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Johan Jacqueline

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Aurore

Ce matin là, je fus l'un des premiers à apercevoir 'aurore, en ce mois d'Août 1994, du haut de mon perchoir. J'étais de garde, en haut de ce mirador, j'attaquais mon dernier quart, le quatrième, et j'avais sous les yeux ce joli paysage bucolique, les collines bosniaques si douces, à cette heure là, sans le vacarme des tirs d'obus qui rythmaient habituellement notre quotidien, depuis plus de cinq mois déjà. La garde était un bon moyen pour trouver un peu de tranquillité et de paix, surtout dans ce mirador là qui était le plus éloigné des lieux de vie, placé derrière les hangars ou le fret humanitaire que nous transportions était stocké. Je faisait partie du peloton de transport et notre mission était d'acheminer des vivres dans toute la région, et aussi de ravitailler nos bases. Notre mandat était de six mois, il allait bientôt prendre fin. Notre bataillon comptait 1275 hommes, dont 35 pour cent de gradés et le reste de militaires de troupes. J'étais caporal-chef, transmetteur et chauffeur poids lourds. J'étais bien vu du reste de mes camarades, ce à cause d'une histoire qui avait failli mal tourner pour moi, en France, et dont j'étais sorti avec quelques cicatrices.
Notre mission était claire, mais nos moyens étaient fortement limités par la situation même de notre base, totalement enclavée, elle ne disposait que d'une seule entrée et dépendait de l'extérieur pour son alimentation en eau, donc nous étions très vulnérables, sans parler des dangers purement militaires car nous étions très exposés. J'avais 22 ans, je me suis vite demandé ce que j'étais venu foutre là, et j'ai vite compris, comme mes camarades, que nous étions les pantins d'une vaste farce ou les Nations Unies jouaient le premier rôle. Pour agrémenter mon tour de garde, dans « Mike 2 » j'avais emmené mon walkman Sony à cassette auto reverse, et ces deux petites enceintes disposées de part et d'autre, à mes pieds. J'ai laissé tomber dans un coin mon casque et mon gilet pare-balle, et le famas armé était posé dans un coin. C'est à 5 heures du matin que j'ai entendu l'appel du muezzin, là bas, vers la ville et son château médiéval posé au sommet d'une motte. La veille au soir, depuis mon poste d'observation, j'ai pu écouter chanter quelques militaires tahitiens venus dans ce coin tranquille brûler quelques palettes , et jouer du ukulélé. Ces hommes venaient du 5 ème Régiment d'infanterie de marine, ils étaient très costauds et c'était un peu surréaliste de les voir chantonner de douces mélopées de leur pays, mais beaucoup de choses étaient étranges, dans ce secteur du monde, à ce moment là.
J'avais grillé quelques cigarettes en écoutant ces gars chanter juste en bas, je surveillais d'ailleurs plutôt l'intérieur de la base, pour ne pas me faire surprendre, sans casque, par un éventuel gradé qui aurait pu faire sa ronde. Quand j'en apercevait un je me dépêchais d'enfiler le gilet et le casque. Je coupais aussi mes enceintes qui diffusaient en sourdine une cassette du dernier album des Rita Mitsouko que ma sœur m'avait envoyé quelques temps plus tôt. « Profites, profites, consommes toi car tu la vis là, ta belle vie, ta belle vie, tu vis tes années belles. » j'aimais bien cet album et ces paroles prenaient une résonance particulière dans cette situation loin du conte pour enfants.Heureusement que nous avions la musique pour laisser nos esprits vagabonder un peu...J'avais un peu le blues car j'étais rentré quelques jours plus tôt de France et le cœur n'y était plus. Ma perm s'était bien passé mais je m'étais rendu compte qu'un fossé s'était creusé entre moi et mes amis restés bien au chaud dans leur cocon familial, et dont certains se permettaient de critiquer notre action en Bosnie, en bons donneurs de leçons planqués.
