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Drogue mortelle

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31 juillet 2018
Quand Martin, policier de son état, pénétra dans l’appartement dont il venait d’enfoncer la porte, tout d’abord il ne vit rien, ou pas grand-chose. La pénombre régnait dans le petit studio sous les toits : les persiennes étaient fermées et filtraient la lumière du dehors. Il distingua bientôt un homme, de dos, assis à un bureau installé au milieu de l’unique pièce, vaguement éclairé par la lueur bleutée d’un ordinateur posé devant lui. Aucun bruit. Aucun mouvement. Seuls se faisaient entendre, dans la cage d’escalier, le pas lourd et la respiration sifflante de Germaine, la gardienne de l’immeuble. C’était elle qui avait appelé le commissariat ce matin, se disant inquiète de n’avoir pas vu sortir, depuis plusieurs jours, l’un des locataires : un homme solitaire et discret, qui n’avait même pas répondu lorsqu’elle avait frappé à sa porte hier matin, et encore une fois ce matin-même. Visiblement, Germaine comptait bien maintenant profiter du spectacle, quitte à affronter une deuxième fois dans la journée les cinq étages sans ascenseur.

« Monsieur ? Monsieur, vous allez bien ? »
Aucune réponse. Le policier alla ouvrir les persiennes et se retourna. La lumière extérieure dévoila un homme d’une extrême maigreur, au teint blême, le visage mangé par une barbe de plusieurs jours, les cheveux jaunasses, et les mains immobiles posées sur le clavier d’un ordinateur portable encore allumé. Le policier s’approcha de l’homme et lui posa la main sur l’épaule. Ce qui se produisit lui glaça le sang : l’homme, ou ce qui en restait, se désagrégea et tomba sur le sol dans un bruit sec d’os qui se brisent. De ce qui était, il y a encore quelques instants, un être humain assis devant un ordinateur, il ne restait maintenant par terre qu’un petit tas de fragments d’os et de poussière, mélangés à des lambeaux de vêtements.
La gardienne de l’immeuble, péniblement arrivée, s’était avancée à la porte de l’appartement et avait dardé avec avidité son regard sur l’intérieur du studio. Mais à présent, retournée sur le palier, elle vomissait dans un coin avec de bruyants borborygmes. Quand à Martin, pourtant rompu à vivre les situations les plus éprouvantes, il lui fallut aller à la fenêtre et respirer l’air frais du matin pour cesser de trembler et retrouver un peu de calme, juste assez pour sortir son mobile et appeler le commissariat.

La police scientifique arriva bientôt sur les lieux et une enquête fut ouverte pour comprendre ce qui avait provoqué la mort de cet homme. Pas d’autopsie possible, puisqu’il n’y avait pas vraiment de cadavre. Seul Martin pouvait attester qu’il avait bien vu un individu, que celui-ci ne semblait porter aucune trace de blessure ni marque d’agression, et qu’il s’était littéralement désintégré sous ses yeux. Tout autre qu’un policier aurait été considéré comme un fou, un affabulateur ou, qui sait, le meurtrier lui-même. Quant à Germaine, hospitalisée en état de choc, elle n’était plus capable de prononcer la moindre phrase sensée ni de répondre à la moindre question.

L’ordinateur fut bien sûr saisi et son contenu analysé, fournissant rapidement la réponse aux questions qui se posaient : pourquoi cet homme était-il mort, et comment ?
La police recensa sur l’ordinateur un grand nombre de fichiers contenant des textes généralement assez courts. Certains étaient des récits pouvant passer pour autobiographiques ou rédigés comme des éléments de journal intime. D’autres racontaient des histoires de toute évidence inventées, pas toujours terminées, sauvegardées parfois sous de multiples versions différant légèrement les unes des autres.
Mais c’est le fichier encore ouvert sur l’ordinateur au moment de sa découverte qui apporta la clé de l’énigme. L’histoire, étonnante, fut évidemment récupérée et publiée par un journal avide de scoops et de récits morbides. Les médias et les réseaux sociaux s’emparèrent de ce fait divers, avec toutefois une grande frustration : il n’y avait aucune photo frappante à publier. Pas de cadavre sanguinolent, pas de meurtrier, aucune photo de la victime, juste un petit tas de poussière au milieu d’un studio pauvrement meublé. C’était peu pour appâter le lecteur...

