Seul le silence

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Seul le son des pas du garçon sur la poudreuse brisait ce silence, un silence oppressant qui régnait depuis déjà plusieurs mois. Dans cette plaine pâlement éclairée par un soleil à peine plus intense qu'une nuit de pleine lune, le sol et le ciel d'une même couleur de cendres semblaient s'étendre à l'infini. Cela faisait bien longtemps qu'il avait perdu toute notion de temps dans cet enfer gris sans journées ni nuits. Le jeune homme resserra les plis de son châle troué pour ne pas suffoquer dans cet air poussiéreux, et força le pas. Il finit par apercevoir au loin de longues formes rectangulaires trouer l'horizon : une ville. Son ventre gronda. Cela faisait des jours qu'il errait dans la campagne, sans avoir réussi à trouver à se mettre sous la dent grand chose de plus que des racines enfouies sous la neige, ou de vieilles conserves trouvées dans des fermes abandonnées le long du chemin. Pas âme qui vive non plus, ne serait-ce qu'un oiseau. Peut-être trouvera-t-il dans cette ville en plus de la nourriture d'autres personnes qui pourraient l'aider ?

Il s'arrêta sur un talus surplombant la route, qui fut un temps, joignait la ville à l'autoroute régionale. À perte de vue, elle était encombrée par des centaines de voitures recouvertes par la neige, figées à jamais dans une tentative désespérée de fuite. Le garçon se laissa glisser le long du talus, et escalada la grille de protection pour se laisser retomber sur la route en contrebas. Il tenta de fouiller plusieurs voitures, mais se rendit compte que la plupart des habitants s'étaient plus préoccupés de mettre à l'abri l'argenterie, les télévisions et les smartphones que de faire des réserves d'eau ou de nourriture, et finit par abandonner pour se diriger vers l'entrée de la ville.
Il entra avec prudence dans le dédale de rues abandonnées. La plupart des vitres étaient brisées et recouvertes de suie. Au bout de quelques minutes, le garçon s'arrêta et tendit l'oreille. Toujours aucun son. Il reprit son chemin, et soudain trébucha et tomba de tout son long dans la neige. Toujours à terre, il fouilla du pied le sol, et pâlit de terreur. C'était une femme à demi recouverte par la neige, ses longs cheveux bruns formant une auréole autour de son visage figé. Un frisson glacé traversa l'échine du garçon. Il bondit sur ses pieds, et constata que des dizaines de corps parsemaient la route, l'entourant de toute part. Il se sentit oppressé par ces présences ensevelies, et la panique le prit. Il se précipita en courant en direction de la première rue perpendiculaire sur la droite, sans se rendre compte qu'il s'agissait d'un cul-de-sac. Il continua à courir fébrilement en tentant d'éviter toutes ces formes terribles gisant sous les cendres, la poitrine en feu, jusqu'à se retrouver au fond de l'impasse. À bout de souffle, il s'arrêta et s'efforça de faire disparaître les tremblements de terreur et de dégoût qui secouaient son corps.
