Rondeur des jours

Cette haute plaine du Trièves cahotante, effondrée, retroussée en houle de terre (…) c’est le cloître, c’est la chartreuse où je viens chercher la paix. Elle ne m’a jamais demandé d’effort préalables : elle m’a toujours accueilli avec mon entier appareil passionnel (…) Elle m’a toujours pris raboteux et plein de nœuds et de colères et elle m’a toujours laissé glisser de nouveau dans le monde lisse et vif comme une navette de tisserands. J’arrive, mes montagnes ! Fermez la porte derrière moi !