Je savais maintenant que notre mission était très compliquée et que les résolutions de l'ONU nous gênaient énormément dans nos actions. Bon ,nous devions garder le moral et pour cela, le courrier était très important. J'avais dans la poche de mon pantalon de treillis cette lettre légèrement froissée, pliée en quatre, que j'avais déjà lu juste après la distribution de courrier de la veille. Quand le vaguemestre venait avec le sac de courrier, tout les soldats de notre peloton qui étaient présent s’attroupaient autour de lui et la distribution pouvait commencer. Chacun regardait le sac postal en attendant que vienne son tour.Quand un seul soldat recevait à lui seul cinq ou six lettres, alors les autres le dévisageaient avec un brin de jalousie dans le regard, mais cela ne durait pas longtemps. Nous n'étions encore que de grands gamins à qui on avait confié des responsabilités et une arme de guerre, un uniforme, des ordres à respecter. J'aimais bien écrire et il n'était pas rare qu'un de mes potes vienne me demander de lui réécrire une lettre pour sa petite amie. Je relisais les textes et corrigeais les tournures de phrase, sans trop en faire, pour que cela reste assez naturel.j'aimais bien ces moments un peu plus calmes que nous passions le matin quand nous n'étions pas de mission, et parfois l'un ou l'autre d'entre nous lisait à haute voix une de ses lettres reçues et les photos des petites amies circulaient de main en main, et on finissait toujours par se taper sur l'épaule avec une rude tendresse de frères d'arme.
Cette lettre que j'avais dans la poche me venait de Anna, une jeune femme que j'avais croisé dans le train qui me ramenait vers ma famille, la journée avait été très compliquée, ce jour là, et notre voyage de retour, entre la base et Paris avait duré trois jours, dont deux jours pendant lesquels nous étions bloqués à la frontière, au milieu de plusieurs milliers de réfugiés. J'avais fini par échouer dans un train entre Paris et Flers. A Montparnasse, je m'étais rendu au buffet pour manger un sandwich et boire une bière, ainsi qu'un grand crème, toujours vêtu de mon treillis un peu sale et le béret vissé sur la tête. J'étais monté sans même avoir pris de billet dans le premier train en partance pour Flers, un des passagers était venu m'offrir un cigare et me taper sur l'épaule. Le contrôleur du train, voyant que j'avais les pieds sur les sièges, m'avait emmené des serviettes pour que mes rangers ne salissent pas les sièges. Il ne m'avait même pas demandé mon titre de transport. J'avais encore faim et je rêvais d'une bonne douche. Une jeune femme était installée non loin de moi et elle s'est levée pour me demander du feu, c’est comme ça que j'ai fait la connaissance d'Anna
Au matin du troisième jour de ce blocage, nous avons reçu l'ordre d'embarquer dans les camions et nous sommes retournés sur nos pas pour atteindre un autre point de passage, sur la frontière. Après six heures de route, nous avons enfin atteint Zagreb et l'aéroport de Pleso. Vers midi, nous avons débarqué des camions, nos bons vieux TRM 4000, et après une heure d'attente, nous avons décollé pour Orly. Je me souvient de ces hôtesses qui nous proposaient des parfums hors taxe alors que la veille nous avions dû réquisitionner des citernes d'eau potable pour faire pression sur les réfugiés et sur les autorités locales, dans une ambiance explosive. Dans le hall de l'aéroport, des touristes nous avaient applaudis, nous étions bien émus et chacun s'est dispersé pour rentrer chez lui. J'avais toujours dans mon sac ces deux rations et deux litres d'eau que j'avais glissé, au cas ou, alors que je savais qu'en France tout allait bien se passer désormais.
