Slam: L'ECOLE OU TOUT SE QUESTIONNE
Dans mon école imaginaire, il y avait cette matière qui ne s'appuyait sur aucun bouquin : le droit de demander pourquoi. Pourquoi un enfant doit-il bosser au lieu d'apprendre ?
Pourquoi une gamine devrait-elle freiner ses ambitions ?
Et pourquoi celui qui a moins de moyens aurait moins de chances de réussir ?
Pourquoi une gamine devrait-elle freiner ses ambitions ?
Et pourquoi celui qui a moins de moyens aurait moins de chances de réussir ?
Au début, les élèves n'osaient pas trop lever la main.
On nous avait habitués à fournir la réponse attendue, mais pas à questionner le fond du sujet.
Puis une petite fille s'est lancée.
Elle a demandé pourquoi les livres de la bibliothèque restaient fermés derrière une vitre.
Le directeur a regardé sa clé et les livres, puis il a fini par ouvrir la porte.
On n'a pas eu de note ce jour-là.
Pourtant, on a appris l'essentiel.
Questionner n'est pas forcément un acte de rébellion ; c'est surtout une façon de rendre l'autorité responsable.
J'aimerais voir ce genre d'école partout en Guinée.
Des lieux où l'on vérifie l'info, où l'on accepte l'avis de l'autre et où l'on défend une idée sans vouloir démolir celui qui n'est pas d'accord.
Pourtant, on a appris l'essentiel.
Questionner n'est pas forcément un acte de rébellion ; c'est surtout une façon de rendre l'autorité responsable.
J'aimerais voir ce genre d'école partout en Guinée.
Des lieux où l'on vérifie l'info, où l'on accepte l'avis de l'autre et où l'on défend une idée sans vouloir démolir celui qui n'est pas d'accord.
On y apprendrait la science et l'histoire, mais aussi le poids des mots et la valeur du consentement.
Je sais bien qu'une question ne règle pas tout et qu'il faut bosser dur ensuite.
Mais sans questionnement, on ne fait que réciter.
Sans liberté de penser, l'école fabrique des réponses mécaniques au lieu de former de vrais esprits.
Un élève devrait sortir de là avec un diplôme et surtout avec une pensée qui lui appartient vraiment.
Je sais bien qu'une question ne règle pas tout et qu'il faut bosser dur ensuite.
Mais sans questionnement, on ne fait que réciter.
Sans liberté de penser, l'école fabrique des réponses mécaniques au lieu de former de vrais esprits.
Un élève devrait sortir de là avec un diplôme et surtout avec une pensée qui lui appartient vraiment.
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