Les dernières pages écrites par cet homme dans ce qu’on peut qualifier de journal intime sont les plus intéressantes. Ce sont elles que je relate ici.

« 8 juillet 2018
Cela fait longtemps que j’écris. J’ai toujours aimé cela. À l’école, faire des dissertations m’amusait, me distrayait, alors que c’était un vrai pensum pour la plupart de mes camarades.
Depuis longtemps déjà, j’ai réalisé que je suis fait pour l’écriture. Il faut que j’écrive pour me sentir bien, pour me sentir mieux. Les jours où je n’écris pas, il me manque quelque chose. Je suis né pour écrire. Devrai-je aussi écrire à en mourir ?

9 juillet 2018
Aujourd’hui, je n’ai pratiquement rien écrit, je ne sais pas ce qui m’arrive. Je commence à ressentir l’angoisse de la page blanche. Ou plutôt de l’écran vide. Je tape sur des touches, j’écris des phrases sans idée préconçue, ce qui me passe par la tête. Et puis, j’efface tout. Avant, on aurait jeté les feuilles noircies d’encre dans la poubelle. Maintenant c’est encore plus rapide et plus simple, plus définitif aussi. Il suffit de taper sur la touche effacement. Ou de ne pas sauvegarder ce qu’on vient d’écrire. Qui n’a plus grande importance pour moi de toute façon.

17 juillet 2018
J’ai recommencé à écrire ces derniers jours, mais il se passe quelque chose d’incroyable, d’impensable. Je n’arrive plus à sortir, je n’arrive plus à manger, je n’arrive même plus à bouger. Si je m’éloigne un tant soit peu de mon ordinateur, l’angoisse m’étreint, je ressens un manque intolérable. J’avais entendu parler des gens qui deviennent accros aux jeux vidéo. Moi je ne joue à aucun jeu, je suis devenu accro à l’écriture. J’écris, j’efface, j’écris, j’efface... Parfois je conserve quand même quelques textes que je retouche à l’infini, je ne les trouve jamais assez bons, jamais assez peaufinés ni aboutis pour cesser de les corriger et, peut-être, pour envisager de les publier. Je retouche le vocabulaire, les tournures, le style, j’envisage différentes chutes possibles...
Ces derniers mois, il m’est quand même arrivé d’en poster quelques-uns sur un site Internet découvert par hasard, Short Edition. Les internautes peuvent voter pour les textes publiés et faire part de leurs commentaires. Et là, ça a été l’horreur. J’allais sur le site au moins cent fois par jour, je regardais constamment ce que les lecteurs pensaient de mes textes, je contrôlais fébrilement le nombre de votes obtenus, je cherchais quelles stratégies mettre en place pour inciter les lecteurs à voter pour moi. Ces textes, c’était un peu mes bébés. S’ils n’étaient pas finalistes des concours, et mieux, lauréats, je ressentais ce que vit, je pense, une mère à laquelle on dirait que son enfant n’est pas beau, alors qu’elle est persuadée, bien sûr, qu’elle a donné naissance au plus beau bébé du monde.
Ma passion pour l’écriture, déjà exigeante et dévorante, s’est ainsi muée en une véritable toxicomanie. Écrire est une drogue, j’en suis maintenant convaincu. Il existe des héroïnomanes, des opiomanes, des morphinomanes... Dans mon cas, il faudrait un néologisme : je pourrais dire que je suis un écrivomane ou peut-être un scribomane.

