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Extraits du journal de Sébastien Fallières

20 mars. – La nouvelle si étrange qui courait les rédactions vient de m’être confirmée par une source de première main. Afin de faire face à la banqueroute qui menace le pays, le gouvernement préparerait un décret promulguant la suppression de la dernière année de vie. Je tiens l’information de la bouche de mon condisciple du lycée, Valletière, conseiller au Ministère des Déficits Publics, avec qui je déjeunais aujourd’hui.
— Tu comprends, ce n’était plus possible ! Depuis trop longtemps le pays a vécu au-dessus de ses moyens. Toi qui es journaliste, est-ce que tu sais seulement quel était le montant cumulé de la dette de la Sécu l’an dernier ? m’a-t-il demandé.
J’ai répondu que j’étais journaliste sportif et que je n’en avais aucune idée.
— Eh bien voilà le problème dans ce pays, personne ne se soucie de la réalité des chiffres. Ah, pour bambocher, mettre les pieds sous la table ou râler, le Français est champion, mais pour retrousser ses manches et travailler, il n’y a plus personne. Note bien que je ne dis pas ça pour toi, a-t-il ajouté, mais sache que l’an dernier le déficit cumulé de tous les régimes de Sécurité Sociale a atteint la somme faramineuse de cent mille milliards d’euros, ou si tu préfères trois cent quatre-vingt-six pour cent du PIB. Et tu sais aussi bien que moi que les marchés financiers ou l’Europe ne veulent plus payer. La fête est finie !
Il parlait en articulant exagérément chacun des chiffres qu’il énonçait. J’ai pensé à part moi « quelle fête ? » mais je me suis bien gardé de l’interrompre. Il a poursuivi de plus belle sa démonstration implacable.
— Tous les économistes s’accordent sur le fait que quatre-vingts pour cent des dépenses de santé se produisent pendant la dernière année de vie. La solution est simple et de ce fait elle s’impose à nous. Pour réduire de manière drastique les dépenses de santé et donc les déficits, il faut impérativement supprimer la dernière année de vie. Des rapports, tous classés confidentiels, ont déjà préconisé cette mesure mais faute de gouvernants vigoureux et efficaces, ils sont restés lettre morte. La situation est telle aujourd’hui qu’il n’est plus temps de tergiverser. Grâce à Dieu, nous avons enfin un gouvernement prêt à prendre les problèmes à bras le corps.
— Mais comment est-ce possible ? Je veux dire techniquement.
— Ça ne pose aucun problème, m’a-t-il répondu avec le sourire qu’on adresse aux ignorants et aux naïfs. Avec la numérisation obligatoire de toutes les données de vie combinée à des algorithmes infaillibles de calcul d’espérance mathématique, la probabilité de détecter un problème médical plus d’un an avant sa survenue est supérieure à 99,9%. La marge d’erreur est la même que pour les tests ADN ! a-t-il asséné d’un ton triomphant. Naturellement, il n’est pas question de mettre à mort ceux que la vie a déjà condamnés, nous sommes un pays civilisé. Chaque individu concerné recevra l’annonce sous pli confidentiel à son domicile et il aura alors un mois pour mettre ses affaires en ordre avant de disparaître en ayant permis de substantielles économies à la collectivité.
Le reste du déjeuner s’est passé à se remémorer nos années de lycée et pour Valletière à évoquer les carrières plus ou moins réussies de nos camarades de classe. Sur le moment, il m’a semblé que ses arguments étaient imparables et la solution préconisée enfin à la hauteur des enjeux, mais le soir venu, en y repensant à tête reposée, je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine appréhension. Bah, je suis jeune et en bonne santé, cette mesure ne me concerne en rien.

