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Le meunier et le Vent (Conte des deux arbres sur la colline)

Noroît

Noroît

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571 voix


Il était une fois, sur les chemins du bout du monde, un meunier qui vivait avec sa femme et son fils sur un grand mont. Le vent doux et constant faisait tourner les ailes de son moulin tout au long des jours. Lorsque les récoltes de blé étaient coupées, chaque année une caravane ininterrompue de paysans accompagnés de leurs ânes très résistants, s’étendait du fond de la vallée jusqu’aux portes du moulin. Dès les premiers sacs de blé versés sous la meule de pierre une agréable musique se répandait dans l’immense demeure ainsi que dans le cœur paisible du meunier.
Cette année, il n’y eut pas de musique. Pourtant la récolte fut l’une des meilleures. Les grains très gros ressemblaient à des étincelles d’or. Cela n’empêchait pas la tristesse du meunier qui voyait avec embarras l’immobilité des ailes de son gigantesque oiseau. Le vent n’était pas au rendez-vous comme de coutume avec le brave homme. Les premiers jours, rien du reste n’inquiéta le meunier, car il connaissait le caractère vagabond de son ami. D’une oisiveté excessive, il lui arrivait parfois d’être en retard de quelques jours. Mais nous étions au vingtième jour d’absence et il était fort vraisemblable qu’un incident lui était arrivé. Peut-être était-il retenu par de diaboliques créatures ? Peut-être encore, était-il envoûté par une hideuse sorcière dont les poisons avaient eu raison de la gourmandise ?
Un jour, le meunier assis sur les marches de son moulin se leva d’un bond. Son chien noir et blanc, le museau relevé, humait l’air comme pour annoncer l’arrivée d’un visiteur. Ceci redonna de l’espoir au meunier qui pensait retrouver celui qu’il attendait tant. Mais ce n’était que l’envolée d’un oiseau qui agitait Rodon, le petit chien. Rien ne bougeait dans l’air ; rien, pas le moindre vent pour secouer la fabuleuse machine.
Autour du moulin, des dizaines de paysans attendaient maintenant. Chacun apportait son remède. Lorgot le forgeron prodigua des herbes en affirmant qu’un jour ces dernières, grâce au pouvoir magique qui est bien connu de tout le monde, avaient fait revenir le feu dans sa forge. Les remèdes des uns ne sont pas toujours bons pour les autres. Et le meunier devait constater que ce n’était pas efficace pour lui. Alors lorsque tous furent repartis, il décida de s’en aller à la recherche du vent.