Ce ne sont que des morts. Ils ne peuvent rien te faire. Tu n'as pas le choix, se dit-il, tentant de se convaincre. Il fit demi-tour, et se risqua à pousser la porte entrebâillée d'une maison sur sa droite. L'obscurité était totale. D'une main tremblante, il sortit sa lampe de poche qu'il ne gardait que pour les urgences, faute de piles, et éclaira la pièce de son faisceau.
Plusieurs chaises étaient renversées autour d'une table couverte de nourriture, périmée depuis longtemps. Il éclaira les murs nus, où les petits cadres photo désormais disparus avaient laissé une empreinte avec le temps sur le papier peint couleur crème. On devinait l'urgence du départ dans ce seul cadre resté au sol, brisé en mille morceaux. Léger vestige d'une vie entière abandonnée dans l'urgence. Il s'approcha et s'empara de la photo. Une jeune enfant souriait à l'objectif, d'un sourire si éclatant malgré les quelques dents de lait manquantes qu'il se surprit à sourire aussi. Le garçon se demanda si elle aussi faisait partie des silhouettes enfouies dans la neige. Il se sentit tout à coup honteux d'avoir violé l'intimité de cette maison vide et silencieuse depuis des mois, mais qui semblait encore résonner des cris de joie de l'enfant, encore innocente et inconsciente des horreurs que l'avenir lui réservait. Il souffla la poussière qui recouvrait l'image, et la reposa délicatement sur la table.
Il avait hâte de laisser cette maison fantôme. Il ouvrit les frigos et les placards, et finit par trouver quelques conserves et une canette de Coca qu'il but d'un trait. Dieu que ça lui manquait... cette vie si douce, si facile qu'était la sienne avant que le souffle des bombes nucléaires ne lui ravisse son innocence et ses proches. Il enfourna le reste des vivres dans son sac à dos. S'approchant de ce qui semblait être la chambre parentale, il eut presque le réflexe de toquer. Il entra timidement dans la pièce où trônait un lit aux draps de satin impeccablement tirés. Les armoires étaient grandes ouvertes, et il ne restait plus qu'une paire de bottes de randonnées à sa taille qu'il échangea contre ses Nike trouées. Il ressortit et continua à suivre le couloir, jusqu'à une porte légèrement entrouverte qui laissait apercevoir une chambre d'enfant peinte en rose. Il n'osa pas fouler le sol de ce havre de paix abandonné, et en refermant la porte, il eut l'impression de clore dans cette pièce ses propres souvenirs de son enfance volée. Il fit demi-tour et quitta la maison.
Il ne fit pas plus de quelques pas dans la rue avant de se figer, terrifié. À quelques centaines de mètres, deux étincelles couleur ambre le fixaient intensément. Depuis que les cendres avaient couvert le ciel, recouvrant la Terre d'un hiver grisâtre perpétuel, c'était la première touche de couleur qu'il voyait. Même sa propre peau, ses vêtements et le paysage enneigé recouverts de cendres avaient perdu leurs couleurs pour ne laisser place qu'à une unique couleur terne et fade. Les deux yeux jaunes se rapprochèrent sans bruit, jusqu'à dévoiler une bête au pelage fauve magnifique. Dénudant l'un de ses crocs blancs maculés de pourpre, il semblait défier le jeune homme qui se sentit tout à coup transpercé par ce regard intense et profond, presque humain.