20 juillet 2018
J’écris, de plus en plus, sans m’arrêter. Il est 23 heures et je crois que je ne me suis pas levé de ma chaise depuis le début la journée. Je n’ai sans doute rien bu ni mangé depuis plusieurs jours. Ai-je même dormi la nuit dernière ? Je suis incapable de le dire. Mes doigts se meuvent seuls sur les touches de l’ordinateur, je ne suis même plus sûr d’être conscient de ce que je fais, de ce que j’écris. Dans les moments où je pense retrouver un semblant de lucidité, il me semble que mon esprit fonctionne indépendamment de ma volonté et que mes doigts, sur le clavier, tapent sur les touches de l’ordinateur de leur propre chef, obéissant à je ne sais quel ordre impérieux de mon inconscient. Car lorsque je me relis, je ne reconnais pas toujours ce que j’ai écrit. Il me semble même que ce n’est pas moi qui suis à l’origine du texte.
Parfois, j’écris sur moi-même : des souvenirs sont convoqués par mon inconscient, sans doute, mais pas par ma volonté. D’autres fois, j’écris des fictions : des nouvelles ou des débuts de romans dont les personnages m’échappent complètement ; ils vivent leur vie sans que j’en sois responsable. Tout se passe comment si mes personnages devenaient plus vivants que moi ! Ils décident eux-mêmes de ce qui leur arrive, des directions que prennent leurs vies. Et c’est en lisant mes textes – alors que ce sont pourtant bien mes doigts qui les ont tapés sur l’ordinateur – que je découvre des histoires que je ne reconnais pas... Au début, cette découverte m’a empli d’horreur et de frayeur. Je m’y suis maintenant habitué et je ne cherche même plus à brider la vie de mes personnages : qu’ils fassent ce qu’ils veulent, après tout. Cela me distrait et m’étonne aussi de découvrir leurs joies et leurs peines, leurs vicissitudes, leurs pensées les plus secrètes et leurs fantasmes les plus inavouables, leurs actes tantôt héroïques tantôt méprisables...
Mais qui sont-ils donc, ces hommes et ces femmes qui s’agitent dans mes récits ? Sont-ils de pures créations de mon esprit, ou des morceaux de moi-même dont je n’avais même pas conscience ?

