Les secrets des éléments

Je m'appelle Lune j'ai vingt quatre ans... Mais pourquoi commencer comme ça ? Non, je vais tout vous expliquer, remontons un peu dans mes souvenirs.
 
Hiver de mes quatorze ans : Tout me semble injuste pourquoi est-elle partie ? Je savais qu'elle était malade et que son état était instable mais pourquoi maintenant ? Je pleure tellement que je n'arrive plus à respirer. J'ai l'impression d'avoir un océan de larmes dans le corps qui ne demande qu'à être versé.
- Maman ? je murmure le visage levé vers le ciel. Je me fiche de passer pour une folle, je veux des réponses, un signe que je ne suis pas seule. Un signe que même si je ne la vois pas elle est là. La pluie commence à tomber, les gouttes s'écrase sur mon visage pour se mêler à mes larmes. L'eau est pour moi le symbole des larmes de la tristesse et de la pluie.
 
Été de mes seize ans : Blesser à la jambe je rampe parmi les débris. Tout est flou, je ne vois plus que les flammes qui consument les maisons et emportent les cris. Le feu détruit tout sur son passage, paralysé par la peur je suis incapable de bouger ; J'ai comme une sensation de malaise, les flammes ne me touche pas mais j'ai l'impression qu'un brasier tout entier se consume en moi... Je me réveille en sursaut le visage en sueur les larmes roulants sur mes joues. Trois jours que l'incendie a consumé le village. Depuis que je suis à l'hôpital je ne me suis réveillée que très peu. Comme si le sommeil voulait m'emporter pour me faire revivre encore et encore cet enfer. Je sens alors mes paupières retomber sur mes yeux et la fatigue me gagner et c'était reparti...
 
Automne de mes dix-huit ans : Étouffer par la foule je commence à manquer d'air. Les gens m'étouffe je me sens prisonnière. Tout tourne autour de moi, chaque respiration devient un combat. Et puis plus rien. J'entends mon cœur battre dans mes oreilles et mes respirations se calme un peu. Je me sens brusquement seule presque apaisée loin du bazar de la foule ; l'oxygène que je respire laisse un vide derrière lui, un vide presque calme et fragile limite oppressant.
 
Printemps de mes vingt ans : Je me sens clouée au sol sur cette terre qui m'empêche de m'envoler et de me sentir libre. Cette terre qui me raccroche à cette vie que je déteste. J'aimerai tout quitter partir, changer, mais je suis comme attirer vers un fond invisible incapable d'ouvrir mes ailes.
 
 
Voilà-vous savez tout, les quatre éléments m'ont toujours habité, mai aujourd'hui ils sont différents. Le feu ne brule plus de la même manière. Il est plus doux, plus chaud et mois étouffant qu'avant. Il est semblable à une petite flamme douce qui me redonne courage et espoir. L'air est moins imprévisible il est plus calme, plus stable, il ne laisse plus de vide glacial derrière lui. L'eau ne ressemble plus à des larmes ni a de la tristesse c'est une rivière douce qui coule en moi et non un torrent incontrôlable. La terre elle me laisse libre elle ne me retient plus au sol, elle est chaleureuse et accueillante. Les éléments m'habitent à travers mes émotions, j'ai appris à les maitriser en quelque sorte a les changés. En six ans ils ont tellement évolué, j'ai réussi à trouver du positif en chacun d'eux. Parfois je me demande si les autres sont comme moi et ressentent les mêmes choses. Peut-être que oui mais que personnes n'osent en parler de peur de passer pour un fou. Et si oui est ce que tout le monde les ressent pareil ou est-ce que chacun les perçoit différemment ? Pour moi chacun d'eux représente à leurs manière la douceur la vie et l'amour.

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