Dans la ripisylve

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Je suis passionnée de littérature, je me souviens d'avoir toujours écrit, textes et poèmes. J'aimais en jouer comme d 'une lyre . Depuis peu retraitée de la fonction publique , j'ai succombé  [+]

Image de Été 2020

Kasturi filait dans l’herbe, le museau au ras du sol ; ses pattes arrière semblaient le propulser dans l’air. Rien ne l’arrêtait. Il flairait le danger qu’il écartait. Il devinait l’obstacle qu’il contournait. Il courait ventre à terre en poussant de petits cris :

— Rhéa, ma castorine, il y a des nouveaux dans la ferme des Renoncules. On ne pourra plus se balader la nuit. Il y a un bruit d’enfer avec les tracteurs qui ont repris leur va-et-vient, les voitures chargent et déchargent.

Kasturi s’empressait auprès de Rhéa. Même après tant d’années passées, il avait toujours des gestes prévenants. Il la savait à l’affût du moindre événement, il lui ramenait tous les potins sans oublier les feuilles de peuplier qu’il poussait à pleines brassées formant des petites gerbes qu’il venait déposer devant les pattes de sa compagne. Kasturi et Rhéa n’étaient pas le couple le plus âgé de la communauté des castors de cette île s’étirant comme une langue dans le Rhône, mais c’était certainement le couple le plus soudé et attentif l’un à l’autre. Ils ne se quittaient qu’avec un serrement de cœur, Kasturi veillant à ne jamais laisser Rhéa trop souvent seule.
Une vie de labeur à fabriquer des huttes, des barrages de bois colmatés avec des mottes d’alluvions, avait entretenu leur amour. Chaque branche d’une senteur que Kasturi lui offrait, c’était aussi l’édification d’un amour qui ne faiblissait pas.
Kasturi était fier de la cabane qu’il avait construite pour Rhéa et sa famille avec l’agencement astucieux de deux chambres. La hutte était appuyée à la berge, possédait en outre deux entrées et une sortie de secours. Kasturi avait pensé à tout. Les prédateurs n’étaient jamais bien loin et il avait voulu montrer sa force en consolidant chaque jour son abri.
Comme elle paraissait fatiguée aujourd’hui, sa chère Rhéa !

— C’est une famille qui s’installe ?
— J’ai vu un vieux couple et il y a avait aussi une jeune femme avec un bébé qu’elle promenait dans une poussette. La jeune femme paraissait étrangement triste, un front pensif et des yeux tout pleins de peine. Le bébé pleurait.
— Les pleurs d’un bébé ! Que c’est beau !
— Oui, j’ai pensé moi aussi au temps où nous avions nos petits, et surtout ce sacré Totor.
— C’est pour cela que tu as tardé à rentrer. Tu t’es laissé attendrir.
— Ce sont les cris, les pleurs du bébé qui m’ont retenu. Je me suis rapproché doucement de la poussette, mais des bruits de pas, des voix outrées m’ont fait fuir. J’ai décampé derrière les massifs.
Rhéa déchirait les feuilles de peuplier. Kasturi frotta son museau contre elle.
— Il ne nous arrivera rien. J’ai bien fermé les portes, on ne voit pas les aérations de la hutte.
— Tu sais s’ils ont pris une décision concernant les arbres ?
— Ils vont abattre les peupliers sur un kilomètre, mais ils nous promettent aussi d’en replanter trois fois plus.
— Aurais-je le temps de voir le résultat de leurs décisions ? Et Totor et Fiber ? Que laissons-nous pour eux ? Un espace détruit ?
— Ils reconstruiront. Pourquoi t’en soucier ? Nous avons eu notre temps. Ils auront le leur. Ils feront au mieux.
— Babhruh nous a quittés il y a si longtemps en nous disant que notre vie serait meilleure, il avait raison. Nous avons su nous imposer simplement par notre efficacité à aimer notre domaine. Regarde comment nous avons développé notre espace, le plan d’eau pour batifoler, les berges renversant leurs tiges et leurs joncs dans l’eau où surnagent les nénuphars.
— Nos huttes s’effondreront si les machines passent au-dessus de nos toits. Ils soulèveront nos maisons, mais je ne les laisserai pas envahir nos terres. Tu verras, si tout est démoli, on remontera les berges et on trouvera un autre coin, vers Bagatelle, pas loin de nos plantes et de nos voisins.