Le soleil venait à peine d’éclairer le mont de ses rayons, que le meunier s’éloigna de sa famille. Il emportait un vêtement de lin, un petit sac de blé sur le dos et beaucoup de courage pour affronter un voyage qu’il savait d’avance très long.
Son aventure commençait !
Lorsqu’il atteignit la vallée, une immense forêt se dressa devant lui comme une muraille très sombre. Plus il avançait, plus la lumière éclairait difficilement son chemin. Chaque bruit devenait inquiétant. Toutes les petites bêtes comme les lapins et les oiseaux disparurent les unes après les autres. Le meunier était seul, et cette solitude l’interrogeait, tant cela lui semblait étrange de ne pas rencontrer un être vivant au milieu de cette nature. Même ses pas ne faisaient plus de bruit car l’épaisseur de mousse tapissant le sol en absorbait le son.
Il marcha pendant plusieurs heures quand soudain, une clairière apparut. Tout d’abord il ne vit pas la petite cabane car ses yeux étaient aveuglés par l’éblouissante lumière. Au fur et à mesure que sa vue revenait, c’est avec plaisir que le meunier découvrit de la fumée s’échapper de la cheminée toute grise. Il n’hésita pas un seul instant car son ami le Vent devait être en danger et il fallait le secourir. Au moment où il allait frapper à la porte, un ermite se présenta et déclara :
— Je t’attendais meunier. J’espère que ton voyage a été bon. Entre et assieds-toi !
Le meunier obéit à l’ermite qui lui tint ce discours :
— Demain tu repartiras dans la forêt. Tu auras la réponse à ta quête. Mais fais bien attention meunier car des trois fées que tu rencontreras, l’une d’entre elles est la sorcière Adèle.
Pour le remercier, le meunier lui donna quelques poignées de blé. L’instant d’après, sa tête se plaqua sur la table tellement sa fatigue était grande. Le lendemain matin le soleil salua le meunier d’une révérence dont peu de rois ont eu l’honneur de ce privilège. Notre meunier se réveilla et fût fort surpris d’être couché dans la clairière. La cabane ainsi que l’ermite s’étaient envolés comme par enchantement. Aucune trace de leur passage ne venait troubler le havre de paix qui entourait le meunier. Des mots résonnaient au fond de sa tête et plus particulièrement un prénom : Adèle ! Mais il ne pouvait rien dire sur ce personnage. Sa mémoire avait fui comme un brouillard. Le meunier s’engouffra dans la forêt sans souci car la suite de la fable se chargera bien de son sort. C’est du moins ce qu’il en pensait.
Au bout d’une grande allée il pouvait déjà apercevoir une lueur blanche qui se distinguait du feuillage très vert des arbres de la forêt. Une fée vint à sa rencontre. Elle était d’une beauté qui dépassait de loin l’éclat des princesses qui traversaient parfois les terres bordant son moulin. Ses yeux envoyaient des étincelles d’argent. Elle avait de longs cheveux d’or. D’une voix très douce elle lui dit ces mots :
— Sois le bienvenu meunier. Je suis Aunée la fée. Si tu as un vœu, je l’exaucerai.
Rassuré, le meunier lui expliqua ce qu’il venait faire en ces lieux.
— Quel est ton vœu ? Répéta-t-elle ?
— Ma route est longue et j’aimerai avoir un coursier ? dit le meunier.
L’arrivée de l’animal ne se fit pas attendre. On pouvait entendre le galop d’un cheval. Un galop rapide laissant imaginer une superbe bête en bonne santé. Le meunier se retourna et vit un magnifique cheval au pelage noir et brillant qui s’arrêta net devant lui. Il voulut remercier la fée mais à sa grande stupeur elle s’était évaporée par un mystère qu’il n’essaya même pas d’éclaircir. Le meunier jura que la prochaine fois il ferait le nécessaire afin de remercier ses bons protecteurs. Tout ceci – et il ne l’ignorait pas –, ne tenait qu’au bon vouloir de notre conteur. Mais comme le meunier se souciait peu de la littérature, il enfourcha son cheval qui l’entraîna vers d’autres aventures dont cette fable a le secret.

À la vitesse à laquelle son coursier l’entraîna, le meunier avait pu interroger tous les animaux de la forêt. Et tous lui avaient répondu que son ami le Vent était effectivement passé sur ce chemin mais qu’il leur était impossible de le renseigner sur sa destination. Un écureuil lui indiqua que peut-être les lutins de cette forêt pouvaient en savoir plus. Ces êtres farceurs et rusés donnaient leur savoir contre un peu de miel. C’est avec plaisir qu’un ours brun offrit au meunier un peu de cette délicieuse nourriture sous les yeux en colère des abeilles. Elles partagèrent finalement le projet du meunier et c’est avec beaucoup de respect qu’il salua l’heureuse assemblée des animaux de la forêt.
Quand il jugea que l’endroit était idéal pour rencontrer les petits malins, il ouvrit le pot de miel. Son parfum ne tarda pas à envahir la forêt. Les petits diables ne se firent pas attendre. Des fougères bougeaient, des branches craquaient et la première apparition se produisit. Un petit être se laissa glisser de la branche d’un arbre. Puis un autre d’un fourré sortit un sourire malicieux à la bouche, et ce ne fut en un instant pas moins de sept lutins qui trépignaient devant le cheval un peu effrayé. Ils réclamaient le prix de leur contribution. Le meunier tenta bien de résister mais en vain. Lorsque les lutins eurent goulûment avalé le miel, ils consentirent finalement à répondre à une question et à une seule. Le vent était enfermé à l’heure actuelle dans un château. Ils ne voulurent répondre à une autre question qu’à la seule condition d’obtenir un autre pot de miel. Une question, un pot de miel ! Alors le meunier dut repartir pour rechercher un château dont il ne connaissait rien, pas même le nom. La chevauchée continua sans rencontrer ni château, ni créature. À la croisée des chemins, une femme aux longs cheveux bouclés et vêtue d’une robe rouge et noire, fit brutalement son apparition. Le cheval se cabra et c’est avec agilité que le meunier évita la chute. Il descendit de sa monture et alla à la rencontre de la femme.
— Ne crains rien, je suis Adèle. Si tu réponds à mon énigme, je t’aiderai à retrouver le vent.
L’idée de revoir son ami ne le fit pas réagir à ce prénom. La fée lui posa l’énigme. À peine avait-il commencé à réfléchir, qu’un sort s’abattit sur lui et le changea en une grenouille. Comme un coup de fouet, la mise en garde de l’ermite claqua dans sa tête. C’est bien Adèle la sorcière qui était devant lui. Elle monta sur le cheval et partit en riant. Le meunier se trouvait dans la forêt, seul à côté de son sac de blé. Maintenant métamorphosé en cet animal bizarre, il ne lui était plus possible d’espérer retrouver son ami et son moulin. Il bondit sur quelques mètres lorsqu’il entendit un sifflement d’oiseau. Derrière un tronc d’arbre abattu, il découvrit une alouette couchée sur le sol dans un état de faiblesse extrême. Elle ne devait pas avoir mangé depuis très longtemps. En deux bonds, il atteignit le sac de blé. Il transporta des grains à l’alouette. Elle les prit doucement dans son bec. Et après plusieurs mouvements, elle put se remettre sur ses deux pattes. Elle remercia la grenouille et très vite ils se racontèrent leurs aventures.

