus loin, sortant d'une faille au sol, un objet. Il s'agissait d'un portrait, Nicolas se persuadait qu'il s'agissait du visage du diable. Durant tout ce temps la vieille dame restait témoin des faits, elle rajoutait.
– Vous devez vous demander jeune homme, pourquoi ils arrivent à être ici, sur un sol sacré, celui de l’église catholique. Il y a une explication simple à cela, c’est grâce au sang de mon mari. Il donne le pouvoir de marcher sur ce sol, de marcher sur ses traces. Ils ne peuvent se déplacer ailleurs, ils sont eux même des prisonniers. Mais grâce à vous, leurs libérations est proche, tout comme l’âme de mon mari. Vous voyez Monsieur FRES, votre mort ne sera pas vaine.
Nicolas comprenait qu'à moitié les paroles de la vieille dame, la douleur devenait à nouveau insoutenable, il saisissait son crâne à deux mains. Pris d'un soudain spasme, sa tête se retrouvait projetée violemment en arrière. Le sang n'avait de cesse de couler, les cris des deux êtres étaient de plus en plus fort, ils se rapprochaient de lui. Dans un ultime effort Nicolas essayait de saisir le portrait qui était enfouit, il se refusait à le regarder directement.
Au de quelques secondes qui lui paraissaient interminables, il parvenait enfin à l'extraire. Les êtres étaient tout proche, ils voulaient eux aussi saisir le portrait. Nicolas venait de l'empoigner en même que l'un des deux êtres. Une force invisible, projetait Nicolas dans les airs, son crâne explosait littéralement, éparpillant ainsi des morceaux de chairs. Nicolas venait de perdre la vie.
A cet instant les créatures criaient à nouveau et provoquaient ainsi la mort de la vieille dame et des deux hommes en noirs. Tout les trois s’écroulaient en même temps et un grand hurlement collectif se faisaient entendre. A l'extérieur, la lumière disparaissait, de la rue on apercevait de grandes lumières noires qui sortaient du sous-sol de la maison. Les ténèbres envahissaient le ciel, au sous-sol, juste à côtés des corps sortant tout droit des entrailles de la terre, la boite faisait son apparition. Elle flottait dans l'air, son couvercle s'ouvrait tout seul, une lueur verdâtre s'en dégagée. La boite commençait à déverser sur notre monde, tout les maux de l'enfer, la fin était proche.

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SuriThaï · il y a
Pauvre Nicolas qui n'avait rien demandé. .. très bonne fin, j'aime beaucoup la manière dont tu décris l'attaque des deux êtres.
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