La ferme des Renoncules avait tardé à trouver un nouvel acquéreur. La végétation avait vite proliféré, englouti dans ses avancées le bel ordonnancement des terrasses pavées. Chaque ornière avait trouvé un locataire.
Le sol se tapissait de bois morts apportés par les castors avides, la nuit tombée, de trier leurs trésors de chasse. Toujours en mouvement, ils démêlaient, ils coupaient, ils entassaient avant de les rapatrier vers les berges de leur islon placé comme une virgule dans la langue aquatique qui leur servait d’espace.
Dans les chênes, des bécassines avaient posé leurs nichées. La cour en broussailles assaillie par les herbes rampantes était presque devenue une cour grêlée, un fief farouche où se pavanaient les canards colverts et les musaraignes. Campagnols et hérissons se toisaient dans la terre gravillonnée. Entre les dalles, la sagine subulée et les thyms touffus se disputaient la place pour croître et couvrir le plus petit interstice. L’orpin âcre et le phlox mousse s’installaient à leur aise. Un charme ancien porté par le lierre qui remontait les murs aurait-il servi à l’emporter sur une hésitation quand les nouveaux propriétaires firent la visite du mas, séduits par les murmures des occupants de la flore ?
Ce fut si soudain que les mulots et les canards eurent à peine le temps de se replier vers les abris. Blottis derrière les arceaux du tertre, aux aguets, curieux de voir les sols colonisés, ils observèrent le ballet des voitures et des tracteurs.
Le mas s’appuyait sur une butte de terre, un récati en pierres. Les canards se juchèrent en se dandinant sur l’ancola, la pente où ils perdaient pied, glissant, mais se rattrapant sur leurs palmes en frissonnant des ailes. Les écureuils curieux lorgnaient le territoire envahi par des étrangers.
Savaient-ils, ces étrangers, ce qu’était que de vivre dans l’île de Piot ? Cette île qui s’allongeait dans le Rhône jusqu’à un bras qui plonge dans la jungle de la ripisylve où les castors avaient bâti leur territoire ? Entre plans d’eau créés par d’habiles barrages en bois toujours astucieusement consolidés, de la boue dans les trous, de la glaise dans les creux, un travail inlassable, régulier, de l’aube au couchant, un labeur incessant, les castors ne lâchaient pas prise.
Il n’y avait pas que le travail des castors qui impressionnait.
Il y avait les cris, les plaintes, un langage qu’un insulaire habitué des lieux pouvait interpréter pour avoir suivi le castor dans ses conciliabules. L’agriculteur reconnaissait le cri du castor prévenant d’un danger. Le noctambule pouvait deviner les murmures et les soupirs enamourés du poète à fourrure quand il emmenait sa compagne jusqu’au bout de la grève pour admirer une lune convergeant sa lumière sur leurs visages béats de contentement.
Mais cela, il fallait l’avoir vu pour y croire, un promeneur solitaire jurerait l’avoir entrevu, un promeneur attentif à la lourde moiteur de la terre.
Il n’y avait pas que cela.
Il y avait aussi le goût des feuilles de peuplier ramassées entre saules et trembles. Quand il concassait, déchirait et présentait les saveurs aux membres de sa famille, Kasturi aimait voir leur plaisir dans leurs petits cris de joie.
Les roselières, les connaître de l’intérieur, c’était apercevoir les fauvettes batifolant dans leurs domaines.
Les lônes, anciens bras du fleuve, où vivent poules d’eau et canards, s’étiraient en éclaboussant les cailloux qui affleurent.
Une aubade omniprésente se hâtait d’arbre en arbre, creusant les ramages de longs trilles, un bourdonnement continu, un orphéon que des grives grattaient laissant les petiots appuyer sur les touches d’un clavier musical. Leur chant choral modulé selon une partition secrète fendait l’air faseyant de gratitude.
Le bois mordillé et lacéré par les incessants coups d’incisives portés par les castors rendait un son immuable.
Il n’y avait pas que cela.
La végétation croulait sous les avancées des roseaux. La flore lacustre creusait l’eau qui s’y enfonçait, laissant à la surface de larges nappes du passage des plantes aqueuses. Des édredons d’ombellifères et de liserons surnageaient auprès de l’hydrocharis en goguette.
Une végétation aquatique baignait dans la pénombre zébrée de prismes d’une lumière nacrée comme posée sur pilotis sur des bancs de nymphéas. Les variations de teintes passant du vert au jaune à chaque mouvement des saisons, laissaient pantois le castor lui-même à qui ne manquerait qu’un pinceau pour retenir les coloris, mais Kasturi avait plus d’un tour dans son sac.
Il arrachait la stellaire des bois pour décorer la chambre, ni baldingère ni euphorbia ne lui résistait. Rien n’était trop beau pour Rhéa. Il avait des trésors d’invention, savait trouver le plus petit iris d’eau pour augmenter le confort de cette petite pièce où Rhéa se réfugiait trop souvent ces derniers temps parmi des myosotis de mélancolie.
Kasturi caressait la fourrure épaisse qu’il maintenait au chaud en apportant du bois sec.
Rhéa manquait de vivacité, elle si active, si prompte à se faufiler entre les hélophytes, en faire des bouquets, en apprivoiser les chevelures emmêlées, en repousser les piquants et ramener de quoi fleurir la hutte désertée ! Était-ce le départ de Totor et de Fiber qui la désolait ? Pourtant, les voisins ne manquaient pas, belettes et loutres rendaient visite à l’occasion.