Un loup.

Le sang du garçon se glaça dans ses veines. Jamais il n'aurait imaginé rencontrer un tel prédateur, un animal si rare, même dans les montagnes, à des centaines de kilomètres d'ici, et qui n'était depuis déjà des générations qu'une lointaine bête terrifiante, tout droit sortie des contes pour enfants. Ses flancs se soulevèrent tandis qu'il humait l'enfant devant lui, laissant transparaître ses côtes saillantes. Il n'a pas l'air mieux nourri que moi-même, se dit le jeune homme. Il s'est probablement aventuré en ville, hors du couvert des bois entourant la plaine pour trouver une proie... moi... Cette pensée le ramena à la réalité. Fuir, le plus vite. Très lentement, il ramena sa main à sa poche où était dissimulé un petit révolver, son bien le plus précieux. Il ne lui restait plus qu'une unique balle. Excellent tireur, son père avait utilisé le peu de munitions qu'ils possédaient pour chasser les mois précédents, avant d'être emporté par la maladie, le laissant seul au monde avec pour tout bien matériel un révolver chargé d'une unique balle en poche. Le garçon n'avait jamais réussi à égaler son adresse. Cette dernière balle, il la conservait précieusement. Non pas pour chasser, mais pour lui-même s'il le fallait. Mieux vaut mourir nettement que de famine ou de froid. Mais à l'idée de finir dans les crocs du loup, il resserra son poing sur la crosse de l'arme. L'image fugace des séances de tir avec son père et les nombreuses cibles manquées lui revinrent en mémoire : aucune chance de l'atteindre à cette distance. Surtout ne pas courir, il l'aurait rattrapé en moins de deux. Précautionneusement, il recula, sans cesser de fixer le loup jusqu'à se rapprocher de la maison la plus proche. Le loup, toujours immobile, semblait attendre. Il respira profondément. Il n'avait pas le droit à l'erreur. Brusquement, il fit volte-face et s'empara de la poignée de la maison. Il entendit le loup bondir derrière lui dans un crissement de neige pour le poursuivre. Ses doigts rougis et engourdis par le froid dérapèrent, et le garçon ressaisit la poignée en la secouant fébrilement, priant pour que la lourde porte en bois ne soit fermée à clef. Finalement, elle s'ouvrit dans un grincement. Il s'engouffra à toute vitesse, et claqua la porte de toutes ses forces. Il s'y adossa tout tremblant, mit sa main sur sa bouche pour étouffer le bruit de sa respiration et tendit l'oreille. Le silence lui pesa sur tout son être. Il n'entendait que les battements effrénés de son cœur.
Est-il à la porte ? Me sent-il au travers ? se demanda-t-il anxieusement.
La fenêtre. De là, il pourrait voir si la bête le guettait encore. De ses doigts tremblotants, il écarta doucement le rideau de la fenêtre zébrée de fissures par le froid qui donnait sur la rue. Le verre lui renvoya l'image d'un jeune garçon aux joues sales et maigres qu'il eut du mal à reconnaître, et de ses deux yeux verts empreints de tristesse, tout à coup remplacés par de grandes prunelles flamboyantes. Il s'arracha avec un sursaut du regard quasi hypnotique du loup. Une simple fenêtre à moitié fêlée ne le protégerait pas bien longtemps. Et quand bien même, qui sait combien de temps il pourrait attendre patiemment que sa proie prise au piège ne soit contrainte de sortir. Mieux valait partir et tenter sa chance.
Au fond du salon, une porte vitrée donnait sur un petit jardin ceint d'un muret ne dépassant pas les deux mètres. Il s'élança dans le jardin, attrapa une chaise longue de la terrasse et la retourna sur le flanc près du mur. Un craquement sonore déchira l'air, le bruit d'une vitre que l'on brise. « Mais quel idiot », murmura-t-il. Dans sa précipitation, il n'avait même pas pensé à refermer la porte du jardin. Il bondit sur le mobilier et se propulsa au-dessus du mur, retombant lourdement en contrebas sur du bitume. Il se releva en grimaçant de douleur, et fut soulagé de constater qu'il ne s'était rien cassé. Il détala, courant au hasard dans les rues désertes, sans même oser jeter un œil en arrière jusqu'à ce que cette ville sinistre laisse place brutalement aux champs. Moins d'un kilomètre de là, s'étendait une vaste colline boisée. S'il pouvait l'atteindre, il serait sauvé. Il courut aussi vite qu'il le put jusqu'aux arbres avant de s'y laisser choir, rassuré par le couvert de la végétation. Cette course effrénée dans la neige fraîche, bien que peu profonde, l'avait laissé pantelant. Son souffle rauque, brûlé par l'air froid, semblait déchirer le calme environnant. Tapis dans cet amas de végétation, il chercha du regard le prédateur. Ni l'ambre des yeux ni son pelage fauve ne se détachaient du gris de l'horizon. Soulagé, il se relâcha légèrement sans cesser de surveiller la plaine. Peu à peu, sa respiration se fit moins saccadée, ses muscles se détendirent et il laissa le sommeil l'emporter.