Maintenant devenu grenouille, le meunier était vulnérable au moindre incident. Bien que cette situation fût difficile, il continua l’aventure car sa vie était celle d’un meunier et non celle d’une pauvre grenouille. L’alouette pour le remercier de son geste, vint se joindre à lui en proposant de remplacer ses yeux qui ne pouvaient plus voir très loin sur le chemin. En effet, en volant très haut, elle pouvait le prévenir des obstacles qui jonchaient le parcours. Peut-être aurait-elle pu l’avertir de la rencontre avec la sorcière et lui éviter ainsi cette mascarade de mauvais goût. La grenouille allait donc son chemin par de petits bonds et l’alouette piquait sur sa compère pour lui raconter ce qu’elle voyait. C’est ainsi qu’ils arrivèrent à parcourir beaucoup de kilomètres sans trop de difficultés. Mais ils ne purent éviter l’entrée (dans la fable) d’une troisième fée nommée Armeline. Celle-ci, drapée de linges verts, s’avança doucement vers eux pour ne pas les effrayer. Quand elle vit la grenouille, elle lui demanda si son apparence n’était pas le résultat des méfaits de l’une de deux de ses deux sœurs. La grenouille confirma son hypothèse. Aussitôt la fée redonna la forme normale au meunier qui était très satisfait. Et lorsque le meunier lui expliqua que grâce à l’alouette, il avait pu voir loin sur son chemin, elle prit la liberté de multiplier cet oiseau en un nombre infini.
— Ne me remerciez pas. Vous ne serez pas assez nombreux pour libérer notre ami le Vent. Il est enfermé dans le château du Prince sans Regard. Il vous faudra être très courageux et habile à la fois car, à ma connaissance, quiconque ayant franchi l’enceinte du château n’est jamais revenu, dit Armeline.
Le meunier répéta aux alouettes tout le plaisir qu’il avait eu à les voir à ses côtés et après ce si long voyage, il comprenait qu’elles veuillent se reposer. Le meunier proposa donc de partir seul au château du Prince sans Regard. Les alouettes refusèrent. Armeline renouvela ses recommandations :
— Elles vous seront utiles. Le Prince sans Regard tient son nom du fait que toute personne qui a osé regarder le visage du Prince s’est vu transformer en eau. Avant d’atteindre les portes du château vous pourrez voir un ruisseau. La source est sous le domaine. Ce sont ces pauvres errants dont le malheur est de s’être aventuré trop loin dans la forêt. Elles verront pour vous.
Le meunier consentit à prendre les alouettes avec lui. La fée conseilla à ses protégés de se reposer pour la nuit. Elle fît apparaître une table recouverte de plats très alléchants et une mangeoire avec des grains de blé plus beaux les uns que les autres. Une litière de paille était installée non loin de la table. Les Elfes sous la protection d’Armeline disposèrent autant de nids qu’il y avait d’alouettes. Les convives autour de leur repas parlaient si fort que le Prince sans Regard dans son château en fut énervé. C’est après plusieurs heures qu’un rideau de velours glissa sur la forêt.

