Sous le soleil d'or du Fouta-Djalon où dorment les reines
et chantent les monts,
s'éveille une terre aux mille couleurs, la Guinée,
chérie, berceau d'un grand cœur.
Mon pays,
ô terre des douleurs et des grâces, où la poussière rouge conserve les traces de nos pères,
tombés de nos mères qui prient sous l'ombre sacrée des grands fromagers d'Afrique.
Oh ma Guinée, ma mère aux larmes de poussière, toi qui portes le poids des souvenirs,
la Guinée verte, sans silence, ses pleurs invisibles, mais l'écho du présent reste lourd et paisible.
Ses rivières de diamants et ses fleuves d'or, les rues de Conakry chantent une triste complainte, mêlée à de la brume salée de l'océan obscur.
Les pères portent la peine, les mères l'étreinte dans tes yeux d'argile et guettent partage, posent la mélancolie des siècles passés et présents.
Pourtant, sous la cendre de long sommeil frémit la mémoire d'un empire indomptable.
Ils guettent l'aube où ce dernier soleil rendra la nuit, son silence inondable.
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