Arthur Rimbaud

Lui, le « voyant », renonce très tôt à l'écriture. Toute son œuvre est condensée en six années, de 1869 à 1875. Si l'on a tous en tête les titres de ses poèmes : « Le Bateau ivre », « Une saison en enfer »... on connaît un peu moins bien ses frasques de jeunesse, qui scandalisent la bourgeoisie et font de lui une figure poétique et rebelle indétronable : il se rend ivre aux dîners en compagnie de Verlaine, ce dernier lui tire dans la main avec un pistolet, Rimbaud, ivre à nouveau, blesse son photographe d'un coup de canne-épée, etc. Enfin, il devient marchand d'armes en Éthiopie et meurt, de retour à Marseille, d'une tumeur à la jambe, en 1891.

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Angoisse

Arthur Rimbaud

Se peut-il qu’Elle me fasse pardonner les ambitions continuellement écrasées, – qu’une fin aisée répare les âges d’indigence, – qu’un jour de succès nous endorme sur la honte de notre inhabileté ...  [+]
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Vagabonds

Arthur Rimbaud

Pitoyable frère ! Que d’atroces veillées je lui dus ! « Je ne me saisissais pas fervemment de cette entreprise. Je m’étais joué de son infirmité. Par ma faute nous retournerions en ...  [+]
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Les corbeaux

Arthur Rimbaud

Seigneur, quand froide est la prairie,
Quand dans les hameaux abattus,
Les longs angelus se sont tus
Sur la nature défleurie,
Faites s’abattre des grands cieux
Les chers corbeaux ...  [+]
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Ophélie

Arthur Rimbaud

I


Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles,
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
− On entend dans les bois lointains des ...  [+]