Sur les traces du loup

Ce matin en me réveillant ma fenêtre était ouverte, dehors il y avait des empreintes sur ce magnifique tapis blanc qui venait de recouvrir les feuilles mortes de l'automne. En m'approchant je vis que c'étaient des traces de loup. Je me suis habillée puis je suis sortie dehors. J'ai couru pendant une heure mais je me suis vite épuisée, j'ai alors fait une pause et là... j'ai vu ma petite sœur Inaya.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-La fenêtre de ta chambre était ouverte et je suis venue. Et toi que fais-tu là ? m'a demandé ma petite sœur.
- J'ai suivi les empreintes du loup. Tu veux venir je suppose.
-Oui ! s'exclame-t-elle.
Et nous sommes parties.
Au bout d'un moment nous sommes arrivées près d'un lac, nous avons vu une louve qui avait l'aire paniquée.
-Bonjour que venez-vous faire là ? nous a demandé la louve. 
-Nous avons suivi tes traces. Pourquoi es-tu venu si près de chez nous ?
-J'ai besoin d'aide, mon louveteau est emprisonné dans le passé avec nos ancêtres. Alors qu'il jouait près de ce lac, il a trébuché sur une racine de pin sylvestre puis est tombé dans l'eau qui l'a attiré vers les profondeurs. Pourriez-vous m'aider à le retrouver ?
-Bien sûr, avec grand plaisir !
-Merci beaucoup.
Et nous sommes parties en courant.
-Comment t'appelle-tu ? lui demanda ma sœur.
-Moi c'est Eclaire et vous ?
- Eponine et voici ma sœur Inaya.
Si on voulait libérer le louveteau il fallait plonger dans le lac.
-Mais je ne sais pas nager s'est écriée ma sœur.
-Ne t'inquiète pas il est magique, tu ne pourras donc pas te noyer.
Prends une grande inspiration et à trois on saute : un, deux et trois.
Nous avons sauté dans l'eau, un tourbillon d'eau chaude vint s'enrouler autour de nous.
Nous nous sommes retrouvées au milieu d'une clairière où se trouvaient des milliers de fleurs multicolores, qui sentaient merveilleusement bon. Après des heures de recherche à sillonner la forêt, impossible de retrouver le louveteau. La nuit tombait et malheureusement, il fallait se rendre à l'évidence, nous étions obligées de dormir dehors cette nuit ! Alors ma petite sœur se mis à pleurer à chaudes larmes.
-Nos parents vont s'inquiéter, si nous ne rentrons pas ce soir ! sanglota Inaya.
-Essuies tes larmes et ne t'inquiète pas, lorsque nous sommes sur la terre de nos ancêtres, le temps arrête de s'écouler et tes parents ne se seront même pas rendu compte de votre absence, la consola Eclaire.
A l'aide de deux silex les deux fillettes réussirent à allumer un feu et se blottirent l'une contre l'autre. La louve s'installa tout près d'elles puis s'endormit !
Au petit matin, le feu était retombé et le soleil n'était pas encore levé. Nous avions les mains et les pieds gelés, Eclaire est alors venue se blottir contre nous afin de nous apporter un peu de chaleur.
Après cette nuit difficile et ne sachant plus où chercher, nous étions désespérées. Les minutes s'écoulaient quand enfin nous entendîmes le hurlement de loups !
Nous partîmes donc immédiatement en direction de ce vacarme.
Derrière le ruisseau nous aperçûmes une multitude de loups.
-Maman ! s'écria un louveteau en se précipitant vers nous.
-Il est trop chou s'extasia ma sœur. 
-Je vous présente Orage.
-Deux humaines, cria un loup, à l'attaque !
-Non, hurla la louve elles n'ont rien fait de mal.
-Vous voyez bien que se sont deux enfant s'écria une louve au pelage argenté.
-Ecoutez-moi supplia Eclaire, elles sont venues m'aider à retrouver Orage, et ne vous feront aucun mal.
Peu convaincu par les supplications d'Eclaire, la moitié de la meute se lança aux trousses des deux fillettes terrorisées. Quant à l'autre moitié, ils encerclèrent les deux enfants afin de les protéger. La louve au pelage argenté m'appela et nous fît monter sur son dos. Une course folle s'engagea avec le reste de la meute, alors qu'elle essayait toujours de distancer ses adversaires je la questionnais sur la façon de rentrer chez nous ! Elle me répondit qu'elle connaissait un rocher enchanté, non loin de là, qui pourrait certainement nous ramener à la maison. La meute les avait presque rattrapés quand soudain un monolithe se dressa devant nous ! 
-C'est ici, s'écria la louve au pelage argenté.
-Vous devez escalader cet énorme rocher mais aussi rassembler tout votre courage afin de sauter dans le vide pour retrouver vos parents.
 Le seul problème était qu'Eclaire et Orage ne pouvaient pas escalader cette immense falaise. Alors qu'un Gypaète tournait au-dessus du monolithe, je le sifflais pour qu'il vienne nous aider ! Il déposa un à un la louve et son petit au sommet de ce pic. Après notre ascension, nous plongeâmes tous les quatre dans le vide. Un vent doux parfumé d'herbes s'enroula autour de nous et nous ramena chez nous.
-Je ne saurais comment vous remercier, dit la louve.
Les deux fillettes rentrèrent heureuses d'avoir pu aider la louve.
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