30 juillet 2018
Cela fait plusieurs jours que j’écris sans discontinuer, et cette fois je crois que je suis allé trop loin. J’ai plongé trop profondément dans les abysses de l’écriture, j’ai connu l’ivresse des profondeurs, celle qui fait croire qu’on est devenu poisson dans la mer, qu’on n’a plus besoin de l’embout de sa bouteille de plongée pour respirer. Je me suis perdu au milieu des mots, des phrases, des scénarios. Je crois qu’il est trop tard pour remonter à la surface, pour me réintroduire dans la vie courante, dans le monde des vivants.
Je n’ai pas voulu répondre lorsque j’ai entendu la gardienne de l’immeuble frapper à ma porte ce matin et m’appeler. D’ailleurs comment l’aurais-je pu ? Je n’ai plus de forces, toute mon énergie a été dépensée par et pour l’écriture. Je n’ai jamais publié d’ouvrage en librairie, je n’ai acquis aucune célébrité, j’ai juste écrit parce que j’aime écrire et que je ne peux plus m’en passer. Je constate que mes doigts sont devenus squelettiques. Je n’ai pourtant ni faim ni soif. Je crois que tout ce qui était vivant et charnel en moi est passé insidieusement dans mes récits. Tout ce que j’ai été, tout ce que je suis, est à présent consigné dans des fichiers. Toute ma mémoire est devenue une part de la mémoire de cet ordinateur. Toutes mes pensées, toutes mes opinions, tous mes fantasmes les plus sordides comme mes espoirs les plus émouvants ont été aspirés par les personnages de mes récits : eux sont devenus vivants tandis que moi je m’asséchais de l’intérieur, vidé de ma substance par ces tyrans qui exigeaient leur part de vie, leur part de vérité. Je leur ai tout donné. La drogue de l’écriture a eu raison de moi. »
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Fred Panassac · il y a
J’ai trouvé l’idée de l'homme qui tombe en poussière parce qu’il s’est asséché de l’interieur, excelllente, et aussi de découvrir qu’il a mis toute sa substance dans les textes qu’il écrit. Après, j’ai trouvé tout de même des longueurs, l’intrigue aurait pu être plus resserrée. Et surtout quand vous vous demandez pourquoi le texte a été refusé et que vous répondez vous-même à cette question dans les commentaires en pensant que c’est parce que vous citez Short Édition, je crois que vous avez raison. Et ce n’est pas parce que vous « critiquez » le système shortien , du moins je ne pense pas que ce soit pour cette raison. Mais vous décrivez le site en parlant des différentes histoires qui y sont écrites, ensuite vous abordez le système de votes, vous revenez ensuite sur les histoires, puis sur l’addiction, et je pense que le comité s’est dit que (je ne peux que supposer) il y avait déjà eu assez de textes sur le processus d’écriture, d’une part, et que d’autre part cela faisait un peu « site qui se regarde dans le miroir et se regarde écrire », je m’explique et là je donne le fond de la pensée comme si j’avais eu à évaluer le texte : nous sommes censés écrire pour des lecteurs lambda , pour le grand public et non pour le microcosme des auteurs shortiens que nous sommes, en d’autres termes ce genre de textes d’humour (noir ou caustique ou même léger) amuse beaucoup les shortiens entre eux et on se délecte entre nous à les lire, mais sur un public qui aime les histoires racontées, ça ne fonctionne pas comme ça et il s’en fout de connaître nos états d’âme face à la feuille de papier où l’ecran et surtout il s’en contrefout de notre cuisine interne avec les histoires de votes, de vérification de scores toutes les cinq minutes et tutti quanti...alors oui, je comprends le refus du texte et je ne l’aurais pas adoubé non plus car le microcosme shortien y prend trop de place, que celui-ci soit critiqué ou simplement décrit. En règle générale il faut voir que, sauf exception, et je parle là de grands auteurs célèbres qui racontent leurs expériences d’écriture — la manière dont tel ou telle auteure anonyme se met à écrire, son processus d’inspiration, ses habitudes avant d'écrire, etc etc, présentent assez peu d’intérêt car on a déjà lu ici moult textes sur le thème. Je ne vais pas trop extrapoler pour les autres, mais j’avoue que je ne trouve pas les textes « sur les affres de l’écriture » très intéressants. J’attends du site qu’il me présente des histoires passionnantes, fictions ou témoignages ou récits, et non pas qu’un auteur m’explique en long et en large comment et pourquoi il écrit ou n’écrit pas.
Votre texte m’a beaucoup intéressée dans son aspect fictionnel avec l’exacerbation de la passion d’ecrire qui dévore tout et se traduit par cet assèchement du personnage. Dès que ça devient une description des usages du site, je décroche. J’ai quand même bien souri quand vous évoquez le fait d’ecrire, effacer, écrire, effacer...ça m’a rappelé quelque chose ou quelqu’un. Mais voyez vous le lecteur lambda qui tire son rouleau du distributeur d’histoire, lui, il s’en fiche pas mal de savoir que des auteurs pratiquent cela.
Et last but not least, pour en revenir aux shortiens qui vous lisent, et au microcosme, le forum est déjà plein d'histoires sur les votes, les renvois d’ascenseur, les plaintes , les stratégies, les lauréats,...alors lire cela dans une fiction, non !
En résumé, l’aspect fantastique de votre histoire est très bien et à développer, il suffit largement à faire un ttc plus concentré , et utilisable ailleurs que sur Short, mais l’aspect description du système shortien est à éviter car inintéressant pour les non- initiés, et lassant pour ceux « du sérail ».

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Françoise Mornas · il y a
Merci beaucoup Fred de cet avis détaillé et éclairant pour moi. Je n'avais pas pensé en effet que le texte est trop fermé sur le microcosme shortien et que de ce fait, il ne présente pas d'intérêt pour des lecteurs extérieurs. Cet avis m'intéresse d'autant plus que ma première réaction a été que, pourtant, je ne critiquais pas le site ! Mais il serait justement utile que le site explique cela... pour éviter les malentendus. Merci en tout cas d'avoir pris le temps de me répondre.
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Fred Panassac · il y a
Bonjour Françoise, je n’ai pas non plus eu l’impression que la critique dominait dans votre texte, juste qu’il y avait un trop long passage sur la cuisine shortienne, et bien évidemment je ne peux parler qu’en mon nom personnel d’après la réaction que j’ai chaque fois que sur le site je rencontre des textes qui parlent, soit directement de Short Édition et de ses subtils rouages, soit de l’inspiration plus ou moins facile à trouver, et du lent déroulement du processus qui conduit les auteurs à prendre la plume.
Je ne pense pas que le site puisse à chaque fois donner les raisons d’un refus de texte, cependant je vous indique que j’avais il y a quelques temps demandé des explications sur un refus, et que j’ai reçu une réponse. Depuis, j’ai essuyé des refus tellement nombreux (anciens et tout récents) que je ne pourrais pas envisager d’en demander les raisons à chaque fois. Je n’ai pas supprimé ces textes (sauf un car vraiment trop déçue pour le laisser... )
Il ne faut pas trop se formaliser des refus, ni les prendre personnellement, car cela mine le moral inutilement. Belle journée à vous Françoise :-)
Et bien sûr il y a les prix éphémères qui ne passent pas par une longue attente car ils sont publiés juste après une lecture des membres de l’équipe éditoriale, dans les 48 heures maximum après envoi !
En ce moment le prix des Paysages d’Isère, et une nouveauté qui vient juste de sortir : le prix Léonard de Vinci pour les 500 ans de la disparition de ce génie universel, prix organisé par Short Édition et la région Centre- Val de Loire (j’ai vu cela hier, ça donne envie !)

