L'eau qui manque aux vies
De ces personnes qui s'envolent vers le ciel,
N'est autre que celle des fleuves
De cette terre qu'on nous a volée.
De ces personnes qui s'envolent vers le ciel,
N'est autre que celle des fleuves
De cette terre qu'on nous a volée.
Ce ciel qui est enflammé
Ne l'est pas plus que ne l'étaient nos cahiers
Nous les écoliers du passé.
La perte de ces enfants ensevelis sous les piliers
Est aussi dure à supporter
Que celle de ceux qui ont été mitraillés.
Est aussi dure à supporter
Que celle de ceux qui ont été mitraillés.
Entendant des tambourinements à la porte
Pensant que c'était le facteur
Elles sont prises de stupeur
Ces familles qui vivaient dans le bonheur.
Pensant que c'était le facteur
Elles sont prises de stupeur
Ces familles qui vivaient dans le bonheur.
Mais pour que ces travailleurs soient à l'heure,
Il fallait que les viseurs,
Le vent, les emporte ailleurs.
Il fallait que les viseurs,
Le vent, les emporte ailleurs.
Avant cette guerre,
Mes amis et moi allions dans les prés
Pour courir et respirer un air de liberté.
Mes amis et moi allions dans les prés
Pour courir et respirer un air de liberté.