Moi, c'est Mireille Sanden, enfant de Guinée debout, les deux pieds dedans. On m'a dit ta Guinée est riche, mais ton peuple est pauvre. J'ai répondu : attends, regarde le futur qui s'ouvre. Je parle de ma Guinée 224, rouge, jaune, vert, pas celle qui pleure.
Non, celle qui s'est relevée hier. Celle qui ne veut plus que sa boxe parte sans revenir. Celle qui continue, qui construit l'usine à Boké pour mieux bâtir. Mon futur à moi, Mireille Sanden, c'est pas fuir par la mer, mais rester pour comprendre.
C'est le jeune de Matam qui code au lieu de se plaindre. C'est l'écolière de Ratoma qui ose enfin entreprendre. Je rêve d'une Guinée où Kindia nourrit qu'on a fait, où le soleil de Kankan nous éclaire la nuit, où on prend l'avion pour revenir le cœur tranquille. Oui, aujourd'hui le courant se coupe, oui la route est poussiéreuse et le temps est trouble. Mais demain, je le slam fort, je le slam bien.
Demain, la Guinée sera debout, et ce demain, c'est le mien. Maintenant c'est vous. Maintenant c'est nous, c'est moi, c'est maintenant qu'on va la réveiller. Ta Guinée, mon combat est celui de tous les Guinéens. 224 à vie.
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