Anna ne pouvait pas imaginer tout ce que je venais de vivre, ces derniers jours particulièrement éprouvants, l'offensive de l'armée bosniaque sur la ville, les heures passées aux abris, la coupure d'eau courante sur toute la base, notre départ mal préparé sur un mauvais itinéraire et notre lâcher en plein Paris, sans aucun debriefing. J'étais perdu, déboussolé, et j'avais sans doutes les nerfs qui se relâchaient enfin après ces mois de tension quasi permanente ou les moments de véritable détente étaient si rares. Nous avons commencé par fumer une clope ensemble, dans ce wagon fumeur ou nous étions presque seuls. J'avais l'impression que nous allumions ce calumet de la paix que les indiens se passaient pour se souhaiter la bienvenue. Nous nous sommes installés côte à côte sur une banquette et nous avons beaucoup parlé. Elle voulait que je lui raconte ce qui se passait là bas, je ne savais pas par ou commencer et il manquait beaucoup de références pour pouvoir vraiment me comprendre. J'étais totalement désarmé,ne sachant que lui dire, et pourtant je lui ai raconté, les derniers jours qui étaient déjà bien compliqués pour moi. Bien sûr, depuis quatre mois j'avais croisé peu de femmes françaises, et surtout je n'avais pas eu l'occasion de m'épancher ainsi. La jeune femme sentait bien que ça n'allait pas si fort, derrière le soldat se cachait un homme qui avait fait son boulot sans jamais rechigner, toujours volontaire, même pour partir sur un transport pour rendre des corps de soldats tués à leur famille. J'étais un jeune idéaliste qui pensait que ce genre de mission était un devoir d'être humain mais peu se bousculaient alors pour ce boulot et moi, grand couillon, je levais la main pour partir sur un charnier ! Comment aurai je pu lui expliquer ça ?
Nous avons longtemps parlé, et je l'ai senti me prendre le bras avec douceur quand mes yeux se sont embrumés de rage et de tristesse, cette gamine blessée par balle par un sniper, à quelque mètres de moi, et nous lâchement planqués derrière les roues des camions, obéissant aux ordres crachés par la radio ? « personne ne bouge ! ». Ce jour là, le convoi était bloqué à l'entrée d'une bourgade, Buzin, peut-être. Un groupe d'ado se tenait non loin des camions et des gamines minaudaient un peu et taquinaient les casques bleus qui attendaient, en bas des camions, l'ordre de reprendre la route. Le tir est venu d'on ne sait ou, une gamine s'est effondrée en hurlant. La technique des snipers était souvent de tirer pour blesser, puis d'attendre qu'une ou plusieurs personnes viennent secourir la victime, pour les abattre à leur tour. Un de nos sergents est allé secourir l'adolescente, il a as essuyé un tir, lui aussi, puis a été blessé à son tour. Il a pu traîner la jeune femme sous un camion et tout le monde s'est abrité du bon côté. Nous avons entendu le chef de convoi demander une permission de riposte immédiate. A l'avant du convoi, le VAB d'escorte a fait pivoter sa tourelle et nous avons entendu deux tirs de riposte. Le tireur avait été repéré dés le second tir, puis il avait été abattu,par un tir d'obus. Ce jour là, nous n'étions pas fiers de nous, et nous sommes rentrés précipitamment à la base sans faire la livraison, nous avions tous la gorge serrée. Nous avons su plus tard que les deux blessés s'en sont sortis sans trop de dégâts, mais nous étions fortement secoués.
J'ai raconté tout ça à Anna, et je croies bien que je tremblais un peu, 23 ans après cette journée là je sent encore peser sur moi le poids de cette honte ! Nous avons quitté la région en abandonnant les populations locales et aucun de nous n'était vraiment si fier de lui, à notre retour. Tout ces touristes qui nous applaudissaient pouvaient t'il imaginer seulement ce que nous ressentions, au fond ? L'amour ne nous avait pas souvent visité ces jours là, et pourtant il me semblait bien que cette jeune femme représentait pour moi cette vive lumière qui m'avait tant manqué. J'avais besoin d'oublier, et pourtant je n'ai jamais pu oublier tout ça. Nous nous sommes quitté à Flers, je me souviens qu'elle a pris mes deux mains et qu'elle m'a fait la bise, je croies bien que mes yeux étaient encore bien rouges...Elle avait pris soin de noter son adresse sur son ticket et j'avais glissé celui ci dans la poche de poitrine, plus prés du cœur. Je suis descendu sur le quai de Flers, et j'ai retrouvé mon père qui était venu me chercher.
