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Six étages pour l'infini

Myriam Fleuret

Myriam Fleuret

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65 voix

La pluie ruisselait violemment le long de la façade vitrée quand il entra. Il avait tapé le code d’un geste mécanique et, au déclic du loquet, avait poussé la porte avec cette lenteur confortable qui n’appartient qu’aux résidents de longue date. Pourtant, son allure détonait dans cet immeuble bourgeois. Long trench noir boueux, pantalon déchiré en de multiples endroits, chaussures élimées et cheveux dégoulinants sur des yeux abattus. Il arborait une courte entaille cerclée de sang frais sur le haut de la pommette. D’où venait-il pour être dans un tel état ? Il prit la peine de se frotter les pieds sur le large paillasson avant de monter placidement les trois marches qui menaient aux ascenseurs. Sur sa gauche, une vitrine couvrant la hauteur du sol au plafond exhibait toute une famille de poupées dont les fioritures et les costumes chatoyants rendaient impossible l’indifférence. Les souriantes demoiselles de plastique étaient figées dans une mise en scène sophistiquée faite d’une forêt de guirlandes lumineuses, la concierge ne prenant plus la peine de retirer les accessoires de Noël. Après tout, ces décorations n’étaient superflues qu’onze mois sur douze.
L’homme tourna machinalement la tête vers les racoleuses vieilleries et poussa un placide soupir tout en esquissant un sourire, léger. Son index s’écrasa mollement sur le bouton d’appel de l’ascenseur qui se mit aussitôt à clignoter. Au même instant, Mme Lepage passait la porte d’entrée. Luttant avec le vent qui essayait de lui voler son parapluie, elle laissa malgré elle pénétrer la tourmente dans le hall. Une brusque bourrasque prit possession du sas aseptisé (autant dire une tempête dans un verre d’eau...), fouettant les quelques plantes exotiques et soulevant les pans du manteau de l’inconnu – tâche rouge sur chemise blanche – puis tout s’abattit. La mise en plis en bataille et les bas constellés de mouchures d’eau sale, Mme Lepage jeta un regard exaspéré aux poupées en longeant la vitrine, avant de tomber nez à nez avec l’homme qui avait hâtivement relevé le col de son manteau, comme pour dissimuler son visage. Son effarement était flagrant mais ne dura qu’une fraction de secondes. Mme Lepage était une femme de poigne, capable de se ressaisir dans n’importe quelle circonstance. A la surprise succéda donc un sentiment de dédain qu’elle exprima avec soin dans un « bonsoir » fade, susurré du bout de ses lèvres en cul de poule et appuyé d’un regard à la fois perçant et bovin. Il lui répondit par un grognement inaudible. L’immédiate ouverture des portes de l’ascenseur leur évita l’embarras d’une attente silencieuse.