Angèle, la nouvelle institutrice, promenait Jade son bébé, cherchant à prendre ses marques. Très vite, elle fut sollicitée de toutes parts. On l’exhortait à faire partie des activités de l’île, à donner sinon de son temps du moins de son adhésion à la grande cause de l’île. Les actions concrètes menées par les chefs de file des associations, c’était le sujet de prédilection des habitants. Ses parents Pierre et Claire comprenaient que les arbres avaient de l’importance et qu’on ne devait pas les abattre. Ils comprenaient que l’île jouait le rôle de grand sacrifié pour protéger des crues la grande ville aux Papes, aux ponts et aux orgues. Ils comprenaient qu’à ce titre, une demande de compensation pouvait être déposée pour dédommager l’effort consenti, mais ils ne pouvaient en parler qu’avec mollesse. Cet état de choses, ils ne le ressentaient pas encore au plus profond d’eux-mêmes. Ils en découvraient juste les contreforts. Un château s’élevait au creux de l’île, gardant jalousement ses vieux grimoires et ses parchemins sauvés des eaux. Oyez ! Oyez !
Pierre et Claire, longtemps citadins avaient voulu prendre leur retraite à la campagne. D’Avignon à l’île de Piot, il n’y avait que des ponts à franchir, des navettes à prendre, des péniches à suivre. Ils avaient beaucoup excursionné, mais n’y avaient jamais vécu.
— On prendra le temps de comprendre et d’avoir une vision plus nette des problèmes.
— Cela ressemble à une affaire de cœur et quand un cœur parle, il faut laisser le temps l’entendre, dit Claire
Sa voisine se lançait dans un discours sur les inondations, les crues redoutées, mais les initiés intervinrent avec leurs chiffres. Les niveaux de rehaussement, les quotas à respecter, tout un bréviaire y passait.
Puis le sujet bifurqua une nouvelle fois sur les demandes de construction. La réponse était toujours négative, mais il y avait toujours un inconscient qui déposait une demande de permis de construire toujours refusée. Et la discussion s’enflammait :
— Mais que croient-ils ces citadins ? Jusque-là protégés par nos eaux et nos digues, grâce à notre armée de petits bricoleurs que sont nos castors qui bâtissent sans cesse des barrages qui freinent la vitesse des eaux, ils n’ont rien vu ni rien compris de notre force intérieure ! Avez-vous jamais connu les nuits humides, les torrents de boue, les pluies fantasmagoriques, devant des spectacles de cauchemar ? Nous travaillons toujours à ce que ces crues ne nous prennent plus par surprise.
— Si nous nous sommes groupés par associations, c’est pour nous entraider au moment où les catastrophes s’enchaînent.
Pierre et Claire s’aperçurent que la vie associative était intense, fébrile et bourdonnante. Chacun ne cessait de butiner, de réparer et de redresser le plantain, le jonc écrasé de chaleur ou de froid. En toute saison, une activité s’attachait à sanctifier des terres alluviales avec un acharnement passionné qui ne cessa de les surprendre.
Quand ils racontèrent leur soirée à Angèle, une sorte de lucidité sembla sortir du rêve un peu flou dans lequel ils s’étaient tous immergés.
— Eh bien ! Ils vous ont vaccinés ! Ça y est, vous avez reçu le baptême de l’eau !
Angèle eut un sourire que Jade dans ses bras apprécia aussitôt en gazouillant plus fort. Leur entrée dans le monde des insulaires se poursuivait. Le lendemain, Angèle fut reçue par la directrice de la petite école.

