Adieu Guinée, pays des ancêtres pays griotiques, qui m'a vu naître sous un vieux baobab. Jadis j'étais un enfant roi. Aujourd'hui je suis une flaque, loin en exil. Je suis le chant lointain de la musique traditionnelle. Je suis l'immense mélopée des hauts bois.
Je suis affamé de ton lait pur, de tes sources singulières. Je suis comme le vieil homme croquant la cola, avec une mèche de cigarette en main, au cœur pur d'un concert de sages. Les poèmes me disent que tu es nouvelle, chère Guinée, mère de mes souvenirs, mère de mon moi.
Ô merveille, ils me disent que tes fils deviennent eux-mêmes. Ils me disent que le chemin est encore long. Ils me disent que tes larmes aussi, comme le vent, printanier de l'ouest. Ô merveille.
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