La goutte d'eau glisse dans le ruisseau,
L'air du matin emporte la rosée,
La terre, rouge de coquelicots,
Le feu crépite dans la cheminée.
Mais ces quatre éléments tranquilles,
Faisant pousser les fruits, les pommes,
Sont aujourd'hui en péril,
Abimés par la main de l'homme.
La mer, aussi noire que la nuit,
Les vents, changeants rapidement,
Les champs, pollués de produits,
Les feux, de plus en plus présents.
Des poissons mourants,
Des forêts détruites,
Des étés brulants,
Des oiseaux en fuite.
Appuyé à sa fenêtre,
Un vieillard rêve d'avant,
Où le beau temps était maître,
Et le printemps, chantant.
Son petit-fils imagine
La Terre autrement,
Sans pollution, sans machines,
Il s'endort, souriant.
Il pense à la nature,
Et, dans son lit, il jure
De la rendre plus belle,
Qu'elle reste immortelle.