Ma permission avait duré 15 jours, et je suis retourné terminer mon séjour en Bosnie, j'avais rapidement écrit à Anna, sans profiter de ma perm pour la revoir, j'étais en mission et mon cœur devait rester concentré sur la mission. J'ai attendu longtemps sa lettre et je n'y croyais plus jusqu'à la veille de ma garde, quand le sergent a levé les yeux sur moi avec son petit sourire en coin pour m'annoncer que j'avais un courrier. Elle pensait à moi, l'espoir revenait. Du haut de ce mirador, en fumant ma clope, j'imaginais déjà la réponse que j'allais lui envoyer sans tarder. Je sentais ce cœur battre un peu plus fort, malgré la fatigue et la lassitude, je m'accrochais à cet espoir naissant, quelques mots jeté sur cette feuille blanche, qui me disaient : "Je pense à toi". Il n'en faut pas plus à un jeune homme de 22 ans pour s'emballer avec délices. Je sais qu'à ce jeune âge on ne connaît pas encore grand chose de l'existence, et pourtant là bas, je croies que j'ai grandi bien trop vite, et j'ai compris tant de choses, en si peu de temps ! Anna me donnait une belle direction à suivre, et je pensais à ce livre, L'Odyssée, annotée par ma mère, que j'avais emmené avec moi dans cette malle qui contenait mes effets personnels. J'avais ma Pénélope et je faisait mon long voyage. Ce matin là dans ce mirador, je la contemplais, l'Aurore aux doigts de rose d'Homère, celle qui finit toujours par se lever sur toute chose, celle qui nettoie tout si on lui en laisse le temps.Ce jour là, j'ai su que j'aurai toujours besoin de paix et de silence, dans le reste de ma vie, pour oublier tout ça, pour oublier les hommes, leurs vaines querelles, Quand je les vois se déchirer parfois j'ai envie de leur mettre le nez dans ce charnier et de leur dire « voilà ou mènent la haine et la discorde ». aujourd'hui je les laisse faire leur grands discours, car ils semblent tous avoir raison, et je médite sur l’état du monde.
Je n'oublierai jamais cette jeune femme que je n'ai jamais revue, j'ai jamais été doué en amour, que l'on me pardonne. J'étais un drôle de militaire, idéaliste, qui aurait été bien incapable de tirer sur qui que ce soit, à moins peut être de voir tomber à mes pieds un de mes camarades ou un civil, et d'être sûr de ma riposte. J'avais emmené avec moi Apollinaire, Baudelaire, Homère, Victor Hugo, dont je relisait les contemplations planqué parfois à l'entrée d’un abri pour qu' on me foute la paix. Je croies que j'ai perdu là bas une grande part de mon idéalisme mais j'ai appris aussi à faire la part des choses et surtout à être tolérant vis à vis de tout type de population, car j'ai pu observer de l'intérieur les mécanismes qui mènent à une guerre civile et je ne souhaite ça à personne. Quand j’entends parfois des abrutis dire qu'il nous faudrait une bonne guerre civile, j'ai envie de leur mettre une grosse baffe et pour éviter la colère je pries pour qu'ils deviennent moins cons...J'ai peu d'espoir de ce côté là, pardonnez moi.
Anna m'a tendu la main à l'un des moments les plus durs de ma vie, cette féminine apparition venait comme l'ange envoyé d'on ne sait d’où pour me permettre de revenir avec douceur d'un monde abrupt. Oui ce jour là j'ai eu mal pour l'humanité, pour ces réfugiés laissés là bas à Karlovak, eux qui dérangeaient tout le monde, car ils n'avaient pas choisi le bon camp. Leur chef, Fikret Habdic, a été condamné à 15 ans de prison pour crimes contre l'humanité, tortures, actes de barbaries, etc. Il enfermait ses prisonniers dans ses batteries de poulet, je n'ai plus mangé de poulet pendant des années, après ça. La roue tourne, j'ai deux fois l'âge que j'avais là bas et les souvenirs s'estompent peu à peu mais la colère reste, car l'humain semble répéter sans cesses les mêmes erreurs et à quoi bon avoir donné six mois de ma vie, quel est le sens de tout ça ? « De l'eau a coulé » sous les ponts et je ne suis pas de première jeunesse » comme le chante si bien Emmanuel Pariselle, dans cette chanson, « La Nonchalante ». Oui le temps passe mais j'ai l'impression que la mission n'est pas terminée.