— C’est pour maintenir cette petite école de quartier, que nous avons tout fait pour assurer le suivi des enseignants. Il y a un logement de fonction et vous pouvez aussi utiliser nos différents services de maintenance.
Angèle répondit :
— J’ai accepté ce poste parce que mes parents peuvent s’occuper de mon bébé pendant que je travaillerai. Mon ami, lui, travaille en ville et fera chaque fois le trajet pour nous rejoindre en fin de semaine. Nous nous sommes organisés ainsi pour l’instant. Il faudrait qu’on s’adapte à cette vie retirée. Il faut s’en imprégner d’abord, à ce que j’ai cru comprendre.

Dans la hutte de Kasturi, Rhéa avait eu vent de toutes les nouvelles. Elle souffla à Kasturi :
— Il n’y a pas encore de réponse encore à cette histoire de destruction ?
— N’aie crainte, Rhéa.

Il posa sa patte sur celle de sa compagne. Quelques feuilles de peupliers tombèrent. Kasturi approcha son museau, se frotta contre le pelage de Rhéa. Inquiet, il était inquiet, mais ne voulait pas le montrer.
Ce n’était pas une bonne saison. Rien ne leur avait été épargné. Ils avaient perdu leur dernier petit dans la fange lors des dernières pluies si fortes que leur petit n’était jamais revenu. Kasturi pensait qu’il avait trouvé refuge plus loin dans le bras du Rhône et qu’un jour, il viendrait les saluer. Les grands étaient partis vivre dans la sylve, épris d’espaces plus exotiques, disaient-ils en cachant leur impatience de voir d’autres cieux. Une inquiétante faiblesse était tombée sur Rhéa. Rien ne semblait la fortifier. Les cris des manifestants secouaient la berge. Allait-on abattre les peupliers ? Leurs feuilles étaient le mets le plus appétissant et le plus recherché. Des rassemblements, des voix colériques, des slogans martelés firent entrer l’angoisse dans la ripisylve.

— Ils ne parlent pas de nous, laisse-les faire, il y aura toujours ceux qui veulent protéger et ceux qui voient les choses autrement pas forcément un mal, mais une autre vision, disait Kasturi pour réconforter Rhéa.
— Et puis, ils ne parlent pas de nous, ni en bien ni en mal. C’est le plus important. C’est l’esprit de cette île qui les malmène. L’île a ses dieux, ses divinités, ses sorciers, cet esprit nous protège. Ici, on sait qu’on n’est pas seulement rongeur du bois, mais rongeur par choix. On a assez à manger, on ronge le bois de nos espaces, on ne dérange pas les voisins.
— Si la ferme des Renoncules est désormais habitée, on ne pourra plus y faire nos balades.
— Hum.... Qui nous voit ? Et nous, on y va juste pour contempler le clair de lune.

C’étaient des moments qu’ils se réservaient. Les soirs où la lune se montrait au bal du village, Katsuri et Rhéa assistaient au concert donné par les étoiles et la lune dans un ciel noir, mais vibrant de lumière éteinte. Katsuri et Rhéa, assis aux premières loges, écoutaient des cantates gémir sur les gradins de l’horizon.
Cette plénitude, personne ne la leur enlèverait, le bonheur de poser sa patte sur le dos de Rhéa. Katsuri de plus en plus ne vivait ce moment qu’avec douleur.

— Ce soir, c’est la pleine lune. Si on y allait ? On ne sait pas encore quels monstres, quels cerbères, les nouveaux propriétaires vont inventer pour nous interdire leurs terres. Profitons de cette accalmie.

Rhéa avait aussi envie d’un moment d’apaisement.
Derrière les grosses racines d’un vieux peuplier, ils assistèrent à un concert. L’opéra de minuit avec ses petites saynètes les plongea dans le ravissement. C’était à cette heure que la campagne se disputait la première place avec le fleuve. La chouette poussa son cri caverneux. Au beau milieu d’un passage de hérons cendrés, entamant la lente démarche funambule sur le rayon de lune, un écureuil roux arriva, étala sa longue queue en panache dans un sursaut de coquetterie. L’onde avertie de son rôle s’agita poussant les loutres à ramper et se hisser sur le sol provoquant quelques gloussements des poules d’eau. Alors surgit le hérisson dardant ses épines, la chauve-souris effectua un vol en piqué, un choucas lança un son lugubre, c’était le moment où l’action se précisait, prenait corps.
Mais Katsuri ne suivait plus l’histoire. La tête de Rhéa reposait sur lui. Katsuri ressentit l’insolite caresse l’atteindre jusqu’au tréfonds de son cœur. Il n’eut pas la force de gémir, de pousser ce cri qui fait sortir la faune entière de leurs lieux sylvestres. La séance était finie. Il sut que cette nuit-là était une nuit de larmes. Un requiem accompagnait Rhéa partie rejoindre Babrukh leur aïeul.