Une paire d'yeux incandescents mordorés brillaient dans la semi-pénombre. Un mince rai de lumière transperça le ciel grisâtre, renvoyant fugacement l'éclat des reflets argentés d'une épaisse fourrure. Un léger murmure monta de l'animal, jusqu'à qui monta graduellement en intensité jusqu'à se mêler à son propre hurlement. Il se réveilla d'un bond. Les yeux jaunes, encore ce terrible regard. Il alluma hâtivement sa lampe de poche, et fouilla du regard les fourrés environnants.
« Rien. N'était-ce qu'un rêve ? » s'interrogea-t-il. Il lui semblait encore ressentir le poids du regard de l'animal lui brûler la peau.
Il reprit peu à peu conscience, et se souvint qu'il s'était endormi à même la neige. Il était trempé, transi de froid et n'avait aucune idée de combien de temps il avait dormi. Quelques minutes ? Des heures ? Dans ces ténèbres sans fin, comment savoir ? Il sortit de son sac à dos des chaussettes sèches, qu'il enfila. Le froid s'infiltre par les pieds, lui avait toujours seriné son père. Il but et mangea sur le pouce, jetant les boîtes de conserve vides à terre. Au point où les hommes avaient détruit la Terre, le civisme n'était plus d'actualité. Il se releva rapidement, encore tout endolori de ses dernières péripéties. Derrière lui, une branche craqua. Tous ses muscles se tendirent en un instant, telle une proie acculée, et il sentit le sang pulser dans ses veines. L'avait-il suivi ? Le garçon attrapa son sac à dos, le balança sur son dos et s'enfuit, slalomant entre les arbres sans feuilles. Agile sur la neige fraîche, seul un souffle profond et cadencé trahissait la présence de son poursuivant. Le garçon se retourna, et reconnut le loup derrière lui. Tel un éclair fauve, il bondissait d'une foulée légère et tranquille, sans se presser, bien que d'un seul bond formidable, il eût pu déchirer son dos. Il me laisse une longueur d'avance en attendant que je m'épuise, comprit le garçon. Il économise ses forces.  Cette course désespérée lui sembla durer des heures. Le sang lui monta au visage, le souffle lui manqua, des points commencèrent à danser devant ses yeux. Sa vue se troubla, et il ne vit pas la racine qui le fit chuter face contre terre dans un cri de douleur. Il n'eut pas la force d'éviter la chute.
Sa cheville le lança terriblement. Une entorse, ou pire. Jamais il ne réussira à fuir. À présent, il ne pouvait plus fuir. Il releva la tête : le loup, plus majestueux que jamais, bien qu'à plusieurs pas de lui le surplombait de toute sa hauteur.
Le garçon serra le poing sur son révolver, et le sortit doucement de la poche. Placide, le loup ne réagit pas et continua à le fixer d'un regard profond et tranquille. Tremblant, le jeune homme tendit le bras et visa l'animal immobile tout en décochant le cran de sécurité.
Une brise fit tournoyer la neige grise et effleura l'animal, lui soulevant son pelage épais. Le garçon porta son regard sur son poitrail massif, son corps puissant, pour remonter à sa gueule haletante, son long museau gris parsemé de poils roux. Puis le garçon remarqua les côtes apparentes sous le pelage, les flancs creux qui se gonflaient légèrement à chaque respiration et l'épine dorsale saillante, qui semblait lui transpercer l'échine. Les grands yeux ambrés qui semblaient désespérés, presque tristes, réfléchissant parfaitement la propre lassitude du garçon. Pour la première fois depuis longtemps, le garçon eut pitié d'un autre que de lui-même. Et en lui, toutes les horreurs qu'il avait vécues, cette solitude permanente qui lui écrasait la poitrine à chacun de ses pas, aboutissaient en cette pensée aigüe, jaillissante de tout son être : « Ce loup est un survivant, lui aussi, une victime à part entière de la folie et de l'orgueil des hommes qui ont plongé le monde dans cette obscurité poussiéreuse, anéantissant la plus grande partie des êtres vivants. Réduisant à néant des millénaires d'évolution, des milliers d'espèces. Contraignant les humains à vivre tels des bêtes, et les bêtes à mourir de faim, faute de proies. Tout ça à cause des hommes. Est-ce que je mérite plus de vivre que ce loup poussé par la faim, après tout ce que mon espèce a fait ? Quel avenir pour moi ici, dans la nuit permanente, seul à jamais ? »
Même dans ce monde vide et silencieux, il savait bien qu'il n'y avait pas assez de place pour eux deux.
Le loup avança doucement, sans bruit, dans sa direction, ses pattes s'enfonçant à peine dans la neige. Une larme roula sur la joue du garçon, dessinant un sillon sur son maigre visage barbouillé de cendres grises. Il serra le révolver de toutes ses forces, hypnotisé par les beaux yeux jaunes de l'animal. Le loup s'avança jusqu'à toucher presque le canon du pistolet tendu par le garçon. La vapeur de son souffle se mélangea à la sienne jusqu'à ne former plus qu'une unique respiration. Yeux jaunes face aux yeux verts, gueule contre pistolet, tous deux se figèrent, écoutant une toute dernière fois le silence. Ce silence qui paraissait autrefois au garçon oppressant lui semblait désormais calme et apaisant. Dans un dernier mouvement, il pressa la détente, canon contre sa propre tempe. Le coup de feu déchira la nuit, mais le garçon ne l'entendit pas. Gisant dans la neige, le visage tourné vers le ciel, il semblait enfin apaisé. Le loup renversa la tête en arrière et poussa un long hurlement sourd, tel un appel désespéré qui retentit dans la forêt entière. Seul le silence lui répondit.