22 mars. – Mon appréhension a complètement disparu. La mesure a été accueillie par les médias et la population comme une mesure de bon sens, courageuse et salutaire. Le gouvernement a gagné trente-cinq points dans les sondages. Autour de moi, personne ne critique ou n’ose critiquer le décret. Emporté par cet unanimisme, même les partis d’opposition soulignent l’humanité de la mesure. Seul bémol dans ce concert de louanges, mon voisin de palier Duranton, retraité de la fonction publique, que je croise dans l’ascenseur. Il me confie avec l’air de celui à qui on ne la fait pas : « J’attends les décrets d’application. Le diable se cache dans les détails. »
Pauvre vieux, il n’ose sans doute pas me dire que la mesure l’effraie.

25 mars. – Duranton avait finalement raison. Les décrets d’application sont parus en catimini dimanche matin et depuis les critiques fusent de toutes parts. Malgré le secret entourant la préparation de la mesure, il semble que le gouvernement ait succombé aux demandes de nombreux groupes de pression. Les parlementaires, les présidents d’exécutifs locaux, les maires des grandes villes, les officiers supérieurs d’active ou de réserve sont exemptés. Tous les élus, sauf les députés européens, ainsi que les militaires en activité ont droit à neuf mois supplémentaires. Tous les magistrats, à l’exception de ceux siégeant aux prud’hommes, ont droit à six mois supplémentaires. Les syndicats de policiers réclament déjà les mêmes droits que les militaires, les syndicats de pompiers se tiennent en embuscade. Les médecins sont en émoi.
J’en discute avec mon rédacteur en chef et nous tombons d’accord sur le fait que décidément ce pays n’est pas réformable. Pourvu que le gouvernement ne cède pas plus. Je signe néanmoins la pétition demandant que les journalistes bénéficient du même traitement que les élus. Après tout, nous sommes un des piliers de la démocratie, le quatrième pouvoir mérite quand même quelques égards.

28 mars. – Ce matin Duranton a sonné à ma porte. Il était tellement affolé qu’il ne pouvait plus parler. Il m’a simplement tendu un courrier qui lui était adressé. La lettre, à en-tête du ministère des Déficits Publics, disait en substance qu’il venait d’entrer dans sa dernière année de vie et que suite à la parution du décret, son existence s’achèverait le 28 avril à 23h16. Pour répondre à ses éventuelles questions, un numéro vert accessible 24 heures sur 24 était à sa disposition. Le courrier se terminait sur une formule de politesse l’assurant de toute la sympathie du sous-directeur chargé des affaires sociales. A mon tour, j’ai exprimé ma plus profonde sympathie à Duranton. Comme il ne bougeait pas, j’ai eu peur qu’il se mette à pleurer devant moi. J’étais déjà en retard et je ne voyais pas bien ce que je pouvais faire pour lui. Nous sommes restés ainsi plantés l’un devant l’autre jusqu’à ce que je me résigne à lui dire :
— Si je peux faire quoi que ce soit pour vous...
Une digue a alors lâché et il a lancé d’un seul trait :
— Vous, vous êtes journaliste. Vous pouvez leur dire, je suis en bonne santé, ils se trompent ! C’est une monstrueuse erreur !
C’était donc ça. J’ai répondu un peu sèchement :
— Je suis journaliste sportif.
En le voyant s’affaisser encore plus, j’ai eu un peu honte.
— Je suis vraiment désolé, ai-je ajouté.
Il commençait à retourner chez lui quand soudain j’ai eu une idée. Pourquoi ne pas faire une bonne action en même temps que mon travail de journaliste ?
—Attendez...
Il s’est immédiatement tourné avec espoir vers moi.
— Je ne peux rien faire pour votre, heu, disparition, mais je passerai la soirée du 28 avril avec vous.
J’ai ajouté :
— Si vous voulez bien.
A nouveau j’ai eu honte quand j’ai vu la lueur dans ses yeux s’éteindre aussi vite qu’elle s’était allumée.
— C’est gentil, je n’ai pas de famille.
Il est revenu me serrer la main et il est rentré chez lui.
Je serai ainsi aux premières loges pour observer une des premières disparitions.