Je me demande parfois ce qui ce serait passé si j'avais déroulé le fil de cette rencontre inaboutie, elle aurait pu nous mener je ne sais ou, elle et moi, nous nous sommes écrit puis tout s'est arrêté juste avant que je retourne pour de bon au pays. Dans le champ des possibles nous ne pouvons tracer qu'un seul sillon, et je croies que j'avais trop fort à faire avec cette aventure pour me rendre disponible. Nous aurions pu nous revoir, ses parents habitaient Granville et elle étudiait à Paris ou je terminais mon service militaire. Notre véritable rencontre avait eu lieu dans ce train, car j'étais un autre homme, qui transitait entre deux univers totalement différents. On peut se donner toutes les excuses du monde pour ne pas aimer, mais quand on vient de passer six mois dans une vaste prison à ciel ouvert, une enclave dévastée par la guerre, alors il est difficile de faire preuve d'optimisme. Anna est passée comme une comète dans ma vie et je sais que cet éclairage a été aussi beau qu'il a été fugace et c’est sans doutes mieux ainsi. Je n'étais pas un jeune homme insouciant qui croisait une jeune femme agréable par un beau soir d'été, non, j'étais l'un des rouages d'une vaste machinerie peu efficace qu'on appelle l'ONU . Ma liberté portait un uniforme et se mettait au garde à vous devant des gradés parfois incompétents qui, par leurs décisions nous plongeaient parfois dans des situation embarrassantes, voire dangereuses, j'avais cette histoire là à terminer, avant d'en commencer une autre.
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Dolotarasse · il y a
Terribles souvenirs. Je trouve cela bien d'en parler, de coucher des mots sur cette guerre, de nous rappeler que toute intervention n'est pas forcément bonne... Faut le vivre pour le croire mais surtout ressentir. On ne s'imagine même pas la réalité...
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Johan Jacqueline · il y a
merci pour le com, cette histoire est vraie, enfin j'ai ajouté ensemble des histoires qui ne se sont pas passé le même jour, mais toutes dans cette même période agitée de mon existence...
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Jcjr · il y a
Comment se construire sur la réalité de la guerre et on ne peut pas accueillir l'amour, si on n'est pas disponible dans sa tête. Effectivement, cette expérience a du vous faire grandir trop vite. Si le cœur vous en dit, venez découvrir " le bilan " en finale TTC.....
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Johan Jacqueline · il y a
merci pour le commentaire, oui j'irais vous lire aussi, et oui bien sûr nous étions de jeunes pousses un peu trop sollicitées par cette guerre
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Flore · il y a
Une rencontre improbable dans un train, un amour inabouti et cependant une très belle histoire. J'aime beaucoup le choix du titre..."Une aurore" comme une lumière douce qui arrive dans une vie qui ne l'est pas, une lueur qui apporte de l'espoir. Une nouvelle très bien menée et une histoire très belle en contrastes. Bravo.
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Johan Jacqueline · il y a
merci, c'est une autobiographie en fait, tout est vrai, de vieux souvenirs...
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Miraje · il y a
Une aurore nommée Anna. Il est des réveils qui secouent ...
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Johan Jacqueline · il y a
merci Miraje pour le commentaire, ca fait longtemps que je n'avais pas eu un commentaire d'ailleurs, merci
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Elena Hristova · il y a
Faites l'amour pas la guerre! Je crois que votre personnage est sur la bonne voie!
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Johan Jacqueline · il y a
Oui, merci pour ce petit commentaire, je sais que c'est pas très gai cette histoire mais c'est du vécu, sauf que cette rencontre a été un peu le mélange de plusieurs rencontres....
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