Fin
19

Un petit mot pour l'auteur ? 22 commentaires

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Image de Sylvain Dauvissat
Sylvain Dauvissat · il y a
Votre histoire s'inscrit dans les récits du monde après la catastrophe finale où il n'y a plus qu'un survivant. Encore fallait-il l'écrire bien. Vous y êtes parvenue avec un vrai suspens
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Inés Rivoalen · il y a
Merci beaucoup Sylvain !!
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JAC B · il y a
Une histoire apocalyptique qui m'a semblé un peu longue dans l'errance du personnage mais la tension du récit est bien menée avec la rencontre du loup, la chute inattendue est intéressante dans le symbole. Je like Inès.
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Inés Rivoalen · il y a
Merci beaucoup pour ta remarque constructive et ton retour ! 😊
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Jacqueline Vicente · il y a
Bravo Inès. Belle écriture rythmée avec du suspens ! L'atrocité de la situation décrite avec des mots justes et mesurés qui donnent la force de ta nouvelle. J'en ai eu le frisson !
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Inés Rivoalen · il y a
Merci beaucoup Jacqueline pour ton gentil commentaire ! Je suis ravie que ça t’aie plu.
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Tom Guesnier · il y a
C’est un roc ! … c’est un pic ! … c’est un cap !
Que dis-je,
c’est une merveille
Très bonne nouvelle !

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Inés Rivoalen · il y a
Ahah merci beaucoup Tom !! Ça me fait plaisir 😊😊
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Véronique Gaud · il y a
Très belle histoire et très bien écrite ! Bravo Inès !!
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Inés Rivoalen · il y a
Merci beaucoup Veronique pour ton gentil message ! 😊😊
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Annabel Seynave- · il y a
Vous parvenez à créer une véritable ambiance, qui donne toute sa dimension à l'histoire. Bien vu !
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Inés Rivoalen · il y a
Merci beaucoup Annabel, contente que ça vous aie plu !
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Chantal Sourire · il y a
Une ambiance, bravo !
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Inés Rivoalen · il y a
Merci beaucoup Chantal !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Un face à face , oppressant .
L'atmosphère chargé de terreur se retrouve dans l'écriture ; mots et phrases précipités , hachés , parfois en arrêt .
Et le silence se charge de tout dire .

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Inés Rivoalen · il y a
Merci Ginette !! 😀
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Camille Berry · il y a
Cette confrontation de l'homme et de la bête est bouleversante. Deux solitudes, deux souffrances, deux désespoirs et une fin de tragédie... J'aime beaucoup ce texte bien écrit qui touche à l'essentiel de l'existence. Merci !
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Inés Rivoalen · il y a
Merci beaucoup Camille pour ce gentil commentaire ! 😊
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Riccardo Esposito · il y a
Merci Ines pour cette petite historie très bien écrite
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Inés Rivoalen · il y a
Merci Riccardo ! 🥰

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