14 avril. – Le pays tout entier retient son souffle. Les courriers sont maintenant régulièrement distribués. Lorsqu’il s’agit de personnes âgées, l’opinion générale est qu’il n’est plus temps de gaspiller de précieuses ressources en s’accrochant à une vie qui se dérobe. Les réactions sont plus mitigées voire franchement négatives lorsqu’il s’agit de personnes dans la force de l’âge ou de jeunes. On signale des manifestations suite à des courriers concernant des enfants. Le gouvernement déclare étudier toutes les situations avec humanité mais dans le respect de la loi.
Depuis le dernier des quidams jusqu’à l’académicien le plus titré chacun y va de sa théorie sur la manière dont vont s’opérer les disparitions. Cette question passionne le public et enflamme les débats. Il semble que sur chacun des courriers reçus une mention très précise de l’heure de la disparition soit faite. J’en discute avec mon voisin du dessus qui est professeur de philosophie.
— Voyez-vous, c’est la conséquence inéluctable de la loi de l’évolution. Homo sapiens a été remplacé par Homo administratus. Nos vies, nos gènes mêmes, ne nous appartiennent plus mais sont régis par l’administration, conçue comme une entité supérieure qui a ses propres fins et ses propres valeurs. Ainsi, la vie nous abandonnera au jour et à l’heure décrétés par l’administration. C’est tout naturel, me dit-il d’un air pénétré.
Je trouve sa théorie pas plus stupide que beaucoup d’autres entendues ces derniers jours.

29 avril. – Il semble bien que le professeur raisonnait juste ! Hier, j’ai passé la soirée avec Duranton. Il était d’une humeur très combative, il répétait qu’il ne s’était jamais senti aussi bien et que rien n’y personne ne pourrait le contraindre à renoncer à ce qu’il avait de plus précieux. J’essayais de parler d’autre chose mais je ne pouvais m’empêcher de jeter continuellement un regard sur l’horloge et je n’osais évoquer l’avenir. J’ai orienté la conversation sur la jeunesse de Duranton, ce qui a eu pour effet d’apaiser la tension qui commençait à monter. Il était tellement pris par son sujet qu’il en a fini par oublier l’heure. Soudain, la pendule a sonné onze coups. Nous nous sommes figés, le silence a duré plusieurs minutes. Il a alors dit d’un air bravache :
— Est-ce que vous entendez quelque chose ?
J’ai répondu :
— Non, je n’entends rien.
— Voilà, il n’y a rien parce qu’il n’y aura rien ! Tout ça c’est du flanc, nous sommes gouvernés par des jean-foutre qui comptent sur la naïveté de gogos. Mais moi...
Il s’est subitement effondré. J’ai regardé ma montre, il était 23h16, c’est alors que je me suis rendu compte que son horloge retardait.
J’ai immédiatement appelé les secours. Ils ont commencé par me demander si à ma connaissance les circonstances correspondaient à un avis officiel de disparition. Devant ma réponse, ils m’ont indiqué qu’il ne me restait qu’à prévenir la famille. L’enlèvement du corps était déjà planifié, il n’y avait plus rien à faire. Je ne pouvais me résoudre à partir sans avoir rien tenté. J’ai essayé de le ranimer mais son cœur avait bel et bien cessé de battre. Je suis finalement rentré chez moi, j’étais bouleversé.
Ce matin, je me rends compte que Duranton va me manquer. Au fond, malgré ses airs bougons, je l’aimais bien mon voisin. Et même s’il ne lui restait qu’un an à vivre, c’était peut-être la plus belle de ses années de vie qui lui a été enlevée.
Par prudence, je décide de garder pour moi cette dernière hypothèse.