Aux premières lueurs du matin, les Elfes du jour sonnèrent l’arrivée de la fée qui avait veillé sur le meunier et sur ses compagnons. Après d’ultimes recommandations le meunier et ses milliers d’oiseaux s’engagèrent vers le château dont on distinguait déjà les hautes tours. Les arbres laissèrent la place aux premières terres. Un château gigantesque surgit ! Sa hauteur était effrayante. Il était comparable à une montagne très sombre. En haut des tourelles il y avait des drapeaux aux insignes du Prince. Un ruisseau traversait la campagne. La difficulté était si grande que le meunier proposa aux alouettes de s’arrêter pour observer les lieux.
— Comment un meunier tout seul peut-il mettre fin à l’emprisonnement de son ami, là où des centaines de chevaliers seraient trop faibles contre une telle forteresse ? dit le meunier qui comprenait que son voyage avait peut-être été inutile. Alors une alouette répondit :
— Il suffirait que nous nous agrippions à tes habits et d’un coup d’ailes nous pourrions te déposer sur les tours. Ensuite se glisser dans la salle du palais...
À leur droite les arbres de la forêt s’écartèrent. On pouvait entendre les bruits peu rassurants. Aussitôt, un dragon assez grand se dégagea de la forêt. Il ressemblait aux lézards que l’on peut voir l’été sur les murs des maisons, mais mille fois plus grand. Puis un deuxième identique au premier. Ils tiraient chacun un carrosse métallique aux emblèmes du château. Le Prince revenait de la chasse. Il était escorté de ses chevaliers qui montaient des tigres géants. La féroce troupe se dirigea vers l’entrée du repère, et le pont-levis, en se posant au sol, fit trembler légèrement la terre. Le château avala très vite les arrivants et un troublant silence reprit ses droits sur la campagne.
Le seul moment possible pour s’infiltrer dans le château ne pouvait se faire que sous la protection de la Princesse de la nuit. Il fallut attendre son retour. Cela ne tarda pas. Bientôt l’écran noir glissa sur le ciel bleu, les bruits nocturnes gagnaient sur ceux de la journée et aux premières lueurs de la lune, le signal fut lancé. Les alouettes s’agrippèrent aux habits du meunier comme cela fut dit quelques lignes auparavant. Chaque parcelle de tissu était recouverte des pattes d’un oiseau. Et au même moment les petites ailes s’agitèrent rapidement. Le meunier eut la drôle impression d’être soulevé. Tel un épouvantail, il volait vers le château. La forteresse à son abord était encore plus impressionnante. Les gardes bien armés occupaient les principales entrées. Dans un coin le chevalier des airs se posa à l’abri des regards. Armeline, avant de le laisser partir, lui avait cédé un bâton. D’apparence rustique, il cachait admirablement de mystérieux pouvoirs. Mais ses qualités n’agissaient pas le jour. Le meunier avait donc une nuit entière pour venir à bout d’une multitude de gardes, de soldats et de chevaliers. Il engagea la bataille aussitôt. Sur la plus haute des tours, face à deux gardes, il brandit son bâton. Ceux-ci dans un mouvement très rapide présentèrent au meunier deux sabres dont les larmes renvoyèrent la lumière lunaire. Le plus proche fendit l’air avec son arme. Le meunier d’un bond sur sa droite évita de justesse le tranchant du sabre qui claqua contre la muraille. Aussi vite que son ennemi, le meunier contre-attaqua. Le bâton toucha l’épaule de son adversaire. En un éclair, ce dernier s’immobilisa. Puis dans le même mouvement, le meunier atteignit en plein cœur le deuxième garde d’une estocade. Les deux soldats ressemblaient à de magnifiques statues de bronze comme on peut en rencontrer dans les musées. Le meunier regarda son bâton et sourit. Quant aux alouettes, elles volaient au-dessus de sa tête toujours prête à l’emporter loin du château si le danger devenait trop menaçant. Comme un chat, le meunier sauta d’une tour à l’autre et en quelques minutes il n’y avait plus aucun opposant. Il en fut de même avec le reste des gardes du donjon. Arrivé devant la salle du palais, il s’arrêta un instant pour regarder autour de lui. Depuis un moment il cherchait en vain quelque chose qu’il ne trouvait pas. Devant lui, un magnifique miroir réfléchissait son visage. Il était assez petit mais suffisamment grand pour son projet (qu’il ne dévoila même pas au conteur). Les alouettes se chargèrent de le transporter. Le meunier poussa les portes de la grande salle en prenant précaution de rester derrière le miroir. Le Prince sans Regard sur son trône sursauta. Il n’eut pas le temps d’entreprendre le moindre geste de rébellion car à peine avait-il regardé dans le miroir qu’il s’évanouit en une énorme flaque d’eau à jamais. Les gardes encerclèrent le meunier mais à la vue de la disparition de leur tyran ils baissèrent les armes et déclarent notre brave homme comme nouveau prince.
Un garde lui indiqua l’endroit où était son ami le Vent. Il y avait en effet un plan d’eau dans lequel plongeait une longue chaîne et un aquarium en verre apparut. Le meunier prit l’aquarium et le brisa en le laissant tomber au sol. D’un seul coup, le Vent, qui venait de se libérer, tournoya dans l’air et fit éclater une partie de la toiture. Tous sortirent et s’éloignèrent du château. Le Vent, comme une bête féroce, tourna si violemment autour de sa prison que le château ne tarda pas à s’effondrer. Puis il vint remercier son ami. Enfin ils se retrouvèrent ! Quant aux gardes du Prince sans Regard, ils décidèrent de partir pour se mettre aux services d’un seigneur qu’ils espéraient moins démoniaque. Armeline sortit des bois et se joignit à la fête. Elle reprit son bâton magique, et pour remercier les exploits du meunier et des alouettes, elle les transporta sur les bords d’une mer chaude. Un trois-mâts attendait les vainqueurs. Le meunier était à la barre du navire. Les alouettes se répartirent sur toute la voilure. Au coup de sifflet, le vent souffla légèrement. Les matelots terminèrent leurs manœuvres, les amarres furent levées, le pavillon flottait dans l’air. La traversée fut assez brève car le vent mettait toute sa bonne volonté pour pousser l’embarcation. Un matin des côtes familières à l’équipage rayèrent au loin l’horizon. L’accostage se fit dans un village qui porte encore le prénom du meunier. Puis ce fut très rapide. Le moulin n’était qu’à une journée de cheval. Et vers la fin de l’après-midi, le meunier, le vent et les alouettes pouvaient apercevoir le moulin figé dans son attente. Le vent les devança pour faire tourner les ailes du moulin. Il tourna si vite, que la meunière et son fils sortirent très surpris de le voir ainsi après tant de jours. La meunière cria : « Jean ! Jean ! »