Dans un halo de lumière de supermarché, M. Minet apparut. Il venait du -1, éternel niveau du parking et des ordures, dont la sordide pénombre n’avait d’égal que la puanteur des effluves d’hydrocarbures. M. Minet étalait, comme à son habitude, un sourire niais qui allait de pair avec une politesse excessive. Ses fossettes disparurent un instant à la vue du misérable dont on ne devinait plus que les yeux à travers quelques mèches de cheveux trempées. Nul doute que son sens aiguisé de la compassion avait trouvé un sujet de choix. Ce qui ne l’empêcha pas de lancer un « bonsoir ! » tonitruant, porteur d’une écœurante joie de vivre. Il s’aplatit le long de la cabine en esquissant une ridicule révérence pour laisser entrer sa voisine.
— Je vous en prie Madame Lepage.
Suivi d’un discret :
— Monsieur..., chargé de plaintes.
Un grand miroir était témoin de la mascarade. L’inconnu y croisa son reflet. Son apparence lui arracha un souffle chagrin.
— Toujours au quatrième Madame Lepage ? dit gaiement M. Minet, le doigt pointé vers le tableau de bord.
A l’évidence, il se réjouissait de ce trait d’humour censé lui assurer la complicité de sa voisine de palier.
— Eh oui, ça n’a pas changé...
Elle pinçait un léger haussement des coins des lèvres par bienséance mais rêvait de terminer sa phrase à voix haute : « tout comme votre stupidité ! ». Si son amour du genre humain venait à diminuer avec les années, sa sympathie pour M. Minet s’écroulait au rythme des semaines. Elle n’aimait pas les flatteurs et savait pertinemment que toutes les amabilités de son voisin n’étaient dues qu’à sa récente élection à la tête de la copropriété.
M. Minet se tourna vers l’inconnu :
— Quel étage Monsieur ?
Ce dernier tendit une main aux phalanges croûtées d’un sang à peine sec vers le bouton du sixième et appuya longuement en guise de réponse.
L’ascenseur n’étant pas doté d’une insipide musique d’ambiance – fantasme de nos jours rarement satisfait – le silence succéda donc brutalement à la fermeture mécanique des portes pour plonger nos trois personnages dans un malaise tragiquement banal. L’esprit de M. Minet s’agitait inutilement dans la recherche d’un sujet de conversation capable de tenir jusqu’à son quatrième étage, soit approximativement cinquante secondes, la liaison entre chaque niveau prenant de douze à treize secondes en moyenne. Oui, cet ascenseur était lent ! Désolé de la vacuité de son esprit, M. Minet finit par tenter avec maladresse :
— Quel temps, hein ?!
Pas un de ses compagnons d’ascension ne cilla et le silence prit la densité d’une enclume. Vexé de cet échec, il scella ses babines toujours prêtes aux mondanités et décida de ne plus s’entretenir qu’avec lui-même, le temps d’atteindre son appartement où l’attendait une oreille autrement réceptive, celle de son teckel, Charlie.
Passé le premier étage, Mme Lepage se laissa aller à la coquetterie du miroir, rajustant d’un geste sûr et saccadé sa mise en plis dévastée par la tempête. Elle fronça les sourcils à la vue d’une infime imperfection à laquelle elle s’empressa de porter la main : un petit bouton s’était installé sur l’aile gauche de son nez. Elle en était contrariée. Sa sœur, chez qui elle avait passé l’après-midi, était indéniablement une source de stress. Ses enfants turbulents, son petit fonctionnaire de mari, ses goûts douteux en matière de décoration intérieure... Pas une visite sans conséquence sur l’épiderme. Il allait falloir appliquer un masque à l’argile dès ce soir et reprendre la dernière vidéo de yoga reçue par Internet. Peut-être même planifier un rendez-vous avec son masseur thaïlandais. Se sentant observée par ce benêt de M. Minet, Mme Lepage stoppa net son inspection narcissique et tourna son regard vers le tableau de bord de l’ascenseur. On franchissait le deuxième étage.
Elle se mit à fixer avec passion le bouton du sixième cerclé de lumière rouge. Qui pouvait attendre cet énergumène ? Elle connaissait tous les locataires de l’immeuble. Chaque étage comportait trois appartements. Ce ne pouvait être les Tonquédec, couple bourgeois très comme il faut, calme, sans enfant, qui excellait dans le tri des ordures ménagères. Mme Caillet non plus. Cette petite femme de quatre-vingt-deux ans ne recevait que son fils le dimanche. Alors la fille Costa ? C’est vrai que son père avait du mal à la cadrer ces derniers temps. Beaucoup de fêtes, beaucoup de garçons et une première année de médecine qui s’annonçait très mal. Une bonne leçon pour ces parents laxistes qui élevaient leur progéniture dans la soie et passaient tous leurs caprices avec le sourire. A dix-huit ans, l’étudiante avait déjà un appartement de quarante-cinq mètres carré à elle seule, alors que le nid familial ne se trouvait qu’à deux arrondissements. Si elle se mettait à recueillir les vagabonds du quartier, on était dans de beaux draps ! Mme Lepage scruta l’inconnu à la dérobée. Sûrement un toxicomane !
Au troisième, l’ascenseur ralentit sa course puis s’arrêta avec mollesse, au grand dam de M. Minet qui commençait à douter de revoir un jour Charlie. Les portes s’ouvrirent avec un temps de décalage et Bashir émergea de l’obscurité du couloir. Thésard depuis déjà trois ans, il habitait chez sa tante qui refusait de lui laver son linge, d’où ce paquet monstrueux qui lui mangeait le visage. Il se rendait à la laverie du coin de la rue.