4 mai. – Tous les témoignages concordent. Les disparus cessent instantanément de vivre précisément à l’heure décrétée, sans aucun signe avant-coureur. Ce phénomène n’est pas sans provoquer un certain malaise, en particulier parmi ceux qui, comme moi, ont assisté à une disparition. Des voix commencent à se faire entendre contre la toute-puissance de l’administration. En conférence de rédaction, alors qu’on raillait ceux que le directeur nomme de belles âmes humanitaristes, je n’ai pu m’empêcher de faire remarquer que jamais aucun gouvernement n’avait concentré de tels pouvoirs. J’ai aussitôt regretté ma sortie. Un silence gêné s’en est suivi, finalement rompu par le rédacteur en chef :
— Vous faites de la politique maintenant Fallières ? Parlez-nous plutôt de votre spécialité. Où en est la préparation de nos athlètes pour les Jeux ?

6 mai. – Le gouvernement vient de décider la fermeture des frontières. Le décret n’opère plus lorsqu’un notifié fuit à l’étranger ! De nombreux cas d’individus ayant survécu à leur disparition programmée après avoir quitté la France sont signalés. L’administration n’a aucun pouvoir hors des frontières, ce qui est somme toute assez logique.
Cette nouvelle décision ne va pas améliorer la cote de confiance du gouvernement qui s’est brutalement effondrée de soixante-dix points. Avec la multiplication des disparus, le mécontentement gronde de plus en plus dans le pays. Des rumeurs persistantes font état de personnages haut placés faisant jouer leurs relations pour épargner un proche ou, pire, s’octroyer des années de vie supplémentaires. Je n’y crois pas, notre administration est impitoyable mais intègre.
Une grande manifestation réclamant l’abrogation du décret est prévue dimanche prochain. J’ai bien envie de battre le pavé parisien ce dimanche.

10 mai. – Les rumeurs étaient donc fondées ! Un journal du soir vient de mettre au jour un trafic de vie supplémentaire dans lequel sont impliqués plusieurs hauts fonctionnaires, des affairistes sans scrupule, le tout couvert par un ministre en exercice. Le scandale est énorme. Bien entendu, tout ce beau monde proteste haut et fort de son innocence mais certains des mis en cause ont déjà préféré prendre la poudre d’escampette.
La manifestation qui vient promet d’être mémorable. Je veux en être.

16 mai. – Je suis complètement anéanti ! Hier encore, je manifestais dans une atmosphère bon enfant, au milieu d’une foule immense, sûre d’elle, joyeuse et anarchique, débordante de vie et éternelle. J’étais heureux, enfin en accord avec moi-même, comme je ne l’avais plus été depuis mon enfance. Aujourd’hui tout est fini, dans un mois tout sera terminé pour moi.
Ce matin, j’ai reçu ma notification. Ce mois de mai est si beau qu’il me paraît impossible qu’une telle nouvelle soit réelle. La mort ne devrait s’annoncer ainsi qu’au milieu de la nuit, en plein hiver. Mais qui parle de mourir ? Je me sens bien vivant, je ne me suis jamais senti aussi vivant que depuis que j’ai décidé de marcher avec celles et ceux qui refusent cette mort programmée.
Depuis que j’ai pris connaissance de cette funeste nouvelle, les phases de découragements succèdent aux phases d’exaltation. Fuir est devenu impossible, du reste je n’en ai aucune envie. Je voudrais lutter, leur montrer que je ne me résous pas à périr comme un animal qu’on mène à l’abattoir. Je décide de rentrer en résistance. Pour cela, il me faut prendre contact avec un des nombreux groupes clandestins qui prônent la lutte contre le décret. Une nouvelle vie s’ouvre à moi.

31 mai. – Tout a été si vite ces derniers jours que je n’ai pas trouvé le temps d’écrire dans ce journal. D’autant que, craignant des lectures indiscrètes, je ne peux lui confier tout ce qui m’arrive. Je peux simplement dire que mes talents de plume sont bien employés.
La même agitation saisit le pays. Il ne se passe pas de jour sans manifestation ni défilé, les grèves se succèdent les unes après les autres. Un vent de contestation semble souffler sur le pays tout entier. Le gouvernement ne veut pas céder, il a déclaré l’état d’urgence. L’armée a remplacé la police qui est en grève.
Vers quel abîme nous conduit cette élite arrogante et autiste, qui croit être née pour diriger ? Dire qu’il y a peu je m’identifiais à ces gens-là.