Il attendit le jour pour la couvrir de feuilles dans leur chambre. Avant de fermer la hutte et de l’ensevelir à tout jamais, il resta un long moment à la contempler, un chénopode rouge entrelacé à la patte.

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Meri Bastet · il y a
cela m'a fait penser à du Kipling.. longue vie à la colonie de castors
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Ginette Flora Amouma · il y a
Kipling !! ,,,,je vais le relire . Merci pour cette comparaison . Vous me ldonnez là un bel encouragement .
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Zouzou Z · il y a
Des merveilles de la Nature à qui l'on doit beaucoup !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci de les contempler , Zouzou .
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Fleur A. · il y a
Une histoire très belle et comme toujours si bien écrite. On imagine les protagonistes bravo !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup Fleur A.
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Nelly Mila · il y a
On voit ces deux castors :-) Et la sensibilité à l'environnement, sa fragilité et sa force fait toujours du bien à lire...
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci Nelly. Il s'en passe des choses dans cet univers clos !
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Nelly Mila · il y a
En effet, cela foisonne !
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Alice Merveille · il y a
Être émue par l'histoire des castors Katsuri et Rhéa... vous êtes une magicienne Ginette !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Oui ces endroits bruissent de sons, libèrent des murmures...on n'y est pas insensible .
Merci Alice de les avoir entendus .

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Daniel Nallade · il y a
Bravo d'abord pour la recherche documentaire. Le rythme du texte a la précision, la patience de l'artisan et son labeur dans les règles de l'art. Le Castor est le symbole de la construction, comme pour l'homme, le compas et l'équerre ou le temps des Cathédrales.
Le récit est pathétique, l'issue inexorable ET me rend mal à l'aise, comme un espoir tombé d'une patère. J'ai besoin de marcher avec un haut- de forme, pour cela il me faut le pourquoi et comment combattre. L'assos de l'enseignante me donne l'impression d'une pâquerette qui se bat contre l'enfer.
L'histoire est prenante, sa lecture est une communion, un temps précieux, une musique de l'existence et soudain ! Les pelles mécaniques agissent avec comme cantine ou BMC (bordel militaire de campagne) la roulotte d'un McDO…
Enfin de compte, j'ai la rage !

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Ginette Flora Amouma · il y a
Je suis désolée que ce texte vous ait tant interpellé mais la rage d'écrire, c'est l'humain lui-même qui nous la donne . En même temps je vous remercie d'en avoir fait un commentaire si détaillé et personnel .
J'ai juste voulu parler des racines qui se perdent .

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Mireille Bosq · il y a
Walt Disney sur l'île Piot...je parle de la magie des premiers dessins animés et de son inoubliable faune. Il manquait les castors à la saga. Voilà un oubli bien réparé. (Je connais ce site par coeur et j'y ai souvent entrevu des familles). Une rêverie bien poétique.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Vous êtes de la région, certes . Nous avons un ami commun.
Merci pour votre lecture.

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Vrac · il y a
J'aime toujours vos récits, chroniques des racines. Ces racines, histoire des lieux, des gens, des familles, me font penser à celles des vieux arbres, qui affleurent sur les sentiers. Dans le récit de ce jour, il y a aussi une très belle polyphonie, et le personnage de l'institutrice apparaît à nouveau
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Ginette Flora Amouma · il y a
Ce qui me déconcerte , c'est la façon dont vous entrez dans le texte en y repérant des liens invisibles qui vous permettent de découvrir les murmures sous-jacents .
Peut-être même que vous trouvez des alevins que je ne vois pas mais qui nagent dans les courants du temps.
Merci pour votre lecture si profonde.

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France Passy · il y a
La focalisation est intéressante et apporte beaucoup de fantaisie à ce joli récit.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup France .
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Fredo la douleur · il y a
Un texte qui fait la part belle aux rongeurs-bâtisseurs et qui nous rappelle combien il est important pour l'homme d'apprendre et de comprendre comment cohabiter avec les animaux qui peuplent la nature. Mais voilà, parfois celui qui fait barrage n'est pas celui qu'on croit...
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Ginette Flora Amouma · il y a
Savoir poser les mots, les inverser, les retrouver, les replacer, là est votre talent de bâtisseur .
J'ai découvert le monde intimiste de ces petits animaux , mammifères comme nous et qui en matière de coeur nous dameraient le pion !!

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