— Ah, désolé, nous montons, lui asséna M. Minet qui connaissait la destination hebdomadaire du jeune homme.
— Ça ne fait rien, l’ascenseur finira bien par redescendre.
Bashir s’engouffra dans la cabine non sans jouer des coudes, sous l’œil paniqué de Mme Lepage qui tentait d’évaluer si la masse totale de leurs quatre corps ne dépassait pas le poids autorisé. Avec difficultés, il extirpa sa main droite de son chargement et appuya sur le bouton RDC.
L’ascenseur repartit, aussi bondé qu’une rame de métro de la ligne 13 un lundi matin. Ses occupants rentraient le ventre et retenaient leur souffle. La délivrance n’était plus très loin. 1... 2... 3... 4... 5... 6... 7... 8... 9... L’approche du quatrième était la promesse de l’Eden pour M. Minet qui allait enfin retrouver l’amour parfait dans la soumission canine. Mme Lepage, quant à elle, n’était pas mécontente à la perspective de prendre un bon bain chaud agrémenté d’un peeling superficiel qui viendrait à bout de son furoncle, si petit soit-il. Les portes s’ouvrirent sur le palier de la libération. Sans un mot, chacun partit de son côté. Dans leur soulagement, ils avaient oublié l’ultime politesse du « bonsoir ».
Bashir était désormais seul avec l’étranger. Coincé entre la paroi de l’ascenseur et son fardeau, il ne l’avait pas encore vraiment remarqué. L’espace vacant lui permit de se mettre enfin à l’aise. Il esquissa deux pas sur sa gauche et déposa son ballot au sol dans un souffle de contentement puis leva machinalement la tête vers l’homme. Evidemment, il fut choqué. Accident ou bagarre, il était difficile d’identifier les raisons de l’état ravagé du bonhomme mais il avait une gueule de tueur et une angoissante tache rouge sur sa chemise blanche au niveau du poitrail. Bashir ne baissa pas immédiatement le regard. Il lui semblait avoir déjà vu ces traits... Statique, le type avait les yeux dans le vide. Il était d’un calme fascinant, un calme... de nettoyeur ! Etudiant en économie (mauvais mais tenace), Bashir était surtout un passionné de cinéma. Son réalisateur préféré ? Sans hésitation, Quentin Tarantino ! Ces derniers jours, il s’offrait une rétrospective Luc Besson et copinait avec Léon, Nikita ou encore Victor. Son imagination ne pouvait que s’emballer.
Le type allait au sixième. Trois possibilités : le couple de bourges, la vieille ou la bombasse. Tant de scénarios possibles ! Il avait une sacoche... C’était certainement là que son matériel était rassemblé : flingues, chargeurs, silencieux, viseurs... Un attirail de professionnel qui tuait de sang froid et sans bavure. Apparemment sa dernière mission ne s’était pas passée comme prévu. L’immeuble lui servait-il de planque où devait-il y effectuer un dernier contrat pour la journée ? A peine cette pensée eut-elle le temps de filer dans son esprit que l’inconnu sortit un pistolet de son trench et tira à bout portant deux balles dans la tête de Bashir. Les yeux toujours ouverts, le jeune homme glissa mollement le long de la paroi de l’ascenseur, laissant une élégante traînée de sang derrière lui.
Bashir se ressaisit. Quelle andouille ! Pourquoi un tueur à gages s’en prendrait-il à lui, triste étudiant qui passait le plus clair de son temps à retravailler un sujet insipide : « L’effet de la crise des subprimes sur la croissance automobile au Tadjikistan » ? Déjà trois ans qu’il s’acharnait et autant d’années de torture pour son directeur de thèse qui bâillait à chacune de ses rencontres avec son élève. Jamais un pas de travers, aucune débauche au compteur, il n’en avait pas les moyens. Ses parents, humbles buralistes à Béziers, se saignaient pour lui payer des études à Paris. Le doctorat était leur fantasme, le trophée des grandes intelligences et la promesse de réussite pour la vie future de leur fils unique. Autant se rendre à l’évidence : personne ne paierait pour éliminer sa ridicule existence. La petite nana du sixième semblait par contre profiter pleinement de son nouveau statut d’étudiante et de ses réjouissances. Elle avait le physique et l’argent. Ça aide. D’ailleurs son niveau de vie était plutôt louche. Encore une qui devait jongler entre deux ou trois « sugar daddy ». En tout cas, l’ascenseur transportait très souvent ses copines réchauffées et ses potes éméchés, la montée étant toujours plus festive que la descente qui sentait la gueule de bois, ce qui donnait quelques indices sur l’ambiance et les taux d’alcoolémie habituels de ces soirées quasi hebdomadaires. Ça devait salement dégénérer parfois... Du petit verre de rouge on passe à la vodka et du joint léger roulé sur l’accoudoir du clic-clac on bifurque vers le nuage de coco apporté par l’ami d’un ami. Tout shuss dans la poudreuse et on ne répond plus de rien. Les règlements de compte, le sexe et la drogue... Des sœurs de mauvaise vie. Arrivé au sixième, le type s’engagerait en silence dans le couloir en prenant à droite. Il frapperait trois coups légers à la porte. La nana, en sous-vêtements, ouvrirait naïvement sans même jeter un œil dans le judas et c’en serait fini. Bâillonnée, étranglée puis dissoute au fond de sa baignoire sabot, sans un bruit et tout ça en l’espace d’une petite heure, à peine... Le choix de l’acide utilisé serait déterminant. Le commanditaire du meurtre aurait forcément un léger faible pour la fille et aurait demandé au tueur de lui rapporter un objet personnel : un bijou, un foulard parfumé voire une petite culotte pour un caractère déviant...
