Le joli vin de mon ami
N’est pas un gaillard endormi ;
À peine échappé de la treille,
Sans se soucier de vieillir,
Il ne demande qu’à jaillir
De la bouteille.
Le ... [+]
Ce poète ivrogne, porté sur le fruit de la vigne et les cabarets parisiens, se considérait lui-même comme un écrivain de troisième rang et n'a jamais souhaité être publié. Un seul recueil sera imprimé de son vivant, plus ou mois contre sa volonté, La Muse au cabaret, qui en dit long sur ses occupations quotidiennes. Buveur d'absinthe patenté et fin gourmet, les plaisirs de la table sont un thème majeur de ses écrits. Journaliste pendant un temps, il écrit ses chroniques en vers : ce sont des textes décapants qui offrent une vue intéressante sur la vie des quartiers populaires du Paris de la Belle Époque.