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Françoise Mornas · il y a
Merci Fred ! En fait j'ai été très énervée sur le coup, mais il en faut plus pour me démoraliser ! Mais vous savez bien, il y a parfois des textes auxquels on tient plus qu'à d'autres... Ce n'est pas la première fois que j'ai un texte refusé, et pas la dernière.... Et j'ai bien sûr repéré le prix Isère paysages... A suivre.
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Isabelle Lambin · il y a
Oups, je ne pensais pas l'écriture aussi dangeureuse ! Je vais peut-être m'abstenir désormais ! ;o)
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Claire Pegan-Lhermitte · il y a
Et voilà ma théorie se confirme. Tous les textes sur les affres de l'écriture sont désormais systématiquement refusés.
voir "Blanche, ma page" (refusée) ou "des personnages récalcitrants" (refusés) de Marie Benoist ou "mon carnet d'inspiration" refusé d'océandamour.
Donc si vous voulez passer la sélection du comité n’écrivez pas sur l’écriture.

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Françoise Mornas · il y a
Peut-être... Au delà de la qualité/non qualité du texte, je pense qu'il ne faut surtout pas citer SE en ayant l'air de le critiquer. Il y a déjà suffisamment de critiques sur le forum sans qu'on mette dans nos textes des choses susceptibles d'être considérées comme des critiques...
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Claire Pegan-Lhermitte · il y a
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/arriere-cuisine-ou-les-gouts-et-les-couleuvres
Même à mots couverts ...
Des textes sur le thèmes des bornes ShE (en positif) ont été écrits et qualifiés mais il est clair que ce temps est révolu.
Les exigences ont changés, le très grand nombre de textes proposés permet un tri plus critique. Reste le bouche-à-oreille via les forums pour faire connaitre son texte. c'est parfois un peu court en terme d'audience. Pourtant être sélectionné ne signifie pas nécessairement être plus lu mais seulement survolé et pour un gentil renvoi d’ascenseur vous aurez un gentil commentaire. A moins d'avoir la chance d’être apprécié par le jury...

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Françoise Mornas · il y a
Je suis allée lire votre texte, je le trouve plutôt sympa et l'allusion littéraire est quand même "à mots couverts" comme vous dites ! Mais contrairement à vous, je pense qu'être qualifié pour participer à un Prix suscite davantage de lectures, d'une part grâce aux "renvois d'ascenseur" et d'autre part, parce qu'en tant que lecteur, quand il y a plusieurs concours au même moment, on n'a pas le temps de tout lire et on va plutôt voir les textes du concours.
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Elisabeth Marchand · il y a
Excellent, avec un brin d'humour noir!! On reconnait bien là des expressions d'auteurs d'ici "Ecrire, pour moi, est comme une drogue... je ne peux vivre sans écrire... etc..."... sans doute est-ce trop réaliste?
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Image de Françoise Mornas
Françoise Mornas · il y a
Merci de votre passage Élisabeth. Je n'avais pas eu l'impression de plagier des auteurs de SE... Juste prendre un peu de recul avec humour (noir), mais cela est tombé à plat !
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JACB · il y a
J'y vois un burn out qui a mal tourné, pas étonnant que SE ait fermé les yeux sur l'originalité sarcastique de votre histoire Françoise! Et pourtant elle vaut le détour (des petites coquilles à revoir...)Cette image de personnage qui tombe en poussière c'est une trouvaille !
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Françoise Mornas · il y a
Merci de votre lecture et de votre avis !
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