L’arrêt inattendu de l’ascenseur au cinquième étage tira Bashir de ses pensées. Allait-on récupérer un nouveau passager ? Les deux hommes contemplèrent l’ouverture des portes sur la nuit du couloir, vide. La cabine attendait un visiteur fantôme. De sa lumière crue, elle éclairait la moquette sale et la naissance d’une porte rouge brique droit devant. Une désagréable odeur de poussière venait piquer les narines. L’instant semblait infini. Rien ne bougea. Puis les portes se refermèrent et l’ascenseur reprit sa course dans une étrange atmosphère de mystère.
Le tueur allait enfin atteindre sa destination. Les Tonquédecs seraient peut-être sa cible. Certainement une histoire de compte en Suisse ? Non, trop commun. Tout Français un tant soit peu économe avait un compte en Suisse de nos jours. Plutôt un drame d’enfant volé ! A l’accouchement de Mme Tonquédec, le bébé était mort né. Pour éviter que sa femme ne sombre dans la folie, M. Tonquédec avait volé un mioche à la maternité. Ils l’avaient caché jusqu’à ses cinq ans puis l’avaient confié à une pension en Suisse, nation des secrets. Le gamin venait d’avoir dix-huit ans. La sortie de sa prison dorée était proche. Il y a quelques jours, une lettre anonyme avait été glissée sous la porte des parents adoptifs avec cette phrase : « Je sais tout et vous allez payer. » Le tueur venait exécuter la menace. Mais qui était à la source ? Les vrais géniteurs ? Trop facile. Le fils ! De nature psychopathe, il n’a jamais perçu le moindre attachement pour les Tonquédec. Doté d’un QI exceptionnel, il avait découvert très tôt la vérité sur ses parents et, désormais en âge de gérer son compte en banque, avait décidé d’investir toutes ses économies (accumulées depuis sa naissance sur le compte ouvert naïvement par son parrain pour son baptême) dans un projet d’avenir : tuer ces faux parents si encombrants, histoire de commencer sa vie d’adulte sur de bonnes bases. Ainsi libéré de toute obligation filiale, son existence allait enfin pouvoir commencer. L’héritage lui permettrait de démarrer avec une bonne situation financière et le mobile de l’illégitimité enverrait les flics sur la piste d’une vengeance des géniteurs. Projetait-il de les retrouver ? Certainement pas ! Il ne s’allégeait pas d’un fardeau pour s’alourdir d’un nouveau. Bashir aimait ce scénario. Il profiterait de son heure à la laverie pour le développer. Il fallait notamment y ajouter une fille sexy...
L’étudiant n’osait pas regarder l’homme, de peur d’attirer son attention mais gardait en mémoire la fraîche balafre sur la joue, les cheveux hirsutes, la mine abattue. Après tout, le pauvre gars méritait que sa journée s’achève. Bashir se souvint de la vieille du sixième et ses délires reprirent de plus belle. Elle devait être la mère du tueur. Elle ne connaissait probablement pas la réelle activité de son fils mais se doutait de sa dangerosité vu l’état dans lequel il venait lui rendre visite parfois, toujours à l’improviste, comme ce soir. Il restait dormir, comme s’il se cachait de quelque chose ou de quelqu’un. Elle ne posait pas de questions et se contentait de faire le dîner et de lui laver son linge. C’étaient les seules marques d’amour qu’elle pouvait lui donner aujourd’hui. L’âge lui avait appris la résignation et la patience. Elle avait au moins la fierté de lui venir en aide. Le tueur avait un frangin qui venait plus souvent, tous les dimanches. Celui-ci avait eu un destin plus conventionnel, avec métier de bureau, femme et enfants. Bien entendu, les deux ne se croisaient jamais, leurs vies les avaient définitivement séparés. La mère restait l’unique attache. Bashir fut soudain submergé par la tristesse de ces existences et la peur céda devant la compassion.
L’ascenseur donna des signes de ralentissement. On arrivait au sixième. Il allait enfin savoir quel appartement intéressait l’inconnu. Il se cala ou fond de la cabine pour le laisser passer. Les portes s’ouvrirent dans un bruit mécanique et l’homme s’engagea vers la gauche en laissant échapper un : « Bonsoir, jeune homme. »
Cette voix ?... Monsieur Tonquédec ! L’ascenseur se referma sur la mine ahurie de Bashir et amorça sa descente vers le rez-de-chaussée en direction du monde spleenétique de la laverie.
Maurice Tonquédec avançait à regret vers la porte de son appartement. Les multiples contusions qui affligeaient son corps réveillaient des douleurs inconnues. Il se sentait vieux et diminué. Cela lui servirait de leçon. Quelle fantaisie l’avait pris de vouloir changer son quotidien en troquant le bus contre un Vélib’ ? Surtout un tel jour de pluie ! La chute, due au glissement du pneu avant sur un bout de trottoir, avait était violente. Il était tombé dans le caniveau et son bus de 18h11 l’avait copieusement éclaboussé au passage. Enfin, il lui avait fallu un temps fou pour trouver une borne libre où déposer l’instrument de torture qui, fort de ses vingt kilos, était resté intact. Dans la poche intérieure de son trench en piteux état, il récupéra son trousseau de clefs et l’approcha de la serrure. Pour tout dire, il redoutait surtout la réaction de sa femme. En plus d’être en retard et d’avoir déchiré ses vêtements, il avait oublié d’acheter du pain.