12 juin. – VICTOIRE !
Le gouvernement est tombé hier. Il n’a pas résisté aux émeutes qui embrasaient le pays. Un gouvernement provisoire a été formé ce matin. Sa première mesure a été d’abroger le décret. C’est une victoire, oui, mais à quel prix ! Aux disparus par milliers s’ajoutent toutes celles et ceux, souvent jeunes, morts sur les barricades. Quel effroyable gâchis !
Comme de nombreux résistants, je suis sorti de la clandestinité et j’ai été fêté en héros par une foule en liesse, cette même foule qui plébiscitait la mesure à son annonce. Je dois dire que c’était très agréable d’être ainsi porté en triomphe même si j’éprouve des sentiments mélangés devant un revirement aussi rapide de l’opinion.
Mais je veux laisser là ma mélancolie. Aujourd’hui, ce soir, cette nuit, place à la célébration d’une victoire tant espérée. Demain, il sera toujours temps de faire les comptes.

14 juin. – Pour moi, les lendemains de fête ont toujours eu un goût d’amertume. C’est particulièrement le cas aujourd’hui. Valletière m’a appelé hier pour se plaindre de sa révocation. Il pleurait sur son sort, jurant qu’il avait toujours été opposé à cette mesure, qu’il jugeait inique, mais qu’il avait été dans l’obligation d’obéir. Comme je compatissais vaguement à sa situation il a sauté sur l’occasion :
— Je peux compter sur toi alors ? Tu parleras pour moi à tes amis ? m’a-t-il demandé d’un ton suppliant.
— Comment ça ? De quels amis parles-tu ?
— Eh bien, les nouveaux responsables. Tu dois bien en connaître quelques-uns, toi qui es de leur bord.
— Je ne connais personne. Bonne chance.
J’ai aussitôt raccroché, sans même attendre sa réaction. Mes mains tremblaient en reposant le combiné.
Et comme si cela ne suffisait pas, le rédacteur en chef m’a convoqué aujourd’hui pour me dire qu’il avait toujours été en accord avec moi mais que sa position lui imposait un devoir de réserve qui l’avait empêché jusqu’ici de s’exprimer. Dans la situation actuelle, il comptait bien évidemment sur ma compréhension. Pendant tout son discours, je suis resté muet, ce qui a eu pour effet de le faire lamentablement bafouiller. Je crois que j’étais encore plus gêné que lui devant tant d’impudeur.

17 juin. – J’aurais dû mourir hier. Aujourd’hui, j’ai pris deux décisions. J’ai d’abord remis ma démission à mon rédacteur en chef. Il m’a dit l’accepter à regret mais j’ai bien vu qu’il était soulagé. Je ne serai plus là pour lui rappeler sa lâcheté. Je vais me retirer quelques mois à la campagne. Je veux profiter de ma liberté nouvelle pour écrire ce roman dont j’ai si souvent rêvé. Trois mois ne seront pas de trop pour l’aider à sortir. J’espère que cela suffira. Je ferai tout pour qu’il en soit ainsi.
Il fait un soleil magnifique. Tout autour de moi me ravit, le son d’une fontaine sur une place publique, le reflet des arbres à la surface de l’eau, le parfum des femmes que je croise, leurs jupes qui s’envolent devant moi. L’air lui-même semble plus léger.
J’ai toute la vie devant moi.