Depuis ce jour, le meunier et sa famille vécurent heureux ; il y eut toujours du vent pour moudre le blé, et en l’honneur de ses amis les oiseaux, il baptisa son territoire le Mont des Alouettes. C’est ainsi qu’un jour de grand vent me fut raconté la légende du Mont.

571 VOIX

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Pour poster des commentaires,
Coco
Coco · il y a
Félicitations Noroit !!!
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Noroît
Noroît · il y a
Merci beaucoup
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Thara
Thara · il y a
Félicitations pour votre oeuvre recommandée par S.E !
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Noroît
Noroît · il y a
Merci !
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Sylvie Talant
Sylvie Talant · il y a
C'est un conte, joli, mais le concours est un concours de nouvelles. Le conte est-il soluble dans la nouvelle ?
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Yasmina
Yasmina · il y a
Les contes de la Bécasse de Maupassant sont des nouvelles !
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Pascale Perrin
Pascale Perrin · il y a
Merci pour ce joli conte qui ravit mon âme d'enfant. Passez me lire si vous voulez.
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Noroît
Noroît · il y a
Merci
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Colette Seigue
Colette Seigue · il y a
Joli conte. +5
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Noroît
Noroît · il y a
Merci beaucoup
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Maya Bellamie
Maya Bellamie · il y a
Quelle belle histoire quelle Belle plume. J'en suis encore toute rêveuse. Si le cœur vous en dit dans un tout autre style n'hésitez pas à poster de commentaire sur ma nouvelle "carotte et amour tendre". Bonne chance pour la finale
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Noroît
Noroît · il y a
Merci
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Dominique Alias Suna Descors
Dominique Alias Suna Descors · il y a
Whouahhh !!! tout simplement magnifique, vous m'avez transportée dans votre conte merveilleux !!!! j'adore, une jolie histoire à raconter aux enfants et aux plus grands aussi d'ailleurs car nous sommes tous, au fond de nous, des enfants... BRAVO !!!! Vous avez bien fait de venir me laisser un petit message, ça valait vraiment le détour... Merci de ce joli moment passé avec vous. Belle finale.
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Noroît
Noroît · il y a
Merci beaucoup pour cet encouragement.
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Pierrotdu84
Pierrotdu84 · il y a
Indulgemment, j'augmente mon 84 d'une unité
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Bennaceur Limouri
Bennaceur Limouri · il y a
Un conte qui charme. Mes 5 voix et ça mérite plus.
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Noroît
Noroît · il y a
Merci beaucoup
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Marie Hélène Peneau
Marie Hélène Peneau · il y a
Mes 5 voix pour ce beau texte, qu'il vogue loin et longtemps
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Noroît
Noroît · il y a
Merci beaucoup
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