65 VOIX

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Vincent Lamandé
Vincent Lamandé · il y a
Bonjour.
J’ai bien apprécié votre nouvelle.
La qualité littéraire est indéniable.
Dans le cadre éventuel d’un M2 édition (année universitaire 2016-2017), j’ai pour projet de travailler sur l’élaboration d’un recueil de nouvelles avec une thématique policière déterminée, entièrement écrit par des nouvellistes féminines. J’aspire à convaincre une locomotive du genre pour gagner en crédibilité commerciale. Pour cela, je recherche des auteures avec qui collaborer. Si cela vous intéresse, et si vous voulez en savoir plus, faites-m'en part, j'en serai ravi. Peut-être qu’un concours sera organisé en conséquence, ce n’est pas encore déterminé.
Vincent.

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Myriam Fleuret
Myriam Fleuret · il y a
Bonjour Vincent. Tenez-moi au courant de l'avancée de votre projet. Je serais ravie d'y participer ! (Vous pouvez me joindre ici : myriam.fleuret@gmail.com)
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Vincent Lamandé
Vincent Lamandé · il y a
C'est fait !
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Plotine
Plotine · il y a
Mais comment ça se fait que je n'avais pas revoté ! + 1 bien sûr !
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Chatsometimes
Chatsometimes · il y a
J'aime beaucoup ce texte bien écrit et dont la chute ne se laisse pas deviner :-) Merci. + 1
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Lila
Lila · il y a
+1 bis :)
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Miraje
Miraje · il y a
Un voyage bien mystérieux qui m'a embarqué vers une chute ...mémorable (?) ☺☺☺ ! Du grand art !!
( Au cas où, je me trouve à la taverne islandaise ...▼)
http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/lettre-ouverte-a-ma-belle-islandaise-1

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Guy Bellinger
Guy Bellinger · il y a
Une montée délirante qui se termine par une jolie chute. Délicieusement bien écrit et subtilement ironique. Le lieu quasi unique de l'ascenseur est une trouvaille et constitue une force dramatique incontestable, huis-clos qui met ses occupants mal-à-l'aise et les fait gamberger. Une belle réussite qui démontre qu'il faut consommer Tarantino et Besson avec (une extrême) modération, que je pratique personnellement.
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Marcus Santner
Marcus Santner · il y a
Les descriptions sont excellentes +1
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Eowyn
Eowyn · il y a
Tout simplement, excellent!!!
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Dorothey Moine
Dorothey Moine · il y a
Je ne comprends pas pourquoi si peu de votes... Enfin... +1 !Mon poème également est en finale dans une autre catégorie,beaucoup moins bien placé mais bon je n'ai pas autant "d'ancienneté" sur le site et de followers...(je ne dis pas ça pour vous)Bref si le coeur vous en dit de me suivre et de voir ma poésie:http://short-edition.com/oeuvre/poetik/assise-sur-le-lac
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