291 VOIX

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Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Excellentissime satire par l'absurde, un régal sur les mœurs politiciennes, les lobbys et les passe-droits auxquels nous assistons impuissants. Et le style est un régal. Si je puis me permettre je relève un petit pléonasme (" les grèves se succèdent les unes après les autres")
Je vote plein pot, 5 voix pour ce texte jubilatoire qui concerne chacun d'entre nous !
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Nasser Mebarki
Nasser Mebarki · il y a
C'est encore l'été et tout est permis :)
Merci beaucoup Fred pour votre commentaire si agréable à lire !
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Noroît
Noroît · il y a
Très beau + 5 ! Mon conte Le meunier et le vent est en finale grâce à vous et je vous invite à le soutenir http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-meunier-et-le-vent-contes-des-deux-arbres-sur-la-colline
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Nasser Mebarki
Nasser Mebarki · il y a
Merci beaucoup Noroit !
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Thara
Thara · il y a
Votre texte est aussi long qu'un décret, avec un rendu teinté d'originalité, et du suspense, néanmoins plus passionnant que celui-ci...
+ 5 voix !
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Sourire
Sourire · il y a
Effrayant et drôle à la fois, est-ce vraiment de la fiction ? Mon vote
J'ai en lice un TTC, Même pas peur et une nouvelle, Ringarde...
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Sindie Barns
Sindie Barns · il y a
Extra! Mon vote + 4. :-)
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JehanGriffon
JehanGriffon · il y a
Une triste vérité que l'universalité à plusieurs niveaux. Il y a toujours des exceptions à tout, et malheureusement, ce n'est pas prêt de changer... Malgré tout, votre histoire est originale et bien tournée. +3 (mon maximum autorisé)
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Nasser Mebarki
Nasser Mebarki · il y a
Merci beaucoup !
Il ne reste plus qu'à espérer qu'elle reste originale et une pure fiction :-)
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Katia Jaeger
Katia Jaeger · il y a
Nouvelle horrifique effroyablement bien écrite ! On est embarqué entre les murs psychologiques d'un absurde totalitaire ; l'humanité devenue menace dans une société de contrôle. Solutions radicales, loteries humaines, pleins pouvoirs de vie–de mort, justifiés par la science des chiffres, les experts en pourcentages, les gestionnaires de déficit et les papes de la dette. Nouveaux démiurges. Une fine vision assez peu éloignée d'un possible, dans un réel bien ordinaire que nous frôlons chaque jour. Quelque chose de familier et qui dérange. Merci Nasser !
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Nasser Mebarki
Nasser Mebarki · il y a
Un commentaire qui dit tout, bravo pour la finesse de l'analyse !
Merci Katia !
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Stéphanie Paris
Stéphanie Paris · il y a
Le discours administrativo-économique du début est terrible et glaçant, il plante bien le décor, l'absurdité du raisonnement. L'ultra-libéralisme est une doctrine psychopathe. Et votre fiction se trouve d'une certaine façon rattrapée par la réalité avec la "petite phrase" du moment sur "les fainéants, les cyniques..." qui sont simplement ceux qui ne veulent pas mourir...
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Nasser Mebarki
Nasser Mebarki · il y a
Merci beaucoup !
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Nasser Mebarki
Nasser Mebarki · il y a
Pour tout vous dire, ce texte m'a été inspiré par une boutade de Francis Mer, qui fut ministre de l'économie il n'y a pas si longtemps et qui avait proposé de supprimer la dernière année de vie pour réduire les déficits sociaux.
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Noellia Lawren
Noellia Lawren · il y a
bravo !!! un reflet de réalité, très beau texte, rondement mené dans un style très agréable à lire, mon vote +5 avec grand plaisir
je vous invite à soutenir mon poème en finale
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/lettre-a-sacha
bien à vous et encore bravo
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Nasser Mebarki
Nasser Mebarki · il y a
Merci beaucoup pour vos commentaires si encourageants !
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Sandra Dullin
Sandra Dullin · il y a
Un récit bien mené, dérangeant, qui malheureusement sous certains aspects n'est pas si éloigné de la réalité...
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Nasser Mebarki
Nasser Mebarki · il y a
Merci beaucoup !
La réalité n'est-elle pas plus étrange que la fiction ?
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