L'un s'échappa des mains d'un enfant avec légèreté, enlevé d'un léger souffle.
L'autre se détacha de la montagne, poussée par le vent rude.
L'autre se détacha de la montagne, poussée par le vent rude.
Ainsi commença leur voyage, par la force des éléments...
La pierre dévala la pente, s'heurtant aux racines et rochers, tandis que le ballon s'élevait, franchissant les nuages, jusqu'aux hauteurs ou l'eau se transforme en glace.
Le froid l'enveloppait, il était vulnérable, mais il progressait, lentement, avec prudence.
La pierre, elle, poursuivait sa descente, polie par la poussière et les pluies, abimée par le temps, sans jamais s'arrêter.
Arrivée dans la mer, le ressac la rendue plus lisse, plus douce et elle s'enfonça petit à petit dans les profondeurs.
Arrivée dans la mer, le ressac la rendue plus lisse, plus douce et elle s'enfonça petit à petit dans les profondeurs.
Le ballon las de son périple, tomba.
Encore.
Toujours plus bas.
Encore.
Toujours plus bas.
Puis il finit sa course dans un feu de forêt, réduit en cendres. Il avait volé, mais trop haut. Il avait défié sans s'en soucier l'eau, l'air et le feu.
La pierre fut réduite en sable au fond de l'océan, poussière parmi la poussière.
La pierre fut réduite en sable au fond de l'océan, poussière parmi la poussière.
Leur épopée, poétique soit elle, finit tragiquement, l'un dans le feu, l'autre dans l'océan.