CE MUSEE QUI NOUS ATTEND
Je suis entré dans un musée un peu spécial, il n'existe pas encore.
À l'entrée, une vieille chaussure racontait le périple d'un enfant qui marchait des kilomètres pour s'instruire.
Dans une autre vitrine, on voyait les premiers exercices d'écriture d'une petite devenue ingénieure.
J'y ai vu aussi une clé qui ne servait plus, car elle appartenait à une époque où l'accès à l'école était verrouillé pour certains.
À l'entrée, une vieille chaussure racontait le périple d'un enfant qui marchait des kilomètres pour s'instruire.
Dans une autre vitrine, on voyait les premiers exercices d'écriture d'une petite devenue ingénieure.
J'y ai vu aussi une clé qui ne servait plus, car elle appartenait à une époque où l'accès à l'école était verrouillé pour certains.
En avançant dans les salles, j'ai vu des photos d'arbres plantés par des gamins et des croquis de ponts ou des carnets de recettes.
On aurait dit que chaque objet murmurait qu'il n'était qu'un début. Je me suis arrêté devant un espace vide avec un panneau : « À la Guinée que les enfants choisiront de bâtir. »
On aurait dit que chaque objet murmurait qu'il n'était qu'un début. Je me suis arrêté devant un espace vide avec un panneau : « À la Guinée que les enfants choisiront de bâtir. »
J'ai demandé au guide pourquoi ce vide.
Il m'a répondu que cette partie ne regardait pas le passé et qu'elle attendait nos décisions.
J'ai alors réfléchi à ce qu'on garde par tradition et à ce qu'on devrait vraiment protéger avant que ça disparaisse, comme nos forêts et nos savoirs.
Un musée ne sert pas qu'à regarder dans le rétro.
Il m'a répondu que cette partie ne regardait pas le passé et qu'elle attendait nos décisions.
J'ai alors réfléchi à ce qu'on garde par tradition et à ce qu'on devrait vraiment protéger avant que ça disparaisse, comme nos forêts et nos savoirs.
Un musée ne sert pas qu'à regarder dans le rétro.
Il nous interroge sur ce qu'on laisse filer et ce qu'on choisit de transmettre.
J'ai laissé un petit papier dans cette vitrine vide, avec mon nom et celui des générations futures.
Un jour, ils verront nos traces.
J'espère qu'ils se diront qu'on n'a pas seulement occupé le pays, mais qu'on a vraiment pris soin de leur avenir.
J'ai laissé un petit papier dans cette vitrine vide, avec mon nom et celui des générations futures.
Un jour, ils verront nos traces.
J'espère qu'ils se diront qu'on n'a pas seulement occupé le pays, mais qu'on a vraiment pris soin de leur avenir.
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